MÉMOIRES
D’Outre TOMBE (suite C)
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Le Prof Bof a une peur bleue de mourir de parricide Un cas
d'alarmisme qui lui colle à la peau. Croyant
bien agir, il a donné, criminellement, deux biscuits Oréo à ses enfants avant
d’aller au lit.. Ils en ont sans doute volé une couple d'autres
étant donnée leur vaste intelligence héritée de leur paternel. Mais
aujourd’hui, il s’en mord le pouce ou les deux. : lisant la
littérature courante, voyant les courageuses et désintéressées poursuites
judicaires qui ont court aux USA, il est terrorisé : ses enfants
paraissent tous en excellente santé, mais il y a certainement anguille
sous roches : s’il en croit ce que les savants patentés secondés par les
avocats toujours aussi dévoués pour les causes exemplaires affirment,
s’il ne veut pas illusoirement s’en remettre aux apparences, ses pauvres
enfants sont tous des morts vivants, des cadavres ambulants, en sursis,
des zombis qui circulent, on ne sait trop comment, pour donner le
change sans doute! En apparence ils sont tous en parfaite santé mais
c'est sans doute des illusions si Bof s’en remet à la science
officielle; sans le savoir, les pauvres, ils s’avancent dans la
vie toutes les artères bouchées irrémédiablement à cause des gras
trans intégrés criminellement dans les Oréo de leur enfance, des deux
maudits Oréo vespéraux, peut être même plus, que , dans sa mansuétude
paternelle et irresponsable, il leur permit de goûter avant d’aller au lit,
histoire de voir les derniers beaux sourires d'avant la nuit, prélude à de
beaux rêves.
Bof
se culpabilise de n’avoir pas eu le courage de Churchill qui sous les
bombes allemandes qui sillonnaient le ciel de Londres disait à
ses concitoyens : « Chins Up ». Pourquoi Bof n’a-t-il
pas eu le courage de simplement prévenir ses pauvres enfants : « A
bas les Oréo. Et hop, par la fenêtre le paquet! À chacun sa carotte
joyeuse de fin de soirée». Quelle fête et quelle économie
pour leur héritage! Et quelle paix pour la conscience tardive du
paternel ! Bof
serait-il doué d’un instinct prémonitoire qu’envierait le New Age? Malgré
tous les millions de dollars dépensés par la compagnie en recherche d’un
substitut au classique Oréo sous la pression des groupes de pressions
(!) et des poursuites judiciaires, la compagnie n’a réussi jusqu’à
maintenant qu’à produire un nouveau biscuit qui goûte … les
carottes au désespoir des quelques enfants à venir. LES
BÉBÉS ÉCOLO… Gus,
un bébé vient de mourir de façon bien étrange. Les parents qui
l’ont conçu avaient, parait-il, la tête farcie du principe de
précaution jusqu’aux oreilles… Le bébé en aurait été marqué et a refusé
obstinément de boire le lait maternel, tant qu’on ne lui aurait pas
prouvé (on ne sait trop comment d’ailleurs) qu’il était absolument sans
danger… réaction encore plus vive face à l’Enfalac. Greenpeace appelé à
la rescousse a du avouer qu’on ne pouvait prouver l’innocuité du
lait maternel et s’en lavait les mains avec de l’eau distillée et
exigea à tout le moins que le cercueil du bébé soit de bois idoine quant à sa
nature, son lieu d’origine et ultimement approuvé par le comité
Bois Verts, Inc. Bof se recueille pour méditer… Les termites fabriquent autant à elles seules
de CO2 que toute l’activité industrielle humaine. Pauvre fourmi humaine qui prétend pouvoir
changer le climat de la terre ! « L’IPCC, financé par les
Nations-Unies, est malgré lui soumis à la pression de nombreux lobbies: écologistes,
industrie nucléaire, gouvernements du Tiers-Monde, pétroliers etc. Comme l’a
dit un de ses climatologues :”Pour capter l’attention des
autorités et du public, nous devons publier des rapports simplistes et
alarmistes et ne pas parler de nos propres doutes” R.Bates et al., Global warming : apocalypse or hot
air, London, IEA Environment Unit, 1994 Bof prend presque confiance dans
l’avenir,… …. du moins dans le peu qui lui reste. Pour entretenir ses
peurs, pour gratter ses plaies, il fait l’inventaire du placard
spécial où il a remisé les vêtements super chauds qu’il avait
achetés à prix fort pour affronter le nouvel ère glacial que tous les
savants annonçaient il y a à peine trois décennies. Quelle brise
rafraîchissante pour nous aujourd’hui engagés dans des chaleurs
de plus en plus menaçantes… pour demain… ou après demain… « Les météorologistes ne sont pas tous
d'accord sur les causes et la magnitude de ce refroidissement rapide du
climat. Mais ils sont unanimes pour dire que ce refroidissement va diminuer
la production agricole dans les dernières décennies de siècle ». Peter Gwynne, Newsweek, Avril
28, 1975. « La venue d'un nouvel âge glaciaire doit
être reconnue comme source de maladie et de misère dans les années à venir.
