Hasard et finalité (SUITE)

En Vrac 

                                   

 

 

 

 

 

 

1) Variations sur le thème du changement.

Changement en  mode mineur et changement en mode majeur.

2 Le clavier de la vie.

Mutations et fautes de frappe.

3. Nos excuses à Monsieur le Président.

Présentation du Gang de malades ou de débiles.

4. Le  "gang de malades" s'éclate...

Recette pour faire un saint-bernard avec un chihuahua

à coup de mutations bien sélectionnées.

5. Démystification si besoin est...

Explications à propos des premières pages du présent site

au cas où certains en auraient perdu leur latin

ou leur joual ou leur argot.

6. Enfin !!! le prof Bof apporte la réponse définitive

à la plus profonde des questions :

Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien?

7. Pour aller un peu plus au fond du problème...

Les principes en jeu...

 

 

 

Variations sur le thème du changement.

Changement en  mode mineur et changement en mode majeur.

 

 

 

La notion de changement est manifestement au cœur du problème des mécanismes de l'évolution.

 

 Les changements (ou transformations) sont-ils tous  du même ordre, sont-ils tous également in-signifiants...S'il en est ainsi,  un  quelconque changement valablement expliqué par les mutations usuelles, comme on peut le voir au  niveau des genres, des espèces, des races  ou des variétés végétales ou animales, peut servir de prototype pour tous les autres changements  qui se sont produits dans l'évolution du vivant. Le néodarwinisme tel qu'on le présente est alors sans appel  et le Hasard est triomphant.

 

On peut également envisager l'hypothèse que les changements ne sont pas tous de même nature ou de même ordre: certains peuvent être accidentels, superficiels, mineurs en somme;  d'autres seront  plus substantiels, majeurs.  Dans cette hypothèse, toute explication devra présenter  des causes  proportionnées à l'effet que l'on veut expliquer. Les effets qui présentent  une structure ordonnée, unifiée, finalisée, intelligible en somme...seront plus difficilement réduits à des causes purement  "débiles".

En vrac, on présente ici un petit  exercice de réflexion sur la  diversité ou les degrés dans les changements.

 

 

 

 

 

Petit exercice à propos de la nature du changement

 

Quelque chose passe de l'état A à l'état B

  Un changement en vaut bien un autre.Vrai ou faux ? 

Les changements ( hypothétiques pour quelques uns) des deux colonnes suivantes sont-ils de même ordre et  peuvent-ils se comprendre  par des causes de même nature ?

Changements

 en mode mineur

 

Changements

 en mode majeur

 

Mutations en mode mineur :

mutations insignifiantes, non signifiantes,

Dans l'évolution, une  erreur de frappe qui a tombé pile et qui a réussi.

Mutations en mode majeur :

mutations qui impliquent une invention  comme pour des organes nouveaux.

Dans l'évolution, un organe  nouveau ne s'apparente pas à une erreur de frappe dans un texte mais plutôt à un chapitre nouveau.

 

La lave se refroidissant laisse des morceaux de métal aux formes variées, parfois amusantes, surprenantes, qui font la joie de certains collectionneurs.

 

Le métal en fusion devient un moteur de huit cylindres.

 

A noter ici que très peu de gens ont assisté à la fabrication d'un moteur (la certitude quant à l'intervention d'un être intelligent  à un moment X de sa fabrication  n'est pas une vérité...expérimentale)

Ce n'est pas non plus une question de Oui-dire. Bien des parents ont oublié d'en instruire leurs enfants.

Il suffit simplement  de savoir ce qu'est le métal....et de constater la forme ordonnée et finalisée  qui se retrouve dans  le métal.

L'intelligence dans son fonctionnement rudimentaire (ou le plus fondamental) fait le reste :  la forme nouvelle ne peut provenir du métal laissé à lui-même.

 

Passage d'un modèle à l'autre de voitures.

 

Oeuvre de ceux qui fignolent, décident des couleurs ou des dimensions, modifient le style , etc.

Même effort (!) de créativité : ceux qui ont fait passer le moteur de six à huit cylindres.

 

 

Passage (hypothétique et imaginaire)   de la bicyclette à la moto, de la moto à l'automobile, de l'automobile à l'avion...

