Le baseball est sauvé.

 

 Par le Prof Bof.

 

Gus, ton prof  aimait bien joué au baseball dans sa jeunesse. Ah! Quand le plaisir de gagner, d’écraser  l’adversaire et de se faire valoir s’empare de quelqu’un, quand l’envie de frapper plus haut plus loin comme dirait   le Baron de Coubertin !

 

Mais comme spectacle, c’est autre chose… à moins d’être gagné par la fièvre identitaire…. A ce compte l’équipe de ton patelin, de ton village,  peut faire l’affaire.  Dans une vraie partie de baseball, la balle,  parait-il,  se promènerait durant un match une dizaine de minutes et, mon cher Augustin, ton prof   n’aime pas le pop-corn et les hot-dogs pour occuper les temps morts (le temps entre autres où le lanceur se gratte l’entrejambes.)

 

Mais Bof  doit sans doute sa survie à cette indifférence. Une génération d’aficionados est décédée avant lui… d’avoir ingurgité trop de nourriture  considérée comme infecte par  la faculté et les journalistes  d'après les standards d’aujourd’hui.

 

 A toute cette génération disparue  trop tôt d’avoir trop aimé le baseball et les hot-dogs d’autrefois, les stades de baseball les plus d’avant-garde font amendes honorables et  offrent désormais à leur clientèle, pour la conserver, à tout le moins pour lui permettre de survivre, des hot-dogs au tofu, des sous-marin steak-fromage avec faux steak, des sushis sans poisson, des assiettes de brocolis tofu et des « nachos » garnis de légumineuses… 

 

 L’avenir du baseball est assuré. Alléluia !