1. BONHEUR de TRANQUILLITÉ

 

OU L’ART DE FAIRE FACE AUX ASPECTS NÉGATIFS DE L’EXISTENCE

 

Comment développer des mécanismes de défense?

 

Ou tirer au mieux son épingle du jeu ?

 

Mon cher Augustin, l’adversité est inévitable. Comment s’y prendre pour s’assurer une certaine paix de l’âme et ne pas en sortir démoli?  Certainement pas en allant voir un psychologue, encore moins se ruiner chez un psychiatre, en s’empiffrant d’antidépresseurs, d’anxiolytiques ou autres psychotropes ou, dernier recours, en allant  pleurer dans les bras de sa maman. Tout de même pas pour un apprenti philosophe de ton espèce.

 

C’est une quête du bonheur qui peut te paraître un peu curieuse, à toi, si jeune, qui a si peu d’expérience de la vie :  la quête du bonheur pour certains est avant tout l’art d’être le moins malheureux possible dans la vie de tous les jours. Ah, le beau rêve pour eux : si tout pouvait nous tomber dessus « comme l’eau sur le dos d’un canard »

 

  Ton prof va emprunter ici quelques idées à  trois systèmes de pensée qui ont poussé particulièrement loin cette attitude défensive face à la vie. On verra sommairement quelques grands penseurs stoïciens  du début de notre  ère,  ensuite le champion du pessimisme parmi les philosophes modernes, Schopenhauer,  et remontant le temps de quelques siècles avant notre ère chrétienne, les grandes lignes du Bouddhisme qui a le don de séduire plusieurs de nos contemporains en quête de paix de l’âme, paix qu’ils n’auraient pas trouvée, semble-t-il,  dans nos centres d’achat un peu trop bruyants.

 

Ne te laisse pas abattre si tu trouves que ce sont des propos un peu pessimistes, (être moins) surtout qu’on s’est proposé le Bonheur comme thème. Console-toi : un peu plus tard on s’arrêtera au bonheur de jouissance (ÊTRE), on se vautra même dans le plaisir, avant de voir le bonheur de croissance (ÊTRE PLUS) où certains cultivent la joie d’aller jusqu’au bout d’eux-mêmes en différents domaines (« un peu plus vite, un peut plus haut, un peux mieux »

 

 

 

 

A) LE STOÏCISME

 

Les principes fondamentaux.

 

1) On insiste sur la fragilité et la précarité de la condition humaine.

 

C’et une première évidence qui s’impose à eux et à tout être humain qui réfléchit.  Gus, ne pas oublier que nous sommes aux premiers siècles de notre ère et que les conditions d’existence étaient beaucoup plus difficiles qu’aujourd’hui, au moins dans les pays dits avancés. Il reste cependant que tôt ou tard,  la finitude, les limites  ou le tragique de notre existence  finira bien «par nous rattraper ».

 

Sénèque (4-65)

Précepteur de Néron, découragé par l’évolution de ce dernier, il se suicida sur la recommandation de son élève

(Gus, un très mauvais exemple pour les professeurs

ou pour les étudiants)

« Qu’est-ce que l’homme? un organisme faible et fragile, tout nu, naturellement désarmé qui ne peut se passer d’assistance extérieure…Il redoute la nourriture même : la privation  l’épuise et  l’abondance le perd. Et nous nous étonnons qu’il meure, quand il suffit d’un hoquet pour mourir..?  Il roule dans son esprit des idées d’immortalité et d’éternité; organise tout jusqu’à l’époque de ses neveux et arrière-neveux, tandis qu’au milieu de ses plans à long terme, la mort vient l’abattre »

       Sénèque (Consolation à Marcia

 

Autres ouvrages :

De la tranquillité de l’âme

De la brièveté de la vie.

 

 

2) Le caractère inexorable du Destin… L’inutilité des larmes, des lamentations,  des jérémiades.

