1. GAUCHE-DROITE
AU PLAN POLITIQUE
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Dans le tableau suivant, Gus, remarque que si c’était
possible un cylindre où les deux extrêmes se rejoindraient
serait plus éloquent et plus juste dictature, désignation
d’un mal absolu, usage de la force, refus
de toute opposition, diabolisation et élimination de l’adversaire,
propagande étatique, filière
de privilèges et de privilégiés, auréolisation du
Chef, etc. Bof
voudrait que les deux extrêmes se
rejoignent comme une feuille que l’on retourne sur elle-même. C’est
impossible sur internet. D’autres,
pour rendre compte des différentes
tendances, recouvrent ce tableau horizontal
de deux tendances verticales qui vont de autoritaire à libertaire…à
des degrés ou niveaux appropriés. Gus, a propos de l’auréolisation
du Chef, tu peux toujours aller voir la belle
galerie de spécimens du 20ième
siècle que Bof a déjà préparée. |
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HISTORIQUE. Gus, cette division des tendances
politiques date déjà de deux siècles, cependant elle a subi bien des
mutations avec le temps au point d’être méconnaissable d'un siècle à
l’autre. Les grands points de rupture ou de fracture dans la
société évoluent avec le temps. Les principales couches de
sédimentation dans le passé: partisans de la république vs les
nostalgiques de la monarchie; sécularisation vs structure
cléricale de l’état; étatisme et nationalisation vs libre
entreprise et propriété privée; repli sur soi et sa collectivité
vs ouverture sur l’autre et sur le monde. Le point de fracture se déplace constamment avec
l’apparition de nouveaux besoins ou d’idéaux de remplacement. Les
extrêmes des tendances servent plutôt d’épouvantail (en
Occident) et sont utiles pour peinturer l’adversaire dans un coin.
Échecs et peurs ramènent les opinions plus ou moins
vers le centre. La tendance sociale-démocrate a trouvé son propre frein
dans les déficits accumulés, les dettes projetées sur les générations à venir
et les hausses d’impôts peu rentables électoralement et économiquement.
(Voir : Évolution des sociales démocraties au 20ième siècle La division gauche-droite
perd un peu de sa signification en Europe pour prendre plus d’importance aux
USA sous les noms de conservatisme
et libéralisme (politique). Prochaines polarisations ? Mondialisation,
altermondialisation (avatar de l’anti-mondialisation); immigration,
dépopulation, intégration, communautarisme; pollution, Kyoto : sécurité,
intégrisme, etc. ? |
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Gus, la démocratie est un jeu d’équilibre. Il est
presque impossible de supprimer un des deux pôles d'attraction
qui reflètent dans une certaine mesure un dualisme propre à la personne
humaine. On aboutit si on supprime un des pôles à une dictature, de droite
ou de gauche, où l’homme est comme amputé d’une partie de son
cerveau, coté droit ou gauche évidemment. C’est le rêve entretenu par les
extrémistes dans les deux cas et c'est une bonne part de l’histoire et des
tragédies du vingtième siècle. A retenir, Gus : une des
sentences les plus célèbres du dernier siècle : « La
démocratie est le pire des systèmes, à part tous les autres » Churchill Sa
pratique relève de l’art, un grand art de fabriquer
des consensus à partir des divisions, de faire régner une paix fragile
entre ennemis potentiels, de croire en l’homme, mais pas
trop, de calibrer pessimisme et optimisme, de tempérer mutuellement idéalisme
et pragmatisme dans l’action, de faire prévaloir un bien commun
minimal sur la multiplicité des égoïsmes, de faire naître et tempérer
des espoirs qui seront sources de déception constante, d’endiguer le mal à défaut de le
détruire par crainte du pire, de partager les richesses sans en
tarir les sources, d'aménager un espace hospitalier
aux différentes manifestations de l’humain, de faire cohabiter un moi et un
