Démocratie,
dictature et totalitarisme
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Ces derniers régimes
florissaient particulièrement en Amérique latine, en Asie, en Europe de l’Est et en
Afrique… La seule
manière qu’on avait de résoudre les crises, semble-t-il ,
était d’établir ou de soutenir. une dictature. Ne pas
oublier que c’était
au bon vieux temps de la guerre froide… qui a été la première
victime du réchauffement planétaire. Aujourd’hui quelques pays qu’on pourrait qualifier de
totalitaires correspondent encore aux
définition que l’on en donne ici et font figure de dinosaures,
bien réels cependant,
dans le paysage
politique… Gus, ne conclus pas que les
dictatures sont toujours honnies,
détestées : signes des temps… au milieu du siècle
dernier, certains
dictateurs, les plus habiles, ont
réussi à
développer un véritable culte autour de leur personne : ce fut
l’ère des « sauveurs de peuple »…
attendus et annoncés par bien des philosophes ou penseurs
attitrés. Gus, a propos de ces messies, tu peux toujours aller revoir
la belle
galerie de spécimens du 20ième
siècle que Bof a déjà préparée. Tu pourras même afficher tes connaissances de
l’histoire récente
si tu es le moindrement
physionomiste. |
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Gus, la démocratie relève du
grand art et tente constamment de
relever le défi de toute
société** : comment faire vivre ensemble une
communauté souvent de plusieurs millions d’individus ? Comment
aménager toutes ces libertés pour permettre à chacun de
tirer le maximum de la vie en
société, dans sa vie familiale, personnelle et professionnelle
? Comment calibrer la part de sacrifices ou de concessions à
la collectivité en vue du bien commun et les bénéfices qu’un chacun peut tirer de sa vie
en société ? Comment concilier le tout et la partie, les
exigences de l’un et de l’autre? « «La capacité de l’homme pour
la justice rend la démocratie possible, mais l’inclination de
l’homme pour l’injustice rend la démocratie
nécessaire » Reinhiold Niebuhr **LES DÉFIS
DE fabriquer des consensus à partir des divisions que faire
régner une paix, croire en l’homme,
mais pas trop, calibrer pessimisme
et optimisme, faire prévaloir un
bien commun minimal sur endiguer le mal à défaut de le détruire par crainte du pire, croire en principe à ce que Bof aime
appeler établir une fraternité minimale pour concilier liberté et égalité, (liberté ou
égalité, ces deux valeurs ont braqué les populations du
vingtième siècle les unes contre les autres.) Quelques points de
vue : Le droit
« c’est
l’ensemble des conditions qui permettent à la liberté de
chacun de s’accorder avec la liberté de tous » Kant « L’État n’est que la
muselière dont le but est de rendre inoffensive cette bête
carnassière, l’homme, et de faire en sorte qu’il ait
l’aspect d’un herbivore » Schopenhauer « La cohésion sociale est due en
grande partie à la nécessité pour une
société de se défendre contre d'autres. C’est
d’abord contre les autres hommes qu’on aime les hommes avec
lesquels on vit » Bergson « Le
plus grand secret de complicité entre bolchevisme et fascisme reste
pourtant l’existence de cet adversaire commun, que les deux doctrines
ennemies réduisent ou exorcisent par l’idée qu’il
est à l’agonie, et qui pourtant constitue leur terreau :
tout simplement la démocratie »39 F. Furet UNE
EUPHORIE BIEN TEMPÉRÉE : « La
démocratie est haïssable, elle contredit les penchants les plus spontanés
de l’être humain à écraser, dominer ou asservir les
autres. ...Deux défauts : pour le
réactionnaire, en prônant l’égalité elle
élève l’inférieur et rabaisse le supérieur,
met l’opinion du citoyen éclairé à parité
avec celle du malheureux et donne à ce dernier des armes pour refuser
son sort; pour le révolutionnaire, elle est dangereuse, car elle prive
les hommes de l’espoir d’en finir une fois pour toutes avec
l’injustice; en leur demandant de respecter la légalité et le verdict
des urnes, elle promet beaucoup et ne cesse de retarder l’accomplissement
de ces promesses. » Bruckner.
