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Interrogation ultime sur l’être. Le sens
cosmique. Le sens métaphysique…

« D’où venons-nous ? Qui
sommes-nous ? Où allons-nous ? »
Gauguin. 1892
« Les animaux sont
étonnants, l’homme est étonnant et étonné »
Ce sont de graves questions, mais tellement
essentielles…qu’on ne peut pas
éviter, quitte à s’y épuiser ou succomber à la tentation de s’en
remettre à des substituts. Certains capitulent, d’autres les déclarent
oiseuses, d’autres s’entêtent, s’empêtrent dans les contradictions ou des
positions inconciliables un peu comme si on se butait aux limites de nos
possibilités. Même si un jour l’humanité devait capituler et s’en
remettre tout simplement aux réponses dites expérimentales, le
questionnement sur les fondements de l’être demeurera tout à l’honneur de l’humanité et sa plus
profonde distinction de l’animal, la
meilleure justification de son titre d'animal raisonnable.
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C’est un questionnement puissant,
fondamental, qui s’éveille avec l’intelligence; il est au principe des
mythes, des religions, des philosophies et d’une bonne part des sciences
expérimentales…Celles-ci en principe s’imposent des limites, tant pour les
points de départ que pour les points d'arrivée acceptables. La science
s’arrête à des réponses théoriquement d'ordre expérimentable,
mesurable ; des esprits plus exigeants, même s’ils admirent les résultats de recherches et y
sont même impliqués, sentent le hiatus entre leur questionnement et l’exigence propre de l’intelligence.
Un
praticien des sciences expérimentales a bien défini ce hiatus. Rostand,
après avoir résumé ce que la science peut nous dire sur l’essentiel de ce
qu’est l’homme, après s’être presque
amusé à durcir les positions, à
compiler les énigmes laissées
en pan sur les problèmes
essentiels, conclut
dramatiquement : « Tel est
le message de la science. Il se peut qu’une science toute puissante
réussisse , en définitive, à créer ce nouvel homme adapté à l’humain,
satisfait de n’être que ce qu’il est, comblé par son destin étroit, guéri
de tout rêve qui le dépasse. Mais il se pourrait aussi que l’humanité
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D’un enfant de 8 ans, l’âge
métaphysique d'après Brunschvicg.
--Moi, il y a quelque chose que
je détesterais par dessus tout.
-- Quoi ?
--Ne pas exister
Éclair de conscience d’être suspendu au
dessus du néant par un fil dont on
ignore le point d'attache.
Par la suite, cette lumière se tamise, certains l’oublient, la
mettent sous le boisseau. Le même Brunschvicg
disait avec mépris que la philosophie d'Aristote était la
philosophie d’un enfant de huit ans.
Et si c’était l’âge où la raison
se révélait dans ce qu’elle a
d'essentiel.
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soit, dans son ensemble, incapable de soutenir la vérité de la
science. Vérité ardue, accablante, oppressante… Parmi ses zélateurs
eux-mêmes, il en est qui ne s’y rendent point sans détresse. Bien sure, ils
ne peuvent faire autrement que d’y rester fidèles, mais il leur arrive
d’envier ceux qui ne sont point empêchés,
par la nature de leur esprit, d’en concevoir une autre. » (Contexte
plus large)
Fred Hoyle, le célèbre astronome, est plus
direct : les explications qu’on nous donne c'est comme si un Boeing
707 sortait tout équipé d’un
dépotoir après le passage d’une tornade. (Gus, c’est vrai que nos dépotoirs sont
pleins et de plus en plus riches en
contenu. Un petit coup de pouce du Hasard, et Oup!
Le Boeing est dans le sac)
Bof, assez baratiner, quelles sont
ces questions ou problèmes si importants ?
POURQUOI Y A-T-IL QUELQUE CHOSE PLUTÔT QUE RIEN ?? (Voir)
La question la plus simple, la plus radicale, parfois explicitée, le
plus souvent implicite.
L’être peut-il
jaillir spontanément du néant ?
Peut-on imaginer qu’avant quoi que ce soit il y eut un néant absolu. (Voir)
Comment comprendre l’évolution
de l’atome et la bactérie à toi et
moi, Gus ? (Hasard ou finalité) (A propos
du Hasard)(Une centaine de textes
de toutes tendances à ce sujet)
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"La
plus belle émotion que nous puissions éprouver est de nature mystique.
C'est la puissance de tout art et de toute science véritable. Celui qui ne
connaît pas cette émotion pourrait tout aussi bien être mort. Savoir que ce qui nous
est impénétrable existe vraiment, se manifeste par la sagesse la plus élevée et par la
beauté la plus radieuse, que nos facultés restreintes ne peuvent
appréhender que sous leurs formes les plus primitives, ce savoir, ce
sentiment se trouve au cœur de la vraie religiosité. En ce sens, et en ce
sens seulement, je compte au nombre des hommes profondément religieux. »
Einstein. Comment je vois le monde.
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Y a-t-il d’authentiques degrés dans l’être ou
tout n’est que le réarrangement du même
(Matière, vie, sensibilité,
intelligence : comment les définir et les expliquer à partir du stade
antérieur)
Qu’est ce que connaître ? On l’explique comme une
pellicule ou un ruban qui enregistre…Mais un infini
qualitatif sépare l’enregistrement et la connaissance. Comment définir ce «
plus-être » si effectivement il y a une différence. (physico-chimie et émotion)
L’être humain,
un animal comme les autres ou essentiellement différent ? (Voir)
L’homme jouet des déterminismes
qui pèsent sur lui ou libre et responsable de son
action ? (Voir)
Y A-t-il une DESTINÉE humaine? un sens à l’aventure
humaine ?
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S’étonner d’exister, de se réveiller le matin. Quel est ce fil qui me tient hors
du néant ? …Et à quoi tout cela peut-il
bien rimer? Certains
capitulent devant ces interrogations fondamentales ou déclarent forfait,
ils auront connu au moins pendant un certain moment le bonheur de savourer
l’honneur d’être homme.
***Gus,
attention . Se méfier du merveilleux de pacotilles qui n’est qu’une dégradation du sens du mystère. Sa particularité est de plaire davantage à l’imagination qu’à la pensée…
occultismes, extra-terrestres, etc.
A l’adolescence, c’est courant et par la suite un substitut pour ceux qui sont incapables de s’élever à ce dernier
niveau de la réflexion.…
Extrait de LE
BONHEUR. PLAISIR DE CONNAÎTRE.
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