MALTHUS REVISITÉ
OU MIS AU GOÛT DU JOUR
Par
le Prof Bof.
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Nous sommes
trop nombreux à respirer, à émettre ce fameux carbone, condition fondamentale
de la vie, qui par un certain retour, au moins médiatique, des choses, est
devenu engin de mort, crée l’effet de serre qui nous menace et met la planète
en péril. Les écolos bon ton en sont à mesurer à la
tonne la dépense en Co2 d’une vie humaine. L’empreinte écologique d’un bébé à naître
est énorme…Rendu à 80, à l’âge de la
prostate, il aura émis dans l’atmosphère,
dans un dernier râlement, 9.3 tonnes
de CO2, pas un
kilo de moins. Et il est temps d’y penser plutôt que de commencer à paniquer
pour savoir si on aura une place en garderie pour le poupon quand il aura 3
ans. Il
importe qu’un chacun (à défaut les parents), pour être politiquement et
écologiquement correct, prévoit d’acheter des droits d’exister et de respirer
dans les bourses du carbone. Ce
poupon est déjà perçu comme un criminel, à tout le moins comme une
nuisance publique en regard de
l’environnement; il respirera comme tout le monde, un de plus, c’est
un de trop aurait dit Mao. Naître est
le premier crime contre l’environnement,
contre les autres espèces et contre la planète. Homo exterminator.
Les variantes du Malthusianisme. Dans
la première version du malthusianisme, l’augmentation de la population devait
se buter à l’extinction des ressources
et condamner l’humanité à la famine et
à l’élimination … La
version moderne, chic, politiquement correcte, à laquelle Malthus n’a pas pensé, par manque
d’imagination, est que l’augmentation
de la population est perçue comme une menace à la biodiversité et à la
planète,…, non plus à cause de l’extinction des ressources, mais en raison de la surconsommation et de la surproduction des
biens. On
est passé des malheurs du peu aux
malheurs du trop. Mais le
pessimisme est toujours le même, peut-être pour les mêmes raisons que, avec
un peu de chance, un psychanalyste
mettra à jour… un jour….
C’est a priori un dogme. Gus, imagine la prochaine cause qu’on invoquera pour
justifier la prochaine version
du pessimisme.…. (un trop plein du ciel
ou de l’enfer ?) Quant
à réchauffer la planète, autant
s’acheter une chaufferette que d'avoir des enfants. A moins de leur
apprendre, par la force au besoin, à
ne pas respirer. Ça s’apprend parait-il, avec des méthodes modernes
d’enseignement… surtout celles mises au point dans les cours d’écologie. |