Par le Prof Bof
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Le plaisir dans la destruction
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Étrange alliance du plaisir et de la douleur…La souffrance causée ou subie est en tant que telle source de plaisir…
Douleur sur soi : Masochisme. C’est incompréhensible pour plusieurs que l’on puisse trouver du plaisir à s’imposer des souffrances. Pourtant ça existe et un des grands apologètes de la chose y a même laissé son nom, ou sa carte de visite.. Gus, la souffrance non pas comme moyens pour atteindre des plaisirs supérieurs comme l’athlète qui s’entraîne. En ce sens la souffrance acceptée et endurée avec courage est presque la condition universelle de la plupart des réussites. Non, ici il s’agit du plaisir de s’écraser le doigt dans un cadre de porte, non pas pour être couronné champion du doigt le plus plat, mais simplement parce que c’est bon, c’est du bonbon. Et c’est moins cher que le filet mignon ou le bordel. On pourrait parler de détournement de mineurs (d’instincts mineurs, on s’entend!), la souffrance est devenue plaisir.
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Jouir à faire souffrir l’autre. Le SADISME. (Gus, à la Révolution française, un dernier râlement de l’aristocratie, du moins d’un certain marquis)
Infliger des douleurs à un complice plus ou moins consentant pour arriver à s’exciter sexuellement. L’érection conditionnée par la souffrance de l’autre… et toute l’imagination au service du plaisir pour diversifier les souffrances de l’autre, pour fuir la monotonie dont on dit qu’elle est l’asphyxie du désir. Gus, Tu serais porté à penser que la solution idéale réside dans la rencontre d’un sadique et d’un masochiste. Effectivement il y a des clubs de rencontres pour les amateurs. Mais tu devrais t’imaginer le plaisir que l’authentique sadique prend à prononcer un NON jouissif aux supplications du masochiste qui l’implore de lui faire mal: Fais moi mal. « NON » dit le sadique, le vrai, tout excité.
Attention Gus, l’autre jour on t’a surpris à dire à ta copine : Je te mangerais,,, sers moi fort…N’aurai-tu pas des tendances à ces déviations reconnues auxquelles de grandes célébrités ont prêté leur nom… Serais-tu jaloux de leur célébrité? Si c’est le cas, pense à t’équiper : fouets multiples, colliers métal ou cuir, lanières, bottes (ne serait-ce que pour impressionner!) |
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Le plaisir dionysiaque
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Exaltation du plaisir comme délivrance de la raison… Apologie de l’ivresse, de la folie.
Moins tu penses, plus tu es heureux. Pour plusieurs le vrai plaisir c’est d’être parti, perdre les pédales, ou encore partir en « voyage ».
Comme on ne peut rien, ou si peu, sur la réalité extérieure, autant changer sa réalité intérieure. |
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Le plaisir comme transgression, comme défi. . |
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Le plaisir de violer un ordre transcendant qui s’imposerait, ou un ordre social accepté. Poser le plaisir au dessus de tout et s’y livrer comme un défi à tout ce qui pourrait sembler le limiter. Séduire, pour le plaisir sexuel sans doute, mais surtout pour le plaisir de détruire un couple et violer tout ce que la société, ou les individus concernés, considèrent comme valeur. La jouissance est secondaire, l’orgueil métaphysique est prioritaire. Dans Faust le plaisir est vu comme affirmation métaphysique, comme négation de toutes limites venant d’une nature, d’une finalité ou d’une transcendance quelconque... La femme trompée ou abandonnée n’a qu’à s’en prendre à elle-même pour ses malheurs, aux mythes d’amour éternel, de fidélité, ou de châtiment, qu’elle entretient dans son imagination.
Gus, réussir un examen peut être un plaisir, même ta vanité y trouve son compte si tu es le premier mais as-tu pensé que certains en jouissent d’autant plus qu’ils ont réussi en trichant, et rient bien volontiers des petits cons qui croient encore à l’honnêteté ou ont peur des sanctions ou ont la trouille de se faire prendre. Qu’en dirait le paternel ! Un doublé dans la réussite!
Mince consolation pour les victimes du vrai Don Juan : au dernier acte de l’opéra de Mozart l’enfer s’ouvre pour accueillir le mécréant qui a osé s’en prendre à la vertu des vierges tout en blasphémant le ciel. Pour les petits don juan à la pièce, l’histoire ne nous dit pas comment tout se termine… |
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Le plaisir comme « Fun »
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Le plaisir carnavalesque : « lâcher son fou, » s’éclater. Fuite du quotidien.