 

Tous ceux qui en technologie créent  un objet fonctionnel nouveau.

 Les inventeurs, ceux qui font jaillir du nouveau à partir de rien ...ou  presque, qui projettent leur pensée dans la matière.

 

 

 

Le fonctionnaire qui n'a pas inventé l'école mais qui est capable de fixer la date de la rentrée scolaire.

 

Sacré Charlemagne...selon la chanson ou la tradition....qui aurait inventé l'institution en cause.

 

Dans l'évolution, tout ce qui a trait  aux changements de couleurs, de dimensions, de formes non fonctionnelles,  de  réduplication, etc.

Les variantes du modèle "mammifère" dans la nature.

 

Dans l'évolution, ce qui a donné naissance aux cadres majeurs de la systématique, aux vivants qui se distinguent par des ensembles d'organes différents et qui constituent les grands "types" d'être.

 

Ce sont des modifications de ce genre par rapport aux  espèces continentales que Darwin a vues aux Iles Galapagos et qui ont fait germer en lui l'idée de l'évolution des espèces.

 

Quand dans sa correspondance, Darwin avoue que l'oeil lui donne la fièvre, il constate le caractère "majeur" des changements requis pour en arriver à cet organe.

 

Les turbulences atmosphériques ou la structure d'une chaîne de montagnes, dont la complexité est certes très grande mais qui présente  un type d'organisation non fonctionnelle.

 

 

La formation inconnue (inconnaissable!) des cadres majeurs, des grands types de vivants, les "mutations monstres" dont parlait Rostand.

 

           

2

 Le clavier de la vie.

Mutations et fautes de frappe.

 

LE CLAVIER DE LA VIE

 

Les fautes de frappe (les mutations) les plus fréquentes et vérifiées.

Depuis que les généticiens nous disent que toute l'information nécessaire pour construire un vivant, en partie et en totalité, se ramène à quatre signes, à quatre lettres, ils fournissent au grand public des métaphores utiles pour comprendre  les changements enregistrés dans l'histoire de la vie: des erreurs de frappe à la source de tout changement.

 Dans l'ADN ou l'ARN  ce sont

des absences,

des effacements,

des substitutions,

des variations,

des répétions,

des duplications,

des inversions,

des déplacements

 enfin, tout ce qui peut être considéré comme un accident de parcours ou une erreur de transcription. Autant d'opérations familières à l'apprenti dactylographe qui, s'il s'appliquait à transcrire des milliers de fois une chanson de Brassens aboutiraient, par un miraculeux hasard et un principe de sélection poétique, à une chanson de Brel.

 Les mutations  s'avèrent le plus souvent monstrueuses ou léthales, parfois elles introduisent une modification neutre, de rares fois  un quelconque avantage. Bien que l'on soit bien obligé d'en supposer, on n'en connaît pas cependant (par expérience) qui ont produit des structures nouvelles, avec des fonctionnalités nouvelles, des organes nouveaux en somme.

Tout ce que l'on peut dire c'est que forcément cela a du se produire puisque les résultats sont là....

mais les mécanismes connus mis de l'avant  (les mutations aveugles) semblent bien sans proportion avec l'effet attendu ou à expliquer que l'on retrouve au niveau de la macro-évolution.

 

 

(addition 25/01/06)

 

Les mutations et «  la légende des siècles »

Gus, dans toutes ces données d’expériences de changement, les seules que nous ayons (expérimentalement), on ne trouve  rien d’inventif, de progressivement nouveau, qui permettent de comprendre l’énorme élan  de créativité, d’invention que manifeste la nature de quelques faces ou angles qu’on la regarde et à coté de laquelle tous les efforts des ingénieurs combinés n’ont l’air que des croquis d'enfants de la maternelle même si ceux-ci ont parfois tendance à se prendre pour d’autres (Discours entendu d’un enfant-roi : « Tu n’as pas le droit de dire que mon dessin est pas beau »)

 