 « Nous pouvons accuser indéfiniment le destin, mais non le modifier : il reste inflexible et inexorable. Ne gaspillons donc pas des larmes qui ne servent à rien ; ce chagrin a plus de chances de nous envoyer rejoindre les disparus  que de nous les rendre… Si le chagrin nous torture sans nous aider, il faut s’en défaire; il faut soustraite l’âme aux vaines consolations et à l’amère délectation des larmes... L’un se voit poussé au travail quotidien par le pénible dénuement, l’autres est harcelé sans trêve par l’ambition;…  l’un trouve un supplice dans sa solitude, l’autre dans sa popularité, tel autre dans la foule qui assiège son vestibule : l’un se plaint de ses enfants vivants, l’autre de ses enfants  disparus. Les larmes nous feront défaut avant les motifs d’affliction. » Sénèque.

 

 

Gus, si tu avais à réécrire ce texte tu y ajouterais sans doute tes propres malheurs ou tes appréhensions

les plus traumatisantes : les accidents de voiture,  la pollution, le capitalisme,

le sort de l’Afrique, les Tsunamis, les examens de philosophie, ta chemise qui n’est pas griffée, etc. etc.

Gus, une manifestation de stoïciens …qui réclament leurs droits…  à se tenir debout.

 

 

 

Les

Braillards

Au

poteau

 

 

 

Ta gueule

MIE

 

 

So,

So

So.

On est capable d’en prendre

 

A

bas

le Comité des plaintes

 

 

 

 

Vive l’anti-veau

 

Les

 

larmes

 

ZÉRO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quoi  faire alors si on ne peut se lamenter??

La réponse des stoïciens est claire : « Réfléchir »

Pour les stoïciens la philosophie devient l’armure ou la cuirasse qui leur permet d’affronter tous ces malheurs sur lesquels leur regard semble braqué.

 

QUELQUES ÉLÉMENTS DE SOLUTION :

 

S’intégrer à l’ordre du monde, obéissance joyeuse ou hautaine

Gus, si jamais la curiosité te prenait, ne résiste pas, lis le livre de Job dans la Bible et compare-le avec la pensée de Sénèque. Tu pourras épater tes professeurs qui ne demandent pas mieux.

Que l’on soit matérialiste ou spiritualiste…

 

« S’insérer dans un ordre du monde que l’intelligence conçoit est un premier pas vers la sagesse. Que les destins nous  tiennent attachés à une loi inexorable, qu’un dieu, maître de l’univers, ait tout agencé ou que le hasard pousse et secoue sans ordre les affaires humaines, la philosophie doit nous protéger. Elle conseillera l’obéissance joyeuse envers la divinité; l’obéissance hautaine envers la fortune : elle apprendra à suivre la divinité, à supporter les coups du sort. »

 Sénèque.

 

Gus, le monde pour les stoïciens est une vaste pièce de théâtre (un ordre supérieur) dans laquelle chacun a un rôle à jouer. Les rôles sont partagés, inégaux, mais la pièce n’est belle que par la participation de tous…

« E finita la comedia ». Gus, un mot célèbre que les grands hommes de la Renaissance, s’ils avaient des lettres, se devaient de dire dans un dernier soupir, c’était leurs « ultima verba ».

Ne pas se méprendre : cette expression ne veut pas dire que la farce est terminée, the joke is over  mais que la pièce de théâtre est  terminée pour le sujet et qu’il a fini d’y  jouer son rôle et qu’il est temps de se retirer dans les coulisses. C’était reprendre le grand thème des philosophes stoïciens.

 

Mon cher Augustin, tu es sans doute tenté d’interpréter ce message comme une capitulation  et un pur fatalisme. C’est vrai que ce n’est pas cet état d’esprit qui permet de comprendre qu’aujourd’hui  l’espérance de vie ait triplé et qu’une grande partie des maladies qui affligeaient l’humanité à l’époque aient été éliminées. Mais face à un tsunami, le survivant, pour réellement survivre, se doit de se bâtir une force morale intérieure… qui est plus importante que la réparation des dégâts matériels.

