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Gauche droite

LES DEUX PÔLES…

                                                            Au plan économique….

 

 

Tendance étatique

Centre

+

--

Tendance libérale

Gus, entre les deux pôles, il y a place pour une zone médiane occupée par ce  qu’on appelle les régimes sociaux-démocrates : le meilleur indice, à défaut d’analyses très poussées, est la part dans un état des revenus créés ou distribués par les pouvoirs publics moyennant les impôts.

Ces marges  peuvent varier  de 35 (USA) à 50%, selon qu’on est plus porté vers un pôle ou l’autre. On tente de profiter des avantages de chaque tendance  en évitant le plus possible les inconvénients.

Jeu de balancier, d’équilibre, de va et vient, d'expérimentation, d’ajustement aux  sondages pré-électoraux, de déficit, de désillusion, etc. …

 

Gus, si on sort du centre que l’on connaît en Occident, si on remonte l’histoire ou regarde ailleurs, le partage état vs initiative privée (droit de posséder ou produire)  peut varier de 95 vs 5% à  5 vs 95%.

Pour illustrer la tendance étatique,  les ex-pays communistes ou ceux qui le restent en sont un bel exemple.  Pour illustrer la tendance libérale  la plus pure il faudrait remonter à la situation dans la plupart des pays au 19ième siècle ou au début du 20ième.

De part et d’autre, des épouvantails     arrêtent la pensée, servent de repoussoirs, tout en permettant de garder  l’illusion d'avoir réfléchi.

 

Gus, un sondage…

(Program on International Policy. University of Maryland.)

 NYT, 28/03/06

 

“Le meilleur modèle économique est la  libre entreprise et le marché. oui ou non? »

Oui

Françe 36%

Italie. 49%

Allemagne 65%

Angleterre 66%

USA 71%

Chine 74%

 

1. SUJET  DE L’ACTIVITÉ   ÉCONOMIQUE.

 

 

L’état est le premier sujet

de l’activité économique.

Tendance à limiter ou supprimer les possibilités individuelles de posséder, de produire, de vendre, etc.

 

L’état a tendance à diriger, redistribuer, nationaliser, et, à la limite, devenir l’unique agent économique (collectivisme)

 

 

 

 

 

JUSTIFICATION.

 L’homme est avant tout un être social, il est éminemment redevable à la société pour ce qu’il est.

 

Les fruits de la terre sont à tous

 

Avantages :

 

1. L’état prend en charge les défavorisés.

Institutionnalisation de la charité privée.

Mesures de redistribution.   

Création de droits sociaux : droit à l’instruction gratuite, au logement, à un revenu minimum, etc.

 

2.  Théoriquement plus égalitaire.

Tendance à nier les inégalités de nature et à les considérer comme des effets de la culture, de l’éducation ou de la structure sociale.

 

INCONVÉNIENTS

 

1) Incitation à l’irresponsabilité personnelle. Tentation de ne s’en remettre qu’à l’état pour assurer sa subsistance.

 

2) La dépendance matérielle face à l’état peut devenir instrument de servitude au plan idéologique. Le citoyen est tributaire de l’état pour pouvoir gagner sa vie.  Il est difficile de ne pas tendre la main à la main qui te nourrit.

 

3) Tout conflit de travail ou toute revendication économique prennent une dimension politique et subversive.

"La famine apparaît seulement là où il n’y a pas de démocratie".

Amartya Sen, économiste indien,

prix Nobel

 

La personne est considérée comme premier sujet de droit et de responsabilité en matière économique.

 Ce qui implique le droit de posséder, de produire, d’offrir des services, d’échanger, etc.

L’état est idéalement réduit au minimum : faire respecter les règles du jeu, en particulier faire  respecter  la liberté d’un chacun, contrôler le vol, la fraude, assurer la sécurité.

 

JUSTIFICATION.

 Le droit premier, inaliénable,  que chacun a sur sa propre personne s’étend à son action et aux fruits de son action.

 

Qui sème a droit de récolter.