 On demande à comprendre ou à expliquer comment on en est arrivé à La légende des siècle    de Victor Hugo… mais on n’a même pas avec ces mutations, qui ont toutes l’air d’erreurs de frappe, un mot intelligent  dont on pourrait se servir comme point de départ, si modeste soit-il, un changement (vérifiable)  qui paraîtrait s’orienter vers la bonne voie, quitte à s’arrêter à la première césure  ou à trouver le titre pour commencer (Gus, admire la subtilité de ton prof dans le choix de l’oeuvre)

 

Gus, ton chien qui gambade de joie  en te retrouvant, c’est tout un poème,,,  surtout si tu prends en compte  les origines qu’on lui assigne habituellement. (Hugo peut aller se rhabiller si  jamais il se relève  mais gardons-le au moins pour l’exemple)

 

L’explication courante est peut-être un peu facile : « Pas de mots intelligents comme données initiales, O.K. mais  c'est avec de stupides lettres qu’on forme des mots chargés de sens… »  Et on voit déjà le poème qui est en route…

Pourtant on ne sait même pas si « les lettres » sont du même alphabet  et si celui-ci  est complet…Et de conclure brillamment : « Ça doit être çà, puisque que ça s’est fait »

 

Évidemment il y a le hasard… On ne tire pas tous les jours le gros lot, c’est vrai, mais avec beaucoup de patience, et des tirages et des tirages, on finit toujours par gagner.. au moins une première fois… Puis,  on n’a qu’à recommencer, à redoubler de patience …pour obtenir un deuxième mot…espérant que le premier est toujours en place…Et l’éternité est de notre coté…

 

Certains capitulent : il y a du y avoir des mutations monstres, dont la monstruosité étaient justement d’être intelligentes (fonctionnelles), du bon travail d’ingénieur …ou de poète opéré par la Nature qui,  honteuse, se cache dans la nuit des temps, tout  au moins dans le précambrien qui lui sert de paravent.

 

D’autres protestent, un peu pour s’excuser. « On me demande de  vous expliquer l’origine du Pont du Gard  et on me commande de ne me servir que de pierres et des forces naturelles du même ordre qui ont pu les  amener  à se modifier ou à se déplacer : mouvement de terrains, tourbillons, typhons, trombes, transformations chimiques, tsunamis, éruptions  volcaniques, corrosion ..ETC. « Que voulez-vous-tu que je fisse ou que je disse » avec ces causes aussi débiles les unes que les autres? Je fais de mon mieux pour suivre la méthode… dont je connais bien le discours. »

 

Et Von Braun, qui s’y connaît bien en matière d’inventions et de fusées de soupirer : «  On n’allume pas une chandelle pour voir le soleil »

 

3

Nos excuses à Monsieur le Président.

Présentation du Gang de malades ou de débiles.

 

 

 

Avec toutes nos excuses, Monsieur le Président...

 

Le gang de malades..

.(Chanson à la mode) .

La communauté des dé-biles ou des in-habiles ***

  Qu'on ne voit aucun  mépris quand on comparait effrontément dans les premières pages de ce site  les prouesses de notre cher Hasard et celles du dévoué  et tout puissant Président de Général Motors. Il conviendrait plutôt  de   parler ici d'un gang, d'un  gang de dé-biles ou malades (in- habiles à), 

On peut y faire figurer notre valeureux  Hasard en tête, Hasard qui nous préoccupe ici et dont nous avons célébré les exploits (voir p. 1 et p. 2. ).

On peut le faire  accompagner par le célèbre Président qui est habilité à changer les couleurs ou les dimensions des différents modèles de voitures  et à répéter son exploit à chaque année.

 Il faudrait aussi m'inclure, moi Bof, peut-être vous, aimable ou prétentieux   lecteur,  tous ceux enfin  qui ont  peut-être inventé  le bouchon à quatre trous  mais sûrement pas le fil à couper le beurre, ni le  bouton à quatre trous, peut-être même pas le job, le poste  qu'ils occupent actuellement ....

