L’ORIGINE DU CHIEN-SAUCISSE
(COMMANDITÉE PAR Hygrade)
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Oh
Hasard, laisse-nous un moment admirer ton sens de l'humour, toi
qui a fait le Saint-Bernard et le Chiwawa, le cou de la girafe et celui de
l'hippopotame, Tu
nous fait rire quand on voit le nez du Lévrier à coté de celui du Boule Dog qui
a du sans doute, le pôvre, subir quelques
malheureux combats de boxe. Laisse-nous
en particulier admirer avec quelle facilité tu
réussis à allonger aux frontières du ridicule ce pauvre Dashhound, jusqu'à
en faire l'inventeur de
la pièce maîtresse de la gastronomie américaine.... |
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Si tu avais
doublé, Oh Hasard, ton sens de l'humour avec un peu de compassion,
tu
aurais pourvu le pôvre chien-saucisse
d'un système de suspension
pour pallier la
fragilité de son dos et éviter l'éreintement.
Il pourrait être
considéré alors comme l'ancêtre
non seulement du
Hot-dog mais également du Hamburger.
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…. Cependant si la structure
ajoutée au chien saucisse existait réellement, croirais-tu, Ti-Gus, qu'elle soit oeuvre d'un bienveillant et
miséricordieux hasard... secondé par la non moins bienveillante
sélection, quitte à multiplier pour y aboutir des mutations "dans les
siècles des siècles" ? Tu devines que cette superstructure n'est qu'une invention tordue
sortie de l’imagination non moins tordue de ton sacré Prof. Ce n’est qu’un
être virtuel comme on aime à dire de nos jours. Pourtant nos organes
manifestent plus de complication, plus d'ordre et sont cent fois plus utiles
et fonctionnels. Petit exercice de réflexion : expliquons l’origine du pont
suspendu qui soutient le pauvre dos de
ce chien saucisse en se servant uniquement des principes du néodarwinisme. Tout d’abord il est bien entendu que ce pont n'est pas fait pour
soulager le dos et aucune forme de projet ou de finalité ou d’intelligence
n’a présidé à son édification dans les siècles des siècles. « Ça s’adonne que c’est bon pour le
dos » « E pure se muove » dirait un nouveau Galilée :
« Pourtant ça ben l’air de ça » Ce pont ne peut être que l'effet final de milliers de petites
mutations qui siècle par siècle s’additionnaient pour finalement réaliser par un pur hasard l’apanage si élégant et si pratique
dont Bof dans sa bonté a garni le dos fragile. On se prend à souhaiter en
voyant tant de compassion que Bof ait été l’inventeur de tout ou tout au
moins un consultant utile. Donc une erreur de transmission
dans le code génétique crée une petite déformation par le haut dans une
vertèbre du début de la colonne et
quelques siècles plus tard une autre petite mutation (erreur de transmission,
accident de parcours) agrandit une vertèbre caudale quelque peu par le haut.
A peine quelques millimètres (on n’est pas pressé) par siècle. Ces mutations,
purs accidents de parcours, se conservent car elles ne sont pas dangereuses
et procurent peut-être un avantage du coté de la séduction pour les quelques
mâles qui portent ces deux bosses naissantes (une pomme d’Adam inversée).
Lentement, après quelques siècles, la nouvelle mutation se répand à toute
l’espèce et, Oh miracle, le même processus se reproduit : la bosse ou les
bosses ont encore augmenté chez un
individu et de là durant les
millénaires suivants vont se répandre à toute l’espèce. Durant cette longue
période de gestation du pont, le
pauvre chien saucisse, a du
avoir l’air de ces affreux mammifères affligés de bosses verticales près du
cou à moins qu’on puisse dire que les chameaux sont à
un stade d’évolution semblable produisant un jour, avec un peu de chance,
quelque chose qui aurait l’air d’un pont suspendu mais qui pourrait servir de parasol pour
les voyageurs du train du désert. On ne sait jamais ce que peut faire un
miséricordieux hasard quand on a la patience d'attendre quelques millions
d’années. Mon cher Gus, tu trouves que ton Prof déraille et que tout ça n’a pas
grand sens. Des biologistes sont du même avis mais pourtant tu n’as qu’à suivre ce
que te dis la biologie courante pour la genèse des organes. C’est la même
histoire que l’on te raconte si tu sais lire entre les lignes. Une question, Gus. Vois–tu une différence de niveau d’intelligence à
l’œuvre entre celui qui a inventé le principe des ponts suspendus et celui
qui a décidé de la couleur du dernier pont suspendu réalisé. Si tu ne la vois pas, tu me fais pitié, on peut te faire gober
n’importe quoi. Un avantage cependant : tu pourras lire sans étonnement
les derniers ouvrages sur l’évolution où on ne distingue pas entre la
microévolution et la macroévolution, là où il n’y a que bricolage sur de
l’acquis et là où il y a invention, création de véritables nouveautés fonctionnelles qui
impliquent la coordination de millions de cellules variées qui doivent se
mettre en place; là où on ne distingue pas entre l’œil et la couleur de
l’œil.…. Dans les textes donnés à la fin, tu trouveras cette affirmation
étonnante d’un des grands astronomes et mathématiciens du vingtième
siècle : « Il est plus facile de croire qu’un Boeing est sorti d’un dépotoir après le passage
d’une tornade » On reprendra tout ça dans l’Essai final, mon cher Gus. |
EXTRAIT DE HYMNE AU HASARD.
2. Hasard vivant parmi
les vivants
4e. Sexe et
coloration de la peau
5. Adorateurs, Apostats et Hérétiques
6. TEXTES: ANCIENS.
MILIEU... du 20ième
siècle
Hasard et finalité(2) .En vrac.
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« être sérieux sans se prendre trop au sérieux » |
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