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Remarque
importante. Ce site
primitivement faisait partie d’un
ensemble plus vaste, soit d’une histoire de l’évolution du travail (Voir ci-contre). Il
se situait dans cette histoire à la
suite de l’ère
industrielle et présentait les
problèmes de la société de
consommation autour des années 1960. Sont reflétés les
discours idéologiques courants à
l’époque. Il a été décidé d’en
faire un site original parce qu’il
avait pris de plus en plus d'ampleur en regard du projet initiale sur l’histoire du travail et méritait de voler de ses propres ailes.. |
ÉVOLUTION DU
TRAVAIL |
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mON
CHER AUGUSTIN,
les
30 glorieuses tirant à leur fin, un
cinquième Cavalier de l’Apocalypse
sorti dont on ne sait |
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quel
enfer s’abattit sur l’Occident, et
sema un mal imprévu, une horreur que
la planète n’avait jamais connue, l’abondance, qui
machiavéliquement et sans crier gare fit entrer la nouvelle génération dans « la société de consommation » |
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En
Occident, l’effort de travail des générations antérieures permet désormais à la
classe moyenne, à près de soixante dix pour cent de la population, de s’élever à un niveau de vie jamais connu
auparavant. Sont désormais à sa portée maison, logement décent et
confortable, voiture, appareils ménagers, TV, radio, loisirs, éducation avancée,
voyages, etc. On
assiste alors à une explosion des
besoins en même temps qu’à une
explosion de l’efficacité économique et technique. Comme
il est écrit dans on ne sait trop quel
ciel que rien de bon |
Gus, on n’avait jamais vu, parait-il, de répression aussi hypocrite, crypto-fasciste
disait-on, que la société de
consommation qui émergeait tout à coup d’on ne sait où (du moins on feignait
ne pas le savoir). Tu y penses, Gus, la poésie fout le
camp : avec les laveuses-sécheuses, qui osera chanter « les lavandières du Portugal »
sans se couvrir de ridicule et qu’adviendra-t-il de l’élégance naturelle et
du caractère de ces femmes qui ramènent leur lessive sur leur forte tête et de
leurs maris qui les attendent, assoiffés, un
bock à la main. (Gus, n’oublie pas de
restituer ces propos dans le
contexte de la guerre froide) |
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Pire
encore… Le
rapport de l’homme à son travail s’en trouve profondément modifié : on devrait travailler pour satisfaire nos
besoins, mais dans ce nouveau capitalisme, on travaille pour faire
marcher le système, on produit pour produire. Les produits sont sans rapport parait-il
avec nos besoin réels. (Gus, si l’on y pense bien, qui a besoin d’une sécheuse électrique
quand on sait comment il est écologique et revigorant pour le corps et le
caractère d’étendre son linge à l’extérieur à moins 10 degrés?) |
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Un observateur de l’époque écrivait « De
plus en plus d’étudiants universitaires sont convaincus que le travail dans
notre société américaine est moralement vide, esthétiquement laid et,
l’automation aidant, économiquement non nécessaire » I.M. Harrington. |
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Pire
encore, Cet
« homo consumens » est profondément
aliéné. Tu me demandes ce que cela veut dire ? Écoute
mon cher Gus : « L’aliéné,
c’est celui qui se croit libre, libre dans ses désirs, ses besoins, ses
achats, ses opinions, ses pensées intimes, sa culture; et qui ne l’est pas,
car les conditionnements psychiques—techniquement produits, consciemment ou inconsciemment
sécrétés par le capital pour le maintien de sa puissance et l’expansion de
ses débouchés—le déterminent tout entier, à son insu. |
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On se croit libre entre
telle ou telle option morale, et on ne l’est pas plus—ou ni plus ni
moins—qu’entre telles ou telles marques concurrentes de lessive que le même
trust fabrique, vous suggérant ainsi, par le pire des conditionnement, le sentiment de la
liberté lui-même ! » (Clavel) |
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Le bon vieux
Descartes peut aller se rhabiller avec son « je pense, donc je suis » désormais c’est « je
dépense, donc je
suis » |
L’homo
consumens, à ce que l’on dit, c’est un homme vide de l’intérieur. Il n’est estimé et pire, il ne s’estime
lui-même que pour sa valeur sur le
marché du travail. Il vaut X dollars par année. Il est réduit à sa valeur
marchande. Il ne se valorise à ses yeux et aux yeux des
autres, que par ce qu’il a, par ses
possessions. Le travail aurait perdu tout rapport avec la
vie. La conception du bonheur a changé;
il consisterait désormais dans la possession de gadgets de plus en plu
inutiles (civilisation du gaspillage), possession rendue nécessaire. pour ne pas
être à part des autres. L’homme est ainsi devenu victime
d’une machination plus ou moins diabolique, il est devenu étranger à
lui-même, il ne se possède plus, il
est devenu ALIÉNÉ. |
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SUITE : 2.
Réflexions critiques (économiques, sociales et éthiques)
société de consommation
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1. Aliénation et « homo consumens »
vs homo sapiens
2. Réflexions
critiques (économiques, sociales et éthiques)
3) Dix commandements
pour survivre à la publicité
|
PHILOSOPHER AVEC le prof BOF >>> « être
sérieux sans se prendre trop au sérieux » |
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés>>>> Brefs extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof |
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A propos de l’être
humain |
Petite
histoire des mentalités |
divers |
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(récents) islam, islamisme, mahomet
et le coran. |
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