Dans les pays pauvres des milliers de personnes sont déjà mortes de froid. ». Nigel Calder, International
Wildlife, July 1975. « Une augmentation de la concentration des
aérosols dans l'atmosphère d'un facteur 4 est suffisante pour baisser la
température au niveau du sol de « Les climatologistes du monde
entier sont d'accord pour dire qu'il ne nous reste guère de temps pour nous
préparer à la période glaciaire qui a commencé ». Douglas Colligan,
Science Digest, February 1973. ET LES
POULES, DE LUXE OU PAS, S’EN PROMETTENT Bof se
croit par moment à sa dernière heure. Le complexe écolo-medico-alarmiste va
finir par venir à bout de sa résilience. Il vient à peine de surmonter de
peine et de misère ses hantises de mourir gelé dans un bloc de glace
selon les prédictions scientifiques des années 80 (qui ont
inspiré, Gus, The Day After Tomorrow ) et, guère plus
jojo, dernier cri de l’alarmisme, il n’a pas encore fini de
surmonter sa peur d’en finir en crevant d’un coup de chaleur, au pire en
s’évaporant selon les dernière mises à jour scientifiques,
toujours aussi infaillibles.. Maintenant sa fin semble encore
plus proche, au bout de son jardin : il n’a qu’à regarder les poules de
son voisin et une nouvelle crainte le tétanise et rouvre les plaies à peine
cicatrisées. Il vient d'apprendre que le nouveau responsable de la
grippe aviaire à l’ONU, le Dr Nabarro, prédit pour n’importe quand et
n’importe où que la nouvelle grippe peut tuer entre 5 et 150 millions de
victimes. C’est le réchauffement climatique et le Sida conjugués,
précise-t-il, mais en dix fois plus rapide.
A son âge, Bof le prend personnel. Il se voit déjà faire le
compte dans les statistiques prévues initialement par l’ONU.
C’est quelques zéros bien impressionnant et surtout beaucoup de vies, en plus
de celle de Bof.. C’est vrai qu’on est plus nombreux qu'au temps
de la grippe espagnole, mais Bof croyait, sans doute à tort, que
la science avait fait quelques progrès depuis le temps du camphre et des
médailles. Prudent, à défaut d’être brave, il s’est rapidement fait vacciner,
deux fois plutôt qu’une, une piqûre par fesse : on ne sait jamais
si le mal vient de la droite ou de la gauche. Bof pouvait à peine se
rasseoir qu’il apprend que le nouveau directeur est un peu trop
généreux avec les zéros qui en comptabilité ne coûte pas cher mais valent
beaucoup. Le nouveau directeur est rabroué et rappelé à l’ordre par le World
Health Organisation qui condamne son zèle alarmiste. On
supprime quelques zéros, dont Bof espère bien faire partie, aux prédictions
de la semaine précédente du Dr Nabarro au zèle mortifère
intempestif. Depuis
deux ans, la grippe aviaire a déjà fait 60 victimes en Asie. C'est modeste
mais il est vrai qu’il y a un début à tout… Enfin,
un inconnu a trouvé au fond d’une ruelle la preuve définitive du
réchauffement climatique… Des
savants vérifient l’authenticité des spécimens. Des spécialistes
tentent d’en extraire des « carottes » pour une analyse plus
approfondie.
Gus.