Dans les oeuvres de ce gang vilipendé par un chansonnier, il faut évidemment inclure les mutations connues et vérifiées, les dernières créations et nouveautés de notre astucieux Hasard,   ces changement subits et accidentels, ces erreurs de frappe  dans le code génétique comme on aime à le dire, toutes inhabiles  ou dé-biles face à la véritable invention, à  l'organisation du multiple (souvent des milliards de cellules) en fonction d'un but bien précis, toutes  impuissantes à s'ordonner en étapes (des centaines)  qui conduiraient éventuellement à un rein, à  un oeil, à une jointure, etc.

Il est possible cependant que ce gang de débiles soit capable de concevoir les  mutations qui permettraient éventuellement de changer un   chihuahua  en saint-bernard.

 

 

 

 

*** qu'on s'arrête ici pour admirer la subtilité  du Prof Bof dans le choix des mots...

débiles: « pas intelligents »

 inhabiles :  « pas capables... »

"pas capable  par défaut d'intelligence"  Whoua !

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le "gang de malades" s'éclate...

Recette pour faire un saint-bernard avec un chihuahua

à coup de mutations bien sélectionnées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ingrédients :Un  CHIHUAHUA

   mutations courantes

 (ou indications appropriées)

Difficulté : pour 3 à 97 ans, Hasard inclus.

Étapes:

1) Prendre un chihuahua... qui vous appartient autant que possible.

2) Multiplier son poids par 50 (mutation pondérale ou éléphantiasis)

3) Lui allonger le poil (mutation angora)

4) Lui enfoncer le museau (mutation ringus de boxe)

5) Changer la couleur (mutation Missus Clairol)

6) Faire pendre les oreilles (affaissement musculaire)

*(anti-viagra)

7) Lui donner un air bonasse (mutation New Agiasis)

8) Lui accrocher un petit baril  au cou (mutation Cognaciasis)

9) Servir...pardon...à quoi votre nouveau chihuahua  peut il bien servir ?

 

Attendre que la  Sélection naturelle lui assigne une vocation.

Le chihuahua ainsi transformé sera indésirable sur les coussins du sofa ou sur les genoux de sa maîtresse.

 Par ailleurs il sera  éminemment  utile et désirable dans les endroits susceptibles d'avalanches    et qui sont malheureusement fréquentés par des skieurs trop audacieux. Notre nouveau  chihuahua, fruit d'heureuses mutations (conçues, commandées,  commanditées et brevetées par  le gang de malades),  fera carrière désormais dans les Alpes...

Plus tard, beaucoup plus tard, on  fera des thèses pour prouver que ce sont les Alpes qui ont fait le nouveau chihuahua ( modèle 2001, moteur 325 p.c.)

 

Et fit sanctus-bernardus

Amen. Bravo. Hourra. Inch Allah

 

 

 

 

 

 

 

 

5

 Démystification si besoin est...

Explications à propos des premières pages du présent site

au cas où certains en auraient perdu leur latin

ou leur joual ou leur argot

 

Quelques éclaircissements bien mérités...

 au cas où  on aurait éprouvé de la difficulté à démêler la part de vérité et la part d'ironie.

Maintenant que l'on est familier avec les degrés de changement tout peut s'éclairer...

Changement

en mode mineur

Changement

en mode majeur

 1.  Hasard en voyage

 

Les quatre premiers cas, si exceptionnels peuvent-ils paraître, sont le résultat de causes aveugles qui ne visaient rien. Ce sont des "résultats de", des oeuvre du hasard et s'expliquent adéquatement par la conjonction des causes matérielles en jeu

Le dernier cas ( le Mont Rushmore)  peut-il être assimilé aux quatre autres cas qui le précèdent?

Si vous vous êtes aperçu du problème posé et de l'incongruité du texte vous étiez sur la bonne voie...

Si non, on peut tout vous faire gober et le reste du site vous a fait nager sans doute en plein mystère...ou en délirante folie attribuée évidemment à l'auteur.

 

2.  Hasard  vivant parmi les vivants

 

Tous les cas ici envisagés peuvent être considérés comme relevant du mode mineur de changement, c'est- à-dire des changements  non finalisés ou structurés, et qui ne dépassent pas le pouvoir d'un ensemble de causes "aveugles", sous l'égide  du hasard.