toi, à la condition minimale qu’ils n’aient pas l’intention de
s’entretuer, de croire par principe à établir une fraternité
minimale pour concilier liberté et égalité, ce qui a passé souvent pour un impossible
rêve, qui a braqué les populations du vingtième siècle les unes contre les
autres, que ce soit au nom de la liberté ou au nom de l’égalité. Les oppositions souvent
symétriques qu’on trouve à l’intérieure des démocraties modernes sont à
la fois sa richesse et sa faiblesse que les partis de centre
tentent de concilier de leur mieux, dans la mesure du possible et en
tenant compte des exigences du moment. |
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Démocratie, dictature, gouvernance et clameur
du peuple Gus, dans
une dictature, on entend peu le peuple condamné à se taire ou à chanter les mérites
du « Chef » ; on entend surtout ce dernier qui se livre à des
discours fleuves pour convaincre le peuple de la chance qu’il a d'avoir
un tel Sage à la direction de l’État. Dans les
démocraties modernes, il devient de plus en plus difficile de
gouverner : on n’entend plus que la clameur des revendications du peuple
(groupes de pression, manifestations, occupation de la rue ou des
officines publiques, partis, médias, tribune libre, ligne ouverte,
forts en gueule, etc.). Les désirs de l’homme sont en principe infinis
surtout quand se pointent à l’horizon la possibilité de les
satisfaire. Les lamentations ou les réclamations fusent de toutes parts
pour plus de biens, de richesses, de subventions, de sécurité, de protection,
de gratuité, de garantie contre la rivalité ou la compétition, de
soutien à l’incompétence, d’assurances contre toutes formes d'adversité, pour
la conservation des droits acquis ou pour l’acquisition de nouveaux
droits, pour l’accès aux privilèges, pour l’accès à l’égalité des privilèges,
pour l’accès à plus de privilèges. Traditionnellement
le pouvoir était divisé en trois instances, pour éviter toute forme
d'absolutisme. A cela s’est ajouté avec le temps le pouvoir des media et, se
manifestant de plus en plus, un cinquième pouvoir, le pouvoir de la rue,
qu’on aime bien qualifier de « pouvoir citoyen », qui peut
paralyser tous les gouvernements et compte quelques succès à son
crédit. Caractéristiques principales de ce nouveau pouvoir : il n’est
pas mandaté, quelques milliers de « citoyens » peuvent annuler le
vote de millions de citoyens qui se sont rendus aux urnes pour
« s’exprimer ». Souvent ne sert que de paravent à des minorités ou
à lancer au nom d’une certaine justice des « pas moi », des
« pas dans ma cour ». Ces psychodrames servent surtout à
mettre en branle le quatrième pouvoir qui, espère-t-on, rejoindra ou
intimidera le législatif. Les manifestants crient d’autant plus fort ou
allègrement qu’ils n’ont pas à assumer une quelconque conséquence de leurs
réclamations… qui ne visent qu’eux et dans le temps présent.
Idéalement, les réclamations sont promues par une brochette d’artistes ou de
vedettes à la polyvalence certifiée mais qui seraient terrorisés
à l’idée de se présenter à une élection. Si
encore en face du chœur des revendications on pouvait entendre un autre
chœur, un chœur de Mère Teresa qui insisteraient pour donner
toujours plus de leur personne ou de leurs biens pour pallier toute injustice
ou inégalité…! Qui réclameraient qu’on augmente leurs
« propres impôts ». Les deux
chœurs existent probablement, mais ils n’ont pas le don de s’équilibrer ou de
se faire entendre avec la même puissance de voix Le chœur de la mendicité. Il chante
avec force et en nombre. Inclut les plus pauvres et les plus riches,
les plus misérables et les plus puissants. Quand il ne chante pas, il
s’exprime dans les sondages ou dans les tribunes libres. Le chœur des donateurs. Moins nombreux.
Chante sur deux tons, Un peu cacophonique. Sotto
voce. Augmentez nos impôts. A pleine
voix. Augmentez les impôts du voisin.