Un conseil. Si tu veux paraître plus tard comme un vieux sage qui en a
vu bien d’autres… commence par prendre en note dans un cahier toutes les
prédictions alarmistes qui te tombent sous la main… Plus tard, si tu es
toujours là, ..,. si tu ne t’es pas évaporé, tu pourras rire, à tout le moins
sourire, en relisant tout cela devant un bon feu de bois.. pour te
réchauffer… à moins que tu aies à partir ton climatiseur… (à
moins que l’on se soient noyés tous les deux à Amsterdam en 2007 comme je te
l’annonçais plus tôt) Garde une vieille copie de A day after
tomorrow pour te rafraîchir, te venger ou te consoler des
terreurs qu’on t’a fait subir. Depuis ces dix dernières années, c'est déjà bien
amusant de voir les courbes de chaleur et les niveaux d’eaux
appréhendés subir une dépression digne d’un véritable crash boursier du
catastrophisme à mesure que les dates fatidiques approchent. Bof garde en
tête une trentaine de prédictions qui se sont avérées fausses… et qui ont
affaibli son système nerveux. « Où sont passées les neiges
d'antan ? » Villon en 1460. Pauvre
Gus, pas de neige au sol et on est au début de décembre. Tu verses dans
le catastrophisme, ou tout au moins dans l’alarmisme et tu penses à
vendre tes skis. Le Une tragédie impériale… et le droit de geler
Des chiffres qui parlent L’Arctique
serait en train de fondre. Pourtant les températures y étaient plus élevées
en 1930 qu’aujourd’hui avant d'entreprendre un cycle de
refroidissement d’un demi-siècle (C’est vrai que Ford venait
d’inventer le modèle T) Tous
les pays du monde sont responsables pour moins de 3% des gaz à
effet de serre (le reste est naturel). Les USA sont responsables du cinquième
de ce lot. Même s’il était possible de satisfaire aux exigences fixées
par Kyoto, ceci empêcherait la température d’augmenter de 0.3. degré en
2050 Le pouvoir de l’argent : alarmistes ou
sceptiques, qui gagnent au jeu ? Sur
Internet on peut trouver des sites qui dénoncent avec photos, s.v.p. tous
ceux qui manifestent quelque hésitation face à l’alarmisme actuel
avec révélation des sommes d'argent qui leur auraient été versées, à
eux personnellement ou à leur fondation, par des compagnies intéressées, le
plus souvent des pétrolières. Si on regarde les montants, ce n’est pas
trop incriminant, des « peanuts » à coté des sommes dont
disposent les lobbies écologiques. Les 12 principales
organisations écologiques géraient aux USA un budget global de 2
milliards US$ en 2003. Les environnementalistes au total disposeraient
d’un budget de 8 milliards par année... Un responsable de Les
recherches en climatologie sont devenues une big biseness et une
manne pour les chercheurs de tout poil ou de tout calibre. Le gouvernement
américain a consacré à ces recherches et à l’éducation
écologique 15 milliards de dollars entre 1992 et 2000. Les fonds
des Nations Unis vont également dans le même sens. A titre d'exemple :
une fondation privée ( The Pew Charitable Trust Global Climate Center)
commande une étude de 700 000$ pour savoir comment les fermiers aux
Indes peuvent être affectés par la globalisation et les changements
climatiques. Des centaines, sinon des milliers d’études du genre font la joie
de chercheurs qui n’en demandaient pas tant.. Et qui ont intérêt à maintenir
l’urgence du problème et à terroriser la population. Quand
science, pain quotidien, réputation et pouvoir font un si bon
ménage, qui réclamerait un divorce! Plus
grave cependant, des journaux ou des revues (certaines de renom) ont
donné ordre à leurs journalistes ou directeurs de ne pas faire état
des chercheurs qui manifestent un certain scepticisme face aux
craintes formulées par l’establishment écologique. Charles Alexander, éditeur
de Time Science, dans une conférence au Smithsonian Institute :
« J’admettrais volontiers qu’à propos de réchauffement
global nous avons franchi la frontière entre le reportage et la
plaidoirie ». Et les règles du jeu ne sont pas
équitables. Daniel
Koshlan Jr avait déjà noté quand il était directeur de Science
magazine « que le Big Biseness est sujet à
litige et a poursuites pour ses erreurs ou ses fautes, mais les
activistes n’ont jamais à répondre de quelque erreur ou panique qu’il
pourrait provoquer ». Une compagnie pharmaceutique est
poursuivie pour des milliards de dollars pour un médicament qui a soulagé des