 

Avantages :

 

1. Le rapport direct entre travail et jouissance est un stimulant puissant à la responsabilité personnelle pour assurer sa subsistance.

 

2) L’indépendance face à l’état pour gagner sa vie  est une garantie de liberté spirituelle, de liberté de pensée et de paroles.

 

3) L’état  peut jouer le rôle d'arbitre dans les conflits de travail,

 

 

 

Inconvénients

 

1. Le régime est dur pour ceux qui sont incapables d'assumer la responsabilité de leur subsistance, vieillards, malades, handicapés physiques et psychologiques,   ceux qui se sont mal orientés, etc.

Ils sont à la charge de la famille ou de la charité privée.

 

2) En régime de liberté, même si on assure au départ une égalité de droits, les inégalités naturelles vont se manifester…

Par contre, en régime libéral, les  inégalités sont en mouvance  et moins consolidées ou rigides   que lorsqu’elles sont créées par privilèges étatiques.

  

 

2. Motivation au Travail

 

 

La poursuite du bien commun

est considérée comme prioritaire.

Le bien commun est plus que  la somme des biens particuliers.

(Gus, remarque : comme les principes sont moralement fort élevés,  les résultats seront souvent décevants et en déca des principes.

Table sur la bonté naturelle de l’homme défigurée par le capitalisme,  « l’homme nouveau », compatissant, qui rêve de se dévouer pour son semblable et de travailler pour le bien commun

 

 (D’où la nécessité de distinguer  le plus souvent la théorie et la pratique, cette dernière peinant pour être à la hauteur  de la théorie)

 

Rationalisation de l’économie. On ne croit pas au « miracle de la main invisible ».

En gros, la vertu  promulguée et imposée d’en haut.

La Bureaucratie (politiciens, technocrates) a charge de rationaliser l’économie : définir les fins, les besoins, les moyens, etc.

La quête du profit est présentée comme un péché originel de l’économie.

 

Avantages.

 

1. Pas de publicité pour les biens de consommation. Par contre, publicité pour inciter au travail. Publicité idéologique.

 

2. Théoriquement, on vise une distribution égalitaire. On élimine théoriquement la pauvreté relative; on  généralise au pire, la pauvreté absolue.

L’inégalité est perçue comme coupable… ou anormale..

Avant le pouvoir, inventaire intarissable des besoins de la population quitte à compter sur la pensée magique pour les réaliser.

 

3. Pas de cycle économique. Toujours égale. Pas de crise ou au pire, crise perpétuelle.

Pas de chômage. Travail obligatoire.

 

INCONVÉNIENTS

 

1. LES MOTIVATIONS IDÉALISTES, passé le danger ou l’enthousiasme initial,  ONT PEU D’EFFET SUR LA POPULATION EN GÉNÉRAL.

Évidemment un peuple d’individus dont chacun ne rêverait  que de se dévouer pour les voisins, ne rencontrerait  pas de difficulté au plan des motivations.

(Ça peut se retrouver dans certains monastères ou communautés où l’on pratique le « communisme primitif »)

Pour stimuler au travail une population  plus normale, on doit  recourir  aux médailles, aux citations,  aux quotas,  aux bonus, à la propagande,

 

Ex. STAKHANOV, un mineur qui devient sous Staline un héros, un  modèle et un stimulant  pour  les ouvriers. (Gus, voir Goggle  ) Consolation : il  a fini par donner son nom à une philosophie ou à une  pratique : le stakhanovisme)

 

2. faible productivité. L’état à la limite ampute la population de sa créativité et de son dynamisme. Un cas d’aliénation bureaucratique.

 

 3.  Pénurie. Tablettes vides… ou encombrés d’invendus et d’invendables. Liste d'attente.

On aménage la pénurie : le  rationnement.

.

