Le « Digest » du giec   (IPCC),

 cul par-dessus tête…

 

 

 

 

 

Gus, deux belles histoires édifiantes.

 

Dans l’hôpital X, on permet au chirurgien de procéder à  l’opération chirurgicale même si  les  tests de laboratoire  et les épreuves  des radiographies  ne sont pas encore arrivés. De toutes façons on ajustera les tests selon  les résultats de l’opération…

 

 Des ingénieurs  lancent  la construction d’un pilier de pont même si les résultats des forages et des tests sur la nature du sol  ne sont pas encore terminés.   On ajustera   les résultats des sondages selon la solidité du pilier.…

 

Gus, ce sont deux histoires idiotes sorties du cerveau de ton Prof….

 

Mais ces pratiques  aident à comprendre un peu ce qui se passe à ces grandes messes écologiques que sont les rapports  du  comité de l’ONU pour  l’étude du réchauffement climatique, le GIEC.   On  sert tout d'abord comme apéritif  un résumé à l’usage  des « faiseurs d’opinion »  et des « décideurs »… et  les études qui fondent ces résumés seront  publiées  quelques mois plus tard une fois que l’impact médiatique aura  joué à fond… Et souvent des voix se sont levées  parmi  les scientifiques qui font partie de l’auguste aréopage pour se plaindre que les conclusions (du Digest) ne correspondaient pas toujours avec l’ensemble des recherches, surtout quant au degré de certitude  des pronostics habituellement alarmistes. Certains ont même cru devoir démissionner  pour maintenir leur intégrité scientifique et ne  pas  voir leur pensée travestie… même si c’est pour « la cause ».

 

Le Digest de cette année, l’apéro ou la mise en bouche,  est déjà publié solennellement avec fanfares et trompettes… et au mois de mai  on aura droit  aux études (1600 pages) qui fondent ces conclusions  où les spécialistes, par opposition aux fonctionnaires et aux politiciens, pourront mesurer la concordance entres le Digest et  les Études.

 

Le rapport (dans son résumé) est moins pessimiste  et catastrophiste à certain point de vue que le précédent… …Beaucoup moins en tous cas que Al Gore quant à la hauteur prévisible des océans en fin de siècle. Le réchauffement climatique  semble bien attestée et s’accentuer. On pose comme cause  les gaz  a effet de serre… et on identifie avec plus de conviction et de certitude le grand coupable, l’homme et la civilisation industrielle.  (en quatre ans le degré de certitude de cette dernière opinion est passé de 60% à 90%)

 

Pourquoi pas 100%? Que loge ce 10% en fait d’incertitude. (Bof bientôt mettra en ordre  un bon ensemble d’objections, d’hésitations  ou d’hypothèses rivales… qui  permettent à d'autres chercheurs qu’on voudrait légalement faire taire (comme pour les négateurs de l’holocauste)  d’être plus dubitatifs quant au fait que l’homme soit la cause principale (sinon unique)   du réchauffement d’un degré fahrenheit au cours du 20ième siècle et de quelques 2 ou trois degrés prévisibles pour notre siècle)

 

Gus, je  présente ici textuellement des extraits d’un rapport  par quelqu’un qui semble bien  connaître (de l’intérieur ?!), mieux que Bof en tous cas,  les politiques et le fonctionnement du GIEC.

 

C’est traduit  en français de l’italien.

 

Rapport sur le climat : la grande escroquerie,

par Fabrizio Proietti
Svipop (Milan)

C’est une preuve flagrante, la démonstration définitive des catastrophes à venir causées par le réchauffement de la planète, si on n'agit pas immédiatement. Mais le Rapport sur les changements climatiques présenté aujourd'hui 2 février à Paris est plutôt “une fumée sans feu”, une véritable escroquerie bien organisée dont l'opinion publique fait les frais, avec la complicité des politiciens et de journalistes.

Les scientifiques de l’IPCC…., n'ont pas présenté en effet le très attendu IVe Rapport, qui comptera trois volumes pour un total de 1600 pages, mais seulement douze misérables pages d’un “Résumé à l’intention des décideurs”


On y découvre un plateau d’arguments préfabriqués à partir de scénarios apocalyptiques sur l’avenir de la planète, recommandant de prendre sans tarder une série de décisions politiques avec – lisez bien — l'objectif de déconsidérer les coûts de l'énergie et ralentir les économies occidentales. Le plus beau est qu’on ne pourra vérifier la pertinence de ces données scientifiques, parce que le vrai Rapport — de même que le résumé des diverses sessions — sera tenu secret jusqu' en mai.