La mélancolie démocratique. Comment vivre sans ennemis? Du
seuil 1990 |
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1. fondement du pouvoir |
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DÉMOCRATIE LIBÉRALE principe de Il repose sur la conviction que tous les
hommes sont égaux en droit et qu’aucun n’a un droit
naturel (ou surnaturel) de
s’imposer comme autorité civile sans le consentement des
subordonnés. Le détenteur du pouvoir est le peuple et ne
peuvent l’exercer en son nom que ceux à qui le peuple le
délègue. La démocratie
peut être directe… Dans une petite communauté tous les
citoyens ont part à la prise de décision qui devient loi ou obligation pour tous… Plus pratique, dans
les plus grandes communautés, on s’en remet à la
démocratie indirecte. Le pouvoir s’exerce par des
délégués (des députés) qui ont fonction particulière
de gouverner…. Et le
reste de la population peut
vaquer à ses occupations
quitte à dédommager ceux qui exercent le pouvoir… etc. « La démocratie, le
gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » Lincoln « La démocratie substitue
l’élection par une majorité incompétente à
la désignation par une minorité corrompue » George Bernard shaw « La démocratie est bonne. Je
dis cela parce que tous les autres sont pires » Nehru « « la démocratie est un
mécanisme qui nous assure que nous ne serons pas mieux
gouvernés que nous ne le méritons » G.B. Shaw |
DICTATURE Le pouvoir personnel Une personne ou un
groupe s’impose comme autorité civile sans le consentement explicite et vérifié de
la population. Tout dictateur « prétend »
répondre au vœu profond de la population. Cela peut être
vrai. Cela peut être faux. D’où la nécessité
d’une vérification, c'est-à-dire d’une confirmation
par une consultation populaire après le recours à la force
prétendument justifié. Les justifications
sont multiples, des plus honnêtes
(renverser un tyran, etc) aux plus vicieuses (le goût du pouvoir, la
défense d’intérêts corporatifs plus ou moins
légitimes, etc) La dictature du peuple : On peut aussi prétendre avoir un droit moral
à implanter une dictature,
la dictature « du peuple » pour établir enfin la vraie démocratie. La révolution
française qui a
renversé la monarchie ne fut en somme qu’une révolution
« bourgeoise »,
l’étape ultime
et le couronnement de
l’intention première sera enfin la vraie démocratie, celle du peuple. L’état
n’a été jusqu’à maintenant qu’un
instrument d’exploitation au service d’une certaine classe. Le suffrage
universel n’est qu’un « suçon » pour
mieux camoufler hypocritement
cette exploitation. Il ne sert à
rien de parler de liberté au plan politique (les
libertés formelles) si on est dépossédé des
moyens (le pouvoir économique)
de l’exercer. Le vrai peuple a
donc un droit moral de se servir de la force, s’il le faut, pour
renverser un système inique et injuste. C’est l’unique
moyen à sa disposition pour instaurer la « dictature du prolétariat », la
vraie démocratie, la
« démocratie populaire… » |
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2. PRINCIPE DE
DÉCISION |
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Comment ramener
à l’unité, lorsque c’est nécessaire, des
opinions divergentes et des libertés contraires ? C’est le
problème de toute société et cela de tous les temps.. Il y a des buts qui ne peuvent
être atteints que par l’effort ordonné et
unifié d’une
multiplicité d'individu… Comment arriver à cette
unité d'action, comment faire avancer la collectivité dans la
même direction … lorsque c'est nécessaire ? En démocratie
c’est la majorité qui
décide. À défaut de démocratie directe c'est par élection majoritaire que sont
choisis les
délégués qui eux aussi seront liés par la
règle de la majorité *(au parlement) pour décider de la bonne marche de la
société. Comment justifier ce critère ? Est-ce le triomphe du nombre, des
mathématiques sur le talent, la vocation et la sagesse ? Il y a longtemps on
a cru bon de
décréter
« l’infaillibilité » du peuple qui ne peut
s’égarer (dans sa
bonté naturelle) sur ce qui lui convient le mieux. (Vox populi, vos Dei) (Gus, c’est peut-être trop en mettre sur le dos de la divinité… si dos il y a ) Pour justifier cette règle de la
majorité on n’a qu’à penser aux alternatives qui ne
font pas le poids. La
majorité est le meilleur
critère de décision
pour assurer la paix sociale
et même si des majorités peuvent se tromper, c'est en
principe et par expérience un critère meilleur que la
force, l’auto-proclamation des sages ou des philosophes, la naissance,
l’hérédité
ou la génétique (monarchie), les privilèges
acquis historiquement (noblesse), les groupes de pressions et les
manifestations de rues ou le tirage à la courte paille, le premier qui
parle,,,,ou qui parle le plus fort… etc… Argument
ultime : s’en remettre aux décisions de la majorité,
même si on perd son élection, c’est mieux que la guerre,
l’insurrection, le goulag, la prison, etc…
Gus, à
méditer : « La
démocratie est le pire des systèmes inventés par
l’ingéniosité humaine, à part tous les autres… »
Churchill. Une
majorité peut-elle devenir dictatoriale ?
