rÉFLEXIONS CRITIQUES
|
|
Mon cher Gus, je devine, je présume, quitte à me tromper, que tu te meurs d’entendre les commentaires de ton vieux prof…. |
|
||
|
Quelques
remarques préliminaires 1)
Les riches d’autrefois (noblesse
ou grande bourgeoisie) n’avaient pas le monopole de la bêtise et de la
stupidité en face des biens matériels. Qu’une part importante du
petit peuple, de la classe moyenne, ait en quelques années accès à la
richesse, disons plutôt à l’aisance et au confort, ne les a pas immunisés
contre la stupidité, la dépense
ostentatoire et la valorisation par les biens matériels dès que la
possibilité apparaît. La bêtise est
une des choses les mieux partagées et traverse toutes les classes
sociales, philosophes et penseurs y
compris. Des
anarchistes révolutionnaires peuvent se promener sans vergogne en Ferrari (ça s’est vu). La moitié de la
population a un quotient intellectuel inférieur à la moyenne (--100) (Profond, n’est-ce pas?!). Ceci acquis,
il n’y a pas lieu de s’étonner de certains égarements…qui sont le lot de la
commune humanité de toutes les époques et qui étaient jadis réservés à l’élite de la bêtise, à la noblesse ou à la
grande bourgeoisie.
2)
Que l’on grimpe dans les rideaux
face aux vingt marques de savon
et que l’on en fasse un symbole de l’aliénation nouvelle, ceci illustre plutôt la superficialité du regard que
portent sur la nouvelle société
certains intellectuels qui
avaient souvent en arrière-fond de leur pensée des modèles concurrents de
production où le savon national dépendait de la bonne grâce, de l’état de
veille et de la compétence d’un brave fonctionnaire qui veillait à sa
production et à sa distribution. Savon
qu’il fallait parfois, pour
s’en procurer, se rendre à tel ville
ou village. Quand la manne tombait du ciel de la capitale, la population se
faisait une fête de faire la queue pendant des heures. Même joie quand on pouvait revenir en train
de la capitale avec quelques rouleaux de papier-cul… (Gus, Bof l’a constaté de ses yeux et s’est étonné en vulgaire
capitaliste et victime de la société de consommation de la
joie d’une vieille dame qui
affichait fièrement ses provisions) L’alternative :« Bienheureuse
misère et belle diligence de l’organisation
qui permet d’apprécier les choses et d’éviter le gaspillage,
ingénieuse manière de combiner système économique et vertu » |
||||
|
PLUS IMPORTANT… |
||||
|
Il
ne faut pas tout mêler, en particulier le
jugement à porter sur le système économique qui permet cette
abondance et le problème moral ou éthique face aux biens matériels qui est un
problème de la personne. |
||||
|
LE JUGEMENT À PORTER SUR LE SYSTÈME ÉCONOMIQUE... Tout système économique a théoriquement ou
idéalement comme objectif de produire
des biens et services diversifiés pour l’ensemble de la population et de la
meilleure qualité pour satisfaire le plus de besoins. Les questions que l’on peut se
poser : |
||||
|
Est-il
efficace
ou non ? |
Les tablettes sont-elles
vides ou pas ? Faut-il avoir des
connexions ou des cartes pour avoir accès à tel ou tel bien, à tel ou tel
magasin spécialisé ou réservé ? Quelle longueur les files
d’attentes ? A quand la prochaine
livraison? Doit-on compter sur le
marché noir pour s’approvisionner ? Le touriste est-il
considéré comme un marchand ambulant ? Quelle sentence attend
celui qui se livre à l’échange des monnaies? Qui décide de ce dont j’ai
besoin ? Quel pourcentage de la
population a accès aux biens au moins essentiels? Et quel est la qualité de
ces biens ? |
|||
|
Qui
doit décider habituellement de
ce qui sera produit ? |
L’état,
le gouvernement, les fonctionnaires (élus
ou pas) (Le peuple paie pour les erreurs, la pénurie des biens, leur piètre qualité… s’il est possible qu’une
telle chose se produise!) Des
sages autoproclamés (des philosophes
évidemment ou des moralistes
professionnels!) Les
producteurs (leurs erreurs sont
sanctionnées par des pertes ou la
faillite) Les
consommateurs. (un achat, un vote) |
|||
|
Comment
partager (sans en tarir la source et le dynamisme) |
Le
vol ? Au plus fort ? Premier arrivé, premier servi ? La queue comme principe de distribution. Concours d’oisiveté et de
patience. A ceux qui en manquent le plus ? La
mansuétude comme principe de
distribution. En
part égale pour chacun? Idéal égalitaire. A
ceux qui se lamentent le plus ? Selon le
degré de conviction et d’implication
idéologique? Principalement et proportionnellement à ceux qui par leur effort quantitatif et
qualitatif ont contribué à la création des biens et services’ (Gus,
dans un autre
contexte, Bof a imaginé une vingtaine de manières possibles de se partager socialement un bœuf, de
distribuer les meilleurs parties (le
filet mignon) et les moins bonnes ( la
