Les spécialistes et les activistes des changements
climatiques sont souvent déçus que les pires scénarios que l’on avance n’ont pas
l’heur de faire paniquer l’homme de la rue, qui est plutôt terrorisé par les
trente centimètres de neige que l’on annonce pour le lendemain alors qu’il
doit se rendre à son travail… La perspective d’être derrière sa pelle ou sa
souffleuse, de se rendre au métro ou d’attendre désespéramment un autobus le traumatise davantage que les vingt
pieds de hausse prévisible des océans…
ou autres catastrophes du même genre. La météo du jour ou du lendemain
est autrement plus traumatisante que la météo du siècle ou des siècles à
venir. Pour jouer les Savonarole, la Miss météo locale, avec ses
cartes, vaut bien à l’occasion une
bonne douzaine d’activistes de Greenpeace, avec ou
sans pancartes.
Évidemment, la réponse est toute prête. C’est l’ignorance des mécanismes de la
science, des preuves accumulées par les spécialistes du GIEC, c’est à défaut de n’avoir vu le film
d’Al Gore, de ne pas savoir qui avait gagné le dernier Prix Nobel ; en somme
c'est en raison de l’inculture et de l’inconscience de certaines couches de la population qu’on assiste à cette relative résistance
face à l’alarmisme courant…, qu’on voit une certaine partie de la population (la plus ignorante évidemment) se
construire un dos de canard
psychologique sur lequel toutes les
menaces annoncées et prévisibles
glissent … comme vous savez quoi.
C’est au moins l’opinion
courante. Certains ont voulu en avoir
le cœur net…
Des chercheurs du Texas A&M University,
dirigé par Paul Kellstedt (Risk Analysis ) ont opéré un sondage sur un millier de personnes pour mesurer
le niveau des inquiétudes
générées par la littérature
courante et le sens de la responsabilité individuelle en
fonction du niveau de culture et d’information scientifique de la population.
Et le résultat est plutôt
étonnant… du moins pour ceux qui ont fait
l’enquête : les moins terrorisés
face à l’avenir et ceux qui se sentent les moins coupables sont ceux qui ont
une meilleure connaissance du fonctionnement des sciences (et des
scientifiques) et également une meilleure connaissance des arguments couramment véhiculés dans la
littérature (media) catastrophiste. Et paradoxalement, ceux qui craignent le
plus l’avenir sont ceux qui manifestent une moindre
confiance dans la science.
Pour expliquer les résultats,
les auteurs de la recherche font valoir
que les « instruits » sont plus conscients de la futilité
des efforts individuels pour faire face à de tels dangers… D’où une certaine
résignation.
Ils avancent également une idée que Bof a toujours défendue en
attribuant l’essentiel de l’alarmisme à
la tentative de régler les problèmes de l’avenir avec les moyens d’aujourd’hui…
Autre remarque que l’on pourrait
ajouter : ceux qui ne suivent pas la situation de près sont déjà
convaincus qu’il y a un consensus
scientifique, consensus créé par les medias et certains activistes. Il
suffit de s’informer le moindrement pour trouver tous les jours sur la planète un article d’une revue scientifique qui se permet de contester d’une façon ou d’une
autre le « fameux consensus » quant
au fait du réchauffement, ou du degré de réchauffement, ou des conséquences appréhendées et surtout
quant aux causes de ce réchauffement… (voir dans Alarmisme et
catastrophisme les Mémoires du prof Bof qui analysent une centaine au moins de ces interventions
mal venues dans le contexte du pseudo consensus et, en prime, les prophéties
passées de malheur qui ne se sont pas réalisées et qui ont angoissé en vain
en leur temps ceux qui y ont porté foi.
Et surtout, surtout, une prudente confiance dans
l’avenir de la technologie et de la science pour affronter et résoudre les problèmes de l’avenir…
Gus, ton prof se permet de
reprendre la petite règle de trois pour échapper aux peurs paralysantes … qui
empêchent les enfants de dormir quand on leur présente le film d’Al Gore.. (ce qui a conduit à une intervention judiciaire :VOIR
Pour enfants…. avec sérieuses réserves…
Gus, fait marcher
ton imagination.
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Si
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=
UN SIÈCLE PLUS TARD
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>>>
UN SIÈCLE PLUS TARD
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?
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Gus, fais marcher ton
imagination selon une simple règle de trois : il y a un siècle un
premier avion quittait le sol sur une distance de quelques mètres,
aujourd’hui il y a longtemps déjà que l’homme a mis les pieds sur la
lune, des milliers de satellites jalonnent l’espace, une station spatiale
est en construction, et des fusées
se sont rendues sur Mars et en ont commencé l’exploration.
Peux-tu imaginer les progrès que
l’humanité va faire dans le présent
siècle, surtout que la progression en science est plutôt
géométrique.
Gus, si tu veux avoir
une idée de la vitesse folle de certains progrès, organise- toi pour recevoir quotidiennement dans ton
courrier électronique les
informations venant de www.synergy-space.com
Penses-tu que ces générations
seront aussi dépourvues que nous pour affronter les dangers ou les
catastrophes que nous appréhendons et qui nous pendent, à ce que l’on dit,
au bout du nez?
La recette du
catastrophisme : tenter de régler les problèmes de l’avenir avec les
moyens d’aujourd’hui. Ce qui n’exclut pas une prudence raisonnable (la raison vs la trouille médiatique)
VOIR ALARMISME
ET CATASTROPHISME…
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Et pour ajouter à ton optimisme prudent, un petit
exercice de réflexion recommandé par Bof.
Bof n’a pas les chiffres malheureusement : mais
on peut supposer que les chercheurs et
les ingénieurs au début de ce 21ième
siècle sont dix fois, peut être cent fois plus nombreux que ceux du
début du 20ième siècle. Et regardons ce que ces derniers ont fait …
Que feront la multitude des chercheurs et ingénieurs d’aujourd’hui au
cours de notre siècle?
Gus, si ton
prof avait à entretenir ou
cultiver un certain pessimisme, il
s’attarderait plutôt aux questions
éthiques et politiques… qui échappent
pour une bonne part à la science, aux ingénieurs, à l’ONU et aux GIEC de ce monde.
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