Si la structure ajoutée au chien-saucisse existait réellement, croirait-t-on qu'elle soit oeuvre d'un bienveillant et miséricordieux  hasard...secondé par la non moins  bienveillante sélection, quitte à multiplier pour y aboutir les mutations "dans les siècles des siècles".

 

 

3.    Litanies     

 

Tous les cas relèvent manifestement  de causes fortuites.

 

 

et    (b)  Adorations 

 

 

Ici le problème est posé pour les structures fondamentales des différents types de vivants, des cadres majeurs de la classification animale.

 

4. Azar au Bordel    

 

 

Le problème est posé de l'un de ces   sauts qualitatifs existentiels les plus étonnants: comment s'opère la transition entre le physiologique et le psychologique? Entre les formules chimiques et la sensation de plaisir ?

 

Azar au Bordel(b)     (c)      (d)

 

Trois processus très finalisés sont présentés comme s'ils relevaient  d'une succession de milliers de simples hasards (mutations aveugles)  comme dans la théorie néodarwiniste.

Ironie et dérision.

De fait ces trois cas relèvent plutôt de la colonne de droite...

Ces  trois cas de processus  manifestement finalisés  ont le mérite d'être facilement compréhensibles par le non-spécialiste. La finalité y est   peut-être encore plus manifeste que pour l'oeil  (qui troublait tellement Darwin) surtout que l'on se trouve devant un cas de coaptation (les deux sexes constitués l'un pour l'autre)

 

 

5. Adorateurs, Apostats et Hérétiques 

 

Les textes qui semblent admettre le hasard (adorateurs) comme explication dernière sont habituellement à gauche.

Les textes qui émettent des doutes (hérétiques) sur la toute-puissance du hasard pour expliquer la totalité de l'évolution sont habituellement à droite.

 

 6.     TEXTES: ANCIENS.  MILIEU...   RÉCENTS.

Ordre à peu près chronologique

 

 

 

6

Enfin !!! le prof Bof apporte la réponse définitive

à la plus profonde des questions :

 

                                                                                                   

Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien?

 

To be or not to be"

Quelle étroitesse de vision ! Quel horizon rétréci !

Quel égotiste que ce Hamlet  qui ne voit l'existence que du point de vue étroit de sa petite existence et de son moi angoissé !

Quelle incapacité  à s'ouvrir  aux autres, au monde, à l'universel, à la hauteur du questionnement où se sont élevés les Leibniz, les Heidegger et le Prof Bof !

Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien ?

Quelle question ! Certains croient la comprendre mais passent totalement à coté.

 

 

 Pourquoi y a t-il quelque chose ?

 C'est simple, c'est à cause de Dieu  vous dira-t-on.

On n'a pas saisi que la question porte sur la totalité de l'être, des existants, donc sur  tout ce qui peut prétendre à l'existence, actuelle ou possible.

  Pourquoi y a t-il de l'être ? Moi,..Dieu... la totalité de la matière, subtile ou pas,  tout ce que l'on peut penser comme existant, espace, temps, être fini, être infini, causes causées, cause incausée, etc.?  Pourquoi de l'être ?

. LE POINT (no 1709).  Pour le grand scientifique que vous êtes, qu'est-ce qui demeure vertigineusement inexplicable ?

« La conscience, d'abord. Le mécanisme par lequel les neurones produisent ce phénomène que nous éprouvons tous, mais dont la nature reste inexpliquée.

 Et puis il y a le problème cosmique, absolument vertigineux. Car, même si on admet que tout est explicable par les lois naturelles, il restera toujours le problème de savoir pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien ». Christian de Duve

 

Comment se fait-il qu'il y ait  de l'être plutôt que rien ? 

Une fois la question bien comprise, on se croirait alors comme obligé, s'il y avait une cause ou raison  ultime à l'être, à la totalité de l'être, à chercher cette cause ou raison d'être hors de l'être, donc dans le néant.

Autant dire qu'il n'y a pas de cause ou raison d'être à la totalité de l'être. Il est impossible  de concevoir le néant comme source de l'être, ce serait un néant  de source tout au moins.

Gus, c'est une telle situation  qui permet de comprendre  la belle parole de Valéry :

« Une difficulté est une lumière.

Une difficulté insurmontable est un soleil. »

Comprenne qui pourra!!!

