TÉMOIGNAGE DE QUELQUES « DÉFROQUÉS »

 

 

 

Patrick Moore

 

 

 

 

 

Un des fondateurs. Il reste avec Greenpeace durant 15 ans. Son PhD confère une certaine légitimité scientifique au groupe. Il est le porte parole du mouvement en matière scientifique. Il considère ses anciens collègues comme un gang de Luddites qui ont fini par dominer une portion importante du mouvement écologique durant les années 80 et qui furent particulièrement habiles à monter des campagnes contre la pollution  qui sont davantage anti-industrialisation, anti-globalisation, anti-corporation et qui ont une allure foncièrement politique.  Il considère ses anciens collègues comme « aveuglément technophobes. »

Il quitta Greenpeace en 1986. « J’étais contre trois ou quatre choses à chaque jour pendant quinze ans, et j’ai  réalisé que j’aimerais être en faveur de quelque chose pour faire changement. …Nous avions réussi à ce que la société voie les choses de notre façon. J’aime à dire, « qu’il était peut-être temps de penser à des solutions plutôt qu’être toujours braqué sur les problèmes ». La lumière se fit pour lui quand il entendit parler de « développement durable ».

Il organisa des « salmon farms » et pris la tête de l’Association…  jusqu’au moment où  Greenpeace entreprit de le démolir en prétendant que ces fermes d’élevage polluaient l’océan. Ses anciens compagnons l’ont traité de tous les noms, allant de la traîtrise à l’opportunisme en passant par Judas pour ceux qui se souviennent d’un certain texte..

Il lutte actuellement pour promouvoir les OGM. Il a  défendu le riz doré qui pourrait prévenir la cécité d’un demi million d’enfants chaque année.  Modifier un gène dans le riz : « Is this Armageddon? » « Le Moyen Age est toujours au coin de la rue »…et il se méfie de l’agenda antiscience  de Greenpeace et de ceux qui les suivent.

« Le mouvement environnemental  a perdu son objectivité, sa moralité et son humanité”

 

 

 

Paul Watson. Membre fondateur.

 

 

 

 

Reproche au mouvement d’avoir abandonné l’écologie scientifique vers le milieu des années 80 au profit d’une doctrine extrémiste selon laquelle l’homme est le cancer de la Terre.

« Ce sont des extrémistes qui ont détourné l’environnement pour suivre un programme qui n’a rien à voir avec l’écologie. Mais vous n’êtes pas d’accord avec un seul mot de leur programme, alors vous n’êtes plus considéré comme un écologiste.  La contestation rationnelle est rejetée. Des dizaines de millions de dollars, et beaucoup de temps, sont dépensés pour des choses qui n’on rien à voir avec l’environnement, mais plutôt avec la désinformation et une hystérique recherche de fonds. Le changement climatique est un autre domaine où des déclarations extrêmes sont faites, sans que la science ait grand-chose à voir la dedans.. » (New scientist. déc. 99).

 

 

John Castel,  capitaine du célèbre «  RAINBOW WARRIOR » se vide le cœur dans The Independant, 12/10/05

 

 

 

 

Where did it all go wrong with Greenpeace? ,,,.- with the power to bend governments and force corporations to bend to its will – (Greenpeace) has been in freefall over many years, in direct relation to an inner moral decline.

….By allowing itself to degenerate into a common or garden corporate machine Greenpeace has traded honour, courage and the creative edge for the temporal safety of Eugène Riguidel et Jonathan Castel à leur sortie de garde à vueconformity in the here and now. In other words, it has bartered its soul.

…Technocrats always believe they are working for the best. …deal that saves Greenpeace expensive litigation in exchange for a promise not to trespass on a certain oil field again. (Greenpeace has, among others, made deals with BP and Exxon to escape financial penalties. In both cases activists directly involved who felt the decisions were counter-productive and perhaps shameful, were not asked their opinion.)

 

 

 

 

Jacky Bonnemain  (permanent de Greenpeace jusqu’en 1885)

 

 

 

 

« Ils sont pourris jusqu’à l’os. C‘est dommage, on aurait pu faire de grandes choses »

« Je dénonce l’absence de démocratie interne dans Greenpeace. Pour entreprendre la moindre action, les capitaines de ses navires sont obligés d’attendre le feu vert de zozos installés dans un bunker à Amsterdam, qui décident en fonction de je ne sais quel impératif médiatique, politique ou économique.»

« Le pouvoir de Greenpeace provient de la complicité des médias qui raffolent d’images avec un peu de pathos et de science. C’est un cocktail parfait. La démagogie exercée à l’échelle mondiale est le meilleur des financiers. » le Quotidien. 13 nov. 91

 

 

 

Bjorn Oekern (ex directeur de GP-Norvège.)

 

 

 

 

Il fut dégoûté par le luxe de ce qu’il appelle la « Greenpeace jet set ». Greenpeace est plus une machine à sous qu’une organisation écologique. L’organisation se ferait le garant de politiciens ou hommes d’affaires auxquels elle fournirait des alibis verts. …

 

 

 

Yves Lenoir (ingénieur) ex membre.

 

 

 

 

« A partir d’un dossier vide, ils  peuvent monter une affaire ».

 

 

 

Le Prix Nobel Paul Crutzen (ancien adhérent)

 

 

 

 

Paul J. Crutzen« Ils m’ont trompé et je suis indigné, car c’est nous tous qui paierons. Ils ont utilisé des données erronées, tant pour le cas de la plate-forme Brent Spar que pour les essais nucléaires français…. Greenpeace fait du tort à la cause des écologistes. »

 

 

 

 

 

 

 

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