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Il fut un temps au dix-huitième siècle où il était d’un chic littéraire imparable d’exalter l’homme primitif, le plus primitif étant le meilleur,  comme modèle d’une humanité non corrompue par ce qu’il était  convenu arbitrairement d’appeler la civilisation et, pire,  on ne prévoyait même pas que cette civilisation deviendrait une civilisation technologique et industrielle, qui multiplierait, accumulerait les  menaces contre  un  mode de vie qui risquait de perdre sa belle pureté originelle et son innocence paradisiaque.

 

Bof pense que l’on doit intervenir et mettre tout en marche pour créer des musées, des enclos où ces cultures autochtones pourraient se développer à l’abri des civilisations modernes et, ainsi, éviter toute contamination qui risque de faire perdre pour les générations futures ces cultures primitives dans toute leur authenticité, les conserver   telles qu’elles étaient au moment où on les a découvertes et telles que les anthropologues aimeraient avoir tout le loisir de les étudier…  pour pondre des thèses savantes et édifiantes pour l’homme moderne qui s’abrutit de plus en plus dans des modes de vie inhumains et qui, plus est, met en danger la planète, la seule à notre disposition pour le moment.

 

Récupérer la beauté des origines… Opérer un retour vers le  passé…Back to the Past.   Pourquoi pas ? D’où évidemment la nécessité de les expurger des contaminations par les cultures qui leur sont étrangères…

 

Évidemment,  dans ce musée des civilisations antiques, dans ces enclos protecteurs, pour une authenticité enfin retrouvée, on élimine, ça va de soi, téléphone cellulaire, téléphone à cadran s’il en reste, télévision, radio, frigo, voiture,  quatre par quatre, ski-doo, électricité, chauffage central, les affreux centres d’achat, les casinos,  toutes les  langues étrangères qui sont des menaces à leur  langue propre en mal d’une loi 101, élimination aussi de ces religions imposées de force  qui ont perverti le culte des ancêtres dont les mânes  ne s’y retrouvent plus  et errent à l’abandon. Et évidemment il faut éviter de corrompre le mode de vie par  les drogues, par  les   allocations gouvernementales de subsistance, par des services juridiques  ou des interventions policières  qui risquent d’interférer avec les modalités de leur  effort  pour la survie.

 

Enfin!  on ne se paierait plus la tête des touristes en leur présentant quelques danses supposément authentiques avec des danseurs à plumes sur la tête, comme au Casino de Paris, et    qui écoutent du Michael Jackson sur leur I-POD. On pourrait enfin les voir, si ce musée anthropologique prenait forme,  tels que figés dans le temps, on pourrait  admirer la beauté   du mode de survie, s’étonner de  l’ingéniosité des techniques de chasse, de la cueillette et de la pêche, telles  que les décrivaient les récits des premiers explorateurs. Récits  qui ont fait rêver  les Rousseau de l’époque, dégoûtés  des artifices de  la société dans laquelle ils étaient condamnés à vivre, loin des Amériques et des Caraibes.

 

Évidemment il y a un coût à cette entreprise de conservation…

 

 Le nomadisme exige un  vaste espace pour évoluer et on a peine à mesurer Carte du Nitessinanl’espace déjà occupé par les mânes des ancêtres. Les 6 500 Innus ont déjà revendiqué un territoire grand comme la moitié de la France, réclamé 13 milliards de dollars pour l’empiétement de leur territoire  par la civilisation moderne  et pour la profanation des mânes de leurs ancêtres qui  flottent encore, à ce qu’ils prétendent, sur ce territoire. A la demande de Le Clézio, les rivières pourraient être rebaptisées « fleuves » pour « faire encore plus grand », plus majestueux.

 

Les Innus   ont découvert tout à coup que l’errance de leurs ancêtres, toujours occupés en esprit  à courir après des caribous tout aussi spirituels, était rentable  et monnayable  en raison de la mauvaise conscience, des sanglots mal étouffés des bien-pensants,   de ceux dont les ancêtres, moins volatiles,  se sont mis à travailler la terre, à la défricher, y construire maison, s’installer, poser des clôtures au grand scandale de Rousseau qui y voyait  l’origine de tous les malheurs du monde…  et construire des  barrages pour en tirer des énergies inconnues à l’époque, etc.

 

Gus, à l’arrivée des Européens, l’Amérique du Nord comptait vraisemblablement 3 millions de nomades qui la parcouraient. Aujourd’hui, la même Amérique peut nourrir ses 400 millions d’habitants… 

 

 Les belles âmes s’étonnent quelque peu devant le montant réclamé par les Innus. Les belles intelligences cherchent le fondement moral de ce droit,  se permettent d’en douter et essuient d’un geste furtif  une larme au coin de l’œil. «  La justice, disait Alain  ou Valéry (!), ce doute sur le droit qui fonde le droit ».

 

Gus, si tu veux prendre conscience  de l’âme indienne à son meilleur sans les aspects mercantiles, lis le discours que le chef Indien Seattle adressait au gouvernement américain en 1854.

http://www.tribunal-animal.com/consciences/index.htm

 

sept.-08 Gus, Bof s’excuse. Il t’a induit en erreur. Ce texte est un faux écrit en 1971 par un écrivain texan pour un film à la télévision.  Mais il est beau quand même…même s’il n’est pas authentique…

 

 

 

« La guerre, la famine, les épidémies demeurent les causes essentielles  des morts prématurées, des années de vie perdues, des enfants abandonnés sur la planète. La nature tue autrement plus que la technique qui, seule, permet qu’autant  d’hommes vivent sur terre.  On estime à 3 millions le nombre d'Indiens qui vivaient en Amérique du Nord au moment des premières conquêtes espagnoles. Les habitants des États-unis et du Canada sont cent fois plus nombreux aujourd’hui et l’agriculture nord-américaine pourrait nourrir à elle seule plus de six milliards d’hommes ». Kervasdoué.  Les prêcheurs de l’apocalypse. 2007 P.  21

 

 

 

 

 

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