Monsieur
Jesse Jackson
s’en prend aux
couilles de Monsieur Obama.
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Il
aurait même voulu les couper, c’est du moins la traduction que les journaux
moins pudiques donnent au mot caché, que Jesse Jackson aurait prononcé
avant un interview, off record,
devant un journaliste mais qu’un
traître et hypocrite micro aurait saisi. Quel
crime Obama aurait-il pu commettre pour se mériter ce châtiment d’un autre âge
? Un appel au meurtre, à la trahison ?
un viol collectif ? Pas
tout à fait, un simple appel à la
responsabilité personnelle qui, pour Jesse Jackson, équivaut à
manifester un évident mépris à l’égard
des mâles noirs. Dieu
seul sait comment l’orgueil des mâles est fragile, peu importe la couleur.. . de l’orgueil ou de la peau. Et
Bof qui écrivait, il y a quelques
années, qui si tous les mâles reprenaient leur poste de responsabilité on
assisterait à un encombrement sur les autoroutes. Il se serait sans doute mérité un autre
supplice à la mode au Moyen-âge : il aurait été sans doute empalé, pour
rester dans la même gamme de supplices. ET
LES FAITS. Obama, le jour
de la fête des pères, lui qui n’a pas connu de père, a osé rappeler que la responsabilité des pères ne s’arrêtait pas au jour de la
conception … et d'enchaîner en
affirmant que l’absence des pères,
est, pour une part, la cause des problèmes qui affectent la communauté noire. Pour
Jesse Jackson, c’est un mépris évident pour les mâles noirs…. qui,
semble-t-il, ne peuvent être
coupables. C’est un crime de lèse-couleur. L’innocence bafouée. Les causes, les vraies causes, sont toujours extérieures à l’individu… Gus, c’est un langage auquel on est
habitué, l’innocence programmée,
institutionnalisée. Comment se
fait-il que Monsieur Obama ne puisse voir « la responsabilité
morale collective du gouvernement et de l'ordre public dans
l’irresponsabilité des mâles noirs…» et pourquoi ne pas s’attaquer plutôt aux
vraies causes, le chômage, la crise des hypothèques et le nombre de noirs en
prison… Pas coupable, Monsieur le Juge, et la lame de la guillotine rebondit sur le
cou de l’innocent. |