«20% des pays les plus libres ont en moyenne un revenu par tête 5 fois supérieur à celui des 20% les moins libres. Les pays les plus libres ont en outre une inégalité de revenus inférieure de moitié à celle des moins libres. »

 

 

 

 

 

 

Gus, pour créer de la richesse,

 à  défaut de l’effort de  travail,

 de l’investissement technique  et intellectuel,

 il reste

les pèlerinages,

les spoliations,

le vol,

 le chantage,

les mantras politiques,

les incantations médiatiques…

et les subventions

des pays étrangers…

 

 

 

 

« Blairisme… »

Doctrine de l’extrême centre.

« Nous aspirons à dépasser les luttes amères de la droite et de la gauche; nombre de ces conflits sont dépourvus de pertinence dans le monde moderne … Nous prônons l’égalité morale de tous, des chances pour tous, la responsabilité et la communauté. »

 

Culture de la revendication

Vs.

Culture de la contribution. 

 

La poursuite de l’intérêt individuel.

(Profit, Salaire, ) est le meilleur moyen d’arriver au bien général.

 

Théorie  de « la main  invisible ».  L’égoïsme de chacun tourne à l’avantage de tous. Le plomb devient de l’or : Dans un régime de liberté,  pour gagner sa vie chacun doit rendre un service à la communauté. Chacun est à l’affût des services possibles à rendre à autrui  pour gagner sa vie, à la limite pour s’enrichir.

En gros, le vice au service de la collectivité.

Gus, une vieille « tartre à la crème » : « le libéralisme est la liberté du renard dans le poulailler » Pas tout à fait. En régime libéral, le renard doit demander la permission aux poules, négocier, respecter leur liberté  de se laisser manger ou pas.

Le libéralisme est la liberté du renard… et  celle des poules  et leur marchandage.

 

Le vieil adage est plutôt l’expression  imagée d’un régime totalitaire, (politiciens, idéologues et technocrates dans le rôle du renard) au plan politique ou au  plan économique (V. Corée du Nord)

 

 

Avantages.

 

Pour l’ensemble des gens, qui ne sont pas des Mère Téresa, l’intérêt (vivre mieux ou éviter de crever de faim) est le meilleur stimulant au travail  et de l’activité économique, l’incitatif   le plus fort, le plus stable, le plus répandu et qui risque le moins de faire défaut.

 

 L’état n’étouffe pas le dynamisme d’une population  (si ce dynamisme  existe).  Énorme productivité. Ex. La révolution industrielle.  Le problème est de trouver des marchés… d’écouler les produits.

 

INCONVÉNIENTS.

 

 1. Sollicitation constante de la publicité pour écouler la production. Pollution des ondes. Gaspillage de nos forets.

 

 2.  Distribution  inégale.

 Même si le libéralisme arrivait à éliminer la pauvreté absolue, il n’éliminerait pas la pauvreté relative. L’inégalité est vue comme rentable,  comme source de richesses pour la collectivité.

 

3) Engorgement à l’occasion.

En libéralisme économique, la difficulté n’est pas de produire mais de vendre, c'est-à-dire plaire et recevoir quelque chose en retour.

Crises économiques : crises de chômage.

 

3. Principe de sélection

(Gagnants ou perdants)

          

La SOLIDARITÉ,

LA collaboration,

la fraternité, le patriotisme,  ETC..

L’union fait la force.  En principe, tous sont gagnants.

 

 

Avantages

1. Grande sécurité d’emploi. La paix du fonctionnaire : Tant pour le directeur  d’entreprise, que pour l’ouvrier…

 

2. Pas de gaspillage d’énergie à concurrencer le voisin, (plutôt un déficit d’énergie dont souffre l’ensemble de la communauté économique.)

 

 

INCONVÉNIENTS

 

1. La sélection se fait plutôt pour des raisons humanitaires (âge, ancienneté, charge familiale, etc. Le plus souvent cependant par fidélité idéologique (partisanerie).

 

Habituellement c'est le peuple qui paye pour les erreurs des fonctionnaires.