Gus, le stoïcien est énormément actif, mais s’il n’ambitionne pas  changer le monde, sur lequel de toutes façons il ne pouvait pas grand chose, il travaille sur lui-même, corrige sa pensée au besoin pour s’aider à affronter les difficultés.  Il ne demande pas aux autres de venir le sauver, mais il compte sur lui-même, travaille sur sa propre personne, sur les idées ou les pensées qu’il entretient dans sa tête pour avoir la force d’affronter les difficultés de la vie.  Ceci peut ressembler à tous ces livres de « croissance personnelle »  que l’on trouve sur le marché et qui assurent  la richesse à leur « penseur ».  Aujourd’hui, on peut trouver des attitude inverse : on peut taper du pied, crier,  refuser sa condition, comme si c’était possible,  ça s’appelle la révolte.. D’autres ambitionnent de supprimer le mal en l’attaquant de front, c’est une attitude « prométhéenne » qui  triomphe en Occident ces derniers siècles mais on a réussi tout au plus à « diminuer » le mal qui  menace de toutes parts, qu’il provienne de soi, des autres, de la société  ou du monde physique.

 

Le stoïcien, s’il n’ambitionne pas ni n’est capable de changer le monde, s’applique par ailleurs  de travailler sur ce qui relève de lui, de se donner des amortisseurs de choc pour faire face à l’adversité sans trop souffrir.

 

 Gus, je crois t’avoir déjà parlé d’Épictète, cet esclave romain, et qui a trouvé malgré sa condition  toute  la force morale  pour se garantir une sérénité d’âme. Il a même révélé son secret dans un  « manuel » qui fut  un best-seller depuis près de deux millénaires.

 

Le secret d ’épictète. LE TRAVAIL SUR  SOI.

 

 

 

 

 

Épictète

(50-130 a.D.)

Amené de Syrie comme esclave par Néron. Affranchi plus tard.

 

Ses entretiens ont été réunis  par Arrien  sous le titre de « Manuel »

« 1. – De toutes les choses du monde, les unes dépendent de nous, les autres n’en dépendent pas.

Dépendent de nous nos opinons, nos sentiments, nos désirs, nos inclinations, nos aversions; (en un mot  toutes nos actions. )»

 

« 2. —Ne dépend pas de nous, ce qui  relève du corps, les biens extérieurs, notre réputation,  les honneurs ;  en un mot, tout ce qui n’est pas du nombre de nos actions. »

 

« 3. – On est libre de ce qui dépend de nous, rien ne peut alors nous arrêter, ni nous faire obstacle;  ce qui ne dépend pas de nous  peut nous  rendre dépendant, esclaves, à la merci de mille obstacles et inconvénients.             

 

« 4. – Souviens-toi donc que, si tu confonds ce qui  dépend de toi et ce qui dépend d’autrui, tu rencontreras à chaque pas des obstacles, tu seras affligé, troublé et tu te plaindras des dieux et des hommes. Au lieu que si tu crois tien ce qui t’appartient en propre, et étranger ce qui est à autrui, jamais personne ne te forcera à faire ce que tu ne veut point ni ne t’empêchera de faire ce que tu veux; tu ne te plaindras de personne; tu n’accuseras personne; tu ne feras rien, pas même la plus petite chose, malgré toi; personne ne te fera aucun mal, et tu n’auras point d’ennemi, car il ne t’arrivera rien de nuisible. »

 

 

Gus, à la différence de certains philosophes, Épictète  pratique héroïquement ce qu’il prêche. Je crois t’avoir déjà raconté cette anecdote.

 

Un jour son Maître demande à un subordonné de mettre Épictète à l’épreuve.

Celui-ci commence à lui tordre la jambe. Epictète lui dit : « Si tu continues, tu vas la casser »

On entend un « crack »

Épictète : « Tu vois, je te l’avais bien dit : elle est cassée »

 

Gus, tu te vois dans la même situation : 

«  ! »/%?*+/$,  ###$%& »$% +*& »

 

 

 

 

 

Comment Épictète explique la sérénité

qui était sienne

malgré sa condition d’esclave ?