millions de patients mais a entraîné à ce qu’on prétend quelques défaillances
du cœur; par ailleurs les millions d'Africains qui sont morts depuis
quelques années de la malaria devenue incontrôlable par suite de
l’interdiction du DDT (par quelques gouvernements, les groupes de
pression et particulièrement par GreenPeace qui y voit sa première
grande victoire) ne peuvent exiger des condamnations pour crimes
contre l’humanité ou des compensations financières à défaut de
résurrections. On s’en lave les mains. Point. Même si certains avouent
l’erreur…
aux choses sérieuses maintenant ! Le sprint final pour le derby de Kyoto. Les
finalistes sont sur
Après
les éliminatoires, voici la liste des grands coupables qui
devront se faire aller par en arrière le plus longtemps. Dans le peloton
de tête … pour les objectifs les plus beaux à relever et aux défis les
plus exaltants. La
foule en délire acclame … A vos marques…. Le
Canada --24% Le
Portugal --37% L’IRLANDE
--26 % Le
japon --18% L’Espagne
--42 % Les
para-Olympiques de Kyoto : Un « outsider », un peu honteux, se met
également au pas de course en marge de la piste, les USA, avec un objectif de --13%
à atteindre. Le pays n’est malheureusement pas sur la liste officielle mais
il tient à montrer sa bonne volonté et ses aptitudes à pédaler à contre
courant. Il a triché sans doute ou court différemment, puisqu’il
a déjà pris une avance et a retranché 2% de son objectif. Dans
les estrades des cyniques ou des jaloux, regardant le dernier
peloton, disent tout bas pour ne pas être entendus :
« Ça leur apprendra à être performant, à se sortir des crises et à
créer de la richesse. Les salauds !! » Dans
les estrades également, les nouveaux espoirs de la pollution à
venir, l’Inde et surtout « A
vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » Certains vainqueurs sont
un peu honteux, ont le triomphe modeste, ne pavoisent pas et
manifestent peu : ils n’ont eu qu’à détruire les vieilles usines ultra
polluantes héritées de l’empire soviétique et qui de toutes
façons n’étaient plus rentables. Une dernière utilité
cependant de ces usines : avoir fait monter l’objectif de 1990, ce qui
le rendait facile à atteindre, surtout si depuis on s’enferme dans une
récession permanente. Viva Kyoto ! Également
comme spectateur, un commentateur de carrière qui énonce les règles du jeu ou
de la course : «The blunt truth about the politics of climate change
is that no country will want to sacrifice its economy in order to meet this
challenge” Tony Blair. C’est ce que certains ont appelé “the
Blair switch” Andrew Kramer, un
reporteur du New York Time (28/12/05) rage dans son coin « C’est un
paradoxe du Protocole de Kyoto que des compagnies en Russie et autres pays de
l’Est, qui comptent parmi les plus grands producteurs de GES sont en
position de gagner des centaines de millions de dollars dans l’échange
des droits de polluer. Les gains potentiels de Russie vont de 20 à $60 milliards » A ses cotés, Andrei
Illarionov rit dans sa barbe, il a toujours considéré Kyoto comme un
« Auschwitz économique ». A la tête de l’Académie
scientifique de Russie, il s’était opposé à l’adhésion de
Dans la foule, Martin,
qui a accepté Kyoto, contre l’avis de ses spécialistes mais pour satisfaire
aux démonstrations de rue et gagner quelques votes en cas de prochaines
élections…bégaie, hésite, rit dans sa barbe et voit déjà son successeur
obligé de payer les milliards de dollars en punition pour les succès de
l’économie canadienne (il y a quelques siècles, Gus, c'est ce qu’on
appelait « acheter des indulgences » ), liquider ainsi tous
les surplus engrangés depuis et réglant ainsi subtilement et en douce
le problème du déséquilibre fiscal. Dans
les dernières rangées du stade, un stand
de parieurs. Des spécialistes analysent les données
et misent de fortes sommes contre le Canada qu’ils connaissent mieux. Malgré
les bravades du Premier Ministre qui prétend que le Canada aura réduit ses
émissions de 270 mgt de Gaz à effet de serre (GES) en 2012 alors que si
l’on considère les chiffres de 2005 une simple diminution de 170
mégatonnes suffirait pour revenir au niveau de 1990-6% et célébrer
au Champagne. Gus,
les parieurs sont prudents et prennent ce dernier objectif comme critère. Et
la plupart parient toujours contre le Canada. Gus, sais-tu ce que cela signifie 170 mégatonnes de GES à
