Le drame de Tchernobyl  prélude à plusieurs Hiroshima.  26 avril 1986

Un nuage radioactif s’est répandu sur toute l’Europe et de nombreux cancers sont dus à  l’évènement.

Des dizaines de milliers de victimes peut-on lire dans les journaux.

 

Situation rêvée pour certains écolos machiavéliques : « J’espère qu’il y aura un autre accident assez grave (entendez plus grave) pour que l’industrie nucléaire ne s’en remette pas. » (J. Bonnemains, président de l’association écologiste « Robin des Bois »)

 

 

 

 

MARIA SHARAPOVA

Conçue à Tchernobyl,

Née en Sibérie,

Championne de Wimbledon 2004

A propos du Nucléaire : à l’exception de Tchernobyl, aucune mort causée par les 450 réacteurs en service  en quarante ans d’existence.

 

Remarque importante : Le drame n’est pas dû  à l’énergie nucléaire mais est une conséquence de l’incurie du système soviétique.

 

A Tchernobyl, on a affaire à un réacteur d’un type spécial, plus capricieux, construit pour fournir en même temps du plutonium pour l’armement militaire.  Le personnel est mal formé et réussit à cumuler six erreurs d’affilée pour en arriver au désastre. De plus on est encore à l’ère du secret soviétique : on ne s’est aperçu que deux jours plus tard en Occident de la catastrophe qui s’était produite en Ukraine.

 

 En fait on s’est comporté à Tchernobyl « comme un conducteur sans permis qui se lancerait sur l’autoroute pied au plancher, au volant d’une voiture sport dont on aurait saboté les freins et la direction...Il faudrait évidemment un miracle pour qu’un accident ne se produise pas avec une conjonction d’autant de facteurs défavorables » (Kohler)

Les 14 années qui ont suivi la catastrophe les trois réacteurs restants ont continué d’être exploités jusqu’à épuisement.

 

LE DÉSASTRE :

Dans  les premiers jours de la catastrophes, 270 morts employés, pompiers, soldats, etc.

Et sans doute d’autres victimes suivirent. Les victimes sont difficiles à chiffrer (aucun registre, ce n’est pas encore la Glasnost dans l’ex-urss)  mais des enquêtes compétentes révèlent qu’il n’y a rien qui peut ressembler aux dizaines de milliers de morts  dont les journaux et revues  étaient friands.

 

Un comité de scientifiques (de vingt nations) est arrivé à la conclusion en juin 2000 que la catastrophe n’a pas eu objectivement d’impact majeur sur la santé publique hormis une augmentation des cancers de la thyroïde chez les enfants habitant un rayon d’environ 300 Km autour de la Centrale. A ce jour, 1800 enfants opérés de ce cancer. C’est le seul type de cancer qui soit jusqu’à ce jour dûment constaté.  Leucémies, malformations ne dépassent pas ce que l’on peut  constater ailleurs.

Une grande ville de 50 000 habitants  à 3 kilomètres du réacteur, Pripiat,  a été abandonnée. Le déplacement forcé de la population environnante entraînât des conséquences psychologiques  stressantes. Une zone de rayon de 10 Km est interdite à l’habitation et à la culture. Pourtant certains squattent les maisons abandonnées.

 

(08/05) rapport de 8 agences de l’ONU : 58 décès attribués directement aux radiations.  Neuf enfants sont morts du cancer de la thyroïde. On peut s’attendre éventuellement  à un total de 4000 mortalités dues à l’exposition (Loin des centaines de milles dont on faisait état au début)   A peine le rapport sorti, Greenpeace, révolté, grimpe dans les rideaux.  Qui s’arroge du droit  de toucher aux morts médiatiques que Greenpeace garde précieusement dans ses placards ?

 

Et le rapport de conclure que le pire de la catastrophe fut le catastrophisme à qui on attribue  bien des troubles psychologiques dont les  populations souffrent encore aujourd’hui.

