La recherche
du BONHEUR
Par le Prof Bof
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Mon cher Augustin, si on parlait de
bonheur! Je ne t’apprends rien et on n’y peut rien, c’est Tous les jours, revues, journaux, livres nous donnent des recettes de bonheur, (presque autant que les recettes de cuisine); chacun y va de ses conseils, de ses trucs, Bof en est presque gêné d’aborder un tel thème tant il a été cuisiné. Comment ne pas tomber dans les redites ou encore exprimer ce que chacun ressent peut-être encore mieux par lui-même. Pourquoi ne pas s,en remettre aux proverbes : « Le bonheur est comme le sucre à la crème, si tu en veux, tu t’en fais »
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Sorciers, marchands, exploiteurs, boutiquiers, blagueurs sont prêts, mon cher Gus, à t’offrir de petits gadgets qui mettront le bonheur, à ce qu’ils disent, à ta portée. Le bonheur se porte bien, encore mieux les porte-bonheur. Tu peux toujours t’accrocher au cou cet arsenal de trucs…Ou en décorer ta chambre. Mais au cas où ces porte-bonheur ne tiendraient pas leurs promesses, peut- être serait-il sage d’explorer d’autres avenues, s’enquérir un peu de ce que l’humanité pensante a pu accumuler sur ce thème qui a été constamment repris de générations en générations. L’ambition est vaste car le bonheur s’identifie avec le sens de la vie, de notre vie, et toute action ou tout projet en est imbibé positivement ou négativement. |
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En panne d’inspiration, Bof emprunte pour le guider dans les grandes lignes le canevas d’une célèbre conférence de Teilhard de Chardin. L’humanité peut se diviser selon lui en trois catégories, « Des fatigués, des bons vivants, des ardents, Trois types d’homme que nous portons en germe, chacun au fond de nous-mêmes, et entre lesquels, en fait, se divise depuis toujours l’Humanité autour de nous » « Ceux qui à la limite préféreraient être moins, ceux qui être est leur objectif et ceux enfin qui ambitionnent d’être plus ». Être moins, Être, Être plus. . Trois attitudes fondamentales correspondent à ces ambitions radicales : 1) Le bonheur de tranquillité. Des fatigués ou des pessimistes. « Pour cette première catégorie d’hommes, l’existence est une erreur ou un raté. Nous sommes mal engagés, et par conséquent il s’agit le plus habilement possible de quitter le jeu… le mieux serait de ne pas être du tout. » « Le bonheur, disait Leo Ferré, c’est le chagrin qui se repose » 2) Le bonheur de plaisir. Des bons vivants ou des jouisseurs. « Pour les hommes de cette deuxième espèce, il vaut mieux certainement être que ne pas être. Être, vivre, pour les disciples de cette école, ce n’est pas agir, mais c’est se remplir de l’Instant présent. Jouir de chaque moment et de chaque chose… Mais, pour et sur l’avenir, on ne risque rien… » Le temps, au prix où on nous l’a vendu, on peut le dépenser comme bon nous semble. 3) Bonheur de croissance. Des ardents, des conquérants… « Pour ceux-là, vivre est une ascension et une découverte. …Il vaut mieux être que ne pas être, mais encore il est toujours possible, et uniquement intéressant de devenir plus. L’être est inépuisable… comme un foyer de chaleur et de lumière dont il est possible de se rapprocher toujours plus. » « L’homme heureux est donc celui qui, sans chercher directement le bonheur, trouve inévitablement la joie, par surcroît, dans l’acte de parvenir à la plénitude et au bout de lui-même en avant » Gus, ton prof emprunte ce canevas à l’illustre anthropologue. Pour le reste du site cependant ce serait faire injure à ce dernier que de lui prêter les propos de Bof qui en assume les faiblesses et le mode de présentation. « Je n’ai jamais considéré le plaisir et le bonheur, comme une fin en soi et j’abandonne ce type de jouissance aux individus réduits à des instincts de groupes. En revanche, des idéaux ont suscité mes efforts et m’ont permis de vivre. Ils s’appellent le bien, le beau, le vrai. Si je ne me ressens en sympathie avec d’autres sensibilités semblables à la mienne, et si je ne m’obstine pas inlassablement à poursuivre cet idéal éternellement inaccessible en art et en science, la vie n’a aucun sens pour moi. Or l’humanité se passionne pour des buts dérisoires. Ils s’appellent la richesse, la gloire, le luxe. Déjà jeune je les méprisais ». EINSTEIN. Comment je vois le monde. SUITE : BONHEUR DE TRANQUILLITÉ. A) LES STOÏCIENS
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1. BONHEUR DE TRANQUILLITÉ « Être moins » La paix avant tout. Faire face à l’adversité de la vie..
a. le Stoïcisme S’endurcir, se faire un dos de canard…… b. Schopenhauer. S’évader du pire des mondes… c. Le Bouddhisme… Mort à Soi.…Extinction du désir…
2. Bonheur de plaisir. « Le plaisir d’être », de jouir de la vie. b. Variations sur le plaisir. Fun. Sadisme. Masochisme. Don juanisme.
3. Bonheur de croissance. “Le plaisir de s’accomplir, a. Le monopoly de la vie. Les avenues à explorer b. La dialectique du Vrai. Le plaisir de s’ouvrir au monde. c. La dialectique du Beau. Le plaisir d’admirer de mieux en mieux d. La dialectique du Bien. Quoi faire de sa vie ? Etre plus… e. Ouverture aux autres…Le plaisir d’aimer et de s’ouvrir à autrui.…
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« être sérieux sans se prendre trop au sérieux »
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés Brefs extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof
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