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L’ « INTELLIGENT DESIGN »
Gus,
avant même d’aborder le sujet, quelques distinctions importantes sont
de mise ne serait-ce que pour clarifier un peu le problème et
pour éviter de multiplier les sottises qu’on entend souvent. Gus, ton prof
a déjà traité des notions pertinentes dans les pages précédentes… Mais
il en fait ici un résumé pour aider à comprendre cette controverse sur « l’intelligent design» et
la situer dans son contexte américain. |
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Avant d’aller plus loin… Gus,
distinction extrêmement importante… … si tu ne
veux pas dire des sottises comme ton Prof a lues dernièrement dans un
magazine assez respectable : « 60% des Américains, y
disait-on, croient que l’univers a été créé en six jours ouvrables il y a
dix mille ans » Gus, cette
débilité mentale, celle de la journaliste, s’excuse par une confusion
dans le vocabulaire, surtout autour du mot créationnisme ou création.
Sens
littéralement biblique : l’origine du monde est
conçue telle que décrite dans Sens
large et dérivé : au principe des choses et
de l’évolution, il y a un principe supérieur et organisateur dont les
êtres finis dépendent.
C’est le
sens évidemment de toutes les religions, de la grande majorité des
philosophes, de Socrate à Aristote en passant par Platon, de la
tradition philosophique fortement majoritaire, en passant par Voltaire,
et probablement par 60 % des témoignages récents de tendances
diverses que Bof a colligés dans les pages précédentes
et… fort probablement de la majorité des Américains… qui si l’on
compte les prix Nobel et les universités ne sont pas tellement plus stupides
que les autres. Prétendre
que 60% des Américains sont créationnistes dans le premier sens frise la
débilité mentale de celui ou de celle qui énonce le
jugement. Prétendre qu’ils sont créationnistes dans le
deuxième sens, c'est pour bien des gens faire honneur à leur
jugement et à leur sens de la contingence des choses, la leur en particulier. Gus,
on pourrait imaginer un sondage inversé avec la question suivante : Croyez
vous que l’univers et la totalité des êtres viennent du néant et que
leur évolution est le fruit des rencontres fortuites des atomes jaillis dont
on ne sait d’où… , le tout et vous-même évidemment, le fruit d’un pur
hasard. De l’amibe à votre propre existence. Augustin, pose
la question dans un pays ou l’autre. Soustrais les réponses affirmatives de
cent. Et tu auras le pourcentage de créationnistes dans cette population. Le problème est essentiellement philosophique. L’erreur
de certains partisans de «
l’intelligent design » est de vouloir en faire un problème de science, de science
expérimentale. Erreur également pour
ceux qui veulent en faire strictement un problème de foi religieuse qui n’aurait aucun fondement rationnel. Autrement
dit : un choix s’impose entre les deux options les plus
fondamentales et radicales que peux prendre l’intelligence et qui
commandent son fonctionnement
ultérieur, le reste est de la frime… Du néant à l’être…. Ou De l’Être à l’être… Ou
vu d’une autre façon. : Le
plus vient du moins (1 de 0) Ou Le
moins vient du plus. (.1 de 1) Et
le problème est bien secondaire sinon insignifiant du nombre d’étapes (1, 10,
1000) des évolutions qui ont conduit
au stade final, toi pis
moi, mon cher Gus, |
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Les
connaître peut satisfaire une curiosité légitime… mais qui n’éludent d’aucune
façon le point de vue philosophique, qui n’est pas seulement une question
d’option mais d’usage de l’intelligence dans ses exigences les plus
fondamentales… « L’idée que l’ordre et la précision de l’univers dans ses
aspects innombrables, serait le résultat d’un hasard aveugle est aussi peu
crédible que si, après l’explosion d’une imprimerie, tous les caractères
retombaient par terre dans l’ordre d’un dictionnaire » Einstein. Qui n’avait pas la réputation d’être un
imbécile ou un fondamentaliste. *** |
L’intelligence
a de la difficulté à accepter que ce crayon de maquillage soit le fruit d’une rencontre fortuite d’atomes surgis
du néant….mais cela va de soi, évidemment, pour le visage derrière le
crayon. Du moins à ce
que l’on dit… |
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Gus, sans
doute un autre débile selon la journaliste, un minable Prix Nobel, heureusement il n’est pas américain…
Son honneur est à demi sauvé. “Je ne souhaite aucunement m’associer à ceux qui sont derrière ce
mouvement du dessein intelligent. Cependant je persiste à croire que
l’évolution selon un processus de mutation aléatoire et de sélection
naturelle est non seulement une vue peu convaincante, mais en fait une
explication ridicule pour rendre compte de l’apparition d’organismes
complexes. Tant que nul d’entre nous n’aura pas la moindre idée de comment
s’y prendre pour fabriquer une mouche domestique à partir de rien, comment
pouvons nous dire avec mépris que conclure que la mouche domestique doit
avoir été produite par une intelligence supérieur â la nôtre relève de la
naïveté intellectuelle ? S’il y a dans ce contexte quiconque de naïf, c’est bien celui qui
élève les règles en vigueur dans la science occidentale au niveau d’axiomes
épistémologiques, arguant que ce qui ne peut scientifiquement être démontré
comme vrai…ne peut être vrai non seulement selon les critères de vérité
qu'utilisent les scientifiques, mais selon tout critère digne d’être invoqué.
D’un point de vue philosophique, il ne me semble pas rétrograde de
doter d’intelligence l’univers dans son ensemble, plutôt qu’une seul
sous-ensemble de mammifères sur la planète terre. Un univers intelligent
évolue avec le temps vers un but, même
si le but en question peut à jamais
rester au-delà de ce que peut saisir l’intelligence humaine et en fait
au delà de l’idée que nous pourrions avoir de ce qui constitue un but. » M. Goetzee,
(PRIX NOBEL 2003) Journal d’une année noire. Seuil 2008 p110. |
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ALLONS Y MAINTENANT PLUS SYSTÉMATIQUEMENT. 1. Il importe
de distingue le FAIT et le MÉCANISME DE L’ÉVOLUTION Le fait. Il est
incontestable que la vie a commencé sur terre. (Ou ailleurs si l'on
croit à la panspermie ou aux élucubrations réaliennes; dans ce cas on ne fait
que reporter le problème). Il est incontestable qu'il y a
eu passage du simple au complexe, du |
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Et le tableau est cumulatif
s'il est exact que la vie moyenne d'une espèce est de dix millions
d'années. Cette succession, si l'on pouvait en prendre conscience
serait étourdissante. Comme si cette force déchaînée (mais pas pressée)
s'était donné comme vocation d'occuper non seulement l'espace mais
également le temps. De nombreuses structures fondamentales, éminemment
distinctes les unes des autres, sont d'abord données comme des
thèmes symphoniques sur lesquels l'avenir aura à broder. On (?)