éliminer ? Un
exemple :
c’est immobiliser à tout jamais à peu près tout le transport au Canada,
(voitures, camions, autobus, trains, avions locaux, bateaux)
qui en 2003 déchargeait dans l’atmosphère 190 mégatonnes… en
attendant qu’on puisse les faire repartir à l’eau ou à l’hydrogène…ou en
poussant… Un
autre exemple : c'est, si c’était possible, éliminer trois fois
toutes les industries manufacturières et de construction du pays à moins de
les faire fonctionner à bras ou avec des éoliennes… fabriquées à
l’étranger évidemment. On
peut, il est vrai, étaler ou soupoudrer sur plusieurs secteurs ou individus
(le défi d’Une-Tonne) cet effort de réduction… mais l’ordre de grandeur
reste le même. Si la réduction devait être assurée symboliquement
par chacun des Canadiens, le défi serait de 5 tonnes par individu (20 par
famille de quatre) pour l’objectif de 170 mégatonnes et de 8 tonnes pour atteindre
l’objectif de 270 fixé par le gouvernement et proclamé par le Premier
Ministre. Gus,
tu comprendras que les parieurs, qui flairent le profit et mesurent les
risques, scrutent les statistiques, méditent les paroles de Tony
Blair, misent sur l’échec du Canada dans son
« Back-pedalling »… N’est pas pédale qui veut… Des
optimistes misent quelques dollars sur le succès du Canada, pratiquent des
incantations, scrutent les astres, se livrent à des danses du CO2
autour des cheminées ou des pots d’échappement… Heureusement
que le Canada a prévu le pire et a déjà mis de coté plusieurs milliards de
dollars pour acheter des « droits de polluer » à des
pays qui ont déjà atteint ou dépassé leur objectif comme la plupart des
pays qui ont souffert de « l’hibernation » soviétique.. Ce
sera la première fois de l’histoire que le fait d’être dans la dèche
est rentable et peut être considéré comme un secteur progressif de
l’économie. Les
parieurs misent également sur l’échec de l’Irlande, du Portugal,
de l’Espagne… à moins que ces pays que se sont sortis récemment de la déche y
retombent à nouveau… à se ruiner à racheter …des
droits de polluer pour soutenir leurs jeunes entreprises. Gus,
la situation sur la ligne de départ en 2002. Gus,
remarque qu’il ne s’agit pas d’une classification des bonnes ou
mauvaises volontés mais reflète plutôt le dynamisme économique
des nations depuis ces quinze dernières années. Dans le tableau suivant, pour avoir une idée du chemin à parcourir ou à régresser, il faut ajouter à l’augmentation depuis 1990 , la diminution qui a été fixée comme objectif pour chaque pays et qui est entre parenthèse : Ex. Portugal = 48%
Pour fin de comparaison
Parler des deux cotés de Certains journaux se sont
étonnés que la déclaration de Stephen Guilbaud, directeur de
Greenpeace-Québec n’ait pas été reçue par un éclat de rire à C’est vrai que le
nouveau dogme était proféré par une tête de Savonarole
moyenâgeux qui n’invite pas à la rigolade. Au moins la nature,
elle, se payait à l’occasion un peu d’humour : dehors les
milliers de manifestants contre le réchauffement planétaire se
tapaient les mains pour accélérer le dit réchauffement et grelottaient
en scandant leurs slogans sous la température la plus froide de ce
début d’hiver à Montréal. Un spécialiste avait
déjà fait remarquer que l’industrie de l’alarmisme en
invoquant la possibilité que le réchauffement global puisse provoquer
une ère glaciaire se mettait dans une position pour
invoquer n’importe quel changement climatique comme preuve du
réchauffement global. Et se mettait ainsi à l’abri de quelque
dénégation expérimentale que ce soit. « Face, je gagne, pile, tu
perds » (10/01/06)
Piqué par la curiosité, Bof est allé prendre la mesure du succès
de Au
moins l’oracle radio canadienne en matière d’écologie aura connu son quart
d’heure de gloire ne serait-ce que pour avoir consolé ses amis
qui manifestaient en grelottant dehors contre le réchauffement climatique. Le yoyo des glaciers.
1983 Les glaciers depuis des millénaires
connaissent des phases d’expansion et de régression.
L’évolution du glacier des Bossons dans la vallée de Chamonix est
particulièrement bien documentée. Avec
la petite « ère glaciaire » qui a suivi le Moyen Age, il
menace de s’étendre jusqu’à la vallée et les syndics de Chamonix font
appel à l’évêque pour conjurer le danger. Des processions s’organisent
et on tente d’ « exorciser » le glacier à coup de goupillons.
