A propos de l’interférence des « nutriments »
Le fin du fin en
matière de nutrition
(Cette
capsule pourrait servir de complément au thème sur le NUTRIONNISME…)
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Bof croit au miracle. Sa propre naissance fut probablement
miraculeuse. Comment sa maman put faire un bébé
pétant de santé, elle qui était d’une ignorance crasse et qui ignorait
bêtement que notre « intestin absorbe plus facilement le fer hémique que le fer non hémique.
De plus comparée à l’absorption du fer Oh! bienheureuse ignorance qui valut un tel fils à une telle mère qui ne se servit que de sa tête qui n’était
pas farcie des derniers dicta scientifiques..…au goût du jour (Gus,
il y a un palmarès même là) …
et des chroniqueurs (ses) à la
petite semaine.…
dans l’hebdo local. Gus, Bof
est perplexe et se demande comment il se fait que le continent qui est le plus fort producteur de matière
humaine est probablement dans une
ignorance tout aussi crasse de
l’interférence du fer hémique et de…. Continent
quatre fois plus fécond que les
populations qui sont supposées être au
courant des dangers que peut causer
l’interférence des « nutriments »… Bof y pense tout à coup.
Ces populations si fécondes
n’ont peut–être pas assez de « nutriments » pour provoquer
des interférences., « Voilà pourquoi votre fille n’est pas
malade » dirait Molière. De fil en
aiguille… Plus tard, la dite maman se procura comme toutes les familles son Spock, le
livre non romanesque le plus édité après Le veuve du docteur Spock,
Mary Morgan, met au compte d’une inspiration divine cette intuition de dernière
heure qui a figuré dans toutes les éditions de l’ouvrage. Depuis cette phase de
débroussaillage en éducation, une
armée d’experts s’est précipitée pour
exploiter le filon. Et aujourd’hui, Mary
Morgan, y va de son
commentaire : «Ce que nous avons
fait avec les experts en éducation est
de dire aux parents qu’ils ne connaissaient
rien et qu’ils devaient s’en remettre à quelqu’un d’autre (Gus, un Jos connaissant) pour faire ceci ou
cela. On a ainsi miné une partie de cette grande sagesse qui nous a été
impartie : ce que nous
savons intuitivement. Je ne dis pas que les experts sont dans
l’erreur. Je dis seulement que cette
attitude a miné la confiance en soi des parents » Et elle ajoute « Nous
avons éliminé la joie d’élever des enfants » ...évidemment chez ceux qui névrotiquement ont
cultivé une dépendance vis-à-vis toute forme de pseudo ou réelle
expertise… Et le Dr Spock
constatait à la fin de sa vie : « J’insiste sur le fait que la philosophie américaine courante sur
l’éducation des enfants peut être très dure pour les parents et générer de la
confusion dans l’esprit des enfants à moins que les parents eux-mêmes n’aient
bénéficié d’une éducation particulièrement stable et bien orientée pour s’y appuyer. On
insiste trop sur la crainte négative d’un
mauvais ajustement de l’enfant. Les objectifs sont
trop vagues et ne peuvent guider positivement les parents ou les
enfants vers les finalités de la
famille, de la société et de la
religion. » Et Bof rejoint ainsi le thème
antérieur: des nutritionnistes farouches ont fini chez certains par éliminer la joie ou le plaisir de manger… à s’épuiser à enquêter, comme des Colombo
de la bouffe, sur les « bons »
nutriments dont on attend la joie de vivre. Ce que le gouvernement
américain, par l’intermédiaire du Food And Drugs Adm., rappelait il y a quelques années dans
un document qui se voulait solennel : la nourriture n’est pas
prioritairement un objet de crainte mais de plaisir… (Évidemment manger « avec crainte et tremblement » en
révisant son testament est un luxe de
pays riches que ne connaissent pas les Biafrais ou les populations dans la même situation. Pourtant
les bébés biafrais avec leur ventre ballonné
semblaient annoncer l’obésité
de nos bébés d’aujourd’hui. On n’a plus les maux qu’on
avait. Gus, pratique l’art de manger « avec ta tête » sans être
catastrophé… Sinon tu vas mal digérer…et tu vas être malade. |