 

2. Dégradation des produits et des services. ****

Le travailleur est avantagé ( vs. Le consommateur qui est mal servi.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Il n’est pas nécessaire de nager plus vite que le requin,

il faut juste nager plus vite que le type qui se trouve à coté de vous »

 

 «  Le libéralisme n’a jamais eu l’ambition de bâtir une société parfaite. Il se contente de comparer les diverses sociétés qui existent ou qui ont existé et de retenir les leçons à tirer de l’étude de celles qui fonctionnent ou ont fonctionné le moins mal. » 

J.F. Revel 

LA COMPÉTITION ET LA CONCURRENCE  SONT CONSIDÉRÉES COMME DES FACTEURS DE PROGRÈS.

Darwinisme social. La lutte pour la survie et le triomphe du meilleur. La concurrence vient limiter la  recherche maximale de profit. Les gagnants sont  déterminés par  les consommateurs.

Que triomphent les meilleurs; devoir (!) d'aider les faibles.

 

AVANTAGES;

 

1. Au plan des hommes. A défaut d’autres, meilleur critère de la compétence au plan économique. Mieux en tous cas, que l’auto proclamation.

 

 Le producteur incompétent ou inefficace paye pour ses erreurs.

 

2. Au plan des produits : amène des produits meilleurs, plus variés et dans toute la gamme des prix. Le consommateur est l’Arbitre final. (démocratie de la consommation)

 

INCONVÉNIENTS

 

 1. Le régime est très dur pour les entrepreneurs et chefs d’industrie et pour les ouvriers qui en dépendent tant au plan national qu’international.   Ils sont toujours sur la corde raide. Danger permanent d’un concurrent  plus astucieux et plus efficace. L’erreur ou l’inefficacité est sanctionnée par la Banqueroute 

 

2. Peut paraître un gaspillage d’énergie. De multiples compagnies travaillent parallèlement sur un même produit. vg. compagnies pharmaceutiques.

 

4. LOIS DE FONCTIONNEMENT

On ne croit pas aux lois naturelles ou on les trouve trop cruelles : on compte surtout sur la raison pour régler les rapports économiques. L’état détermine ce qui sera produit, les services qui seront offerts, fixe les salaires et les prix.

 

C’est l’état qui détermine (ou hiérarchise) les besoins de la population et les moyens de les satisfaire.

 

AVANTAGES

 

1. Les biens essentiels (s’il y en a) sont à prix abordables pour tous.

Ex. Logement, prix, éducation, maladie.

 Théoriquement les salaires sont plus raisonnables, respectent davantage les hiérarchies des valeurs (souvent cependant la richesse s’acquiert non par compétence économique mais par la filière politique et idéologique. La  NOMENKLATURA.  

 

3. Les fonctionnaires se substituent au jugement du peuple (théoriquement plus avisés) l’économie reflète souvent des préoccupations idéologiques… ex : armements vs biens de consommation.

 

INCONVÉNIENTS.

 

1. Détermination des prix ou des salaires sans référence  à leur valeur réelle.

Règne de l’Arbitraire. Prix en déca (ou bien au-delà) de leur valeur réelle.

 

2. Pénurie ou surplus sans que joue la stimulation du marché.

 

La baisse des prix ne crée pas nécessairement la présence des biens, au contraire.

 

3. Le prix ne joue plus dans la distribution des biens rares. Autre principe de distribution : la Queue, le favoritisme politique, Marché noir. Fermeture des frontières. Économie politique, Criminalité économique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Václav Havel :

"Though my heart may be left of center,

I have always known that the only economic system that works is a market economy....

This is the only natural economy,

the only kind that makes sense, the only one that can lead to prosperity, because it is the only one that reflects the nature of life itself."

 

Il existe des lois naturelles en économie.

Elles expriment les rapports spontanés qui s’établissent entre un acheteur, un vendeur et un producteur.

Ces lois peuvent être cruelles à l’occasion. L’état ne doit pas intervenir (ou le moins possible). L’intervention de l’état est le plus souvent inefficace (la loi naturelle est plus fort : marché noir, rareté, etc) et même si elle était efficace, les résultats seraient  pires, à court ou à long terme que les maux que l’on veut éviter.

