Dix idées qui vont changer le siècle….

 

Selon Time magazine…

 

 

 

 

Le time magazine astique sa boule de cristal et propose dix  idées qui devraient faire leur chemin au cours du présent siècle. Une tentative de formatage   d’une époque…

Dix idées qui vont changer le siècle…. À ce qu’il semble….

 

Bof préfère  inverser l’ordre de ces prédictions… car la première, la  plus importante et la plus élaborée, semble relever davantage d’un programme ou exprimer des  desiderata…que de prévisions  qui auraient prise sur la réalité.. et sur l’avenir. 

 

Donc les moins importantes  sont dans l’ordre…. ….

 

10. au  delà  des olympiques.

 

  Les Olympiques furent créées  dans un rêve de paix entre les nations…  à un moment privilégié où  il devint possible de réunir  un grand nombre de nations à un endroit déterminé pour des compétitions fraternelles, une manière d’occuper la classe oisive de l’époque.  La compétition sportive devait remplacer la compétition militaire.

« “…puisse la torche Olympique  cheminer à travers les âges amplifiant la compréhension amicale  entre les nations pour le bien d’une humanité toujours plus enthousiaste, plus courageuse et plus pure”.

 Baron Pierre de Coubertin

 

 

 Olympiques de Montréal.

Stade Olympique de MontréalTaxes sur le tabac.

 

Gus, tu devrais avoir un souvenir attendri pour les fumeurs qui se sont craché littéralement  les poumons pendant 25 ans pour amortir le coût des jeux olympiques

 

Gus, à l’origine les Olympiques devaient être des compétitions d’amateurs.

Salaire annuel de certains « Olympiens »

    Kobe Bryant (Basketball) 39 millions ($US)

    Ronaldinho (Soccer) 37 millions

    Roger Federer (Tennis) 35 millions… ETC.

Avec le temps, les Olympiques prirent une ampleur  démesurée  et, télévision aidant, devinrent  un des principaux spectacles (à part les tsunamis)  pour rejoindre les citoyens de la planète.  Pour avoir le privilège  de présenter les Olympiques, pour s’offrir en spectacle au monde, les états durent le plus souvent s’endetter pour des décennies à venir  Tous les moyens sont bons pour entretenir les fièvres identitaires : des condoms  sont imprimés aux couleurs  nationales  ou avec l’image du héros local (quant à mousser la cause pourquoi ne pas avoir recours aux techniques de base  qui ont fait leur preuve dans le passé. )

 

La politisation de l’évènement semble devoir devenir endémique  et un terrain d’exercice pour tous les groupes de pression.  N’importe quel haltérophile  ou lanceur de Javelot peut se prendre pour un Che Guevara qui vient changer le cours de l’histoire.

 

Au temps des joyeuses olympiques…

 

Le champion de l’Ukraine au lancer du marteau, se met à son poste.

Moment de silence, il tournoie sur lui-même et il projette le marteau aux limites du terrain, soit le double du record  précédent.

La foule est en délire.

Après dix minutes d’applaudissements ininterrompus, le champion demande le mirco. Il fait taire la foule.

 

--« Merci, merci, merci…  Vous n’avez encore rien vu, donnez-moi maintenant une faucille…. »

 

Nouvelle compétition olympique.

 

L’activiste qui manifestera le plus d’empathie à gauche ou à droite face aux malheurs de l’humanité et le manifestera de la façon la  plus spectaculaire (excelsior, citius, etc)

 

Gus, deux types de gagnants

 

Ceux, celles qui sont tout heureux de s’être dépassés, sont tout sourire ou même trépignent  de joie.

 

Ceux qui sont tout heureux d'avoir écrasé leurs  adversaires, lèvent les  poings et dans un rictus victorieux  semble bien lancer le cri de l’orang-outan.

 

 

A défaut de faire la paix, l’institution devient  le reflet de la situation politique à un moment donné.  Il y a bien n’importe où un balcon ou une chaise où  n’importe qui  peut crier « Vive n’importe quoi ».

