Je sais, mon cher Gus, que tu n’es pas trop bégueule. Je t’en donne ici quelque idée sans vouloir te donner des idées.

Gus, les gouvernements sont aux aboies.

La liste officielle des métiers rallonge.

Les jeunes filles de 10 ou 12 ans, surtout celles qui paradoxalement  se sous-estimeraient, se spécialisent  dans la taille de pipes.  La Société de Protection contre les Accidents de Travail n’y trouve rien à redire : les ouvrières ne fument pas au boulot, ne consomment pas de gras trans et le travail, qui n’est pas du travail au noir,  se fait à domicile sous supervision parentale.

L’homme moderne explore Mars, l’homme également si l’on se fit à quelque dessin primitif, aux peintures de Pompéi ou  au kiosque à revues du dépanneur du coin s’est empressé d’inventorier tous les orifices possibles pour varier l’expérience qui pouvait devenir monotone. Les trous d’oreilles et les narines y ont échappés, du moins en tant que pratique généralisée.  La copulation ne suffisant pas, il inventa la sodomie (et Loth, la voyeuse,  se changea en statue de sel, ce qui ne s’est pas répété à ce que

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l’on sache) et la fellation. (et plus positif  évidemment, le rince-bouche). Copulation, sodomie  et fellation sont devenues avec le temps un trio offert dans un MC DO de la jouissance. Plus sérieux, voyant qu’elle semblait plus prolifique, l’homme institutionnalisa assez tôt la copulation (avec serment, bénédiction, festivités, gourous, notaire, Salon de la Mariée et manuel de divorce), il est en passe d’institutionnaliser la sodomie, ou la fellation. 

Un jour sans doute,  au nom de l’égalité des pratiques, on institutionnalisera  le service manuel  avec procédures de séparation éventuelle. Gauche ou droite, selon les options politiques.

Et Bof  ne te parle pas, ou ne s’étend pas,  sur les excursions  extra spécifiques : le chameau au désert, la brebis en montagne, la truie.. sur terrain plat.

 L’exploration est au cœur de l’espèce, pas toujours à son honneur et aucune forme de plaisir n’est à l’abri de son inquisition.  Et tout ceci évidemment se retrouve dans la littérature…Peut-être, dans un siècle  à venir, on assistera aux noces de quelqu’un avec sa poupée gonflable, mariage commandité et limousine fournie par la Compagnie mère  et service juridique en cas de séparation ou de perforation. (Gus, Bof écrivait ceci il y a  deux ans. Il risque de se prendre pour un prophète expéditif. Il vient d'apprendre (Échos des savanes, mai 2005) qu'au Japon  certains sont fous de leur « lovedoll », ils voyagent avec, leur louent des appartements, font la tournée des boutiques.. Des magazines sont consacrés aux lovedolls  et aux soins particuliers qu'elles peuvent exiger.  On n’arrête pas le progrès ) Qui aurait dit que le Japon serait un jour notre nouvelle Californie!