Bof, courageusement,
se
porte à la défense du droit de mourir des obèses.
Ils ont droit de mourir comme tout le monde.
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Ah ! le joli petit michelin ! Gus, hier soir Bof s’est permis une excellente entrecôte
avec sauce au poivre “alla marsalla”. Il a
dédié son excellent et succulent repas à tous ceux qui l’ont terrorisé ces
derniers temps. Il vient tout juste de
lire que, selon des études toujours aussi scientifiques et rigoureuses (Researchers at the Centers for Disease Control and Prevention), l’obésité ne serait pas la deuxièmes
source de mortalité évitable comme on
le répète ces jours-ci mais plutôt la
septième, après les accidents de voitures et les cas de mortalité par armes à
feu. Une rétrogradation humiliante
s’il en fut qui, enfin, a permis à ton prof de respirer et de manger à sa
faim et d’honorer la cuisine de madame Bof et d’honorer en prime le sérieux
de la recherche scientifique. L’obésité grave ou extrême est toujours
aussi létale et dangereuse, mais confirmant plusieurs
autres études, l’obésité modérée et modeste (Gus, Bof a toujours été modeste dans ses propos ou ses vêtements), comporterait, Oh miracle! Oh
consolation! un moindre risque de
mortalité que celui encouru par les gens de poids dit normal, engoncés dans une sécurité
facile et endormis par d’illusoires promesses de vie éternelle. Un modeste Michelin autour de la taille,
serait comme une roue de secours dans la lutte pour la survie. Enfin de la
belle science ! L’an dernier la Commission aurait fait erronément mourir 340,
000 personnes de trop aux USA (comme
si l’Irak ne suffisait pas). Bof se demande si ces victimes qu’on a
précipitées trop tôt dans la mort médiatique ont droit à ressusciter, ont
droit à une autre chance ou tout au moins si leurs descendants, leur veuve écrasée et
éplorée en particulier, ont droit à
des compensations pour la parenté « statistiquement morte ». (AP.19/04/05) Bof veut bien
croire « que si les statistiques ne mentent pas, les statisticiens
peuvent bien mentir » mais, quand même, on devrait le faire à
l’intérieur de certaines limites de la décence. Comment en est-on arrivé à une telle erreur
et surtout comment a-t-on pu se rendre
compte d’une telle erreur « humiliante » en somme pour l’obésité qui dégringole comme responsable
de la mortalité? Gus, a une petite idée là-dessus : On a probablement
réuni un « think tank » des meilleurs spécialistes des plus grandes universités américaines et
ils se sont livrés à un remue-méninges de trois jours jusqu’à ce que, tout à coup, un des
participants eut une révélation (une |