Heureuse question dont on sait d'avance qu'il ne peut y avoir de réponse.  C'est un mur sur lequel l'intelligence se bute et l'oblige à une certaine forme de repli, un repli sur l'être existant, sur l'être qui est donné.

 

Peut-on imaginer un néant total, absolu et tout à  coup un existant qui en surgirait, un premier atome ou un premier dieu ?  Ceci dépasse toute compréhension  et toute intelligence.  Si cela s'était produit une première fois, cela pourrait se reproduire tous les jours...On revient à l'éléphant qui surgit sur le balcon ...et qui provient de nulle part, du néant. "Ex nihilo something fit", du trou  surgit le canon.

 

 

On ne connaît pas de penseurs qui ont formulé cette hypothèse... et qui font débuter  leur cosmogonie par un néant absolu. "Au commencement, il n'y avait absolument rien, rien, puis...." Impossible de penser un Big Bang fait de néant sans être lui-même un néant de Big Bang.

Parfois on ruse avec le problème en se dotant au départ de faux néants: d'un espace (réel) qui fait des noeuds ou un temps (réel)  qui  se contorsionne pour faire exister le premier atome ou un vide qui fluctue; ou encore une idée si vague soit-elle qui cherche à se matérialiser. Mais on évite ainsi simplement le problème, on contourne la difficulté de penser le NON-ÊTRE qu'on s'efforce d'imaginer cependant  en écartant les mains comme pour le circonscrire.

 

La question est donc absolument insoluble par néant de réponse possible. Alors les conséquences se bousculent :

 

S'il y a de l'être aujourd'hui, il y a toujours eu de l'être.

 

S'il est fondé de chercher un fondement à l'être, celui-ci doit se trouver à l'intérieur de l'être existant, quelque part ou dans un des  existants.

 

 En quête du fondement, Gus??? Serait-ce toi, par hasard, petit cachottier  ???

 

Quelques  mythes d'origine...

 

"Il n'était alors ni Non-Être, ni Être. Il n'était d'atmosphère, ni de ciel au-dessus. Qui enveloppait tout ? Eau ou abîme ? Jour ni nuit, ni mort, ni immortalité. L'Un respirait calmement, étant à lui-même son soutien. L'Un vide et enveloppé de néant, se développait par la Ferveur : et le Désir s'éleva en lui, et, de là, est le germe premier, lien qui unit Être et Non-Être"

Inde, Rig Veda

 

"De la conception, l'accroissement. De l'accroissement, l'intumescence. De l'intumescence, la pensée.- De la pensée, le souvenir. Du souvenir, le désir. - Fécond devint le mot. Et il s'unit avec la vague lueur, et il engendra la nuit. - Du néant, la naissance

Nouvelle Zélande, Poème Maori

 

"Il était! Taaroa était son nom. Il planait dans le vide : point de terre et point de ciel. Taaroa appelle, mais rien ne lui répond. Alors, de son existence solitaire il tira l'existence du monde. Les piliers, les rochers, les sables, se lèvent à la voix de Taaroa : c'est ainsi que lui-même s'est nommé ! Il est le germe et l'assise, et l'incorruptible".

Polynésie, Poème Tahitien

 

"L'Ordre et la Vérité sont nés de l'Ardeur qui s'allume.
De là est née la Nuit.

De là l'Océan et ses ondes.
De l'Océan avec ses ondes naquit l'Année,
qui répartit jours et nuits,
régissant tout ce qui cligne des yeux. 

L'Ordonnateur a mis en forme
le Soleil et la Lune, en rang de priorité ;
le Ciel et la Terre ;
l'Espace aérien ; enfin la Lumière.

Hymne Védique, L'ardeur cosmique

 

Nulle part, on trouve le rien, le néant pur et simple,   au principe des choses. La réalité primordiale pourra être, selon les  cultures,  le rêve (le temps du rêve), l’œuf cosmique, l’océan primordial,  le Chaos, etc.

 

 Moi  Bof, j'ai la conviction intime que je ne suis pas le fondement de mon être (je ne peux même pas vous garantir que j'existerai jusqu'à la fin de cet article ... (une manière d'entretenir un suspense)), je trouve mon fondement hors de moi. Je me sens totalement  relatif et dépendant.