Précisément, le IVe Rapport sur les changements climatiques ne sera rendu public que lorsque l'effet recherché par l’IPCC sera atteint, c’est-à-dire que la plus grande pression possible sur les gouvernements et sur les dirigeants qui résistent encore au Protocole de Kyoto et aux autres mesures de l'écologisme radical aura joué.

Ce qui est curieux, c’est que dans trois mois, "le Rapport sera revu et révisé", selon les procédures du Groupe d’experts décrites dans un document de l'IPCC. Dans quel sens sera-t-il revu ?
Le document l’indique de manière inquiétante : "Les changements faits après l'approbation du groupe de travail (réuni depuis lundi à Paris, Ndlr) seront nécessaires pour en assurer la conformité avec le résumé à l’intention des décideurs." En pratique, premièrement, on fait la synthèse pour les hommes politiques, puis on ajuste les données pour la confirmer.

On conviendra que c'est un procédé bien étrange pour un rapport scientifique. Normalement, on devrait présenter l'étude afin que d’autres savants puissent en vérifier la crédibilité à travers l'examen de la méthode, des données, du procédé utilisé. Puis éventuellement, les hommes politiques décident des moyens pour obtenir les résultats recommandés. Et ici, on fait le contraire.

Des doutes aux certitudes

Ceci est trop inhabituel et contraire à la logique et au simple bon sens pour ne pas soulever des doutes. Doutes qui deviennent certitude quand on enquête un peu plus sur l'IPCC et que l’on découvre que des savants illustres, désireux de faire de la science et non de la politique, ont été marginalisés ou contraints à la démission de l’IPCC, en particulier depuis 2002, et depuis l’arrivée du président Rajendra Pachauri (Inde).

Ainsi, il faut lire la
lettre du 17 janvier 2005 où Christopher Landsea annonce sa démission de l'IPCC.  Landsea, membre du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA),

 

est un des meilleurs experts mondiaux des ouragans tropicaux ; il avait déjà participé à la rédaction du IIe et IIIe Rapport de l'IPCC (1995 et 2001), où il était montré clairement que le réchauffement de la planète n'a aucun effet sur l'activité et la fréquence des ouragans dont le cours cyclique est resté inchangé ces dernières décennies, et le restera probablement dans les prochaines.

Le 24 septembre 2004, Landsea saute de son siège quand les plus grandes chaînes télévisées du monde (et toutes les agences et journaux à leurs suites), rapportent les déclarations de Kevin Trenberth — le savant nommé rapporteur principal du chapitre sur lequel travaille Landsea — qui, dans une conférence de presse convoquée expressément, affirme au nom de l'IPCC que les ouragans qui ont ravagés récemment les côtes américaines étaient dues au réchauffement climatique. Après avoir vérifié attentivement ses sources, c'est-à-dire l'enregistrement intégral des déclarations de Trenberth, Landsea engage une copieuse correspondance avec les dirigeants de l'IPCC pour demander des explications sur de telles affirmations qui contredisent clairement et les conclusions des savants de l'IPCC, et toute la littérature scientifique sur le sujet.

Les réponses du président de l'IPCC, Rajendra Pachauri, sont déconcertantes : il minimise l’affaire en parlant de l’exagération des journalistes (comme à l'ONU, c’est toujours la faute des journalistes !) et du droit des savants à défendre leur propre opinion. Landsea insiste, l'évidence des faits est accablante : les

(Il y a deux ans, Bof publiait copie de cette lettre

 

Dear colleagues,

After some prolonged deliberation, I have decided to withdraw from participating in the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). I am withdrawing because I have come to view the part of the IPCC to which my expertise is relevant as having become politicized. In addition, when I have raised my concerns to the IPCC leadership, their response was simply to dismiss my concerns.

…….

I personally cannot in good faith continue to contribute to a process that I view as both being motivated by pre-conceived agendas and being scientifically unsound. As the IPCC leadership has seen no wrong in Dr. Trenberth's actions and have retained him as a Lead Author for the AR4, I have decided to no longer participate in the IPCC AR4.