 

La principale de ces lois : la loi de l’offre et de la demande, i.e. la rencontre de deux libertés qui s’entendent sur un prix, sur un salaire, etc.

 

ÉCONOMIE DE MARCHÉ.

Cette loi s’applique aux salaires, aux prix, aux taux d’intérêt, à la valeur des propriétés, de la monnaie, à la valeur des actions en bourse.

 

AVANTAGES :

 

1.  À défaut d'autres, meilleur critère pour fixer ce que vaut un produit ou un job ou une monnaie. Le jugement d'autrui prévaut sur le jugement personnel du producteur.

 

2. La fluctuation des prix et des salaires est un excellent indicateur des  pénuries ou des surplus dans une économie et  stimule ou décourage la production en raison des profits possibles.

Le marché est comme un  baromètre  ou un  balancier.

Permet d'éviter le marché noir, la fermeture des frontières, le contrôle policier et  le crime économique.

 

Inconvénients

 

1) Des biens essentiels  peuvent atteindre des prix exorbitants …. Pour un temps…

 

2. Dans les salaires, on assiste à des distorsions dans l’échelle des valeurs.

 

3. Les prix et les salaires reflètent la maturité ou l’immaturité des consommateurs.

Produits de luxe, manque de biens essentiels.

 

 

 

 

 

 

 

À props de la crise de l’automne 2008

Voir : LA CRISE :

RAPACITÉ,  INCOMPÉTENCE   OU  COMPASSION ?

 

 

Jeu de bascule

Attraction et changement de pôles.

Les montagnes russes de l’économie.

 

Au niveau individuel

 

Changement de pôle d’attraction  avec le temps…  et l’avancement…

 

La solidarité est habituellement plus appréciée par ceux qui en profitent, par ceux qui   retirent plus de la redistribution que ce qu’ils donnent par leurs impôts ou par leurs taxes, plus appréciée en somme  par les prestataires  que par ceux qui contribuent plus qu’ils ne reçoivent.

 

Gus, sans doute un petit travers humain… , pas toujours rectifié  par la vertu… et  par la joie du partage ou par la générosité jubilatoire.

Gus, ce qui est amusant, c'est de voir les convictions évoluer quand quelqu’un passe d’un pôle à  l’autre. Et chaque régime, ancien ou  moderne, a ses privilégiés… qu’il est important d’identifier à chaque génération.

« Le cœur est à gauche, le portefeuille est à  droite. » Évidemment si le portefeuille est garni…

 

Le point de fuite des sociétés : tout recevoir, ne rien donner.

 

Kennedy : « Ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

 

 

Au niveau étatique

 

Les premiers seront les derniers et vice versa…

Effondrement et rebondissement..

Les modèles et les « success stories » se suivent et ne se ressemblent point.

Rôle de Phares ou  d'Éteignoirs : au choix…

Où l’on se passe le flambeau…

Gagnants et perdants de la course à obstacles  qu’est l’économie…

 

Gus, seulement  quelques événements que tu aurais intérêt à étudier pour approfondir  un peu ton histoire du dernier demi-siècle.

 

Les états nordiques dans les  années 70. Phares et inspiration pour la pratique de la social-démocratie… et son évolution…

Cependant, en 1990, « le modèle suédois s’écroule : en deux ans le chômage augmente de 400 %, l’inflation  explose, le système financier s’écroule et le déficit public devient abyssal. »  La  Suède toujours à l’avant-garde.. se ressaisit et rebondit…

En quelques années le nombre de fonctionnaires baisse de 350 000

 

L’Allemagne dans les années 80 pour son efficacité.

 

Nouvelle Zélande, Faillite et  rebondissement. Les dépenses publiques ont chuté  de 59% en 1987 à 33% en 2005  pour sortir de la faillite appréhendée.

 

L’Irlande En 1987, le PIB par habitant de l’Irlande ne représentait que 63% de celui du Royaume Uni, aujourd’hui il le dépasse de 32$, En 2003, le pib/HABITANT de l’Irlande est second en Europe après le Luxembourg ( la France est au douzième rang sur quinze dans ce classement.)

