DE LA MISÈRE COMME RESSOURCE NATURELLE

 

 

 

 

 

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Dans le NYT du 26/11/10

 

Misery is Haiti’s stock in trade, more so now than ever. With every announcement of a further katastwof, or catastrophe — an aftershock, the rainy season, a cholera epidemic, a potential hurricane — the chink chink chink can be heard from across the sea.

 

In a way, misery is a natural resource as corrupting as any diamond or gold mine, or the discovery of a lake of oil beneath a desert. This realization may in fact explain the inaction of Haitian leaders so far, including the bizarrely silent and invisible Haitian president, René Préval. As long as the people are homeless and hungry and sick, money will keep on flowing from the outside.

 

Haitian politicians are traditionally talented at only one aspect of the exercise of power: enriching themselves. This is not surprising. For most elected Haitian officials, their job in the legislature is their first ever regular job, and the salary they receive is often their first ever regular paycheck »

 

Amy Wilentz, the author of “The Rainy Season Haiti, Then and Now.”

 

      Gus, une ligne d’espoir “ que ce ne soit pas vrai”

 

   Cultiver la misère comme ressource naturelle.

La pitié comme richesse vaudrait bien quelques mines d’or. 

 

La perfection est dans le détail. Gus, parait-il, qu’il y eut un temps, où, ailleurs, on coupait le bras d’un enfant pour en faire un meilleur mendiant.

 

 

 

Et ceci semble confirmé par un  témoin  fort respectable de l’aventure haïtienne et ex-vice-président de Reporters sans frontières, François Bugingo, journaliste. Québécois, d’origine congolaise et auteur d’un film sur le Rwanda.

 

« Chaque fois qu’il y a un problème, que ce soit des inondations ou le séisme, la communauté internationale promet de l’aide. Cette culture d’aide infantilise et déresponsabilise la société haïtienne. Quand Haïti est frappé, les Haïtiens regardent naturellement vers l’extérieur pour les solutions. »

 

Il raconte une anecdote.. «  pour expliquer comment la reconstruction  d’Haïti est bloquée par une culture de l’inaction, par les beaux discours et les effets de manche qui n’ont pas de résultats sur le terrain. »

 

 La presse. 12 janv. 2011