se permet de bricoler, de fignoler, d'exploiter en milliers de variations les
quelques thèmes initialement proposés. Vu ainsi de haut, le film
de la vie ressemble plus au développement d'une symphonie qu'à un jeu de
blocs. Il semble bien incontestable que toute cette invention et ce
jaillissement de formes, le développement de ce film, de ce poème dédié à la
quasi infinité des possibles, à l’imagination créatrice dont on
ne trop de qui ou de quoi, se soit étalé sur des centaines de millions
d'années; on conserve dans ces temples du passé que sont nos musées bien des
vestiges (une infime partie cependant) qui remontent au cambrien, à
quelques 650 millions d'années, où le sol et le roc ont pu garder le
souvenir d'une cinquantaine de types, de structures fondamentales
(embranchements ou phylum) de vivants bien distincts, plus qu'on en
retrouve aujourd'hui. Déjà à cette période les
grands thèmes de la symphonie ou des symphonies de la vie sont déjà bien en
place. On aurait aimé voir une période où les musiciens conscrits par Même si on en perd la trace,
l'histoire de la vie remonte bien au delà du cambrien. On entre alors
dans la zone de la spéculation et de la mise en scène. |
A
propos du fait de l’évolution.
On peut
trouver encore en cherchant loin des gens qui nient le fait de
l’évolution, qui nient que les vivants soient apparus successivement
sur la planète et cela sur des millions d’années. Ce sont des super
fondamentalistes, intégristes et littéralistes qui s’en remettent à la
lettre du récit de Ces fondamentalistes utilisent
les théories de ceux qui prônent l’“intelligent design“ mais ces derniers qui
sont des biologistes, du moins certains d'entre eux, ont peu à voir
avec ces fondamentalistes qui par leur attitude jettent plutôt du discrédit
sur les recherches qu’elles aiment bien utiliser pragmatiquement ou
légalement. C’est du copinage utilitaire. |
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2.Les mécanismes dE l’évolution ; une
fois admis que l’Évolution est un fait, qu’il y a à tout le moins succession
et évolution des espèces, (qu’il s’agisse du monophylétisme ou du
polyphylétisme. Une ou plusieurs souches à l’origine de la vie. ) il reste à expliquer le
phénomène de l’évolution, trouver les causes qui peuvent rendre compte du
phénomène. |
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"Il
faut avoir le courage de reconnaître que nous ignorons tout du mécanisme de
l'évolution. Au point où nous sommes arrivés j'ai le sentiment très net que
toutes querelles sont stériles qui opposent des adversaires mêmement
ignorants et obstinés à vouloir tirer de leurs maigres prémisses beaucoup
plus qu'elles ne renferment...." Jean Rostand Ce que je crois. 1953
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Il ajoute qu'il faut
concevoir comme transition des mutations monstres qui sont
pratiquement des créations. Cinquante ans plus tard, aurait-il changé
d'idée? Il est permis d'en douter. Les progrès récents de la génétique
élucident-ils le mystère ou nous y enfoncent-ils
davantage en le miniaturisant ? Certains (Gould) avouent même qu'ils sont
incapables d'imaginer les transitions nécessaires pour les grands sauts
évolutifs |
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***Nous sommes
ici sur le terrain de la spéculation, de la confrontation,
confrontation méthodologique parfois, le plus souvent idéologique
et cela autant de la part des sages, des croyants, du sens commun, des
philosophes ou des hommes de science. Le terrain est balisé de part et
d'autre d'a priori qu'il importe de connaître. (Lire ou
relire les textes Adorateurs, Apostats et Hérétiques pour prendre un peu conscience de cette diversité) |
C’est
ici que se situe à proprement parler les partisans de l’
« intelligent design » qui reprend dans un vocabulaire
légèrement rafraîchi les arguments tirés de la finalité et de
l’ordre dans le vivant pour contester une certaine manière de voir
l’évolution. C’est la même attitude que l’on trouve chez Socrate,
Platon, Aristote, saint Thomas d’Aquin, plusieurs biologistes, la
plupart des philosophes, (Ex. Voltaire et son grand horloger qui
avait « designé » l’ordre des cieux.) Bof dans ce site a
utilisé particulièrement pour s’adapter aux préoccupations de son
disciple Gus l’exemple de la sexualité, des organes et de leur fonctionnement
complexe, comme processus éminemment et évidemment finalisé avec une
infinité de parties ou d’éléments qui se sont mis en place pour former des
organes qui se complètent les uns les autres et d’un individu à l’autre en
fonction d’une fin assez évidente à quiconque veut bien voir, à tout le moins
regarder, sinon s’informer. Les partisans de l’ « intelligent
design » tablent surtout sur leurs recherches au niveau des
cellules. |
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Attitudes Tranquille
assurance et doute persistant Comment comprendre le fait
de l'évolution ? Ici s'opère une scission importante entre savants,
entre philosophes, entre tous ceux, amateurs ou professionnels qui se sont
penchés sur le problème....Pour certains, grâce aux progrès récents en
génétique, tout est d'une simplicité admirable et il n'y a plus rien à
comprendre ou à expliquer. Grâce au néodarwinisme en particulier, le
mystère est élucidé. Qu'il s'opère des changements dans le vivant,
c'est un fait, que ces changements soient le fait de hasards dont
on peut calculer la fréquence, c'est un fait. Il suffit alors de
s'imaginer une succession de changements (mutations) et dont quelques uns (à
la limite une faible minorité) confèrent un tout petit avantage
dans la lutte pour la survie. Et d'additions en additions, de petits progrès
s'additionnant aux progrès précédents, on peut comprendre au moins en
principe la diversité des espèces actuelles. (Voir Mutations et fautes de
frappe.) Il suffit en somme de se
donner une unité quelconque, un principe de multiplication ou de sélection et
alors aucun nombre n'échappe à notre portée. Chaque espèce ne serait qu'un
numéro chanceux sorti de la loterie de la vie. Pour Monod, " Le
miracle est "expliqué"; (même s'il) nous parait encore
miraculeux." (
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“ Le livre de Monod est un livre qui n’apporte rien sur le plan
philosophique. Il reprend la vieille thèse scientiste à laquelle j’adhérais quand
j’avais douze ans, un peu revue par la biologie moléculaire puisqu’il s’agit
du hasard des molécules. C’est du Démocrite, du Darwin, tout ce que vous
voudrez: ce n’est rien de neuf. Je dirai même qu’on peut répondre à Monod ce
que Huxley qui était pourtant un grand matérialiste, ou en tout cas un grand
agnostique, disait du temps de Darwin: plus vous expliquerez le phénomène de
la vie et de l’univers par des mécaniques, et plus vous ferez le jeu des
théologiens qui vous demanderont comment cet enchaînement causal a été
préparé à l’origine » Rostand |
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D'autres, reconnaissant
que souvent il peut en être ainsi, sont cependant réticents à
admettre qu'il en soit toujours ainsi. S'il en est ainsi de la diversité
des roses, en est-il de même de l'abeille qui butine la rose ou de la dame à
qui la rose est offerte. L'œil peut changer de couleur,
peut fonctionner plus ou moins bien, et ceci à cause de mutations dues
au hasard, on le comprend très bien. Le même type d'explication est-il
valable pour l'œil lui-même, pour |
Gus, ton prof a colligé pour ton
information au moins 150 textes de toutes les opinions et de toutes les
époques, surtout évidemment du 20ième et 21ième siècle. Si tu ne les as pas lus, c’est le
temps d’y revenir et t’amuser à les catégoriser selon les
différentes tendances que Bof est en train de te présenter. Sur les 150 textes, 3
seraient de tenants de « l’intelligent design ». TEXTES: MILIEU... du
20ième siècle
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Que le but
de cet organe, de la totalité de ces mutations, soit la vision,
est une hérésie pour les uns, une évidence pour les autres. Il est vrai que
le fait est on ne peut plus mystifiant: le but (la vision) arrive à la fin
d'un long processus, après une évolution de plusieurs millions
d'années. (Pour compliquer les choses, la nature a inventé (ou tombé dessus)
une vingtaine de sortes d'oeil dont aucune n'est une étape pour l'autre).