 

L’Angleterre. En 1980, le PIB britannique était  inférieur de 25% au PIB  français.. Aujourd’hui, c’est le pays le plus dynamique de l’Europe avec une croissance moyenne de 3% par an, un chômage réduit à 2.7% (en vingt ans 6 millions d'emplois ont été créés). Par contraste, le  PIB de la France est maintenant   inférieur de 9% en 2002.

Malgré ce qu’en  pense le bobo Renaud, c’est M. Thatcher qui a amorcé le renversement. Elle a initié « ce qui constitue probablement  la révolution la plus féconde qui ait eu lieu dans l’Europe de ce siècle, et la plus contagieuse pour le reste du monde » Mario Vargas LLosa

Gus, entre nous, une femme qui a plus de couilles que Renaud.

 

Les usa.  depuis 25 ans l’économie américaine a connu une croissance moyenne de 2,9 par an.  C’est 39 pour cent de plus que la moyenne européenne et 48 de plus que celle de la France. Environ 2 millions d’emploies créés en 2004. Taux de chômage descendu au niveau de  1957.

Fluctuation : si en 1960 le pib par habitant en France représentait environ 65 % du PIB américain, en 82 il a atteint  jusqu’à 83%; à partir de 1983  la tendance s’infléchit et en 2003 le rapport tombe à  70 % et, parait-il, la baisse continue.

 

Et sans oublier les Tigres  du Sud-est asiatique

et les deux éléphants voisins qui commencent à barrir et …à se faire entendre. L’Inde qui en 1965 produisait 10 millions de tonnes métriques de blé. En 2006, elle produisait, grâce au progrès de la technologie agricole, 73 millions de tonnes… et exportait.

 

Voir en particulier : 8. L’État providence aux USA et en Europe.

 

 

 

Le sophisme ou le mythe de la tartre aux pommes.

Qui a longtemps servi de fondement ou de paravent

 pour le «  tiers-mondisme »

 

 « L’occident.. n’a probablement su  produire des ordinateurs que parce que quelque part des gens mouraient de faim et de désirs… » Serge Latouche 

 

 

Celui qui s’enrichit est celui qui se sert un  plus gros morceau  de tartre que son  voisin qui se  voit désormais  réduit à la portion congrue.***

 

Mais, Gus, toi qui es intelligent, toi qui n’es pas encore un idéologue professionnel, un démagogue ou un politicien de carrière,  tu devrais être en  mesure d’imaginer la possibilité que celui qu crée de la richesse est peut-être celui qui fait grossir la tartre…   quitte à ce qu’il se serve le premier…

De la tartre pour tout le monde….

 

***C’est le cas du vol et des loteries.

 


 

 

****

Gus, entre nous, un témoignage de ton Prof sur une expérience qu’il a vécue dans la bonne vieille URSS et qui vaut bien des spéculations.

 

C’était dans un des meilleurs hôtels de Leningrad, du moins par l’allure.  La guide prévient le groupe, 13 personnes, que le petit déjeuner sera servi  le lendemain à huit heures. Bof et Madame Boffe, contrairement à leur habitude, arrivent les premiers et il est 8.10 hres . Au centre de la table, déjà,  un gros plat d’omelette, comme on en avait jadis au pensionnat, émet impatiemment et désespérément  ses dernières vapeurs… dans une solitude  à fendre l’âme à défaut d’ouvrir l’appétit.

Une question que  Bof a toujours aimé poser à ses étudiants : combien de temps en nos pays un hôtel qui aurait de telle pratique,  resterait-il ouvert : une semaine, un mois… ?

C’est si peu et ça dit tant.

 

   

Compassion, rapacité et survie.

Gus, il est sans doute agréable de mourir et d’être tenu par  la main par une  Mère Teresa ou par un  Abbé Pierre.

Bof préfère cependant les 15 ans de survie qu’il doit à la rapacité, comme certains aiment à dire,  des compagnies pharmaceutiques.