 

Cette expérience ou ce statut est partagé par tout ce qui commence, par tout ce qui advient à l'être et  qui n'a pas en soi la raison de son existence.

Pourtant il doit bien y avoir quelque part dans l'ensemble des existants, un être ou des êtres qui existent en soi, par soi, et qui sont la raison d'être de tous les autres existants qui n'existent que par autre chose qu'eux mêmes. A bien y penser, une totalité d'êtres qui n'existent  que par un autre est impensable et nous renvoie à quelque chose, à une forme d'existence qui existe par elle-même, qui est son propre fondement  et fondement des autres êtres dépendants.

 

Ce  discours, s'il peut paraître étrange à certains,  est de fait une conception de la réalité, qui en d'autres termes, est partagée par à peu près tous.

Tous sont d'accord  (même s'ils n'en prennent pas conscience explicitement) pour affirmer qu'il y a quelque part dans la totalité de l'être  quelque chose qui est absolu, non relatif à un autre être et qui est fondement de tous les autres êtres.

 

Ouf, enfin on arrive à la véritable question, à la question des questions.

Quel est cet être absolu ? source, fondement ou cause de tous les êtres dépendants et qui lui même est sans cause et sans dépendance, au sujet duquel on ne peut poser la question de la raison d'être sans se retrouver dans le néant.

Deux réponses sont apportées au problème ainsi posé et qui donnent lieu aux deux embranchements ( les phylums pour rester dans l'évolution)  de la philosophie ou de la réflexion millénaire de l'humanité.

 

Pour certains la réponse du fondement ultime est à chercher du coté du moins, ce sera le minimum qualitatif de l'existence, la matière, l'AVEC  quoi ultime  qui se retrouve en toute chose.  Il ne s'agit pas ici d'un passage du néant à l'être ( rejeté à peu près par tous) mais d'une évolution de l'être moins à l'être-plus.

 

On devine facilement l'autre partie de l'alternative. Le cheminement est inversé. Le fondement  ultime de tous les êtres dépendants et relatifs est un Plus-être. L'être par soi, fondement de tous les autres, contient par nature toutes les  perfections  auxquelles participeront les êtres qui en dépendent par émanation ou par création.

En simplifiant, c'est le Plus qui explique le Moins. 

Philosophes et savants pourraient entonner en choeur :

"Entre le moins et le plus mon coeur balance."

 

Complément: voir

Adopter le matérialisme pour la beauté du spectacle *

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7

Pour aller un peu plus au fond du problème...

Les principes en jeu...

 

Pour réfléchir sur la nature de l'homme et sur le fonctionnement de son intelligence,

on ne saurait trop recommander l'analyse qui en est faite dans

SUR LES TRACES DE L'HOMME...  par devinez qui ?

La page quatre est particulièrement recommandée:

 En amour avec les raisons d'être.

On en donne  ici un tout petit extrait:

 

 

Un moteur à deux temps pour avancer...

 

LES DEUX PISTONS DU MOTEUR DE LA COMPRÉHENSION.

Les lois de l'intelligence ou conditions fondamentales de son  exercice

 sont à la base de toutes les constructions intelligibles de l'être humain..

 

 

 

Le principe de non-contradiction.

A = A et ne peut à la fois et sous le même rapport  être A et Non-A.

L'intelligence refuse d'admettre comme réel ou possible ce qui lui parait (à tort ou à raison)contradictoire. Tout son effort visera, par des moyens plus ou moins valables, à lever la contradiction apparente. Un discours qui se contredit est inintelligible... et ne peut être vrai. Les contradictions apparentes sont les plus grands stimulants de la réflexion .

 

 

Le principe de causalité.

A ne peut provenir de  non -A

ou le vieil adage "ex nihilo nihil fit"

L'intelligence cherche spontanément des causes pour comprendre l'existence de :

1)   tout ce qui commence à exister

2)   tout ce qui change

3)   tout ce qui n'a pas en soi la raison explicative de ce qu'il est.

