Le clavier de
la vie.
Mutations
et fautes de frappe.
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LE CLAVIER DE Les fautes de
frappe (les mutations) les plus fréquentes et vérifiées. Depuis que les généticiens
nous disent que toute l'information nécessaire pour construire un vivant, en
partie et en totalité, se ramène à quatre signes, à quatre lettres, ils
fournissent au grand public des métaphores utiles pour comprendre les
changements enregistrés dans l'histoire de la vie: des erreurs de frappe à la
source de tout changement. Dans l'ADN ou
l'ARN ce sont des absences, des effacements, des
substitutions, des variations, des répétions, des duplications, des inversions, des déplacements enfin, tout ce qui
peut être considéré comme un accident de parcours ou une erreur de
transcription. Autant d'opérations familières à l'apprenti dactylographe qui,
s'il s'appliquait à transcrire des milliers de fois une chanson de Brassens
aboutiraient, par un miraculeux hasard et un principe de sélection poétique,
à une chanson de Brel. Les mutations
s'avèrent le plus souvent monstrueuses ou létales, parfois elles introduisent
une modification neutre, de rares fois un quelconque avantage. Bien que
l'on soit bien obligé d'en supposer, on n'en connaît pas cependant (par
expérience) qui ont produit des structures nouvelles, avec des
fonctionnalités nouvelles, des organes nouveaux en somme. Tout ce que l'on peut dire
c'est que forcément cela a du se produire puisque les résultats sont là.... mais les mécanismes connus
mis de l'avant (les mutations aveugles) semblent bien sans proportion avec
l'effet attendu ou à expliquer que l'on retrouve au niveau de la macroévolution.
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