 

Sincerely, Chris Landsea

 

Attached are the correspondence between myself and key members of the IPCC FAR, Download file.

Posted on January 17, 2005 11:39 AM

 

journalistes ont exactement reporté les propos de Trenberth, il a parlé au nom de l'IPCC, pas à titre personnel Mais il doit se rendre à l’évidence. Il se heurte à un mur et il doit choisir : trahir sa crédibilité scientifique et humaine pour demeurer dans l'Olympe des savants "officiels" du climat – ceux qui vont à la télévision et qui touchent des ponts d’or à l’ONU — ou rester un savant authentique et démissionner. Landsea choisit la seconde voie mais il explique à ses collègues ce qu’est vraiment l'IPCC et pourquoi on nous expliquera encore que le prochain ouragan sera dû au réchauffement climatique causé par l'homme.

Or le cas de Landsea n'est pas unique. Peu après la démission de Landsea, en Grande-Bretagne, le professeur David Henderson, chef économiste de l'OCDE, intervient devant la Chambre des Lords pour démontrer les tonitruantes "erreurs" des modèles mathématiques utilisés par l'IPCC pour développer ses projections sur les futurs accroissements de température, au point que “l’IPCC ne doit pas être vu comme une source scientifique représentative et influente".

Peu avant, un autre climatologue connu, l’Australien John Zillman, démissionnait du bureau de l'IPCC (où il siégeait depuis de nombreuses années en dénonçant sa dérive idéologique). Et il est facile d’identifier en Pachauri, le président de l'IPCC, le principal responsable de cette dérive.

Plusieurs fois, Pachauri, ignorant son rôle institutionnel, s'est présenté comme un activiste du respect de l'environnement qui impute à l'homme tous les problèmes de la planète. Par exemple, à la fin de 2004, il signa la préface du rapport alarmiste rédigé par la New Economics Foundation britannique, déclarant à l'agence Reuters qu'il espérait que le prochain Rapport de l'IPCC, dont on parle dans ces jours-ci, “produise un message encore plus fort". C’est fait. Pachauri a obtenu ce qu’il désirait. Mais attention : ce “message fort” n’est pas scientifique, il est idéologique et politique. Et c’est une escroquerie.

…..
Tiré de   Svipop-Sviluppo e Popolazione (Milan), c' est une publication du Cespas, (Centre européen d’études sur la Population, l’environnement et le développement)

 

Gus, en rappel, voici ce que ton Prof écrivait  il y a deux ans à propos du fonctionnement  du Giec (IPPC)

 

C’est une œuvre de trois groupes de travail.  Des fonctionnaires font un relevé des publications scientifiques sur le sujet, font un tri,  en font une synthèse qui est soumise à un groupe de chercheurs répartis dans différents pays (à compétence variable selon les pays, on est à l’ONU), qui annotent ce premier rapport. Ce document est peu diffusé dans le grand public. On  ne connaît surtout que le rapport final qui a été repris par des représentants des gouvernements, des politiciens et des écologistes, pas nécessairement par des scientifiques.  Les idées ou le degré de certitude conféré  aux hypothèses varient selon les étapes de rédaction. Alors qu’au début, au niveau des scientifiques, on disait que la précision « des estimations sur le réchauffement climatique continue d’être limitée par des incertitudes », on arrive à affirmer dans la version finale que l’essentiel du réchauffement depuis les cinquante dernières années a manifestement été provoqué par un accroissement des gaz à effet de serre.

 

Les journalistes en feront un sujet à la mode et la compétition est ouverte à qui  versera le plus dans le catastrophisme, Hollywood aidant.

 

 

Tant qu’à en être à des reprises, cet autre rapport qui nous touche de près….

Le rapport de l’étude commandée par  l’Arctic Council (huit  nations contiguës) (27/10/04)

L’arctique est la première région à subir les effets du réchauffement climatique. La calotte de glace aurait fondu de 15% au cours des trente dernières années.

Deux causes sont invoquées : la neige ou la glace reculant, la terre découverte absorbe plus d’énergie solaire et l’air froid des sommets se mêle moins bien avec celui des latitudes inférieures. D’autres facteurs peuvent aussi accélérer  quelque peu le processus : la sur pêche et l’augmentation de la population.

