Un grand art : la pratique démocratique.

 

 Prof Bof

 

 

A retenir, Gus : une des sentences les plus célèbres du dernier siècle :

 

« La démocratie est le pire des systèmes,

à part tous les autres »

 

Churchill

 

 

Sa pratique relève de l’art,

un grand art de  fabriquer des consensus à partir des  divisions,

de faire régner une paix fragile entre ennemis potentiels,

de croire en l’homme, mais pas trop, de calibrer pessimisme et optimisme,

de tempérer mutuellement idéalisme et pragmatisme dans l’action,

de faire prévaloir un bien commun minimal sur  la multiplicité des égoïsmes,

de  faire naître et tempérer des espoirs qui seront sources de déception constante,

d’endiguer le mal à défaut de le détruire  par crainte du pire,

de partager les richesses sans en tarir les sources,

d'aménager un espace hospitalier aux différentes manifestations de l’humain,

de faire cohabiter un moi et un toi, à la condition minimale qu’ils n’aient  pas l’intention de s’entretuer,

 

de faire exister et limiter une autorité acceptable par tous,

de croire par principe à la Sainte Trinité politique :

établir une fraternité minimale pour concilier liberté et égalité,

ce qui a passé souvent pour un impossible rêve, qui a braqué les populations du vingtième siècle les unes contre les autres, que ce soit au nom de la liberté ou au nom de l’égalité.

Les oppositions souvent symétriques qu’on trouve à l’intérieure des

démocraties  modernes  sont à la fois sa  richesse et sa faiblesse …  que les partis de centre tentent de concilier de leur mieux,  dans la mesure du possible et en tenant compte des exigences du moment.