queue). Et derrière chacune il y a une option
philosophique ou une option sociale.) Et quoi faire avec la vache
folle dont les américains ne veulent
pas? |
|||
LE PROBLÈME MORAL ET ÉTHIQUE
À L’ÉGARD DES BIENS MATÉRIELS
|
On a rarement choisi notre environnement social
et économique. Chacun se doit de prendre ses responsabilités. Si une personne
adulte perd les pédales, la tête ou la maîtrise de soi face à l’abondance ou à
l’engorgement des magasins, elle a une grande part de responsabilité. Si la vue d’un étalage
bien garnie la rend malheureuse, tant pis, c’est son problème. Et si elle se laisse
manipuler par la publicité le plus souvent débile au point d’acheter des
choses dont elle n’aurait aucun besoin, geste qu’elle regrette le lendemain…
sur qui ou quoi jeter le blâme ? La société de consommation
multipliait les possibilités de choix, souvent contradictoires, c’est à
l’individu de réfléchir et de faire un tri, de situer chaque chose dans une
échelle de valeur rationnelle et d’assumer ses choix. Autrefois, l’aurait-on
voulu, il n’y avait pas de choix possibles, donc pas de problèmes pour la liberté,
ni angoisse ou retenue nécessaire. Dans une société
d’abondance, si le bon sens, la sagesse,
mon cher Gus, autant dire la vraie philosophie, ne suffisent pas à arrêter
quelqu’un, les limites de la carte de crédit le ramèneront à l’ordre…et le
condamneront à une frustration bien méritée, c’est l’enfer des temps modernes (en plus des autres, évidemment). Un pas timide vers la sagesse : être capable de survivre au fait que le
voisin ait quelque chose de plus que nous.
Le grand pas, à l’instar de toutes les grandes traditions éthiques de l’humanité,
est de prendre conscience des valeurs
d’être et des valeurs de
l’avoir, de savoir les hiérarchiser,
et …si possible y conformer ses appétits. C’est l’œuvre de
l’éducation, de la réflexion et de la discipline personnelle… C’est peut-être
plus urgent que jamais. Sans cela, mon
cher Gus, tu risques de ressembler dans un centre d’achat à une queue de
veau…qui ne sait où donner de la tête. Gus, tu rêves de te trouver une compagne pour la vie ou un ami, tu peux commencer à en esquisser le
portrait…Quelques suggestions…de réflexion… Quoi privilégier ? |
|
Vêtements Griffés |
Qualités de coeur |
|
Cylindrée de la Voiture |
Qualités morales |
|
Maison condo |
Qualités intellectuelles |
|
Argent. compte en banque |
Santé |
|
salaire |
Beauté |
|
Téléphone cellulaire.. |
Compétence professionnelle |
|
résidence en Floride… |
habiletés physiques |
|
Gus,
SI Tu ne sais où donner de et
en particulier les échelles du beau, du vrai et du bien que ton prof t’a proposé d’escalader en guise de
programme. |
|
|
« Face
aux angoisses existentielles que chaque être humain doit un jour affronter, l'économie
n'a pas et n'aura jamais de réponse. Se réfugier dans la consommation
matérielle ne
saurait donner à l’homme des réponses sur le sens de sa vie, ni
constituer un guide pour l’épanouissement personnel de chacun. Mais
on s’accomplit bien plus dans le travail en
tant que processus d’actualisation de ses compétences propres (qui
suppose d’avoir investi au préalable dans son capital humain) que
dans la consommation (qui peut rapidement devenir démonstrative et
ostentatoire). » Jean-Louis Caccomo Libéralisme,
récession et assouvissement… « Le
système qui régit le monde, y compris Ce qui
m’allume, c’est une autre contradiction, culturelle celle-là. Ce qui
m’allume, c’est que le bébé pour se construire, pour grandir, devrait normalement être
sevré. Or, on vient de la voir, dès qu’il cesse de téter, c’est le marasme. Dit
autrement, la démarche d’émancipation du citoyen, le geste de construction de
soi qu’il pose en cessant de téter, en assumant son sevrage, en se souciant
moins d’avoir, ce geste de souveraineté de soi, rend le système malade. C’est
quand même flyé; ce qui grandit l’individu fucke le corps social. Drôle de système, non ?» Foglia. |
|
SUITE : 3) Dix commandements
pour survivre à la publicité
|
MENU. 1. Aliénation et « homo consumens » vs homo sapiens 2. Réflexions
critiques (économiques, sociales et éthiques) 3) Dix commandements
pour survivre à la publicité |
|
PHILOSOPHER AVEC le prof BOF >>> « être
sérieux sans se prendre trop au sérieux » |
|||
|
NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés>>>> Brefs
extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof |
|||
|
A propos de l’être humain |
Petite
histoire des
mentalités |
divers |
|
|
|
|
(récents) islam, islamisme, mahomet
et le coran. |
|
|
Il y a près de 15
000 liens hypertextes sur les sites (pages
ou images). Ne vous gênez
pas pour nous signaler les liens défectueux ( et même les fautes dans le texte) |
|||