Évidemment…. Comment pallie-t-on
ce danger en démocratie
libérale? Par des institutions
extrêmement importantes que sont les constitutions, les chartres
de droits… les LOIS qui
établissent les droits d’un chacun et mettent tous les citoyens, surtout les
minoritaires, à
l’abri des majorités (religion, race, sexe, langue, condition de
santé, etc.) qui voudrait
abuser du principe de la majorité. Ortega y Gasset voyait dans la démocratie une manifestation de
générosité suprême : « la résolution de vivre en commun
avec l’ennemi, et qui plus est, avec un ennemi faible » « La démocratie
règle les problèmes en comptant les têtes au lieu de les
couper » Laurence
J. Peter « |
En régime
dictatorial, les décisions se prennent beaucoup plus facilement qu'en
démocratie.. Tout
dépend de Si le dictateur est
éclairé, clairvoyant et sage, ce peut être viable mais …mais… Finalement les
dictatures les mieux réussies sont celles où
on aura réussi à créer une image de sauveur et de père
de la nation grâce au contrôle des medias, du Ministère de Le vingtième
siècle a été
délirant à ce sujet… et loufoque par moment. Statues, titres
ronflants dont on s’affuble officiellement (Gus, Ex. « le
Génie des Carpates ») servent à assurer une dévotion quasi
religieuse face au Chef, au
Führer, au Petit Père des Peuples (Gus, sèche tes larmes, arrête tes sanglots) Gus, le meilleur
signe d’une dictature est l’ampleur de ce culte de la personnalité qui se manifeste par des
banderoles qui peuvent cacher des étages de building, par des statues
à profusion et des posters
omniprésents … ou des monuments pharaoniques. Aujourd’hui en
bien des endroits il ne reste comme mémorial que les socles de ces
statues qu’on a
déboulonnées irrévérencieusement avec un
empressement manifeste quand l’opportunité s’est
présentée… Aujourd’hui,
pour voir encore un « show » qui était courant
au 20ième siècle tu pourrais te payer si tu ne peux
résister à ta curiosité, une traite en Corée du
Nord ou du moins à Tu peux toujours
aller revoir la belle
galerie de ces spécimens du 20ième
siècle que Bof a déjà préparée. « Si quelqu’un vous offre la
démocratie, et un autre un sac de blé, jusqu’où
devra-t-on vous affamer pour que vous préfériez le blé au droit de vote » Bertrand Russel |
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« Les élections ne servent plus à trancher.
