Une nouvelle traite des noirs qui pille
l’Afrique….
Un point de vue
qu’on n’a pas entendu à
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Les
deux pillages de l’Afrique… La
première période. 17 et 18ième siècles. (traite atlantique) Les chefs
locaux vendent de la main d’oeuvre,
des paires de bras, dont ils ont à en revendre, à des négriers qui les empilent et enchaînent dans des
bateaux pour les revendre à tout exploitant qui cherche de
la main d’œuvre à bon marché. La
deuxième période… 20 et 21ième
siècles.. Drainage des cerveaux… On attire par tous
les moyens pour venir en Occident les compétences professionnelles de
l’Afrique qui est le continent qui en manque le plus. On vide le continent de ses élites,
créant une hémorragie. Cette nouvelle forme de « traite des Noirs » aurait de plus graves conséquences
pour l’Afrique que celle des 17 et 18ième
siècles et un plus grand avantage pour
les pays qui pratiquent le drainage des cerveaux. Elle vise les diplômés, justement une matière
déjà rare, le tout fait en bonne conscience, hypocritement, au nom de l’anti-ségrégation et d’une rectitude politique auto
flagellatoire en souvenance, pour
certains pays, des périodes de
colonisation. GUS, DEUX
mouvements en sens contraires…. Le premier
opère par la force brutale, le commerce, vente et achat d’êtres
humains en vue de bénéfice à court ou à long terme, le travail forcé, etc. Le deuxième, plus subtil ou plus sournois,
opère par la séduction et l’attraction. L’Afrique est siphonnée ou s’expatrie
allègrement. Le belle vie, le
mirage, les belles promesses en place
de la force brutale. Gus, l’attraction
est d’autant plus forte qu'elle est
souvent doublée d’une volonté de fuir des conditions sociales, politiques et
économiques répulsives. Ceux qui n’ont que leur bras, leur force de travail
à offrir, sont refoulés tant bien que mal aux frontières, à Gibraltar, aux
Acores, aux USA, au Canada… qui n’en
ont plus besoin comme au 18ième siècle… Les « esclavagistes » nouveau genre
ou les spécialistes du « braconnage » se spécialisent… Certains
« vendent » ainsi des informaticiens, des médecins ou des ingénieurs, d’autres des sportifs.
Quant au commerce des enfants africains adoptables ou celui des concubines-épouses, pour célibataires esseulés, il n’est
pas seulement pratiqué par des
trafiquants de chair humaine, mais aussi par des organisations dites
« charitables ». Gus, prise de conscience de certains faits, ou mieux de certains chiffres,
sur la nouvelle traite, avant de voir un texte qui aurait pu être
soumis aux grands prêtres de
En 2004, les cadres constituaient 40% des
migrants. Aujourd’hui ce sont chaque année environ 20 000 africains qualifiés qui quittent l’Afrique. A
titre d’exemples : Il y a plus de médecins béninois exerçant en
France qu’au Bénin… selon Sarkozy. Au Ghana, le
pays se vide de ses infirmières…En 1999, elles furent 150 à partir… en
2000, leur nombre atteignit 400 et en 2002 c'était plus de 500…Or dans ce pays l’on ne forme que 250
infirmières chaque année. Et l’exode…Et en 2000, 23 494 médecins africains exerçaient
en France, 15 258 en Grande Bretagne et 12 813 aux États-unis. (Center for
global développement.) Soit plus de 50 000 seulement en ces trois pays… Gus, changeant de continent, l’Inde, à elle
seule, a exporté 55 000 médecins dont 40 000 aux USA. De fait, l’Inde est le premier exportateur
de médecins au monde; les Philippines arrivent en deuxième position avec 18 000
docteurs exportés, surtout aux USA; au moins 20 pays, dont neuf d'Afrique
subsaharienne, exportent plus de 10% de leurs médecins vers des pays plus
riches. (Gus, penses-tu que les Médecins sans
frontières font le poids et que l’on puisse parler d’échange
équitable ?) Gus, ton prof vient de
lire dans un ouvrage français paru
récemment (2006) ce paragraphe
accusateur qui aurait mérité d’être
entendu par les membres de « En France, les lois d'accueil
interdisent de traiter les migrants économiques indispensables à leurs pays d’origine comme des
déserteurs. Au Québec, l’obsession linguistique est telle que pour résister à l’environnement
de la langue anglaise, les autorités
encouragent l’immigration de diplômés africains francophones.
Littéralement « achetés » sur le continent où ils sont recrutés au
moyen d'annonces publicitaires faites dans les grands médias africains, ils
sont ensuite transportés dans la
« Belle province » où, par
hédonisme, les femmes indigènes ont choisi de ne plus enfanter. Ils y
constituent alors des bataillons de supplétifs linguistiques francophones
permettant de contenir l’envahisseur anglo-saxon. C’est avec cette nouvelle
« traite des Noirs » ou des Nord-africains que sont artificiellement gonflées les statistiques locales. Fièrement dressée sur ses arpents
de neige, la francophonie québécoise peut ainsi entonner grâce à cette
nouvelle « Force noire »… un insolite « cocorico »
identitaire qui ressemble fort à un suicide. » Bernard Lugan Pour en finir avec la colonisation.
2006 ED. Du Rocher.. p. 364. |
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