 

Problèmes d'origine, de devenir, d'évolution, de contingence, etc.

C'est le moteur de toute recherche intellectuelle, scientifique, philosophique, religieuse ou mythique.

 

 

Quelle preuve avons-nous de la vérité de ces deux propositions ?

On peut répondre  comme Aristote qu'il n'y a aucune preuve, que les preuves  ne sont pas nécessaires car les deux propositions  sont évidentes par elles-mêmes. C'est ce qu'on appelle un premier principe ou une condition fondamentale de toute pensée.

On ne peut régresser à l'infini dans l'exigence des preuves, ce qui reviendrait à invalider tout le processus. On doit arriver à un moment donné à quelque chose qui est évident par soi ou qui se tient par lui-même.  Pour comprendre le mouvement du pinceau, il ne sert à rien de prolonger le manche à l'infini, son mouvement serait infiniment incompréhensible et inexpliqué.

Ici celui qui  demande des preuves de la vérité de ces deux principes, les affirme implicitement. et  ne peut le faire qu'en  admettant leur vérité, en les posant comme  conditions d'exercice de toute démarche intellectuelle.

D'ou vient au savant la conviction qu'il y avait  des causes au Sida quand on découvrit la maladie. Ce n'était certainement pas une vérité d'expérience, mais une conviction s'enracinant dans le sens commun.

D'ou vient l'étonnement du chansonnier  quand il constate  qu'il y a un éléphant sur le balcon. S'il n'accepte pas le principe de causalité, son étonnement est factice, sans fondement, comme la sonnerie de téléphone qui nous fait sursauter.  Un éléphant  surgit du néant.!!  Quoi?  Il n'y a rien là. "ex nihilo something fit"  Et gros avec ça . Pas vrai ?

 

 

 

 

 

 

SUITE : l’ORIGINE DU PREMIER ÊTRE SELON BOF

« Sans tambour, ni trompette » 

 

Hymne a Mr. hasard

1.  Hasard en voyage

2.  Hasard  vivant parmi les vivants

3.    Litanies     

        et    (b)  Adorations

4. Azar au Bordel    

4b. Testicules et  vocation

4c. Érection à tout  vent

4d. Orgasme à tout coup

4e. Sexe et coloration de la peau

 

5. Adorateurs, Apostats et Hérétiques

6.  TEXTES:

 ANCIENS.

MILIEU...  du 20ième siècle

RÉCENTS.

 

7.  ESSAI : hasard et finalité

8.   Hasard et finalité (suite)

 

9.   Du néant à l’être.

       Histoire romancée du premier atome

 

10. A propos de l’ « Intelligent design »

 

 

 

 

 

PHILOSOPHER AVEC le prof BOF

 

« être sérieux sans se prendre trop au sérieux »

 

NOUVEAU

le prof bof pour les nuls ou les gens pressés

Brefs extraits ou capsules tirés des 25 sites du prof bof

 

A propos de

l’être humain

Petite histoire

des mentalités

divers

ORIGINALITÉ DE L’HOMME

HASARD ET EVOLUTION

LIBERTÉ (Une ILLUSION?)

CRÉATIVITÉ ET INVENTION    

SEXUALITÉ HUMAINE  

AGRESSIVITÉ (INNÉE ??)

TRAVAIL (Nature/histoire)

TOLÉRANCE (Jusqu’où?) +  

+++Relativisme éthique

1.    MENTALITÉ PRIMITIVE

2.  PHILOSOPHIE GRECQUE  

3.  Monde CHRÉTIEN

4.  Monde moderne.(16e).   

5. LE SIÈCLE DES LUMIÈRES

6. 19e siècle (Scientisme)

7. Le 20ième siècle 

 

BRICOLAGE

(mON vERSAILLES À MOI)

GÉNÉALOGIE

(récents)

1a. Alarmisme et catastrophisme

1, La quête identitaire.

2. gauche / droite

3. eINSTEIN EN IMAGES.

4. société de consommation

5. Mondialisation

6. quête du bonheur

7. le terrorisme

 

8. Écologie et catastrophisme

 

9. LA RÉVOLUTION  INDUSTRIELLE

Pour nous rejoindre

 

 

 

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