 

 L’indignation est polyvalente ou à géométrie variable selon que l’on tente de définir l’opprimé ou l’oppresseur à gauche comme à droite.  Quel pays  pourra afficher une virginité politique qui n’offusquera plus personne.  Rares les pays qui n’ont pas quelques monstres cachés dans un placard, que ce soit des phoques, des autochtones***,  des problèmes latents de castes, de classes, de races , de sexes, de religions, des favelas, quelques prisonniers de trop, des immigrants légaux ou illégaux, des minorités récalcitrantes, des opprimés,  des pratiques mal venues, de la peine de mort à la  lapidation, des colonisés ou d’ex-colonisés, un passé douteux et un avenir incertain. Autant de raisons ou prétextes pour les activistes,  qui veulent  profiter de l’occasion, pour faire un boucan du tonnerre, même si on tente de dissimuler  la flamme  olympique dans une chandelle à gâteau de fête… Le fin du fin en matière de liberté d’expression est de faire taire,  terroriser ou exterminer le contradicteur éventuel.

 

 ***(18/04/08) Gus, Bof venait à peine d’écrire ceci que les autochtones du Canada y allaient de menaces à propos des Olympiques d’Hiver de Vancouver si le gouvernement du Canada  ne répondait  pas à telle, telle, telle….de leurs exigences d’ici 2010. Affrontement garantie. .

 

 Faux.

La rumeur persiste que déjà des activistes chinois et irish-américains se prépareraient  à escalader le Big Ben pour les Olympiques de Londres 2012 pour y suspendre une bannière  :

Libérez l’Irlande du Nord. A bas la monarchie. l’Écosse aux Écossais.

Prévenues,  les autorités locales comptent laisser en place la bannière  pour afficher, à la face du monde,  leur respect de la liberté d’expression.

 

 On apprend également que Londres, pour rivaliser avec Pékin pour  l’ouverture de ses jeux, compte sur la Reine, sur Sir Paul McCartney et sur  Mike Jagger.

 

« Je serais plus sensible, à un discours qui ne nous prendrait pas pour des valises en nous racontant qu’avant les Chinois, le Tibet était un paradis. La vérité c'est qu'avant les Chinois, le Tibet était pauvre comme la gale et intégriste comme n’importe quelle autre théocratie, les lamas étaient très riches et les paysans crevaient de faim. Depuis l’occupation par les Chinois, les paysans crèvent toujours de faim et les lamas sont persécutés. C’est pas une raison pour nous raconter des conneries sur avant.

 

Je serais plus sensible à l’appel d’un boycottage si l’insurrection n’était pas téléguidée par des prosélytes bouddhistes européens et nord-américains qui ont commandé aux tibétains une insurrection clés en main marquée du sceau olympique avec en sport de démonstration, le lancer du moine. »

 

Foglia. La presse. 27/04/08

Chaque  édition des Olympiques comporte son lot ou de tueries ou de scandales, de fraudes de toutes sortes, … ou de chantages et de manœuvres politiques,  de rivalités exacerbées entre les nations.

 

Les pays qui réaliseraient les conditions idéales pour présenter les Olympiques n’en ont pas habituellement les moyens. Au lieu de la flamme olympique, on risque plutôt d’assister au passage du chapeau olympique, à la main tendue pour faire la manche   ou à la vente  de billets de loterie par  les policiers qui accompagnent…  l e passage du chapeau.

 

Multiplication des compétitions concurrentes. Mais on s’aperçut vite que la présentation des sports était un medium de publicité exceptionnel  pour  atteindre les amateurs rivés à leur écran.  Dans la poursuite  de revenus,  on multiplie les compétitions.   Si l’on veut ne s’en tenir qu’à l’aspect sportif, la pire menace qui pèse sur les Olympiques pour les fidèles amateurs  est que toutes    les compétitions olympiques, ou presque,  ont leur version annuelle  où les meilleurs athlètes dans telle ou telle spécialité se rencontrent et se mesurent … en fonction des Olympiques… qui probablement couronneront   celui qui s’est avéré le meilleur… l’année précédente.