Décrue puis reprise. En 1815 nouvelle procession, on plante une croix en
guise de STOP. Cette croix qui a tenu le coup jusqu’au début du
vingtième siècle a permis de mesurer la vitesse de retrait du
glacier qui s’est amorcé depuis 1815, soit Gus,
remarque que le glacier n’a pas attendu l’ONU, les rapports du GIEC et
l’invention du moteur à combustion pour amorcer son retrait… Histoire
probablement de reprendre son souffle pour revenir à la charge… BOF RELÈVE Le défi d’une tonne… fixé par son gouvernement.
Gus,
ton prof a reçu son diplôme écologique de son gouvernement avec très grande
distinction (un peu plus et il recevait la visite du ministre
responsable). Il a
rempli le questionnaire à propos de sa consommation d’énergie (avec
Madame Boffe qui en demande beaucoup pourtant)
Et le jugement final fut un baume pour son âme inquiète et un
confort pour son sens de la responsabilité: Excellents résultats ! Vos
émissions sont bien en deçà de la moyenne nationale. Vous feriez un
ambassadeur du défi Une-Tonne idéal. Parcourez le monde et
laissez vos voisins, amis et famille apprendre comment réduire leurs
émissions de gaz à effet de serre…. En moyenne, chaque Canadien
produit 5.5 tonnes d’émissions de gaz par année. Ce diagramme compare vos
émissions individuelles de Ges…
par rapport à la moyenne. Etc… Gus,
ton prof en fut tout ému et par précaution ou en rappel, il
reprit le test en reproduisant de son mieux les mêmes
données. Il bat son propre record, il passe de 3.1 tonnes à 2.32 (aurait-il
oublié madame boffe en chemin !?). Le rapport de Bof a semble-t-il
tellement impressionné les fonctionnaires qu'en l’espace de 5 minutes on
avait modifié un peu la moyenne individuelle nationale qui passa discrètement
de 5,5 tonnes d’émissions à « plus de 5 tonnes » (16
déc. 2005) Montréal. Chute de neige de Le “riz d’or” s’en vient, les alarmistes
sonnent l’alarme comme il se doit… (déc.2005) Un
consortium asiatique de chercheurs en agriculture est près de mettre au
point les vérifications de sécurité pour le Golden Rice et
permettre sa culture à grande échelle en 2008. Cet OGM, deuxième édition, a
le mérite de multiplier par 23 la provitamine A qui multiplie les
vitamines A et dont une des principales propriétés serait d'éliminer
la cécité qui affecte un million de nouveau-nés en ces régions.
Sa couleur et son nom lui viennent de la beta-carotène qu’il contient. Les
alarmistes professionnels sont aux aboies et indignés : on viole
effrontément le principe de précaution sans avoir dédommagé Greenpeace.
Cependant il est difficile de contester car les Américains
ne sont pas en cause ou si peu, de plus qui oserait s’en prendre à des
nouveau-nés? On sert les rangs cependant et on change subtilement de
tactique : une campagne est prévue pour apprendre aux enfants les
bienfaits et les plaisirs de la cécité… dont on tenterait de les
priver. Et s’ils s’obstinent à voir la chose négativement, on fait valoir la
place privilégiée qui les attend au ciel de Vishnou pour assumer dans
la joie leur vie de sacrifices. Poste Canada songe à
lancer un timbre en l'honneur de héros inconnus La
mode est à nous faire compatir aux horreurs des tranchées de la première
guerre mondiale. Gus, as-tu songé à tous les malheurs, dangers ou obstacles
qu'ont du surmonter ceux qui ont aujourd'hui soixante ans et plus. A
coté de la course à obstacles que fut leur vie de tous les jours, la vie de
tranchées et les fêtes de Noël improvisées sont du bonbon.
Gus,
j’en passe, je ne te parle pas de l’arrivée au collège du petit nouveau qui
devait assumer son rôle de souffre-douleur et des premiers pas dans le marché
du travail sans syndicat protecteur… etc. Et
au crépuscule de sa vie, ce héros s’apprête à affronter, ingérer,
digérer toute la panoplie des médicaments de l’industrie pharmacologique, commettre
des péchés contre la nature … et à oublier sur le tard tous ces sacrifices,
ces efforts dans un Elsheimer réconfortant. Gus,
quand tu vois un homme de ces générations, salue-le chapeau bas, il revient
de loin, c'est un éclopé da la vie et il a survécu sans peur pour nous
servir d’exemple, il mérite certainement une médaille à défaut
d'une tombe avec flamme éternelle, ...peut-être un timbre. Un dernier salut au courage de vivre…avant
qu’ils disparaissent tous… ces héros des temps révolus.. qu’on peut invoquer
dans les moments de détresses que nous réserve notre époque.