 

« C’est une erreur de croire que la servitude descende dans l’homme tout entier : la plus noble partie de lui-même en est exempte.

Le corps seul est l’esclave et la propriété du maître : l’âme s’appartient à elle-même : elle est si libre, si indépendante que, même dans cette prison qui l’enferme, elle ne peut être empêchée d’user de ses tendances, d’agiter de grandes pensées, et de s’élancer dans l’infini, compagne des êtres célestes. C’est donc le corps que la fortune a livré au maître ; c’est le corps qu’il achète, c’est le corps qu’il vend. Tout  ce qui vient d’elle est libre. »

 

Un troisième grand stoïcien célèbre,

marc aurèle,

à l’autre extrémité de l’échelle sociale, empereur de métier et philosophe à ses temps libres, une combinaison rare. Il avait à défendre l’empire romain qui amorçait sa chute. Et le soir, souvent sous la tente, il rédigeait ses réflexions…voici quelques uns de ses conseils pour se défendre en particulier contre la bêtise humaine, (celle des autres évidemment) qu’il avait eu l’occasion de mesurer et sans doute d’en souffrir.

 

« Accuser les autres de ses malheurs, cela est d’un ignorant; n’en accuser que soi-même, cela est d’un homme qui commence à s’instruire; et n’en accuser ni soi-même ni les autres, cela est d’un homme déjà instruit »

 

 

 

1) La nature a fait des imbéciles…et, généreuse, a donné la force de les  supporter.

 

« Quand tu te heurtes à l’imbécillité de quelqu’un, dis-toi aussitôt : Est-il donc possible qu’il n’y ait pas d’impudents dans le monde ?

«  Ce n’est pas possible. Ne demande donc pas l’impossible »

 

Fais la même réflexion pour le fourbe, pour le traître, pour tout autre vicieux que tu rencontres. En te rappelant qu’il est impossible que de telles gens n’existent pas, tu seras plus indulgent pour chacun d’eux.

 Une chose très utile encore, c’est de te dire tout de suite : « Quelle vertu la nature a-t-elle donnée à l’homme contre cette malice d’autrui? » Car elle a donné l’indulgence comme antidote à l’ingratitude, et, contre tout autre vice, la force d’une autre vertu. »

 

Gus, un philosophe plus optimiste comme Leibniz dirait que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. La Nature a fait des imbéciles et nous a donné la patience et l’humour pour les supporter.

 

2) Et surtout, sagesse stoïque par excellence : fais ce qui dépend de toi et laisse les autres à leurs œuvres ou à leurs problèmes.

 

 

Contre l’ingratitude : « C’est quand tu reproches la déloyauté ou l’ingratitude qu’il faut faire ce reproche en toi-même. Car il est évident que la faute est à toi, si tu as compté qu’un homme de ce caractère garderait sa foi, ou si, en lui faisant du bien, tu n’a pas donne ton bienfait, tu n’as pas donné ton bienfait complètement et de façon à recueillir immédiatement tout le fruit de son action.

 

Que veux–tu donc de plus en faisant du bien aux hommes? Ne te suffit-il pas d’avoir agi conformément à ta nature? C’est comme si l’oeil demandait un salaire pour voir ou les pieds pour marcher. ..  De même aussi, l’être humain qui a été créé pour faire le bien, quand il est bienfaisant ou qu’il coopère autrement à une oeuvre commune, ne fait qu’accomplir la fonction pour laquelle il a été constitué, et il a reçu tout ce qui lui est dû. »

 

 

ET MA RÉPUTATION alors?

 

 

« Celui qu’excite l’idée d’être célébré par la postérité ne se représente pas que chacun de ceux qui se souviendront de lui mourra bientôt lui-même.. et les autres … jusqu’à ce que tout souvenir s’éteigne, en passant par des vies alternativement allumées et éteintes »

 

 

 

On me méprise!!!