 

Gus, le compte des médailles nation par nation ne correspond pas à l’esprit olympique.

 Encore,  si on avait la décence  d’établir les nations gagnantes en raison du nombre de  médailles gagnées  au prorata de leur population.  Faire prévaloir le mérite sur la quantité.

 Avec l’arrivée des canaux de télévision spécialisés, qui doivent trouver du matériel pour 24 heures par jour,   le sport s’industrialise  et les  salaires des professionnels deviennent himalayens (Gus, pas tibétains) à défaut d’olympiens. On invente de  nouvelles prouesses sportives de plus en plus spectaculaires  pour  retenir celui qui s’ennuie, ou même,  bière aidant, s’endort  à regarder un marathon olympique de quatre heures pour voir les éternels kenyans  l’emporter et entendre ces pauvres journalistes assignés à la description de l’évènement avec toute la passion qu’ils sont capables de feindre.  Ce qui reste d’original aux Olympiques officielles (à part les luttes politiques pour avoir le privilège de se ruiner pour les présenter), ce sont les cérémonies d’ouverture ou de clôture où les pays hôtes tentent d’en mettre plein la vue pour s’attirer un peu de tourisme par la suite. Quant aux   compétitions, elles  trouvent facilement leur équivalent annuel et anticipent le couronnement des meilleurs athlètes de la planète. Gus, de quoi te souviens-tu des dernières olympiques?… De quelques images des cérémonies … et, fièvre identitaire à l’œuvre,  de quelques exploits … de tes compatriotes …  qu’on a présentés en boucle à la télévision locale.

Pékin. Cérémonie d’ouverture.

Époustouflant…

Régime autoritaire (post maoïste), Révolution économique (post culturelle)

Avantage : pas de syndicats de laiderons, d’obèses ou de jambes croches pour protester et crier à la discrimination.  

Et pas de compte à rendre à des électeurs éventuels.

Quant aux porte-étendards qui annoncent les pays participants. Économie : un seul modèle de robes et  même mensurations. Gus, il n’est pas trop difficile de trouver parmi 500 millions de femmes une centaine  qui pouvaient les enfiler  sans faire sauter  les coutures.

 

 

Signes des temps,  les émissions sportives les plus regardées (traduire par les plus rentables pour la publicité) à l’échelle mondiale   ne sont plus les Olympiques. Canaux spécialisés et mondialisation aidant, les plus regardées, d’après Time magazine,  seraient dans l’ordre le Super Bowl, le Grand Prix brésilien, …le Rugby World Cup,…la Coupe du Monde,  etc 

 

Pour plusieurs de ces raisons, Gus, les Olympiques de 2096 selon Time seront les dernières (pour les optimistes) ou n’auront pas lieu (pour les réalistes).

 

A propos des Olympiques, le N.Y.T. (13 avril 2008) en vint à la même conclusion que  le mieux que l’on puisse faire pour réaliser l’idéal recherché par son fondateur est de les abolir.

 

 

Gus,  au cas où tu voudrais  continuer ta réflexion :

A quoi joue-t-on quand on joue. ?

Identité, ivresse et footbal.

D’un Australopithèque  à l’autre…

 

9.  Le travail des femmes.. .

 

Aux Indes  les états où les femmes sont les plus instruites sont les états qui connaissent les plus grands progrès économiques.

 

Avec le micro crédit, des dizaines de milliers de femmes ont parti leur propre entreprise avec un maigre emprunt de 100$.  C’est une première révolution qui montre le talent entrepreneurial des femmes.

 

Mais cette révolution a des limites… La très grande majorité des entreprises fondées par les femmes dans le tiers monde ont moins de cinq employés… et la révolution suivante sera le passage, par l’instruction,  à l’art de gérer de plus grandes entreprises…

 

8. échapper  au  mal hollandais 

 

Savoir gérer la richesse.