Gus, quelques
nouveautés « écologiques » cette dernière année. A
mesure qu’on s’approche des échéances prévues il y a cinq ans ou dix ans, les
températures et le niveau des océans annoncées s’écrasent ou fondent comme
neige au soleil. Les prédictions sont en centimètres plutôt qu’en
mètres. Bien
des spécialistes changent discrètement leur vocabulaire; on passe
du « réchauffement climatique » au « changement
climatique » pour faire face à toutes les éventualités ou tout
simplement pour ne par perdre la face au cas où… on ne sait jamais. On
sait que la science ne se trompe jamais, elle s’adapte.. Même un ayatollah
local de Greenpeace l’a proclamé récemment : réchauffement peut
vouloir dire refroidissement, sécheresse, humidification.. La
communauté scientifique qui prédisait presque unanimement un
ère glaciaire pour bientôt il y a à peine 20 ans (le
temps de concevoir et lancer la production de A day after tomoroow)
manifeste aujourd’hui presque la même unanimité à prédire le contraire…
Héraclite avait raison : tout est fait de contraires… le climat,
la science, Gus et Bof. Pour
les catastrophistes de carrière, au fond, il n’y a qu’une seule chose qui
importe : réchauffement ou refroidissement, l’important, peu
importe les désastres, pourvu que le coupable soit le même. c'est que
l’homme en soit la cause. Une nouvelle version du péché originel, du
viol de la nature et de la sortie du paradis…Et pour la branche « melon
d’eau » de l’écologie (verte à l’extérieur, rouge à l’intérieur), l’homme
en question se ramène à un vulgaire exploiteur et profiteur dont on connaît
bien l’origine et la patrie. Se
pourrait-il que déjà le vent tourne … avec les courants de toutes
sortes. . Les tempêtes sur l’Europe donnent à réfléchir. La
prestigieuse revue Nature (1 déc. 05) affirme que les
courants océaniques qui réchauffent l’Europe ont diminué de 30% depuis 1957.
Le New Scientist (30 nov 05) rapplique : n’assiste-t-on pas à
« un retour à une mini ère glaciaire » maintenant que le
réchauffement commencé il y a deux siècles atteint un sommet…? Justement
cette année on aura vu la planète se partager en deux camps pratiquement
égaux en population : D’un
coté ceux qui ont adhéré au protocole de Kyoto, particulièrement
la trentaine qui ont confirmé leur adhésion par des engagements
solennels (le Canada et
l’Europe); ils ont choisi un semblant de castration économique ou
l’équivalent comme solution aux problèmes actuels, pour briser le système qui
a conduit l’humanité au bord de la catastrophe. De cette trentaine (voir le tableau ci- haut)
les économies florissantes (Irlande, Portugal, Canada, Espagne, Grèce…)
, celles qui ont réussi à se soustraire au marasme économique assez
généralisé et qui ont réussi à donner un peu de bien-être à leur
population, seront manifestement incapables de défaire ce qui a été
fait, impuissantes politiquement et économiquement à revenir en
arrière, à pédaler à reculons; ils seront pour la
plupart pénalisés fortement et, s’ils sont fidèles à leurs
engagements, devront verser aux économies non performantes tant
économiquement qu’environnementalement (voir la liste ci-haut) des
milliards de dollars pour crime de lèse-planète appréhendé. Le coté le plus
positif de cette avenue est d'avoir amené la destruction de ces
petits chefs d’oeuvre de pollution industrielle qu’étaient les vielles usines
inefficaces héritées du régime soviétique, opération payante car elle
permettront éventuellement de recueillir les primes versées par les
pays qui sont encore capable de produire de la richesse et qui
devront se faire pardonner ou tout au moins s’excuser avec de beaux et bons
dollars. L’autre
moitié de la planète est constituée par les pays les plus dynamiques
(USA, Japon, Corée du Sud, Australie, Chine et Inde). Ils comptent
surtout sur l’effort commun et le dynamisme créateur de
leur population pour régler les problèmes qui se présentent à
l’horizon. Les deux grands pays (Chine et Inde) qui à eux seuls
forment plus d’ingénieurs que l’Europe et l’Amérique réunies sont à la
veille d’éclater et faire valoir leur génie créateur maintenant qu’on l’a
libéré …politiquement ou culturellement… La
branche extrême de l’écologie actuelle veut au pire la mort de l’homme,