 

 

Gus, tu as trois Moi.

 

Le MOI tel que perçu par les autres,

 

Le Moi ou l’image que tu projettes pour les autres,

 

Et enfin ton MOI authentique, ce que tu es.

« Quelqu’un me  méprisera ? Cela est son problème. Ce qui me regarde, moi c’est de prendre garde de ne rien faire ou dire qui mérite le mépris. Quelqu’un me haïra ? C’est  son problème. Quant à moi, je serai bienveillant et accueillant pour tous, même prêt à lui montrer son erreur sans l’insulter, sans lui faire sentir que je l’endure mais sincèrement et loyalement.

 

« On attache une grande valeur aux louanges de la postérité, de gens qu’on n’a jamais vus et qu’on ne verra jamais. C’est à peu près comme si tu t’affligeais que ceux qui ont vécu avant toi avaient oublié de  chanter tes louanges. »

 

   « Tout ce qui est beau,  tout ce qui est beau par soi, porte sa valeur en soi et n’a rien qui provienne des louanges. L’objet de louange n’en devient  ni meilleur ni pire. Et je dis cela même des choses qu’on nomme communément belles comme les objets matériels et les œuvres d’art.  De quoi la vraie beauté a-t-elle réellement besoin pour être belle? De rien tout comme la loi, tout comme la vérité, la bonté ou la pudeur. Y a-t-il de ces choses qui deviennent belles parce qu’on les loue ou laides parce qu’on les blâme? L’émeraude perd-elle de sa beauté pour ne pas être admirée ? Et l’or et l’ivoire, et la pourpre, et une lyre, une épée, une fleur, un arbre? »

 

 

 

Le Rambo du StoÏcisme.

 

Le philosophe Stilpon.

Peu de muscles mais champion de l’intériorité.

Confusion entre vainqueurs et vaincus.

 

 

 

« Au milieu du pillage, du tumulte de la guerre, au milieu des flammes, du sang des ruines d’une cité croulante, au milieu du fracas des temples qui s’abîmaient sur leurs dieux, un seul homme avait connu la paix. »

 

 

 

 

 

 

« Démétrius avait pris Mégare. Comme il demandait au philosophe Stilpon, s’il n’avait rien perdu, « Rien, répondit celui-ci, car je possède encore tous mes biens ». Et pourtant son patrimoine avait été livré au pillage, ses filles avaient été‘enlevées, sa patrie était tombée au pouvoir de l’ennemi et ce roi, entouré d’une armée victorieuse, l’interrogeait du haut de sa grandeur. »

 

«Seul et vieux, … Stilpon lui ravit son triomphe, et au sein d’une ville réduite à l’esclavage, il témoigna que non seulement la victoire de Démétrius ne l’atteignait pas  mais qu’il s’en tirait sans  dommage; car il conservait en lui les vraies valeurs qui sont insaisissables. Alors que  ces biens qu’il avait vu  dispersés, pillés, emportés, il ne les considérait pas comme siens, mais comme soumis aux caprices de la fortune ; aussi ne les aimait-il pas comme des choses qui lui fussent propres.  Car tout ce qui arrive du dehors est d’une possession incertaine et précaire. »

 

« Tu n’a pas lieu Démétrius, de me croire le vaincu,  toi qui te crois le vainqueur : ta fortune a vaincu ma fortune. Ces choses périssables et qui changent de maître, où  sont-elles ? Je ne sais. Quant â mon véritable avoir, il est avec moi, il sera toujours avec moi. Des riches ont perdu leur patrimoine, des libertins leurs amours et leurs courtisanes aimées au grand dam de la pudeur;  des ambitieux ont perdu  leur charge,  le forum, et les lieux affectés à l’exercice public des vices;  des usuriers ont perdu leurs livres de compte où l’avarice, dans l’illusion de ses joies, calcule d’imaginaires richesses; et moi je garde mes richesses entières et sans dommage. Et maintenant interroge  ceux qui pleurent, ceux qui se lamentent, ceux qui, pour leurs trésors, opposent leur poitrine nue aux glaives menaçants; ceux qui fuient l’ennemi, courbés sous le poids de l’or. .. »

Sénèque.

