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Par le Prof Bof |
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(18ième
siècle) Où
enfin la machine travaille plus que l'homme… !!! et
les optimistes croient que bientôt on n'aura plus à travailler... ou si peu. Enfin ! le vieux rêve de l'humanité
est à un siècle ou deux près. Certains, déjà dit-on,
aiguisent leur crayon pour nous préparer à la société des loisirs et nous aider à
lutter contre l’ennuie des temps libres qui menacent l’humanité. Faust * peut entonner son grand air : (*Gus, c'est un
personnage de Goethe devenu personnage d'opéra) |
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à moi les loisirs, à moi les vacances... Bye! Bye! travail. Mon bikini, ma brosse à dent." |
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Mon cher
Augustin, comme d’habitude nous
verrons les avantages et les points positifs de cette évolution du travail
humain ainsi que les conditions sociales qui en ont permis l’éclosion ; nous nous arrêterons également sur les
aspects négatifs, sur les coûts payés en particulier par les premières générations
auxquelles nous devons notre richesse d’aujourd’hui. MAIS AVANT
j’offre ici à ta réflexion quelques éléments en vrac pour une mise en
contexte, sur le progrès, sur l’évolution des derniers siècles, sur les
causes de la richesse et de la pauvreté, sur les valeurs, sur le mérite...
etc. |
Un peu d’histoire….Travail,
technique et richesses.
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Mon cher Gus, un petit
détour par l'histoire s'impose ne serait-ce que pour comprendre mieux les
problèmes d'aujourd'hui... Le problème de
l’heure. A propos de la richesse actuelle des pays dit
développés, s'agit-il... d'une
échappée d'un tiers de la population mondiale hors de la pauvreté millénaire
de l’humanité ou
l'appauvrissement systématique d'un tiers au profit de l’autre ? Problème d'une actualité
criante si l'on veut comprendre certaines formes de ressentiment et des frustrations devenues dangereuses en ce tournant de siècle. |
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Une certaine
version de l'histoire: les colonisations… "Les
Européens étaient agressifs, impitoyables, cupides, hypocrites, dépourvus de
scrupules; et leurs victimes, des êtes innocents, heureux et sans défense,
--des victimes impuissantes et donc exploitées sans vergogne." Résumé par D S. L |
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Gus, il y avait ceux qui
savaient : « Prophétiser que et il y avait ceux qui
pensaient savoir : « La
supériorité technique du mode de production socialiste planifié sur la
production capitaliste, est un fait massif et
incontestable » Maurice Duvergé. Introduction à la politique.
Gallimard. 1964 |
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Comment une collectivité devient-elle riche
? |
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Vieilles recettes pour augmenter la
richesse. |
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La conquête
territoriale, la spoliation et la colonisation. Pratiquée par à peu
près tous les pays qui en avaient les moyens. De l'Assyrie aux
temps modernes en passant par l'Égypte, |
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L'esclavage. Une importation forcée de main d'œuvre (pendant trois siècles par les pays
occidentaux, du dixième siècle à aujourd’hui (Somalie) dans des pays
musulmans) |
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Redoublement de
l’effort. Recette fondamentale
Multiplication
de la main d’œuvre et des heures de travail. |
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A partir du dix-huitième siècle, un fruit semble mur et on tente un nouveau
truc, une nouvelle clé qui ouvre les portes du progrès. Une révolution qui se
préparait mentalement et techniquement depuis la fin du Moyen âge. |
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Si au lieu des armes, du pillage, de l'exploitation, si
au lieu des bras, les siens et ceux des autres, on mettait la tête, la créativité, l’invention au service des bras pour augmenter la force de travail et
multiplier la productivité. On assiste alors à
UN SURSAUT DE L'INVENTION TECHNOLOGIQUE qui débute en Angleterre pour
s’étendre par la suite à une bonne partie de la planète. |
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"A
partir du dernier tiers du XVIIIe siècle, un certain nombre de pays ont connu
la plus profonde mutation qui ait jamais affecté les hommes depuis le
néolithique : la révolution industrielle. Pour la première fois dans
l'histoire, le pouvoir humain de production y est libéré, les économies
peuvent désormais fournir, en les multipliant sans cesse jusqu'à nos jours,
des biens et des services mis à disposition d'hommes toujours plus
nombreux.(...) Peu à peu, tous les domaines de la vie sont atteints et
transformés : travail quotidien, mentalités, cultures." Jean-Pierre Rioux |
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Pour en mesurer
la portée… Si on reculait par la pensée de deux ou trois siècles … Ah
! Quel heureux temps
où le tiers-monde n'existait pas! Où le tiers était l'entier ! (Gus, les tiers sont
des moitiés en mathématiques
historiques) |
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Ah ! Temps bénis où le ressentiment,
la frustration, l'humiliation, la
jalousie, les comparaisons odieuses et humiliantes n'existaient pas et où les tours pouvaient
se tenir debout sans être une provocation. Heureux temps où tous les peuples se dressaient les uns contre les autres par les armes mais
étaient unis dans une même
enveloppante pauvreté. |
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Des spécialistes
ont tenté de comparer les niveaux de vie au siècle précédant la révolution
industrielle en Angleterre (vers 1680). La
conclusion la plus acceptée : de l'Orient à l'Europe le niveau Un
peu partout quelques grandioses monuments,
quelques palais somptueux et la grande masse de la population au
niveau de subsistance (survivre et se reproduire) à peu près comme
dans les pays du tiers-monde d'aujourd'hui. Aujourd’hui
l'écart de revenu par tête entre la
nation industrielle la plus riche, disons Ouille! Le grand écart, ça fait mal ! PROBLÈME
IMPORTANT : découvrir l’origine ou les causes de cet écart qui n’a cessé
de grandir depuis deux siècles. C’est
l’ambition de ce site. |
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Gus, rigolons sérieusement…avant de
passer aux choses sérieuses… Un nouveau Colomb découvre le Vieux monde
Un
pasteur fraîchement nommé dans un bled
du Quart-monde. Ayant
remarqué autour de la chapelle certains abus de nicotine et d'alcool, le
dimanche suivant il s’enflamme et à bout de menaces, il fulmine en
chaire: "Vous allez tous
mourir à 40 ans". L'après midi, grande fête autour de la chapelle. Tout
le monde y est, cigarette au bec et bouteille à bout de bras. Inquiet, le pasteur s'informe: " On célèbre
votre bel optimisme, Monsieur le Pasteur : personne ici au village n'a
jamais dépassé le cap des quarante ans" |
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Celle-ci est tragiquement vraie,
Gus. Causes et effets inattendus… Avant que
Pasteur invente les microbes... Les
fidèles des religions (juive et musulmane), obligés de se laver les mains
avant les repas avaient une longévité plus grande que les autres. Fait
étonnant pour l’époque mais mal leur en pris… En temps de peste ou
d’épidémie, on les accusait d'empoisonner les puits... vu qu'ils s'en
tiraient mieux que les autres. Dans la même veine, Mon cher Gus,
pourrais-tu me dire pourquoi en temps de peste les boulangers mourraient
avant les forgerons ? ….Ce n’est pas une colle mais un fait authentique et un
peu de logique…. |
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Extrait de INDUSTRIE
|
« être sérieux sans
se prendre trop au sérieux » |
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A propos de l’être humain |
Petite histoire des mentalités |
divers |
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(récents) |
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