Tout se serait fait dans le passé (mutations et sélection) en fonction
de ce but qui n'existe pas encore mais ce but non-existant semble bien présider
et commander, pourrait-on dire, tout le développement et lui
donner un sens. Peut-on parler alors de l'influence, de la causalité du
futur (de ce qui n'existe pas encore) sur le passé en train de se
faire ? S'agit-il d'une inversion du temps? Le problème échappe à toute
forme d'expérimentation et est d'ordre philosophique. A l'échelle
humaine cependant la compréhension de phénomènes semblables (tous nos objets
techniques) est d'une simplicité désarmante. Qu'en est-il dans l'ordre
du vivant? Ce serait une toute autre affaire. |
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LES OPINIONS À RÉDUCTIONNISME
ET ANTI-RÉDUCTIONNISME. A) Réductionnisme
méthodologique. On n’entend pratiquer dans
son champ de compétence particulier que la méthode dite expérimentale.
Autrement dit, n'entre dans la perspective du chercheur que ce qui (points
de départ, principes explicatifs, hypothèses) est, au moins
théoriquement, d'ordre expérimental, c'est à dire, d'ordre sensible,
perceptible, au |
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moins théoriquement,
immédiatement ou médiatement, par instrument ou sans instrument. Libre à chacun de fixer le
modèle de connaissance qu'il poursuit ou prétend pratiquer quitte à aller le dimanche
suivant s'en confesser au temple ou à la mosquée. Chacun est libre de
décréter a priori qu'il n'accepte comme vérité (quitte à la définir comme
partielle) ou comme objet de son enquête, que ce qui est mesurable ou
peut faire directement ou indirectement l'objet d'expérimentation, au moins
théoriquement. La conclusion admissible, dans le cadre professionnel,
sera nécessairement d'ordre matériel et mesurable. Hors de son laboratoire, ce
savant pourra s'ouvrir à d'autres types de connaissance. De par sa définition la
science expérimentale est méthodologiquement matérialiste. On comprend que
dans cette perspective, le biologiste qui se veut praticien de la
méthode expérimentale ne veuille pas avoir à traiter dans son cours de
biologie de la finalité ou de l’ordre que l’on trouve dans la nature,
ce n’est pas matière à expérience sensible, à vérification en
laboratoire mais une question d’intelligence qui s’interroge sur des
totalités significatives. Au mieux on pourra s’attendre à quelques
réserves ou modestie quant à la valeur explicative (définitive ) de sa
méthode… |
Professionnellement il compte bien y comprendre quelque chose selon
sa méthode propre. Il s’enquiert sur les changements hormonaux qu’il a du
subir, les composantes chimiques de ces hormones qui ont fait battre son cœur
à des rythmes insoupçonnés, rassemble toutes les équations et formules
chimiques qu’il peut. Il soumet la documentation accumulée à ses collègues…. qui sont épatés par son volume mais à mille lieux en lisant cette documentation de soupçonner le grand amour que vit leur collègue. Celui-ci veut bien continuer à faire de la chimie dans son laboratoire, mais il prend conscience que la méthodologie de sa science n’est peut être pas omnipotente pour rendre compte des multiples facettes de la réalité …. Surtout du grand amour qu’il vit… |
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B) réductionnisme dOGMATIQUE A regarder les progrès de la
méthode depuis quelques siècles, la tentation est forte de dire qu'elle
est la seule méthode valable et que toute autre forme de
connaissance est illusoire et est un relent d'un autre âge, qu'on
stigmatisera facilement comme mythique, mystique, théologique
ou philosophique. C'est le pas franchi par le réductionnisme
dogmatique. La méthode scientifique
n'est plus seulement une méthode pour tenter d'appréhender
la réalité. Elle est promue au rang de principe... philosophique. Toute
explication du réel pour être valable, sera en dernier ressort
d'ordre expérimental. C'est évidemment une forme de matérialisme. Un
jour, espère-t-on, tout pourra être réduit
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Lewontin "Ce ne sont pas
les méthodes et les institutions de la science qui nous forcent d'une
certaine façon à accepter une explication matérielle du monde phénoménal, mais,
au contraire, nous sommes forcés par notre adhésion a priori à des causes
matérielles à créer un appareil d'investigation et un ensemble de concepts
qui produisent des explications matérielles, peu importe qu'elles
aillent à l'encontre de l'intuition, peu importe qu'elles soient mystifiantes
pour le non-initié. De toute façon, le matérialisme est absolu et nous
ne pouvons pas permettre à un pied divin d'entrebâiller la porte." |
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« ...J'ajouterai
que, si obscures que me paraissent les causes de l'évolution, je ne saurais
douter une seconde qu'elles ne fussent de l'ordre naturel....Et alors même
que notre science n'arriverait pas à le résoudre (problème de l'évolution)
nous n'aurions pas à en conclure qu'il soit du ressort de la métaphysique."
Encore … Rostand. |
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La tendance sera de toujours ramener ou réduire le supérieur à l'inférieur. La matière inerte, le vivant, l'animal, l'homme peuvent sembler au commun des mortels comme des sauts qualitatifs dans l'ordre de l'existence. Si on pouvait prendre ou faire paraître ces |
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sauts (ou
pseudo-sauts) simplement comme les progrès d'une marche sur terrain plat ! Il
n'y a plus rien de nouveau, tout peut se réduire à ce qui l'a précédé. Et on
n'a plus ainsi à se préoccuper de la proportion entre les causes invoquées et
les effets dont on veut rendre compte.. Dans ce dernier
cas, l’intelligent design, n’a pas de droit dans un cours
de biologie pas plus que les contes de Perrault. C’est une prise de
position intransigeante qui n’accepte pas qu’il puisse y avoir
d’autre type de regard, philosophique par exemple, sur la réalité qui
soit valable. Et si on allait au fond des choses…
Ceux qui croient que toute l’évolution s’explique par le simple jeu des
forces matérielles, des rencontres fortuites, à partir des lois de la
physique puisque, comme on n’ose pas partir du néant, (Voir Pourquoi y a t-il quelque
chose plutôt que rien?) mais de ce
qu’il y aurait de plus simple en tant qu’existant, la matière. Les atomes,
les forces qui les affectent, Tout ce qu’il y a de plus simple.