 

Vers le milieu du siècle précédent, la Hollande fit la découverte d’important gisement de gaz naturel au large de ses côtes. Contrairement à l’attente, l’économie hollandaise  connut  une baisse notoire… C’est ce qu’il est convenu d’appeler « le mal hollandais ».  On craint que un phénomène semblable se produise, surtout en Afrique, où se multiplient ces découvertes de richesses qui si on se fit au passé peuvent être autant de malédictions.

 

Un bel exemple du même problème avant qu’on le baptise hollandais, l’Espagne du 18ième siècle, gorgée d’or des colonies, qui a raté  la « révolution industrielle ».. Pourquoi  se morfondre à produire quand il est si facile d’acheter…?  Et le train passe….

Les expériences passées permettraient à l’avenir de mieux gérer l’abondance…. En contrôlant la gouvernance,  la corruption,  les fluctuations monétaires, etc.

 

7. VIEILLIR en GRÂCE.

 

Elle est presque centenaire, à quelques années près, et ne veut pas aller à l’hôpital. « C’est pour les vieux » dit-elle. C’est une des 32 000 centenaires du Japon…et elle aurait encore huit ans d’espérance de vie, le temps d’être vieille.

 

Il est courant de penser que  de moins en moins de gens travailleront pour entretenir une population de plus en plus  impotente… L’inverse risque plutôt d’être vrai. Une population de plus en plus longtemps active…En 2050, 42%  de la population du Japon aura plus de 60 ans. L’ONU prévoit qu’à cette époque un tiers de la force de travail  aura 50 ans et plus. Déjà en Angleterre les plus de cinquante ans contrôlent 75% de la richesse nationale, pas nécessairement par leur travail cependant.

 

À en regarder certains, on a l’impression même aujourd’hui qu’ils sont doués d’une seconde vie… Pas encore comme les chats cependant, mais il y a un début à tout.

 

Gus, Bof te soumet ce petit tableau fort éloquent  qui nous donne une idée de ce que sera l’air d’aller…du 21ième siècle.

                                                     

 

1870

1950

1973

2007

Âge moyen de l'entrée sur le marché du travail

13

17,6

18,5

20

Espérance de vie

45,3

67,2

70,6

78

Âge moyen de la retraite

Mort

68,5

64

65,5

Nombre moyen d'années passées sur le marché du travail

30,5

49,6

45,5

42,5

Nombre moyen d'années passées à la retraite

0

0

6,6

15,5

% de la vie où les gens sont éveillés et travaillent

61%

45%

35%

28%

Source: How Are We Doing? (statistiques pour les États-Unis)

 

 

6. Geoengineering

 

Si l’humanité a réussi à changer la température par ses techniques, pourquoi ne pas recourir également à des techniques pour refroidir la planète, vu l’inefficacité apparente des mesures courantes pour le faire?

 

Pourquoi, si la température augmente à cause du co2, ne pas diminuer par nos techniques la chaleur du soleil qui  atteint la planète…Pourquoi ne pas placer en orbite des miroirs qui réfléchiraient les rayons solaires pour compenser la chaleur causée par l’effet de serre?

C’est du moins à une hypothèse de ce genre que pense le prix Nobel Paul Crutzen.

 

5 La chimie de cuisine… La science au service  de l’art culinaire…

 

Les programmes de cuisine et les livres de recettes  font la fortune de la télévision et des librairies…

Pourtant les enquêtes révèlent que dans les différents pays  les heureux propriétaires de ces bibliothèques culinaires n’en profitent guère et les menus à domicile évoluent peu et on pourrait compter sur les doigts d’une main les grands succès des cuisines de tous les jours : poulet grillé,  spaghetti bolognaise, roast-beef, junkfood, etc.. Et évidemment le riz quotidien  dans certains pays…

 

Mais avec les progrès de l’instruction,  des connaissances en chimie de plus en plus répandues, la population de l’avenir  apprendra à travailler avec un thermomètre  à un  degré près et comprendra ce qui se passe quand on fait bouillir de l’eau ou fait cuire un œuf…ou quand on rate un steak.

