La tragique histoire des infirmières bulgares
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En 1998, à Benghazi, Libye, des enfants sont trouvés porteurs du virus du SIDA. Des professionnels de la santé, sont arrêtés sans mandat. On en relâche plusieurs, mais on accuse cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien d'avoir transmis volontairement le virus du sida à 426 enfants et une cinquantaine en seraient morts. Deux infirmières, sous la torture, auraient avoué le crime ou signé des textes en arabe qu'elles ne pouvaient lire. Amnistie International proteste. On entrave du mieux que l’on peut le travail des Avocats sans frontière qui s’intéressent à la cause. Les cinq infirmières sont condamnées à la peine de mort par fusillade.
Pourtant il a été prouvé que l’épidémie de sida avait commencé avant l’arrivée des infirmières. En l’an 2000, les 8 membres des forces de sécurité qui étaient accusés d’avoir torturé et violé les infirmières sont acquittés après une rapide instruction. Un certain nombre d'officiers de police avaient pourtant confessé, par écrit, avoir assisté aux tortures infligées aux infirmières pour qu'elles avouent avoir sciemment contaminé des centaines d'enfants et cela sur injonction de la CIA américaine et du Mossad israélien afin de déstabiliser le régime du colonel Kadhafi.
En secret, les représentants de la Libye et les avocats des victimes négocient avec la Bulgarie (et ceux qui voudraient bien aider) une indemnisation importante et les infirmières pourraient purger éventuellement leur peine dans leur pays d’origine. On annonce la création d'un fond de compensation international au bénéfice des enfants libyens atteints du sida.
FAIT CURIEUX : le montant d’indemnisation jugé équitable (10 millions d'euros par enfants) par le ministre libyen est à peu près équivalent au montant par personne qu’a du verser Kadhafi (jugé « fréquentable » depuis 2004 par les diplomates occidentaux), aux familles des 250 victimes de l’attentat commis par des ressortissants libyens contre le Boeing de la PanAm à Lockerbie en Écosse (soit 2.5 milliards $). Comme les prétendues victimes du sida sont presque deux fois plus nombreuses que les victimes de l’attentat, on devine l’aubaine et les talents de négociateur du Libyen. Et, cerise sur le Sunday, la Libye aurait exigé en prime la libération des deux Libyens emprisonnés en Écosse après leur condamnation pour l'attentat.
Le 25 déc. 2005, la Cour Suprême de Libye, demande un autre procès pour les infirmières bulgares. (À suivre) Kadhafi est gagnant sur toute la ligne…il s’en lave les mains… 1)Les étrangers sont responsables des retards moyennageux de son système de santé et d’éducation.
2) il reprend de L’autre main, avec prime de rendement, les argents versés pour se refaire une virginité (Gus, ne ris pas : en politique, c'est possible , une réputation, une « nouvelle jambe » au plan international.
3) il passe pour un démocrate exemplaire en « respectant » l‘indépendance de « ses » tribunaux.
Trois fois bravo.
(Gus, remarque qu’il n’y a pas de mères … dans la photo, seules les douleurs paternelles ont, semble-t-il, un poids politique. Certains versent dans la subtilité : « Elles ont été payées par les Israéliens pour tuer des enfants musulmans »)
Exit l’insalubrité des hôpitaux de Kadhafi.
17/07/07 “Une fois l’argent en poche, l’affaire est dans le sac”
Le prix des larmes… La valeur d’un enfant… La gravité du crime. Le pardon de Kadhafi, La sortie de prison : $1 000 000. par enfant… au pays de Kadhafi…
Le grand art de sauver la face : l’argent provient d’un fond administré par le fils de Kadhafi… mais dont les provisions sont assurées principalement par la Bulgarie, par les Usa et l’EU.
Ultime prudence cependant : les infirmières se sont engagées par écrit à ne pas poursuivre la Libye pour les 8 ans passées dans les geôles du compatissant dictateur qui ajoute « la compassion et la miséricorde » à ses titres les plus pompeux les uns que les autres.
Une farce tragique… si les deux mots pouvaient faire bon ménage..
On applique à la lettre un principe qui a cours dans certains pays : « Quand le malheur frappe, il importe avant tout de trouver un coupable et de le faire payer » La prudence exige cependant de trouver un coupable qui peut payer… Il faut bien que les avocats servent à quelque chose..
25/07/07. les infirmières de retour en Bulgarie.
Et ruse suprême, faire avaliser le tout par « la loi islamique » qui exigeait la rançon au nom de la justice d’Allah. Pauvre Allah! Une raison de plus pour faire mépriser une religion qui en principe mériterait mieux que ça… Ce ne sont pas les religions qui choisissent leurs fidèles…Thanks God ou Allah ! Pratiquer à fond, (Machiavel passerait pour un saint François d’Assise) l’art de faire monter les enchères politiques : exiger la remise des dettes contractées, récupérer les sommes déjà versées pour l’attentat de Lockerbie, faire assumer par l’étranger les inepties du système et son inefficacité, exiger le retour de l’aide occidentale et la création de bourses d'études pour les jeunes libyens, faire financer la restauration des trésors archéologiques du pays dont le colonel se fout comme de la dernière pluie… sous sa tente …. S’assurer l’aide de la France pour la construction d’une centrale nucléaire… évidemment pour des fins pacifiques.. …Le grand art de se « barguiner » une réputation. Tout ça pour passer désormais comme un individu honorable, compatissant, sensible à la condition féminine, apôtre de l’ouverture. Fréquentable en somme. Un autre qui joue au « petit père des peuples ». Évidemment, Gus, si Kadhafi avait pu prendre femme ou enfants de ton prof en otages, Bof, changerait de langage… et se vautrerait dans des discours sirupeux et flagorneurs…. S’userait la peau (des fesses ?) à force de pratiquer l’à-plat-ventrisme… et jouerait au politicien pour sauver les siens. Maintenant il faudra attendre les suites pour voir si l’exemple ne sera pas contagieux et si les autres pays africains auront bien compris la leçon ou la recette : prenez en otage une demi douzaine de femmes ou de belles âmes compatissantes qui viennent aider votre pays, faites chanter l’Occident pour la remise des dettes, le blanchiment des réputations des politiciens véreux, pour l’ouverture des marchées et l’aide internationale… pour compenser les inepties politiques et les corruptions locales.. … Un retour au troc.. qui marquait le début du commerce, sinon de la politique. Déjà, parait-il, on songe à créer une bourse des otages… Comment vaut un enfant, une vierge, une femme mariée, une veuve, un célibataire, un père de famille, un travailleur étranger, un mercenaire, un journaliste, un membre des ONG, un médecin sans frontières, un homme d’affaires, un soldat, un colonel, un politicien, un français, un américain, Bush ? Seul le marché peut fixer une valeur d’échange réaliste, juste et équitable pour un chacun à titre de monnaie d’échange. On n’a plus les monnaies qu’on avait ! Au moins, comme cas de débilité, l’affaire des caricatures n’avait duré que deux mois. Extrait de LA DÉBILITÉ COMME CAUSE DES CONFLITS.
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