Et de là par d’heureuses mutations … on prétend expliquer
toute cette évolution qui va des atomes primitifs ou tout le moins de
la boule de feu que fut la planète un jour, de là à toi pi
moi, Gus (Gus, ça m’aide à comprendre pourquoi à l’occasion tu es tout
feu tout flamme…) Systématiquement le MOINS explique et rend
compte du PLUS
qui est survenu depuis…Encore faut-il être convaincu que
toi et moi, Gus, sommes plus qu’une flamme de briquet… ou un orage
solaire… C’est l’explication matérialiste, le mot le dit :
de la matière à la vie, de la vie à la sensation, de l’animal à
l’homme. tout n’est que matière et saut « quantique » de la
matière. Ceux qui adoptent ce point de vue, qui le trouvent
satisfaisant pour l’esprit, lutteront évidemment contre toute
conception qui émettrait des doutes ou manifesteraient un peu
d’étonnement ou entretiendrait dans leur esprit un certain
questionnement devant dans ces passages sublimés du néant à
l’être, du moindre être au plus être.. De rien à tout, il
n’y a rien là, sinon du hasard et des sautes d’humeur de la
matière. Dans l’ensemble des témoignages que Bof a colligés (tu
pourras les compter si tu as plus de patience que ton prof) il y en a
peut-être un tiers qui vont dans ce sens. Dans cette perspective
les mécanismes qui expliquent la macroévolution (au niveau des
embranchements) sont les mêmes, ne peuvent être autres, que ceux qui
permettent de comprendre la microévolution (différence de
races et d’espèces). C'est la thèse de
l'horloger aveugle. Certains ont l'option
triomphante, d'autres un peu honteuse, d'autres résignée (faute de
mieux) |
Un cas de design
sperme, Considérant
cela, regardant cette séquence, (pour éviter le voyeurisme, Gus, disons
plutôt, réfléchissant sur cette séquence), un pur matérialiste,
un pur de pur, flaire une mauvaise odeur, ça pue, ça sent la
finalité, peut-être des rapports de moyens à fin, une séquence
fonctionnelle, un agenda caché, un processus ordonné à un but; ça sent,
Gus, l’ordre, l’invention, la créativité, la création, l’intelligence.
Dégueulasse pour certain type d’esprit… qui s’oblige à n’y voir que les
nombreux fruits du Hasard omnipotent qui ne vise rien mais pas
hasard évidemment peut tout faire avec le temps comme allié. Dans cette
séquence sexée à point on prétend y voir un agenda caché Une autre petite délicatesse du hasard : en
prime dès le premier matin le petit déjeuner est servi à la
chambre comme dans un hôtel de luxe.., Gus, c’est VOIR une
présentation plus explicite de cette
problématique : Les douze
travaux d’Hercule de la matière inventant
la sexualité des mammifères. |
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Le miracle de Saint-Arvida-sur-mer Arvida est la capitale
de l’aluminium. Tu vois, Gus, si tout à coup ou avec beaucoup de temps un
lingot d'aluminium se changeait de lui-même et par lui-même en
un petit moteur fonctionnel à quatre pistons … en aluminium évidemment.
Les foules se déplacent pour voir une larme qui coule d’une statue de
plâtre : tu vois, Gus, les foules, les pèlerinages dis-je, les
voyages organisés, qui se précipiteraient à Arvida pour voir le miracle de
Saint-Arvida-sur-Mer… pour voir le divin lingot…, le tout puissant lingot.
Les experts, invités, se sont prononcé : aucun truc, il n’y a bien là
que de l’aluminium authentique. Certains prétendent que la chose se préparait
depuis des siècles sans qu’il n’y paraisse quoi que ce soit. Il n’y a
rien là. Le temps fait bien les choses. Des physiciens, comme au temps de
Youri Geller, pense à changer les lois de la physique, la matière, à
tout le moins l’aluminium, jouirait d’une propriété inconnue jusqu’à
maintenant, la puissance de motorisation spontanée. Un journaliste
tente de faire de la copie en parlant « de la légende urbaine » du
petit moteur qui s’est fait tout seul… comme un grand garçon. |
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Joseph Needham. Man a Machine.
"La mécanisation et le matérialisme sont les fondements de la pensée
scientifique.....Je n'accepte en aucune manière l'opinion que les phénomènes
de l'esprit ne supportent pas une description physico-chimique. Tout ce que
nous apprendrons jamais, scientifiquement, à leur sujet sera de nature
mécaniste...Pour la science, l'homme est une machine; et, s'il n'en est pas
ainsi, alors il n'est rien du tout” cité dans Fritjof Capra LE TEMPS DU CHANGEMENT, p. 95 |
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C et D. Anti-RÉDUCTIonnisme Ce sont ceux, qui
contrairement à Monod, ne croient pas que le "miracle" soit élucidé
"par hasard" Ils viennent de tous horizons: du
fondamentaliste biblique au généticien ou au statisticien le plus
chevronné en passant par l'homme de foi, par Socrate, Platon,
Voltaire...et souvent par l'homme de la rue...Certains parlent au
nom de la religion, d'autres au nom de la science, d'autres au nom de la
raison et de la philosophie qu'on est tenté d'identifier au "bon
sens". Gus, évidemment c’est ici que l’on
pourrait classer les tenants de l’ « intelligent design » |
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Ici les singes
sont conscrits pour tenter de dactylographier l'œuvre de Shakespeare. La
possibilité qu'une seule protéine apparaisse spontanément est égale, nous
dit-on, aux chances qu'un aveugle résolve le cube Rubik...Et cela peut se calculer
en nombre d'essais et en temps nécessaire. (pour ce dernier cas, trois cent
fois l'âge de la terre à raison d'une tentative par seconde) Tenter
d'expliquer l'origine de la vie par une multiplicité de hasards
aveugles c'est accepter qu'un Boeing surgisse d'un dépotoir traversé par une
trombe ou une tornade. L'énorme multiplicité d'éléments ramenés à un
ordre, à une unité fonctionnelle serait "un miracle"
inexpliqué ou à expliquer différemment. Ici des hommes de
science et des penseurs trouvent cent façons d'exprimer
leurs doutes face au dogmatisme réductionniste et à la tranquille assurance
de bien de leurs collègues. Certains, par exemple,
(Sheldrake) considère que la créativité "est un sujet qui dépasse
les limites des sciences naturelles". D'autres confessent que
"l'évolution n'est pas un problème totalement accessible à la méthode
expérimentale." On reprend les
grands sauts existentiels mentionnés plus haut (matière, vie, animalité,
humanité) mais en ayant tendance cette fois-ci à mettre en évidence
l'originalité et l'authenticité des degrés d'être et de la difficulté
sinon de l'impossibilité de réduire le supérieur à
l'inférieur même avec la providentielle Sélection qui semble surtout jouer le
rôle d’un Deus es machina à défaut d’autre chose. Le Plus ne peut se
dissoudre, pense-t-on, dans le Moins. On est sensible à l'exigence de
proportionnalité entre la cause et l'effet. Ci-contre on peut prendre
connaissance des variétés d'expressions qui en somme ne visent qu'une chose:
marquer l'originalité du vivant et des grands sauts de l'évolution, là
où il y a invention de nouveaux organes, d'authentiques Plus
qualitatifs. (Voir : Changement en mode mineur et
changement en mode majeur) |
Le vocabulaire de
l"irréductibilité, de ce qui
échapperait au hasard. : finalité, ordre, but, projet, téléologie, téléonomie, (!) complexité irréductible, fonctionnalité, forme de signification, design, intérieur des choses, information, accroissement de complexité, adaptations fonctionnelles, processus, programme, énergie radiale, Auto transcendance, élan vital, etc. L’« intelligent