Regardez les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Italie,
cela se joue à quelques voix. Cela signifie que le citoyen veut une chose et son
contraire. On veut être ferme et
généreux. On veut à la fois la sécurité et
être bienveillant pour les délinquants. » Charles Melman
« L'homme sans gravité», Pourquoi sommes-nous tous devenus fous ? Le
point…Psychanalyste. |
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3. CONCURRENCE POUR LE
POUVOIR (?) |
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. LéGITIMITÉ DE
L’OPPOSITION. Droit de
l’opposition à s’organiser, à se réunir,
à s’exprimer, à l’accès aux médias
(presse, radio, livres, T.V et à accéder au pouvoir dans le
cadre d’une élection. Et à faire valoir son programme et
surtout à tenter de se faire élire lors
d’élection. La seule limite sera l’interdiction de partis ou de groupes qui refusent
de jouer le jeu démocratique dont ils profitent pour le
moment… pour
l’éliminer si jamais ils étaient élus. ..
démocratiquement.. |
LE MONOPOLE DU POUVOIR. Selon la force ou
l’intensité de la dictature, tendance à éliminer (tous les degrés sont possibles)
toutes les forces d’opposition et de contestation… Tous les moyens sont
bons pour arriver à ce résultat. Chaque grande
dictature s’est créée des polices secrètes au nom
prestigieux… et inquiétant. La dictature la
mieux réussie est celle ou règne la paix, le silence,
l’apparente unanimité dans l’appui au dictateur… (Gus, quand tu vois au journal
télévisé une manifestation contre des dictatures, dis-toi que ce ne sont pas
les pires. C’est peut-être, avec un peu de chances, le
commencement de la fin) « Si dans l’intérieur
d’un État vous n’entendez le bruit d’aucun conflit,
vous pouvez être sûr que la liberté n’y est
pas. » montesquieu. |
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4. |
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DIFFUSION ET LIMITATION DU POUVOIR. La connaissance de
la nature humaine (propension à la domination) et
l’expérience historique (toutes les tyrannies que
l’humanité a connues) montrent que l’exercice du pouvoir
est dangereux. Gus, retiens cet
axiome célèbre : «
Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. » C’est pour
remédier à ce danger
que les démocraties libérales comportent
structurellement des mécanismes
de limitation et de diffusion du pouvoir. On a inventé
des systèmes de freinage du pouvoir pour éviter les abus possibles. Les freins : 1) obligation
d’être élu et surtout d’être
réélu. 2) limitation du mandat. (seulement cinq ans pour écoeurer le peuple) 3) confronter
quotidiennement à l’opposition qui cherche systématiquement les failles ou faiblesses dans les prises de position du gouvernement. 4) la constitution
et les lois définissent et délimitent les zones d’opération du
gouvernement… 5) les médias
libres. Radio, éditorialistes, presse, etc. 6) Les
manifestations de rue. Et surtout,
idée géniale pour éviter les abus, diffusion et partage
du pouvoir entre trois instances
séparées : le
législatif, l’exécutif et le judiciaire… Etc… « Pour qu’on ne
puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le
pouvoir arrête le pouvoir. » Montesquieu. |
Tendance à l’absolutisme La totalité du pouvoir est
exercé par une seule personne ou par l’État. (c’est
un premier sens du mot TOTALITARISME) Tous les
degrés sont possibles dans cette concentration du pouvoir et dans
l’absence de limites. Un
pouvoir sera plus ou moins totalitaire ou dictatorial selon la présence ou
l’absence des facteurs de freinage
des démocraties libérales … « L’État est
l’absolu devant lequel les individus et les groupes ne sont que le
relatif. Le libéralisme niait l’État dans
l’intérêt de l’individu, le fascisme
réaffirme l’état comme la véritable réalité de
l’individu. » Mussolini. « L’État est …
l’esprit en tant qu’il se réalise avec conscience dans la
réalité, le dieu réel, le terrestre divin » Hegel.