au mieux la mise sous boisseau de sa créativité, perçue comme
une nuisance pour les autres espèces. Plus frondeurs, plus
confiants dans l’avenir, certains pays ont choisi de faire confiance à
l’essor collectif de la créativité.. On n’a pas réglé le problème
des pestes simplement en arrêtant de boire de l’eau. Et peut-être qu’une
révolution industrielle nouveau genre, à base d’initiative, de créativité et
de lois propices donnera lieu, comme la première, à un essor économique
renouvelé et permettra à un secteur encore plus grand de la population mondiale
de sortir de la pauvreté millénaire qui fut le lot de l’humanité. Bof
a plus confiance dans la dernière attitude. Il a toujours préféré
ceux qui foncent et avancent plutôt
que ceux qui gémissent
et s’assoient sur leur derrière et ne rêvent que de retour en
arrière… Il a déjà défini du mieux qu’il le pouvait les beautés du
génie humain et de la créativité. Il a déjà défini l’alarmisme comme la
volonté de régler les problèmes de l’avenir avec les moyens
d’aujourd’hui : le truc infaillible pour faire paniquer une
population portée sur la trouille. Gus, trois
inventions capitales sont en attente, en gestation : on y investit et on y
travaille avec zèle : Quels pays penses-tu y arriveront les
premiers et sauveront la planète? Gus, où s’est logée la
créativité depuis deux générations ? Repasse les inventions majeures qui ont
changé notre époque et la liste des prix Nobel…. 1.
Diminuer ou à la limite éliminer la pollution engendrée par le charbon,
non pas
s’en passer (ce sera encore pour longtemps la seule source
d’énergie pour bien des pays à défaut du nucléaire). Créer un charbon propre
ou presque vert, ça vaudrait bien des Kyoto.. mais ça demande du
génie et un effort collectif… Déjà des progrès sont réalisés, d’autres
pointent à l’horizon. 2. En
arriver au véhicule propre.. A l’hydrogène ou à on ne sait trop
quoi (Justement ce n’est pas encore inventé) En attendant, le meilleur
aiguillon : le prix de l’essence… particulièrement aux USA. Faire payer
cher aux personnalités faibles qui croient se faire valoir par leur SUV
ou la puissance de leur moteur (même hybride). Katrina a été une bonne
éducatrice en cette matière…Si la leçon peut porter! 3.
Gérer les déchets nucléaires… Bof a de la difficulté à
s’imaginer avec l’accroissement des sciences, des savants, des
ingénieurs qu’on ne le réalisera pas dans quelques générations.. Un
problème de recyclage un peu spécial mais peut-être pas impossible. Des
écologistes de la première heure prônent l’usage du nucléaire comme le seul
substitut raisonnable actuellement : les alarmistes, en principes, par
vocation et par définition, n’y voient que des catastrophes
appréhendées. Des pistons en pause-café Le
moteur de l’Impala 2007 aura
deux de ses six pistons qui pourront prendre une pause si les
exigences de la traction le permettent. Une économie, parait-il,
de cinq pour cent. pour le carburant. mémoires d’outre tombe d, mémoires d’outre tombe A, B, c, d, e, F, G 150 tragédies vécues par l’auteur au gré de
l’actualité. Prudence et humour comme bouées de
sauvetage survivre
comme ultime argument… contre Alarmisme Professionnel :
nature, techniques, dangers, coûts,
etc. Et Kyoto comme mythe et
Kyoto comme réalité Kyoto pour les nuls ou
pour ceux qui font semblant de l’être
Bof vit tragiquement sa schizophrénie
congénitale partagée entre le goût de vivre et la peur de vivre, entre le
risque et la trouille, entre la vigilance et la panique. Bof
a toujours pensé qu’on n’avait pas à anticiper l’apocalypse pour éviter tout gaspillage,
pour recycler tout ce qui peut l’être (il se propose de donner son corps à la
science si on en veut bien), pour
éviter de polluer inutilement (Gus,
ton prof s’obstine cependant à respirer… la mort dans l’âme) et surtout éviter
de polluer pour des fins ostentatoires
ou pour mousser des profits. |
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« être sérieux sans se prendre
trop au sérieux » |
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour
les nuls ou les gens pressés Brefs extraits ou capsules tirés
des 30 sites du prof bof |
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A propos de l’être humain |
Petite histoire des mentalités |
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