design » dont on parle de ce temps- ci n’est qu’une variation ou une
autre façon parmi des dizaines d’autres de manifester les limites ou les
insuffisances d’une explication purement et totalement expérimentale et
matérialiste de l’origine et de l’évolution de la vie, une autre manière de
marquer les limites du hasard, des mutations qui sont autant d’erreurs
de frappe—mais qui grâce, à la toute puissance de la sélection
naturelle a construit l’univers que nous connaissons… C’est si tu veux
une forme de scepticisme face à l’omnipotence du hasard et le mot
design signifie dans le contexte « un plan » qui évoque à son
tour l’idée d’architecte, à tout le moins l’idée d'intelligence qui
pense la fin ou le but et ordonne les moyens en vue de cette fin. |
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Liaison
cachée…Honteuse… Kastler.: “ Longtemps le
biologiste s’est trouvé devant la téléologie comme auprès d’une femme dont il
ne peut se passer, mais en compagnie de qui il ne veut pas être vu en public.
À cette liaison cachée, le concept de programme donne maintenant un statut
légal... |
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La plupart de ceux qui
se sont penchés sur le problème ne voient pas d'objections majeures, au moins
théoriques, à une évolution de type néo-darwinien au niveau des cadres inférieurs
de la systématique (la microévolution), la nature des changements
ou des différences pouvant s'expliquer par des causes aléatoires,
accidentelles et "aveugles"(Voir :Recette pour faire un
saint-bernard avec un chihuahua à coup de mutations bien sélectionnée).,
des doutes cependant subsistent quant à la macroévolution
où les étapes de l'Évolution sont marquées par l'invention
de types, de structures et d'organes nouveaux. Tout le problème
ici porte sur la notion de changement et surtout de la qualité
du changement. Évolution dit évidemment changement, mais les changements sont
ils tous de même ordre ? Les causes qui ont produit le magnifique colorie des
ailes du geai bleu sont-elles du même ordre que celles qui ont produit
l'aile des oiseaux ? Si le
hasard pur, la matière brute semblent impuissants à expliquer la réelle
nouveauté dans l'être ou l'histoire de la vie, comment comprendre
alors cette nouveauté d'être? L'homme se résigne difficilement devant
le mystère. Deux grandes voies sont inventoriées parmi les non
réductionnistes. Unis dans la certitude que les causes doivent être
proportionnées aux effets constatés, certains auront tendance, pour
équilibrer cause et effet, à majorer la potentialité de la matière dont
tout semble surgir. D'autres laisseront la matière à son hébétude, à son
statut physico-chimique et chercheront au delà de la matière la cause ultime de
ce passage du moins au plus qualitatif révélé par l'histoire de la
vie. A noter que celui
qui pratique un réductionnisme méthodologique peut adopter comme option
philosophique l'une ou l'autre des options suivantes. |
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C.
Immanence (variante
antiréductionniste) L'ordre, la
finalité, les processus ordonnés en fonction d'un but, qui se développent dans
l'histoire de la vie supposent une certaine forme de prévision,
de mise en ordre, autant d'attributs de l'intelligence. Cette
potentialité quelconque adéquate au résultat qui est éminemment intelligible,
on l'attribue à |
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La totalité, le Tout, |
IDENTIFICATION du Plus dans la
matière. "idée directrice" "idée créatrice" Souffle de l'esprit Raisons causatrices force organisatrice Forme substantielle levain cosmique souffle de l’esprit le "quant à soi" des choses évolution créatrice raison se cherchant dialectique raisons séminales. force créatrice, force, énergie vitale
. |
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D.
Transcendance (
autre Variante antiréductionniste) . |
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Ici la matière
est par elle-même impuissante a générer les effets subséquents.
L'intelligence qui est à la source de tous les effets éminemment
intelligibles que révèle l'histoire de la vie est en dernier ressort au
dessus de la matière pour l'informer, la diriger ou lui donner les aptitudes
nécessaires à produire ce que l'on sait. C'est une intelligence non pas en
devenir mais en acte, intelligence pure et simple, redevable de rien, Idée
platonicienne si l'on veut, source et modèle de tout ce qui est intelligent,
de l'intelligible incarné dans les choses comme de l'intelligence en
tant que faculté de l'homme. C'est l'Acte pur, l'Intelligence pure
(sans limite) d'Aristote, suprêmement existante, Être suprême puisqu'il
s'agit de comprendre les progrès dans l'ordre de l'existence. Elle peut être
entendue comme cause efficiente première, cause exemplaire idéale ou
fin attractive. En termes très simples, trop simples ou trop
vrais, le passage du moins au plus ne peut s'expliquer que par un plus
quelconque; si c’est le trou qui fait le canon, il est difficile d'affirmer
que c'est le trou qui a fait le canon. C'est l'horloger de Voltaire,
le Dieu des religions, l'Absolu des métaphysiques, |
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Le rapport de cette Cause
aux causes secondes quant à l'origine du vivant et de l'évolution
dans ses phases créatives peut s'entendre de différentes façons: Une intervention
directe : Le Créateur met la main à la pâte, (C'est le Dieu de
l'interprétation textuelle de Une intervention
médiate en conférant des virtualités spéciales à la matière ( les données de
l'immanence) pour que celles-ci s'épanouissent à un moment donné. C'est
quelque chose du genre qu'évoque saint Augustin avec ses "raisons
séminales", on peut penser alors que la matière originelle
est comme "grosse" de tout ce qui adviendra. C'est vers une
option de ce genre que semble s'orienter Darwin à partir de la préface
de la sixième édition de son oeuvre. |
Darwin
contre le darwinisme "N'y
a-t-il pas une véritable grandeur dans cette manière d'envisager la vie, avec
ses puissances diverses attribuées primitivement par le Créateur à un petit
nombre de formes, ou même à une seule? Or, tandis que notre planète,
obéissant à la loi fixe de la gravitation, continue à tourner dans son
orbite, une quantité infinie de belles et admirables formes, sorties d'un
commencement si simple, n'ont pas cessé de se développer et se développent
encore." Darwin (Préface
à partir de la sixième édition de L'évolution.... ) «Le germe fécondé
d’un des animaux supérieurs…est peut être l’objet le plus admirable qui
existe dans la nature…Selon ce qu’enseigne la réversion (l’atavisme)… le
germe devient un objet bien plus merveilleux encore, car, outre les
changements visibles qu’il subit, nous devons croire qu’il renferme une
infinité de caractères invisibles… séparés par des centaines ou même des
milliers de générations de l’époque actuelle : et ces caractères, tel
ceux qu’on écrit sur le papier avec une encre invisible, sont prêts à évoluer
chaque fois que l‘organisation est perturbé par des conditions connues ou
inconnues. » DARWIN. (La
variation des animaux et des plantes sous l’effet de la domestication (1868) Cité
dans Gould. Quand les poules auront des dents.