Des avantages sont prévisibles : croissance du stock de poissons, meilleures perspectives pour l’agriculture et la croissance des forêts en quelques régions et de nouveaux passages par les eaux arctiques pour la navigation. Le pétrole et le gaz seront plus faciles à extraire en raison de la fonte du permafrost.

Les  inconvénients prévisibles : très probablement de graves conséquences pour les ours polaires, les phoques qui vivent sur les glaces et les populations pour lesquelles ces ressources animales sont nécessaires.

 

Dernière hypothèse (Rigor, Wallace, 2005) : la fonte des glaces dépendrait prioritairement du phénomène d’oscillation arctique (différence de pression entre celle des pôles et celle de la zone médiane du globe). En position extrême positive comme durant les années 1990, les vents se sont développés de telle façon à « pousser » les glaces les plus épaisses et les plus vieilles dans l’océan Atlantique. Les glaces de remplacement plus jeunes, moins épaisses ne pourraient se reconstituer complètement entres les phases  de fonte (été) et  de gel (hiver) 

 

 

Ceci dit, Gus, ne te sens pas obligé de paniquer devant  les discours des activistes qui ont un agenda caché et qui manipulent les faits en fonction de leur objectif et qui sont en concurrence pour savoir  qui nous annoncera la  pire calamité (pour passer au journal du soir)  et même devant les plus coriaces  qui commencent  déjà à se réjouir de la disparition de l’homme ou plus modestement de la disparition   de l’homme occidental. Il y a deux ans je te donnais rendez-vous à Amsterdam pour 2007 parce qu'un prophète de malheur  avait prévu que les  digues cèderaient… l’année n’est pas encore terminée…Tiens donc ton maillot  de bain à portée de main.

  Des scientifiques sérieux se demandent si justement le catastrophisme à la mode chez certains  ne dessert  pas  la cause de l’écologie que l’on distingue prudemment de l’écologisme.

 

Ce qui n’empêche pas de te comporter en citoyen responsable. En place de la panique névrotique qui empêche de ce temps-ci les enfants de dormir, tu  dois user quand même   de prudence, de la prudence  qui est une vertu de l’intelligence (de jugement) et qui fait partie  du lot de ce qu’il est convenu d’appeler la sagesse de l’homme.

 

La prudence de tous les jours (en tous temps)  conseille d’éviter tout gaspillage..

Des progrès énormes dans les mentalités sont en cours et ce n’est pas terminé. La récupération et le recyclage sont entrés dans les mœurs, au moins dans les pays avancés qui, il faut l’avouer, sont ceux qui dépensent le plus et sont en mesure de gaspiller davantage.

 

Évite le gaspillage de l’énergie : tu  peux encore te chauffer quand il fait -30 centigrade même si tu empêches, ce faisant,  ton beau pays d’atteindre l’objectif fixé par  le protocole de Kyoto  mais tu peux éviter toutes les dépenses d’énergie qui ne sont dues  qu’à la vanité, , à  la paresse ou à l’ostentation  et qui sont le fait de gens   qui sont obligés  de compenser par la force de leur moteur ou de leur accélération ce qu’ils manquent au niveau des couilles ou des cellules nerveuse. (Gus, entre nous,  que penses-tu des filles ou des garçons ( pour ne pas être sexiste) qui succombent aux charmes d’une grosse cylindrée, de  ses pétarades et (prix à payé) de son propriétaire béat.)

 

Et si jamais tu voulais te consacrer à une carrière scientifique, sois le sauveur qui inventera le charbon et le moteur non polluants. Si l’on regarde tout ce qui est sorti de la Silicone Valley depuis 20 ans, Bof a confiance que toutes les concentrations  d’énergie cérébrale permettront de résoudre les problèmes que l’humanité a à affronter… comme elle en a toujours eus (et le plus souvent des pires… avec moins de moyens.)

 

En attendant, à défaut d’invention, si tu te sens une âme missionnaire, fais-toi le propagandiste du Viagra, au moins chez ceux qui se croient obligés de tuer un rhinocéros pour pouvoir récupérer leur virilité défaillante avec la corne du pachiderme…

 

Le ressort caché et inconscient de l’alarmisme est de tenter de résoudre les problèmes du futur avec les moyens du présent.

 

Et ne pas oublier que quand un homme se sent étouffer, il a habituellement le réflexe de desserrer sa cravate… avant de se suicider.