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Des féministes de pointe défendent l’excision comme un défi au colonialisme et à l’impérialisme de l’Occident |
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A propos de l’être humain (12 traits
SPÉCIFIQUES) (hasard et finalité) (nature et pRATIQUE) SEXUALITÉ (SPÉCIFICITÉ HUMAINE
ET PRATIQUE) AGRESSIVITÉ (SOURCES
ET CONTRÔLE) TRAVAIL (Nature,
ÉVOLUTION historique) Petite histoire des mentalités (MYTHE, MAGIE, ETC.) CONCEPTS ET PRINCIPES
NOUVEAUX, (moyen age) (16ième siècle) |
Gus, le relativisme n’a pas fini de faire des
siennes… Pur produit de l’Occident, il serait impossible de juger
une pratique objectivement au-delà de la culture dans laquelle elle
s’insère…Une fois admis ce principe, les
conséquences ne font que découler de source. Et les idées ne sont plus
que de vulgaires tartres à la crème… que l’on peut
se lancer et relancer jusqu’à lassitude. A propos de la pratique de l’excision, s’il
fallait sen remettre aux faits, les statistiques font frémir,
d’un frémissement évidemment occidental, colonial, ...Les chiffres sont pourtant éloquents :
en Angleterre, pour demeurer en Occident, il y aurait 65 000 femmes
excisées. Opération produite dans la majorité des cas avant leur arrivée au
pays. Malgré les interdictions,
on soupçonne que 7 000 fillettes du pays sont susceptibles
d’être victimes de
mutilations génitales… Les cultures sont les cultures, que
peut-on en redire ? En Angleterre, on propose des opérations qui
répareraient les excisions pour celles qui le voudraient… Il
n’est jamais trop tard… pour s’occidentaliser… Mais
il semble bien que ce soit une course contre la montre. Un professeur d’études
féministes à l’Université Florida Atlantic, Dr Njambi, originaire
du Kenya, ne voit dans l’interdiction de l’excision qu’une
vision occidentale de ce qu’est un corps normal. Défendre
l’excision est une mission d’avant-garde des féministes
africaines. L’impérialisme des féministes
occidentales est remis en cause
au sein de l’Américain Anthropological
Association par les « féministes multiculturalistes nouvelle vague » qui se
portent à la défense de l’excision. Une pratique que l’on attribuait à
l’ignorance se voit sublimée dans des « ismes » universitaires. Tous les arguments sont bons. On commence même
par donner l’exemple. Des
anthropologues africaines sont elles-mêmes
excisées ; des américaines,
adultes, seraient
retournées en Afrique pour subir l’opération, histoire de
renouer avec leurs racines, de plonger dans le vécu ancestral. Elles y
voient des avantages esthétiques… et on sait que les occidentaux
ne se gênent pas dans
l’usage du bistouri
pour la recherche de la
beauté… Elles y voient
surtout un rite initiatique
important pour les femmes, un rite qui fait partie de leur patrimoine culturel. Elles ne voient pas pourquoi
elles seraient obligées de
se plier aux canons occidentaux
de la séduction et de la sexualité féminine. Les effets positifs compensent les effets négatifs. C’est
mieux que de se voir victime du
colonialisme et de l’occidentalisation, pire encore si le modèle
vient des USA. C’est une autre cause à inscrire sous la bannière du post-post
féminisme. L’excision,
avec ses lettres de noblesses ou son camouflage MGF
(mutillation
génitale féminine) permettrait de s’intégrer
à la communauté, de se sentir bien chez soi, de se marier, tout en sauvant
l’honneur de la famille. Elle permet d’éviter la
discrimination,
d’être méprisée comme impure et inapte au
mariage. Et la religion dans tout ça. ? Les
autorités sont divisées. Dernièrement le grand Mufti du
Caire appuyait le Haut commissaire politique aux affaires
religieuses : « L’excision
est totalement interdite par l’islam en raison de ses effets physiques
et psychologiques néfastes » Mais d’autres
autorités sont plus indulgentes et
l’un des théologiens les
plus influents du monde arabe (Yousuf Al-Qaradawi) a toutefois
émis une fatwa favorable à l’excision : « Celui qui pense que l’excision peut avoir des effets positifs
sur ses filles devrait la pratiquer et personnellement, je
soutiens cette pratique que je juge nécessaire dans le monde moderne.
L’excision améliore la santé de la femme et ses relations
conjugales. Mais si quiconque
choisit de ne pas la faire, il ne commet aucun péché. »
Le théologien s’en remet
finalement au conseil du
Prophète, de "ne pas
dépasser la limite",
c’est-à-dire, ne pas enlever la totalité du
clitoris. » Gus,
un petit scrupule, un
sauve qui peut pour la fillette à la dernière minute. A moins qu’il faille
interpréter les conseils du Prophètes dans le sens de ne se
limiter qu’à la clitoridectomie…Ce qui est, malgré les apparences, un assez
gros morceau… Dans les pays d’Afrique, deux millions de
fillettes par année seraient « enculturées »
(Gus, un beau mot, ça fait moins mal)
à leur propre nation ou ethnie
et feraient ainsi un pied de nez aux séductions de
l’Occident. Et les observateurs de l’évolution de la
pensée moderne s’attendent pour bientôt à une remise au goût du jour, par
une nouvelle avant-garde, de l’esclavage, de la mise au
bûché des veuves, du
sacrifice des vierges pour que le soleil se lève, etc…. Gus, une petite page de l’histoire, plutôt
un entrefilet, qui nous donne une petite leçon de multiculturalisme. (Gus, Bof
l’a déjà cité quelque part mais il ne le retrouve
plus… Perdu quelque part dans les 600 pages… mais j’y vais
de mémoire quant à l’essentiel)
Au
19ième siècle, le Vice-roi
des Indes, le digne représentant de la reine d’Angleterre, voulait proscrire la pratique de
brûler la veuve sur le bûcher
avec son mari défunt. On protesta au nom des traditions et des coutumes
ancestrales…
« Nous aussi, dit-il,
nous avons une vieille coutume. Nous pendons ceux qui tuent les femmes
innocentes par le feu… Élevez vos bûchés selon votre
coutume. Nous, nous érigerons à
coté, selon nos coutumes, des potences pour pendre ceux qui forceront
les veuves à monter sur le bûché » Gus, une vraie
leçon de multiculturalisme. |
(récents) islam, islamisme, mahomet et le
coran. (fACTEURS,
ÉVOLUTION) pOLITIQUE,
ÉCONOMIQUE. vALEUR ET DANGERS HISTOIRE
ET TECHNIQUES. SUITE. Petite histoire des mentalités |
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