P.203 ) D'autres
cependant évaluent différemment l'impact culturel de l'œuvre de Darwin. "Darwin
nous donne les moyens d'être des athées intellectuellement comblés"
Dawkins...(Le gène égoïste ) |
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On peut imaginer
une troisième variante soulignée par certains astrophysiciens: les lois de la
matière inerte sont toujours aussi "débiles" mais dès le départ
elles ont été calculées avec une précision d'une telle finesse
que de leurs interactions devaient nécessairement en
jaillir les effets que l'on connaît. Une
super-intelligence connaissant les données initiales (ou les
produisant) aurait pu prévoir la vie sur la planète terre en l'an
X du Big Bang. |
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Apparition du
carbone et de la vie... "On pourrait
comparer la précision de ce réglage à l'habileté d'un archer qui réussirait à
planter sa flèche au milieu d'une cible carrée d'un centimètre de coté,
éloignée de 15 milliards d'année-lumière, la taille de l'univers..." T. Xuan Than, La mélodie secrète, p. 286 |
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IL Y A DEUX NIVEAUX D’EXPLICATION DANS LE PHÉNOMÈNE DE L’ÉVOLUTION. |
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Le niveau du bricolage, du fignolage, de |
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Et Il
en est tout autrement quand l’on quitte la microévolution pour aller vers la
macroévolution, celle qui va de l’atome, à la cellule, à l’invention et à
la multiplication des organes extrêmement fonctionnels, qui va à
l’organisation d’un vivant à une cinquantaine d’organes différents et
variant d’un embranchement à l’autre Ici nous passons logiquement ou
métaphysiquement ou philosophiquement de l’atome au métal,
Gus, ici on a affaire à des progressions d’un ordre bien différents et qui
exigent des causes proportionnelles pour expliquer l’immense invention
et créativité qui s’y déploie. Tout le monde est en mesure de voir un progrès
dans le passage de la trottinette au vélo, à l’automobile, à l’avion, à
l’hélicoptère, à la fusée, etc. Mais bien malin qui peut prétendre que
ce sont des erreurs de fabrication en ligne qui ont causé le
passage de l’une â l’autre. C’est à ce niveau (les règnes, les
embranchements, les classes) que bien des spécialistes
avouent ne pas pouvoir imaginer les mécanismes mis de l’avant par le
néodarwinisme peuvent en rendre compte. Il faut imaginer comme
disait autrefois Rostand des mutations monstres qui sont autant de créations.
Et plusieurs ont renoncé à l’espoir de ramener toute la
diversité du monde vivant à une souche unique (Polyphylétisme et
monophylétisme). On ne sait même pas comment imaginer les transitions
possibles. Par ailleurs l’apparition du vivant à partir de
la simple matière parait tellement extraordinaire ou
« miraculeux » qu’on hésite à multiplier les miracles….
Et si cela s’est produit une fois, pourquoi pas deux, dix, vingt…! |
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Addition mai 06. A propos de certains modes de
connaissance…
Ou différents cheminements dans la quête de la vérité |
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Bof, d’où viennent les moteurs ? Comment ça se fait que ça
existe ? Gus, il y a en
principe trois types d’explication qu’on peut retrouver chez les uns ou les
autres… |
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CONNAISSANCE
PAR témoignage. Ton Prof a déjà visité les usines Ford à Détroit. Tu ne l’as pas vu,
tu n’étais même pas au monde. Mais comme tu as confiance en ton prof, tu
crois son témoignage quand il te raconte tout ce qu’il a vu et tu
sais maintenant d’où viennent et comment se font les moteurs, en
particulier celui de la vieille Ford que ton père vient de t’acheter pour la
bricoler… et t’initier à la mécanique. Remarque que tes belles connaissances scientifiques dont tu es si fier
sont d’une certaine manière, pour toi du moins, des connaissances par
témoignage. Tu as expérimenté très peu des « faits » dont on te
parle. Tout ton savoir repose en somme sur l’acte de foi que tu
fais dans le témoignage de tes profs qui te disent qu’un tel savant
a fait telle ou telle expérience. Ton Prof de chimie pour tout ce dont il n’a
pas expérimenté lui –même fait foi à ses sources de documentation et à
ce que d’autres ont rapporté avoir fait. Il fait confiance raisonnablement à
certaines sources qu’il consulte, d'autres ne lui paraissent pas dignes
de confiance, dignes de sa foi. |
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est un peu du
même ordre et elle repose ultimement |
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et uniquement sur la foi dans le ou les messagers qui
ont écrit les livres clefs de telle ou telle religion. Toutes les religions
ont leur récit de Ces textes, anciens, d’une
autre époque, d’autres mentalités ou avec des préoccupations et des buts
variés, se prêtent à différents types d’interprétation… Des plus
littérales aux plus analogiques ou symboliques. Ou même poétiques. Et
chacun peut y trouver ce qu’il cherche… (Gus. Voir à propos des problèmes d’interprétation dans un
autre contexte mais toujours valable : TEXTES RELIGIEUX) A noter : quelques rares
textes dans la masse des textes colligés par ton Prof sont de cette
catégorie. |
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Connaissance
par expérience, La connaissance commune qui est obtenue par nos sens et notre
perception (« je l’ai vu de mes yeux vu »; aussi la
connaissance scientifique dans le sens moderne du terme. La science courante
aime à se définir comme science expérimentale, c'est-à-dire que les
points de départ (expérience initiale) et les points d’arrivée
(hypothèses ou théories) doivent relever éventuellement de
l’expérience dite sensible (au moins théoriquement ou
indirectement par la médiation d’instruments). Pour la
science, le Big Bang est d’ordre expérimental, aurait du au moins être
entendu si quelqu’un avait pu tendre l’oreille…Et mesurable en plus … si les
instruments avaient préexisté…on ne sait jamais… Il est difficile de ne pas reconnaître la valeur de ces démarches… et