Évidemment on pourrait combiner compassion et rapacité : si une belle âme s’offrait pour payer les médicaments de ton Prof.

 

 

 

Valeurs  virtuelles, valeurs de papier et  valeurs réelles.

 

Sur papier, le communisme fut  d’une beauté à couper le souffle et en a laissé plusieurs bouche bée d’admiration  pendant deux  générations:  Tous ensemble unis dans un même  projet pour réaliser le bien commun profitable à tous.

C’était une capsule d’histoire. La version laïque et rivale d’un célèbre « Aimez-vous les uns les autres » qui a connu lui aussi un certain succès d'estime sinon de pratique.  « Des valeurs chrétiennes devenues folles » a-t-on écrit à propos du marxisme.

 

La version économique est encore plus touchante : travaillons les uns pour les autres…  et on  cultiva la rivalité pour qui en ferait le plus; pour qui se dévouera le plus pour ses frères,  on proclama des saints ou héros du travail qu’on célébra religieusement dans  le  stakhanovisme,

 

Gus, c’est la réalité : la nature humaine, la mienne, la tienne, Gus, et celle de quelques autres mammifères de notre espèce, qui s’est chargée de dégonfler le rêve idéologique  et en amena certains à conclure : A quoi bon la vie si on ne peut plus rêver, même pas au Café de Flore.

 

Gus, ne manque pas de lire le NO 9 Une certaine intelligentsia

 

“Je suis resté socialiste pendant plusieurs années encore, même après mon refus du marxisme. Et si la confrontation du socialisme et de la liberté individuelle était réalisable, je serais socialiste aujourd’hui encore. Car rien de mieux que de vivre une vie modeste, simple et libre dans une société égalitaire. Il me fallut du temps avant de réaliser que ce n’était qu’un beau rêve; que la liberté importe davantage que l’égalité; que la tentative d’instaurer l’égalité met la liberté en danger; et que, à sacrifier la liberté, on ne fait même pas régner l’égalité parmi ceux qu’on a asservis.”

Karl Popper.

 

 

 

 

Gus, si tu veux connaître les revenus des plus riches pour 2007. En millions de dolars

J.K. Rowling

300

Oprah Winfrey

275

50 Cent

150

Jerry Bruckheimer

145

Steven Spielberg

130

Tyler Perry

125

Tiger Woods

115

The Police

115

Jerry Seinfeld

85

Jay-Z

82

Beyonce Knowles

80

Will Smith

80

Johnny Depp

72

Simon Cowell

72

Howard Stern

70

David Beckham

50

Le Financial Time, (dec. 06) nous informe que sur la planète, 2% des personnes les plus riches  possèdent  50 % des richesses  tandis que la moitié la plus pauvre ne possède que 1 % de la richesse.

Ceux qui gagnent $2,200 et plus par année font partie de la moitié la plus riche, et toujours selon la  World Institute for Development Economics Research of the United Nations University (UNU-Wider), il faut gagner $61, 000 et plus pour faire partie du 10% le plus favorisé. 37 millions d’adultes se classent parmi le 1% le plus riche avec des revenus de un demi million de dollars et plus.

Gus, si tu veux réfléchir sur ces données.. VOIR

 RICHESSES SCANDALEUSES  ET PAUVRETÉ ABJECTE

Gus , et si  tu veux  avoir  un petit coups d’oeil sur le prochain quart de siècle.VOIR.

 

Visions d’AVENIR SUR LA RICHESSE DES NATIONS *

(COURS EN CRISTALLOGRAPHIE)

 

 

RICHESSES des nations et  PIB

 

Le Produit Intérieur Brut par habitant est l’indice auquel on se réfère le plus souvent pour se faire une idée de la richesse d’une nation et pour permettre des comparaisons d’un pays à l’autre.

Faute de mieux diront certains car, à ce titre,  une épidémie, un ouragan  ou l’insécurité généralisée sont sources de richesses et font augmenter le PIB par la mobilisation des forces de travail  (santé, construction, policier) et pourtant…

Quant au Coefficient de Bonheur National (CBN), ce n’est pas pour demain.