 

 

4 renverser le radicalisme.

Les spécialistes de l’avenir en matière de terrorisme seront  les terroristes repentants qui  mettront leur savoir et leur expérience au service de la communauté mondiale.

 

3. la fin des stars et du vedettariat…

 

Gus, oublie ton catalogue de vedettes préférées  qui t’obligeait moralement à voir chacun de leurs films.. L’investissement n’en vaut plus le coup parait-il.  Ce star-system si ingénu, qui a fait la puissance de Hollywood,   serait en voie de disparition.. selon Time.  Ingénu en effet : inculquer à l’âge où on peut mettre n’importe quoi dans la tête des gens,  un culte pour tel ou tel acteur ou actrice; inquiet de sa propre valeur, quoi de mieux pour l’adolescent que de s’identifier auprès des pairs, à une vedette sportive ou à une star de cinéma…C’est du viagra pour la personnalité.  Le culte du vedettariat, entretenu par la moitié des magazines courants,  est le meilleur investissement  publicitaire… Une  fois bien accroché, hameçonné,  chacun se croit obligé d’aller voir tous les films… de « sa » vedette, de  son héros, de son héroïne… sous peine de lèse-majesté…. Ou d’être un « no-body. » parmi les copains….

 

Et pour couronner le tout, les salaires pharamineux pour les acteurs et les actrices… qui peuvent par la grâce unique de leur nom et de leur binette emplir des salles de cinéma. Mais tout ceci serait en voie de changer…ce serait une nouveauté du présent siècle, affirme Time..

 

Symptômes : en 2007, les films américains qui ont rapporté le plus au box office ont pour vedettes des inconnus, et à  part un les pseudo blockbuster à grandes vedettes  ont eu des résultats financiers décevants, autrement dit, des flops pour les magnats de l’industrie…   réduits à être obligés de faire … de bons films pour attirer les spectateurs…

 

Et pourquoi pas, dans un avenir rapproché, des réincarnations  virtuelles de Marilyn Monroe ou de Clark Gable  pour faire baver les vedettes de l’heure qui attendent que le téléphone sonne ou qu’on les sollicite pour une  « bonne œuvre »  à  soutenir de leur nom, qu’il faut bien entretenir dans la mémoire de la population au cas où…

 

Gus, pour réfléchir davantage :

  voir HÉROS POUR CHAQUE GÉNÉRATION.

           Dernier tiers du 20ième siècle. Le VEDETTARIAT

 

2. la fin du service aux consommateurs

 

Au début du précédent siècle il était courant de se faire servir  pour tous les objets en magasins… Mais on vit apparaître des automates,,, puis en 1916 une idée, qui fut l’idée du siècle, au moins au plan du commerce,  le self–service.  Se servir soi-même sur les tablettes… quitte à être reçu à la caisse par une gentille personne qui par un bonjour plus ou moins fatigué  console le consommateur de l’addition  dont se rend coupable la machine.  Après la dernière guerre, le self service s’étendit aux pompes d’essence au grand désespoir des pompistes et  des âmes viriles qui n’ayant  pas lu Simone de Beauvoir ne pouvaient s’imaginer  une femme en train de faire le plein… sans faire sauter  le poste.

 

Gus, on aurait de la difficulté aujourd’hui à imaginer  un  service personnalisé comme au dix-neuvième siècle pour les 20  ou 40 milles produits sur les tablettes d’un super marché.  Tu imagines la situation, Gus. : la moitié de la population jouerait le rôle de consommateurs et l’autre moitié le rôle de  vendeurs,  d'emballeurs et de caissiers. …  Et à un coup de sifflet les deux moitiés changeraient de rôle.…

 

Mais le sourire plus ou moins affable ou commandé de la caissière est déjà en voie de disparition, certainement avant la fin du siècle…

 

Encore aujourd’hui, pour t’adresser par téléphone  à  un département des plaintes d’une compagnie  ou pour signaler une déficience de service … tu peux réussir en pitonnant méthodiquement  par obtenir après quelques dizaines de minutes  et une petite musique de consolation  parler à de vraies personnes… peut-être situées aux antipodes comme grand prix pour la patience manifestée.