des succès que la méthode a remportés. Deux attitudes philosophiques à propos de cette forme de
connaissance. Tel que vu plus haut..(Bof s’excuse d’y revenir mais c'est
une distinction très importante) 1. Les dogmatiques
qui prétendent que c'est la seule connaissance valable et
possible. Ce n’est pas une vérité expérimentale ou expérimentable mais une
option philosophique. Vue dans cette perspective, toute l’explication de
l’évolution, du fait et des mécanismes de l’Évolution ne peut s’expliquer que
par la rencontre fortuite de causes matérielles,
donc d’ordre théoriquement et ultimement sensible, et exclut toute
intervention intelligente pour expliquer le « semblant » de
finalité ou d’ordre apparent qui n’est évidemment qu’un faux-semblant. 2. Ceux
qui pratiquent la méthode et en observent les règles mais admettent la
possibilité d’autres modes d'accès à la réalité ou d’explication valable d’un
autre ordre. Ces scientifiques sont plus sensibles aux limites de
la valeur explicative de leur méthode. Dans leur laboratoire ou dans
leur enseignement ils ne se servent que des outils de leur coffre à outils
professionnels. De ce qu’ils avancent; certains le disent crûment
et semblent s’excuser : Que voulez-vous, on ne peut rien dire d’autre ?…
si on reste fidèle à notre méthode… ou quand je donne un cours « de
science expérimentale » (Rostand est un témoin exemplaire de ce point
de vue) (la plupart des textes, surtout récents que tu trouveras
dans ce site, reflètent ces deux types d’attitude
« scientifique » Voir en particulier : Adorateurs et
hérétiques (Gus, tu peux t’amuser à partager les
attitudes en lisant ou relisant les textes ») Pour comprendre l’Évolution d’un point de vue du matérialisme
scientifique, imaginons une hypothèse où il aurait atteint ses objectifs
au plan de l’explication de l’évolution. Revenons, Gus, à notre
exemple du moteur pour l’expliciter de deux façons différentes : |
Des savants à la recherche d’une religion Au principe des choses : la connaissance
ou l’ignorance absolue ? « Au commencement était le
Logos » dit saint Jean – et la Gnose. (Gus, logos : parole, pensée; gnose :
connaissance) Non, répondent les antignostiques. Au
commencement était la lettre (ou plutôt les lettres) et le logos en naquit. Au commencement était la Vie, la Volonté_ Non
répondent les biologistes antignostiques. Au commencement étaient les Molécules
autoreproductrices, et la Volonté de vivre en sortit» « Au commencement était l’Ordre ou le
grand ordonnateur, ou l’antihasard ou la Conscience ou la subjectivité
cosmique » disent les Gnostiques. Non répondent les scientistes : au
commencement était l’Aveugle absolu, la Désinformation et l’Information
sensée en sortit, après que se fut formé, par pur déterminisme, un Grand ordinateur matériel. » Le tour de passe-passe antignostique. Quel est le secret du tour de passe-passe
antignostique ? Il réside en ceci, que les anti-gnostiques prétendent que le
hasard se canalise lui-même, sans canaliseur, qu’il se capte sans capteur,
qu’il choisit sans choisisseur, qu’il sélectionne sans sélecteur, ou que les
capteurs, canaux, choisisseurs, sélecteurs se forment aveuglément et captent
et sélectionnent aveuglément. Or un domaine de subjectivité, de
conscience, est le seul capteur possible, qu’il agisse directement ou par
liaisons imposées et interposées. » Raymond Ruyer, La gnose de Princeton. Des savants à la recherche d’une religion.
…1974… |
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Gus, mets
ton imagination au travail. Imagine l’hypothèse suivante
qui n’est pas du tout farfelue. On a dit qu’il y avait des usines
totalement automatisées au Japon. Tout est mécanisé au point tel que la
nuit on ferme les lumières… . Suppose qu’une telle usine
existerait pour la fabrication des moteurs et toi, qui cherches
toujours à comprendre l’origine des moteurs, tu visites, |
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|
pour enfin y comprendre quelque chose, cette usine… en plein jour
évidemment. De ton poste d’observation, tu es témoin de toutes les opérations,
comment chaque appareillage à l’oeuvre est mu par un autre qui lui
aussi est mu.. et les effets se succèdent et s’enchaînent les uns aux
autres. Cette multiplicité d’opérations apparemment disparates finit par
faire un moteur. D’un certain point de vue, tu es satisfait : tout est
clair, tout est visible, tout est constatable : à une extrémité tu vois
la matière première, tu vois les convoyeurs automatiques
qui amènent ces minerais vers la fonderie, tu vois les fours,
les courants qui alimentent ces fours, les godets qui
se déplacent pour transporter le métal liquide vers les moules, dont tu
peux voir tous les robots qui s’agitent pour leur donner ces formes.
Ensuite tu vois toutes les étapes du démoulage se faire
mécaniquement, tous les mouvements se comprennent facilement par les
mouvements de pièces antérieures qui s’enchaînent par bielle,
engrenage, bras mobiles. Toutes ces opérations sont immédiatement
constatables et peuvent être vues « de nos yeux vues » Et
tout à l’étape finale, des bras mécanisés, robotisés, mettre toutes les pièces
du moteur à leur place, et un expert comprendrait mieux que toi et moi,
Gus, moi en tous cas, en analysant les puces électroniques qui sont
dans bien des cas une « ultime » explication de tous ces
mouvements qui finissent pas assembler les parties, assurer la
jonction des morceaux du puzzle que constitue le moteur.…. |
Une chaine de montage en légo pour faire un ski-doo
… en lego. Y a rien là. Mais le vrai miracle ce serait que les
pièces de légo à force de les brasser ou envoyer en l’air tombent
pile tout à coup (ou du moins une fois) pour réaliser cette
chaîne de montage… qui est évidemment une insignifiance amusante si on la
compare au moindre organe d’un vivant, à une simple jointure par exemple…
.pire à trois jointures pour faire un doigt, pire à cinq doigts
pour faire une main, pire au bout de la main un bras …. Rattaché
à … Ça ça serait du miracle, du beau et bon miracle.… Du vrai de vrai.