 

En attendant certains aimeraient bien élargir un peu la notion de PIB et rêvent  de créer un autre indicateur,  le  GPI (Génuine Progress Indicator)  qui intégrerait plus de valeurs… comme le travail domestique, le bénévolat,  la sécurité,  la qualité  du travail, la stabilité de la famille,  l’étendue de la scolarisation,  le niveau de santé, la répartition des revenus…

Un récipiendaire du prix Nobel d’économie, Amartya Sen,  a  proposé des  innovations qui vont dans ce sens. L’ONU a créé un Programme de développement humain et  s’est même permise de classer les pays  selon  ces préoccupations (revenus, santé, éducation)

Intéressant mais non étonnant (du moins pour certains) : 15 des pays les plus ouverts à la mondialisation (selon une autre échelle) sont parmi  les vingt pays dont l’indice de développement  est le plus élevé.

 Gus, paradoxe : une population théoriquement en parfaite santé ferait baisser le PIB en mettant  les médecins et les infirmières en chômage mais le GPI monterait en flèche.

Gus, l’économie moderne a un petit coté compliqué et obscur.

Alan Greenspan, en charge jusqu’en 2006 de l’US Federal Reserve, à des journalistes qui venaient d’assister à sa conférence de presse..

« Si vous m’avez compris,

c’est que je me suis mal exprimé »

et mystère de l’économie ou du marché,  le même Greenspan, maintenant qu'il a démissionné, pourra exiger pour une conférence l’équivalent de son salaire annuel à son poste de la US Fed. Reserve.

 

SUITE :

Jeux d’haltères et d’équilibre  dans l’économie de marché

 

 

1. Gauche-droite au plan politique

2. Gauche-droite au plan économique

3. Jeux d’haltères et d’équilibre  dans l’économie de marché

4. Démocratie, totalitarisme et dictature

Mondialisation et État providence

6. Cours accéléré 101.  la critique sociale (3 niveaux)

7. Petite histoire d’un certain gauchisme.

8. L’État providence aux USA et en Europe.

9.  une certaine intelligentsia au vingtième siècle.

10. L’histoire économique en dessins pas très animés.

25 manières de se partager les meilleures

et les moins bonnes parties d’un bœuf. 

Qui a le filet mignon et qui a la queue à déguster?

 

Sites  complémentaires :

 

Le travail et son évolution

La révolution industrielle

La société de consommation

La mondialisation

 

 

PHILOSOPHER AVEC le prof BOF

« être sérieux sans se prendre trop au sérieux »

 

NOUVEAU

CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés

Brefs extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof

 

A propos de

l’être humain

Petite histoire

des mentalités

divers

 

ORIGINALITÉ DE L’HOMME

HASARD ET EVOLUTION

LIBERTÉ (Une ILLUSION?)

CRÉATIVITÉ ET INVENTION    

SEXUALITÉ HUMAINE  

AGRESSIVITÉ (INNÉE ??)

TRAVAIL (Nature/histoire)

TOLÉRANCE (Jusqu’où?) +  

+++Relativisme éthique

 

 quête du bonheur

 

1.    MENTALITÉ PRIMITIVE

2.  PHILOSOPHIE GRECQUE  

3.  Monde CHRÉTIEN

4.  Monde moderne.(16e).   

5. LE SIÈCLE DES LUMIÈRES

6. 19e siècle (Scientisme)

7. Le 20e siècle 

8. Le 21e siècle

BRICOLAGE

 

(mON vERSAILLES À MOI)

 

GÉNÉALOGIE

 

Pour nous rejoindre

(récents)

Le 21e siècle

. Alarmisme et catastrophisme

1, La quête identitaire.

2. gauche / droite

3. eINSTEIN EN IMAGES.

4. société de consommation

5. Mondialisation

7. le terrorisme

 

8. Écologie et catastrophisme

 

9. LA RÉVOLUTION  INDUSTRIELLE

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