Le plaisir est quelque peu artificiel, il se situe en marge de la vie, à date fixe ou sur rendez-vous. L’important est d’avoir l’air d’avoir du fun. Souvent on aboutit plus à un simulacre de plaisir, à un faire semblant qui oblige tout un chacun à s’efforcer de rire pour au moins montrer que l’on s’amuse et que l’on est bien du party.
Certains ont pensé que ce « fun » quand il devient une obsession était plutôt un signe d’échec et un aveu d’impuissance face à des plaisirs plus authentiques.
« L’important aujourd’hui est de s’amuser, ou d’avoir l’air de s’amuser, ou de penser qu’on s’amuse, ou au moins de faire semblant de s’amuser. L’homme qui ne s’amuse pas est suspect » (Lobsenz) Malheureusement ce fun, habituellement innocent, s’accompagne assez souvent de gestes anti-sociaux. Le plaisir de quitter les cours, qui parfois ne méritent pas mieux, pour une démonstration de rue improvisée pour on ne sait trop quoi mais au moins pour avoir le plaisir de se mesurer avec la nouvelle brigade féminine de la police municipale.. qui se terre derrière ou sous les voitures et s’efface sous les masques qui gaspillent leur maquillage. En prime le plaisir fou de voir toutes les vitrines des magasins en éclat… « Maudit, qu’on a eu du fun!» Aller rejoindre à Pâques les étudiants américains sur les plages de Floride et terroriser la population locale qui s’est barricadée. « Maudit, qu’on leur a fait peur » |
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Le plaisir comme joie de vivre.
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Se situe au niveau pré réflexif, non pas irrationnel mais pré rationnel,
Le plaisir de sentir la vie organique en soi, le plaisir du jeune enfant qui semble prendre un plaisir évident à faire ses premiers pas en gambadant, le plaisir de se sentir immergé tout â coup dans la nature, le plaisir de se réveiller le matin, toujours existant et avec tous ses morceaux. Et qui en prime fonctionnent en silence sans signaler douloureusement leur présence.
Cette joie biologique de vivre, on la retrouve également dans la vie animale, particulièrement chez les jeunes animaux quand ils en sont encore au stade de l’étonnement et de la découverte. Il suffit de regarder une grappe de chatons grimpés dans les rideaux et qui se tirent la queue pour s’en convaincre.
C’est le plaisir de ceux qui habitent des pays de neige de voir les premières journées chaudes du printemps : le soleil, la fonte précipitée de la neige qui a manifestement peur de se retrouver surprise, honteuse, encore en place en Juillet, le bruit léger de l’eau dans les rigoles que les enfants ont creusées et le premier rouge-gorge qui vient avertir ceux qui ne s’en seraient pas aperçus que le printemps est arrivé.
Plaisir d’une certaine intégration cosmique à travers les saisons et les grands évènements de la vie que les primitifs et les modernes ont toujours célébrés avec joie, les naissances, les mariages, les équinoxes, les solstices auxquels on s’est empressé de greffer des fêtes religieuses ou nationales.
Sens de la vie, sens de l’appartenance à la vie nationale, sens de la communauté, etc. Cette exubérance se traduit par le sens de la fête, de la fantaisie, par des rites ou célébrations, ou excès de décoration ne serait-ce que pour changer l’humeur.
L’homme moderne, sur la réserve, a parfois l’impression d’être dépouillé de sa modernité surtout quand il voit d’autres peuples, plus simples, s’abandonner à la joie de vivre. |
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SUITE : BONHEUR DE CROISSANCE, PLAISIR D’ « ÊTRE PLUS ».
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1. BONHEUR DE TRANQUILLITÉ « Être moins » La paix avant tout. Faire face à l’adversité de la vie..
a. le Stoïcisme S’endurcir, se faire un dos de canard…… b. Schopenhauer. S’évader du pire des mondes… c. Le Bouddhisme… Mort à Soi.…Extinction du désir…
2. Bonheur de plaisir. « Le plaisir d’être », de jouir de la vie. b. Variations sur le plaisir. Fun. Sadisme. Masochisme. Don juanisme.
3. Bonheur de croissance. “Le plaisir de s’accomplir, a. Le monopoly de la vie. Les avenues à explorer b. La dialectique du Vrai. Le plaisir de s’ouvrir au monde. c. La dialectique du Beau. Le plaisir d’admirer de mieux en mieux d. La dialectique du Bien. Quoi faire de sa vie ? Etre plus… e. Ouverture aux autres…Le plaisir d’aimer et de s’ouvrir à autrui.…
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« être sérieux sans se prendre trop au sérieux »
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés Brefs extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof
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A propos de l’être humain |
Petite histoire des mentalités |
divers |
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(récents) islam, islamisme, mahomet et le coran.
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