 

Mais c’est déjà en voie de disparition… Un homme de trop… Un homme à la mer…A moins que ce soit une femme, ce dont Bof s’ennuierait davantage.

 

Récemment il dut se plaindre de la condition de sa ligne téléphonique inutilisable,  il n’eut même pas à pitonner… Il n’avait à chaque étape de l’inquisition programmée  qu’à répondre de sa plus belle voix  à  des choix multiples, ce qui  devait ultimement  régler son problème…à condition de s’être bien fait  entendre par la machine qui l’avait soumis à la question.   Bof répondait sans émotion à la machine  guère compatissante  à ses problèmes  qui lui posait question par-dessus question et lui imposaient un choix programmé de réponses …en cascade…  Même il dut répondre par un Oui  hésitant à la voix mécanique qui lui demandait s’il acceptait la facture de XXX  qui accompagnait les frais de réparation.

   

A la vitesse d’évolution de ces séances de pitonnage, promu bavardages de l’heure,  on se demande bien qui en fin de siècle sera au service du personnel… pour encaisser les mauvaises humeurs des consommateurs…  Et sans doute que  ceux qui ont programmé  les répliques ont du rire assez souvent dans leur barbe… Et le programme qui doit recommencer sans cesse son questionnement si un bègue a malheur de porter plainte…

 

Au moins on pourra  suivre  la voix sirupeuse (féminine ou masculine au choix, à moins q’elle soit technologiquement neutre) de son GPS pour ne pas s’égarer en se rendant au magasin… Au moins les satellites veillent sur nous. Avec la même sollicitude que les astres pour certains…

 

Déjà en arrivant à l’urgence de certains hôpitaux avancés, on te demande, si tu es conscient et si  tu n’as pas le bras sectionné, d’indiquer avec  le doigt sur les représentations d’un écran l’endroit où ça fait mal.. De face ou de dos…Bobo maman, bobo machine..    Et l’appareil  te bombarde déjà de questions… Plus tard, sans doute, tu verras arriver un robot armé d’un bistouri… qui viendra  compléter le questionnement à moins que ce ne soit simplement un cas de  prescription  déjà rendue à la pharmacie de ton choix…

 

Les garçons  de restaurants… sont déjà menacés et  seront bientôt rangés parmi les espèces en voie de disparition… à moins que les gouvernements  votent des lois pour les protéger. Pionniers, des tables de restaurant   ont déjà  sur un écran le menu… qui sert d’interface…

 

Bye bye, sourires engageants ou forcés, bye bye , le plaisir de verser un pourboire… dont la machine ne saurait faire…à moins qu’il soit déjà inclus  dans l’addition.

 

Quand dans les procès interminables, tous les intervenants seront soumis à une batterie de questions  et pitonneront .. Gus, et si les avocats étaient une autre espèce en voie de disparition…! 

 

 

 

1. La poursuite du  bien commun va se vivre à l’échelle globale  De la planète

 

 

Le 20ième  siècle a vu l’Europe perde son emprise sur  l’économie et la politique mondiale et la montée  des États-Unis d’Amérique...

 

Le 21ième  siècle verra les États-Unis  perdent  à  leur tour leur hégémonie.

 

De nouvelles puissances s’affirmeront toujours davantage : la Chine, l’Inde,  le Brésil… On s’achemine vers un monde multipolaire.

 

Mais  les problèmes changeront de nature. Ce seront des problèmes, qui par delà  la compétence  des nations,  auront des répercussions  planétaires et commanderont des réponses ou des solutions à l’échelle de la planète… Fini l’individualisme des nations…

 

Les problèmes et les solutions qui sont vécus aujourd’hui à l’échelle nationale paraîtront désuets en fin de siècle.  La survie de l’humanité commande des solutions globales. La globalité des problèmes  va commander la globalité des solutions.