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5. EXTENSION
DU POUVOIR FACE À |
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Principe du minimum
idéologique. L’accent est mis sur la liberté individuelle et
l’état vise à définir le moins possible Le
Bien (ordre moral, droits et devoirs) Le
vrai (en philosophie, religions, sciences,
information, etc.) Le
beau (arts, littérature, cinéma, théatre, musique architecture, etc. ) Paradoxe démocratique : malgré ce minimum nos
gouvernements démocratiques produisent des milliers de lois et de
règlements par année. C’est vrai qu’il est plus facile et plus simple de
dire « Vous ne faites que ce que l’état permet » Que «Vous faites tout ce que
vous voulez… excepté…. » |
. PRINCIPE DU MAXIMUM IDEOLOGIQKUE (deuxième sens de TOTALITARISME) L’état tend (à divers degrés) à
définir le plus possible le
bien, le vrai, le beau. …Et à contrôler tous les aspects de la personne. Sous l’égide de l’état, la
société fonctionne comme un tout Dans les dictatures de « gauche »
l’état monopolise de plus toute l’activité
économique… |
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En période électorale… Bof se
permet de rêver… Gus, deux suggestions de ton Prof Une en voie de
réalisation, l’autre
à inaugurer… |
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Chiffrer le cadre financier des programmes électoraux. (Pour une mise au pas de l’imaginaire électoral) Les promesses, les programmes sont le
fer de lance de toute campagne électorale. Dans
certaines démocraties, il est devenu d’usage de talonner les
candidats pour qu’ils
chiffrent leurs promesses
électorales. Combien d’élections furent
gagnées avec des promesses
irréalisables ou
qu’on n’a pas pu ou
voulu tenir…une fois au
pouvoir ? C’est
à qui promettra le plus, sans vergogne, le ciel et la lune…!!! Pour
remédier à ces vieilles tactiques, les journalistes, les
analystes politiques ont mille fois raisons de tenir une mise à jour
constante de ces promesses de la part des candidats et de leur impact sur les
finances de l’état. Un pas de plus : Bof aimerait voir dans chaque journal une colonne, idéalement en première page, où les promesses (et leur
coût) de chaque politicien
seraient cumulées au jour le jour. Gus, une journée de campagne sans promesse,
c’est une journée perdue et sans soleil en temps
d’élection. Et la question importante : Où comptent-ils trouver les fonds si leurs
promesses excèdent les budgets actuels, ou que comptent-ils
supprimer? Comptables,
à vos chiffres !!! |
Chiffrer toutes les demandes qui montent à l’assaut du futur gouvernement En temps
d’élection, le
comité des plaintes est ouvert 24 heures sur 24... et c'est
à qui fera le plus pitié
ou fera le mieux valoir ses mérites. Les besoins sont
illimités en principe… L’Insatisfaction est au programme
et elle s’exprime bruyamment. Des pressions de toutes parts
s’exercent plus ou moins agressivement auprès des candidats. Le tout évidemment au nom
des plus beaux principes :
au nom de la justice, de l’égalité, de la fraternité, de
l’avenir de la nation, du salut de…etc. Une campagne électorale, c’est
l’occasion rêvée de rappeler aux futurs élus les Chartres qui ont constitué un chacun comme un « ayant droit
à… » toutes les bonne choses de la vie, … sans
compter les routes et les ponts. A coté de la colonne des promesses des candidats, pourquoi les journalistes et les chroniqueurs ne
tenteraient-ils pas de faire la
somme de toutes ces demandes et exigences des plus fondées au plus
farfelues..… Pourraient figurer
dans ce bilan nouveau genre toutes les demandes des groupes de pressions bien
organisés et des comités de citoyens qu’engendrent les
démocraties modernes, les promesses des partis assurés d’être
dans l’opposition, toutes les exigences de gratuité, de
diminution de tarifs ou d’impôts ou d'augmentation de salaires,
toutes les demandes de subventions de la part des corporations, des institutions, des instances inférieures, des
groupes sociaux, que ce soit des
demandes d'aide ou d'allègement de charges, des appels au secours, de
promulgation de lois
favorables, que ce
soit de la part des riches comme des pauvres, du patronat, des syndicats ou
des assistés sociaux,. Logements
publiques, salaires,
subventions, avantages
particuliers ou mesures de soutien pour
un tout chacun (si vous voulez
avoir mon vote!), que ce soit
des chefs d'entreprises,des agriculteurs, des étudiants, des
commerçants, des retraités, des artistes, des laissés
pour compte, etc.. L’addition de toutes ces exigences auraient le mérite de
mettre en évidence cet
assaut généralisé
vers les ressources limitées de l’état.. Et la question qui tue ; comme les ressources de l’état sont forcément
limitées, si l’on satisfait vos demandes, à qui
devrait-on enlever la part que
l’on vous donne ??? |
Suite :
5. Cours accéléré 101. la critique sociale (3 niveaux)