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Dans les années soixante ceux qui étaient en
voix (ou avaient perdu leur voix de fausset) chantaient la libération
sexuelle. « L’orgasme au pouvoir » « Après la barricade, le
pied » « Et Hop ! la révo-cul en marche » « A vos armes, citoyens,
citoyennes » «Attention, à go, tout le monte saute… » Les ténors, futurs écrivains, politiciens ou académiciens, avaient chacun
leur grand air sur les mérites de la
pédophilie ou des pratiques sado-masochistes. Les Célébrités se bousculaient pour signer
les pétitions qui
revendiquaient la « révo-cul » comme on disait paresseusement pour
garder ses énergies pour les partouzes rituelles. En vieillissant, certaines voix ont cassé, se sont mises à
fausser et à désenchanter. La moitié des couples se marient (pour
la robe ou le party? !) La moitié de ces mariages se terminent par un
divorce ou une disparition stratégique. D’autres se consolent dans l’échangisme. Les enfants apprennent à compter
jusqu’à dix en énumérant leurs grands parents. La monoparentalité en vogue est équitablement répartie entre
les femmes et les femmes. Les MTS d'autrefois, qui ne faisaient
plus le poids, ont poliment cédé la place au Sida. Pour
de l’argent de poche, la prostitution juvénile, un truc comme un
autre, plus payant que MacDonald en tous cas, La pédophilie est régnante, du moins
sur Internet et médiatiquement, photos
de 1 à 77 ans en action, plus précoce que les lecteurs de Tintin. On trouve du sperme dans la bouche des poupons. Il en pleut sans doute. Si ce n’était des compagnies de condom, on aurait oublié le rapport entre sexualité
et transmission de la vie. Le voyeurisme est à la page. (Des milliers de
sites porno sur Internet) Si on pouvait faire un
remake de Sodome, les «actions »
des compagnies de sel s’effondreraient en Bourse. En attendant les patrons
mettent des logiciels de contrôle sur
les ordi de leur personnel, question
d'augmenter la productivité de la
compagnie. On a réussi à établir un rapport entre les « chips »
et l’obésité, pour ce qui est du
rapport entre sexualité et fécondité les recherches se poursuivent….. Si on ose l’évoquer, c’est habituellement
dans la catégorie « non désirable » ou dans la colonne des accidents du jour. Hollywood censurait autrefois la durée des baisers au cinéma, aujourd’hui
on mesure les pénis (minimum acceptable) Le scandale est programmé légalement :
18 ans ou 16 ans moins un jour, écoeurant; plus un jour, formidable. Les couples qui tiennent le coup sont
suspects : impuissants, épuisés,
laiderons, éteignoirs, vieux jeu (ou tout simplement trop vieux), etc. Les enfants sont gênés de dire qu’ils
n’ont qu’un seul papa, une seule maman, et sont attristés de n’avoir
que la moitié des cadeaux du petit voisin à Noël. Chicane dans la cour d’école : « Mes deux papas sont plus forts que
tes deux mamans » Comme la nature n’avait pas prévu et ne
pouvait écouter les sages recommandations de Bof (ci-contre), il
apparaît avec le temps et l’usage que le problème avec la sexualité en est
plutôt un de maîtrise de soi et de responsabilité qu’un problème de mise à feu. Ce
dernier problème auquel s’est attaqué
la dernière génération a été résolu
avec une facilité désarmante…Aux armes citoyens ! |
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« La face cachée de la lune » Gus, l’intelligence et la célébrité ne sont pas
des vaccins… Au
décès d’une des gloires de l’intelligentsia philosophique du 20e
siècle, on retrouve au domicile du
maître à penser « un grand sac rempli de
fouets, de cagoules de cuir, de laisses, de mors et de menottes ».
Et ses intimes savaient qu’il ne
s’agissait pas de pièces de collection. De plus un disciple et ami nous le décrit apaisant ses angoisses métaphysiques sous
des « golden showers » dans les
lieux spécialisés de San Francisco.
Bof est bien vivant et de plus il
attend toujours la célébrité. Et tu sais qu’il aime les plaisirs
simples. Enfin, il a eu assez de difficulté à apprendre Word et Internet, qu’il ne
se voit pas en train de s’initier à l’utilisation efficace d’un tel arsenal
sado-masochiste qui lui parait fort compliqué, trop en tous cas pour sa
patience et ses rhumatismes. De plus, le vois-tu avec une fouet en main,
lui qui ne dort pas de la nuit s’il est obligé, par excès de
conscience professionnelle, de
mettre une mauvaise note à quelqu’un qui ne s’est pas présenté à l’examen. |
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