 

 

Le culte de l’intériorité

 

S’habiter soi-même,

 

Se réfugier en soi-même

 

dans son chalet intérieur

vs

l’évasion,

la dispersion,

la fuite,

l’éparpillement 

« Renferme-toi en toi-même. La partie souveraine et raisonnable de l’âme a pour nature de se suffire a elle-même, en pratiquant la justice et d’atteindre par là à la sérénité.

 

« On cherche des retraites pour soi-même à la campagne, au bord de  la mer, dans la montagne et toi aussi tu as l’habitude de désirer de pareilles  choses. Mais  comme  c’est insensé puisque tu peux, à l’heure qu’il te plait, te retirer en toi-même. Car nulle part l’être humain ne trouve de retraite plus calme, plus reposante que celle de son âme; … Accorde-toi donc sans cesse cette retraite à toi-même, et là, renouvelle-toi toi-même.

Qu’il y ait en toi de ces maximes courtes et fondamentales qui suffiront à bannir tout trouble et te débarrasseront des irritations qui t’affligent. »

 

Suite : Bonheur de TRANQUIlLITÉ b) Schopenhauer

 

 

 

 

                                                                                   

 

ACCUEIL

1. BONHEUR DE TRANQUILLITÉ  « Être moins » La paix avant tout.

Faire face à l’adversité de la vie..

 

 a. le Stoïcisme S’endurcir, se faire un dos de canard……

 b. Schopenhauer. S’évader du pire des mondes…

 c. Le Bouddhisme… Mort à Soi.…Extinction du désir…

 

2. Bonheur de plaisir. « Le plaisir d’être », de jouir de la vie.

a. Hédonisme, Épicurisme

b. Variations sur le plaisir. Fun. Sadisme. Masochisme. Don juanisme.

 

3. Bonheur de croissance. Le plaisir de s’accomplir,       

a. Le monopoly de la vie.  Les avenues à explorer

b. La dialectique du Vrai.  Le plaisir de s’ouvrir au monde.

c. La dialectique du Beau.   Le plaisir d’admirer de mieux en mieux

d. La dialectique du Bien.  Quoi faire de sa vie ? Etre plus…

e. Ouverture aux autres…Le plaisir d’aimer et de s’ouvrir à autrui.…

 

 

PHILOSOPHER AVEC le prof BOF

« être sérieux sans se prendre trop au sérieux »

 

NOUVEAU

CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés

Brefs extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof

 

A propos de

l’être humain

Petite histoire

des mentalités

divers

 

ORIGINALITÉ DE L’HOMME

HASARD ET EVOLUTION

LIBERTÉ (Une ILLUSION?)

CRÉATIVITÉ ET INVENTION    

SEXUALITÉ HUMAINE  

AGRESSIVITÉ (INNÉE ??)

TRAVAIL (Nature/histoire)

TOLÉRANCE (Jusqu’où?) +  

+++Relativisme éthique

 

 quête du bonheur

 

1.    MENTALITÉ PRIMITIVE

2.  PHILOSOPHIE GRECQUE  

3.  Monde CHRÉTIEN

4.  Monde moderne.(16e).   

5. LE SIÈCLE DES LUMIÈRES

6. 19e siècle (Scientisme)

7. Le 20e siècle 

8. Le 21e siècle

 

BRICOLAGE

 

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Pour nous rejoindre

 

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Le 21e siècle

. Alarmisme et catastrophisme

1, La quête identitaire.

2. gauche / droite

3. eINSTEIN EN IMAGES.

4. société de consommation

5. Mondialisation

7. le terrorisme

 

8. Écologie et catastrophisme

 

9. LA RÉVOLUTION  INDUSTRIELLE

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