 

 

Gus, deux attitudes possibles : renoncer à certains progrès que l’on apprécie et aux causes qui le garantissent ou jouir de ces progrès et assumer le coût ou le risque que comportent ces progrès. Les Chinois parlent alors de « package deal ». En d’autres termes, il importe d’évaluer la qualité du progrès en fonction de son coût ou sa part de risque.  Si on est  prêt à renoncer  à toutes les formes d’énergie modernes (pétrole, nucléaire) c’est un retour à  l’age de pierre ou à des modes de  vie alternatifs qu’on peut admirer sur papier.

Tchernobyl est le seul accident nucléaire en temps de paix (sur 450 réacteurs en quarante ans).  Il y  a eu des victimes évidemment mais si on veut s’avancer dans ces mathématiques morbides, il faudrait comparer avec les victimes de barrages qui se sont effondrés, les populations dispersées, les victimes de l’industrie chimique, le nombre de victimes de la route ( 40000 par années aux USA; encore  plus proportionnellement dans les autres pays si l’on tient compte des distances  parcourues),  les victimes depuis un siècle  des coups de grisou ou des mines qui alimentent les centrales thermiques. etc.)

Il y a un coût à certains progrès pourtant certains: la presque élimination de la mortalité infantile, l’élimination de plusieurs maladies contagieuses, l’augmentation de l’espérance de vie (doublée en un siècle), éducation, information, loisirs, etc. Évidemment comme dans n’importe quel magasin de luxe, on préférerait  toujours partir avec les objets sans avoir à passer par la caisse. Vive la gratuité ! C’est si simple ! Et ça permet de si beaux discours !!

 

Pour certain l’énergie nucléaire est trop dangereuse et ne vaut pas le coup. Pour d’autres, regardant le passé, et Tchernobyl, elle est l’énergie la plus sécuritaire  que l’on ait connue … si on la compare, au niveau des faits,  à d’autres formes d’énergie qui sont partie essentielle du monde moderne et dont les Pierre-à-feu ignoraient, joyeusement semble-t-il, l’existence.

 

Le danger inhérent au nucléaire a amené les concepteurs  à multiplier  les précautions. Si l’on s’en tient aux faits, curieusement on ne pense pas à remettre en cause des formes d’énergie ou des modes de vie autrement plus dangereux…  et dont la morbidité est prouvée.

 

A propos de l’industrie chimique, on connaît Bhopal (3500 morts, 30 000 blessés,  500 morts à Mexico et 30 000 sans abri , Toulouse, explosion de camion-citerne en Espagne, 214 morts, en Russie, à Ufa, 600 morts etc.)

 

Il faudrait ajouter tous les naufrages des tankers ou les accidents de déversement ou de pollution qui ne font pas la manchette mondiale mais qui sont le prix à payer pour ce qu’apportent les ressources pétrolières.

 

Pour certains l’automobile est un luxe, un loisir, pour d’autres une nécessité. Pourtant combien de morts par années doit-on assumer pour les avantages…de cette invention moderne.

 

Et l’aviation !!! Moins que l’automobile mais quand même est-ce trop cher payer !!! cette vingtaine d’accidents annuels (de fait 9 en 2003).

 

Ah, si l’on pouvait avoir le beurre et l’argent du beurre.

 

 Ce sont des réflexions de ce genre qui, imagine-t-on, ont conduit Sir James Lovelock, un écologiste de la première heure, certains le présentent comme le fondateur de l’écologie moderne (l’inventeur du concept de Gaia), à affirmer que le nucléaire était l’énergie la plus propre et la plus sécuritaire dans la situation actuelle.

 

 ***** POST MORTEM. . TCHERNOBYL. VINGT ANS APRÈS.

 

Rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé : l'impact de Tchernobyl sur la santé mentale est « le plus grand problème de santé publique que l'accident ait provoqué » et on attribue en partie cet impact psychologique négatif à l’absence d'informations précises. Les personnes concernées ont une perception négative de leur état de santé, sont convaincues que leur espérance de vie a été abrégée, manquent d’initiative et sont dépendantes de l’assistance fournie par l’État