Pas des amusements pour adolescents déprimés qui aiment bien montrer
qu’ils ont du génie…un certain génie créateur. |
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Devant un tel spectacle, Gus, tu serais épaté, et tu aurais
raison. C’est évident, cette réalité matérielle qu’est un moteur, est
manifestement le résultat de toute causalité également matérielle et du même
ordre. Un magnifique spectacle, un panorama des virtualités multiples
de la matière… tout ceci peut se faire dans un mois ou dans une heure… Avec ton sens de la mécanique, Gus, tu constates que tout est
éminemment vraisemblable, et surtout éminemment réel, constatable. Enfin tu
l’as vu de tes yeux vu. Tu saisis maintenant pour l’avoir vu comment
sont fait les moteurs. Tu pourras décrire à tes amis toutes les forces
chimiques et physiques et techniques qui rendent compte de l’existence, de la
création pourrait-on dire, du moteur de ta vieille bagnole. Une science expérimentale de l’évolution qui serait achevée pourrait
te faire voir dans un diaporama semblable toutes les successions des étapes
qui ont conduit, tous les éléments chimiques à l’oeuvre qui ont conduit… à
toi et moi, Gus. Et si tu insistes pour voir le spectacle en profondeur, regarde dans
les microscopes les plus puissants au niveau de la cellule, des gènes,
de l’ADN et tu verrais une réplique miniaturisée de l’usine automatisée que je viens de te faire visiter… tout ne serait que séquences
d’opérations chimiques qui aident à comprendre toute l’évolution. La science n’en est pas là dans son effort de réduction
physico-chimique… mais peut-être qu’un jour… Certains exulteront de joie devant un tel spectacle… D’autres…se
poseront encore des questions, toujours les maudites questions. Gus, à retenir : l’esprit peut inventorier à
l’infini, il peut passer facilement à coté de l’invention. Réflexion supplémentaire : Voir
Adopter le
matérialisme pour la beauté du spectacle * |
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Et Gus, ça fait au moins 10 ans que tu as l’âge de raison. Félicitations.
Ton quart d’heure de gloire est arrivé… Reprenons la visite de cette belle usine où l’on pouvait constater
« de ses yeux vu » toutes les étapes de la production d’un
moteur… Tous les éléments étaient en place … des minerais qui
attendaient au point de départ jusqu’à la sortie du moteur frais peint
à l’autre extrémité. Rien que du sensible, robots, filages, courroies,
bras mécaniques; tout arrivait à temps, à son tour, au besoin. Gus, n’avais-tu pas une question en tête au moins quand tu es
revenu chez toi… la tête refroidie après le manège étourdissant que tu avais
mille raisons d’admirer. Cette totalité fonctionnelle d’où tient t-elle son
organisation complexe, une bielle d’elle-même peut-elle rendre compte
de sa position à l’endroit précis où elle est utile et fonctionnelle.
Une vérité te saute au yeux (de l’esprit cette fois-ci), à ton
intelligence, (ce qui t’honore), il y a une intelligence quelconque qui a
ordonné tous les moyens en fonction de cette fin. Gus, réjouis-toi, tu viens de recevoir ton diplôme
d’intelligence 101 et tu es devenu philosophe…Tu aurais demandé à voir
cette intelligence à l’oeuvre…? On aurait pu te faire poirotter; te
montrer bien visibles les plans sur beaux papiers parchemin; même
aller plus loin te montrer un film qu’on a conservé montrant les bras et les
crayons traçant les plans, les doigts pianotant sur un clavier
d’un logiciel de dessin, etc… tout en somme pour t’en mettre encore une fois
plein les yeux. Évidemment tu n’es pas satisfait, on te sous-estime et
tu demandes plus ? Ce plus, invisible, dont on ne perçoit que les effets et
dont on a conscience de son fonctionnement quand on se met à
réfléchir … C’est dans notre usine, ce qui est le moins visible,
invisible même, à moins qu’on veuille ultimement la réduire à des neurones
bien visibles … qui n’expliquent rien… sinon physico chimiquement, autant
dire nullement. L’idée de moteur qui se réalisera à la fin était au
principe de toute l’organisation des moyens qui a conduit à
l’édification de notre usine totalement mécanisée… Maintenant ton
questionnement porte sur le TOUt,
sur l’Ordre, qui donne
un sens aux parties. Être philosophe, Gus, c'est simplement savoir se servir de sa tête,
pardon de son intelligence et la faire porter sur l’essentiel, lui faire voir
l’ordre, l’unité, la finalité d’un tout complexe. Le bon sens qui est
au bout de son questionnement… Et respecter cette loi fondamentale, que les
causes qu’on invoque soient proportionnées aux effets dont elles doivent
rendre compte. (Voir Gus, ce qui a été précédemment dit sur les
changements accidentels ou non signifiants, non finalisés et les changements
substantiels et signifiants. Un changement de couleur ou de grosseur ou
une déformation quelconque dans un bec ou un nez , tout ce qui fait les
différences dans ce qu’on appelle la microévolution au niveau des genres et
des espèces , (les différences que Darwin constatait d’une île à l’autre aux
Galápagos) ne s’explique pas avec les mêmes causes où on a
affaire à des changements radicaux (qui impliquent des organes
nouveaux (plus compliqués que l’usine automatisée) équivalents à
des transitions hypothétiques qui iraient pour garder nos exemples au niveau
de la mécanique, de la trottinette, à la bicyclette, à la voiture, à
l’avion., à la fusée (le tout par mutation fortuite) |
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Gus, pour revenir à l’Intelligent design tel
qu’on l’enseigne ou le pratique aux États-unis, c’est de vouloir
intégrer les réflexions que l’on dit ici « philosophiques » dans
les cours ou les programmes de biologie expérimentale. Dans le cours
officiel, on entretient une crainte, en sens inverse, que les
profs ne fassent aucune distinction entre la méthode scientifique et la
philosophie que certains en tirent.. souvent sans se rendre compte
qu’ils font de la philosophie… en classe de biologie.. Gus, les
craintes ou les préjugés ou les convictions sont à double sens. Sinon à
triple sens, si on ajoute les préoccupations matérialistes ou spiritualistes. Gus, si tu veux en connaitre plus sur ce mouvement « intelligent
design », tu peux aller consulter http://www.discovery.org/scripts/viewDB/index.php?command=view&id=2640&program=CSC
où tu trouveras un résumé de plusieurs articles et livres sur le sujet. |
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Hymne a Mr. hasard 2. Hasard vivant parmi les
vivants 4e. Sexe et coloration de la
peau 5. Adorateurs, Apostats et Hérétiques 6. TEXTES: MILIEU... du
20ième siècle
Histoire romancée du premier atome |
|
PHILOSOPHER AVEC le prof BOF >>> « être
sérieux sans se prendre trop au sérieux » |
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés>>>> Brefs
extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof |
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A propos de l’être humain |
Petite
histoire des
mentalités |
divers |
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(récents) islam, islamisme, mahomet et le coran. |
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Il y a près de 15 000 liens hypertextes sur
les sites (pages ou images). Ne vous gênez pas pour nous signaler les liens
défectueux ( et même les fautes dans le
texte) |
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