Le protocole de Kyoto ou le  radeau de la Méduse.

Au royaume des aveugles, l’« effet de serre » est roi

 

 

Gus, Bof a trouvé ce texte du

Monde diplomatique sur Internet…

Il date de 2002

La conclusion est éloquente

 



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En fait, l’objectif retenu par le protocole de Kyoto est dérisoire. De l’avis de certains experts, cela correspond à une réduction de 0,06o sur une hausse de 2° envisagée pour 2050, soit 3 % de l’effort à réaliser pour freiner effectivement le réchauffement. Pourtant, après avoir dénoncé la mollesse et les faiblesses de ces propositions, les organisations écologistes se sont accrochées à ce texte comme à un radeau de la Méduse. Dans leur sillage, les médias et certains gouvernements se sont lancés dans une défense contre-productive, voire dangereuse.

En effet, deux hypothèses s’offrent à nous : soit le réchauffement est une fiction, auquel cas tout cela ne sert pas à grand-chose ; soit il est réel, et alors il devient indispensable d’agir vraiment et non pas de réaliser 3 % de l’effort minimum nécessaire .

 

D’aucuns objectent, de bonne foi, que le protocole de Kyoto est un « premier pas dans la bonne direction », mais quand on constate les difficultés incroyables rencontrées par les pays industrialisés pour parvenir péniblement à ces 3 %, comment peut-on sérieusement espérer mettre en oeuvre des efforts trente fois plus importants (c’est-à-dire les autres 97 %) dans un délai raisonnable ? ……


Si l’on peut se permettre une métaphore, les experts qui ont porté « Kyoto » sur les fonts baptismaux ont concédé que l’humanité était peut-être devenue folle, que notre modèle de « développement » correspondait potentiellement à foncer vers un mur à une vitesse de 100 kilomètres à l’heure , et en ont déduit qu’il était urgent de réduire cette vitesse à... 97 kilomètres à l’heure !

Frédéric Durand, Le monde diplomatique (2002)