A qui le morceau…? |
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Gus, si cela peut t’aider, voici un
petit tableau de la distribution des votes par tendances en
France en 2007
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GAUCHE Extrême Reformatage
périodique de la conscience politique. Une constante cependant : tout ce
qui n’est pas communiste est fasciste par décret dogmatique. A moins que ce soit de vulgaires suppôts de l’impérialisme. La gauche de la gauche Frange |
CENTRE Tendance à refuser la
dichotomie : Blanc vs
Noir telle que présentée ici. S’embarrasse de
distinctions et de subtilité. Tente de voir des
nuances de gris. Analyse les
situations au cas par cas. Accusé par la gauche
de vouloir sauver la chèvre et le chou, de n’être ni chair ni
poisson, de n’être au fond qu’une droite déguisée. |
DROITE Extrême La droite de la droite Frange |
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Pour la droite
c'est une gauche déguisée, ou moins pressée A noter, Gus, que c’est
habituellement la gauche qui aime le mieux cette polarisation de la pensée
politique, qui plastronne et pavoise le plus avec l’étiquette qui est son
auréole de vertu et de bon sens, sinon de bon sang. C’est elle qui
excommunie et précipite ses adversaires à l’autre extrême
pour
mieux
se faire valoir et mieux les dénigrer. “Quand on me demande
si la division entre parties de droite et de gauche, entre gens de gauche ou
de droite, a encore une quelconque signification, la première chose qui
me vient à l’esprit est que quiconque pose la question n’est
certainement pas de la gauche » Alain. 1925 « Si
un jour je marche sur l’eau, les journaux titreront : « La
dame de fer ne sait pas nager » Margaret Thatcher |
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1. Temps privilégié Tendance
à valoriser… |
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le futur « Ça ne peut pas être pire » « Les lendemains qui chantent » . Le pari
inconscient : « Tout
changement est un progrès » On valorise le CHANGEMENT, les RÉFORMES, le progrès.
À
l’extrème : l’aventurisme, la
« gauche à gogo » (extrême gauche) |
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le PASSÉ ou LE PRÉSENT « LE PASSÉ
A FAIT SES PREUVES » « Un tien vaut
mieux que deux tu l’auras ». « Ça
pourrait être si facilement pire » On valorise l’ordre, À la limite : le retour au passé (réactionnaire ) Le monarchisme (extrême droite selon les pays) Islamisme : théocratie |
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2. RAPPORT INDIVIDU ET ÉTAT. L’accent ou la priorité est mis sur …. |
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…La collectivité et sur les droits sociaux et collectifs. On insiste sur
l’égalité à tous les points de vue. Responsabilité
collective. Tendance à considérer que
la société et la culture ou les systèmes économiques sont causes des
inégalités de fait. On croit à la possibilité d’une
société parfaitement égalitaire (non seulement à l’égalité des chances, mais
aussi à l’égalité dans les résultats) Exalte la fraternité humaine En principe,
anti-raciste. Au pire, élimination de classes ou de têtes qui dépassent |
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… L’individu et les droits individuels. On croit en général à
l’égalité des droits et des personnes mais à la diversité des talents. On croit à l’inégalité des talents, on insiste sur la responsabilité
individuelle et on se scandalise moins des inégalités sociales. Elles sont des conséquences de la nature ou de la liberté d’un
chacun. L’extrême droite débouche sur le
racisme et vise à institutionnaliser les
inégalités. Autrefois l’aristocratie :
privilège de classe. ou privilège héréditaire. |
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3. De l’usage de
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Se
veut et se porte théoriquement à la défense du faible Se veut plus
participative. Confiance dans la bonté
et l’éducabilité des masses. Le criminel est peu
coupable, est plutôt une victime, une victime de la société et il doit être
rééduqué. La source du mal est à l’extérieur de l’homme. A la
limite : apologie de Oppose
la « vraie démocratie du peuple » aux
démocraties « formelles » Particulièrement
habile à utliser le puovoir
de la rue, faute de pouvoir conquérir le « pouvoir formel ». |
« C« |
AUTORITAIRE : « Law and order » Les criminels en
prisons, les drogués en Alaska, Souvent pour la
peine de mort. La peur est nécessaire
pour contrôler les forces du mal
en l’homme. Le mal prend sa racine dans la nature humaine. |
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4. ECONOMIE
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Tendance
à majorer le rôle de l’état ou de la collectivité dans l’ordre
économique. Tous pour un, un pour tous. A la
limite, élimination de la propriété privée considérer comme la cause de tous
les maux. Compassion : se
porte théoriquement à la défense du faibles de l’opprimé qui sont des
victimes. Insistance théorique
sur la distribution équitable des biens. (Gus, si c’est Mitterand
qui le dit, la voix ou la plume doit ici trembler d’émotion) On préconise
l’universalité des programmes sociaux. La richesse des uns
est la cause de la pauvreté des autres. |
Se veut distributive, ne serait-ce
que pour se faire élire ou réélire mais prend bien soin de ne pas
émasculer ou tarir les sources de richesses de la nation. Importance de créer la richesse
avant de la distribuer Tendances :
certains
se braquent sur les résultats, d’autres sur les moyens |
Tendance
à avoir confiance dans l’initiative d’un chacun et à majorer
l’importance de l’individu. Chacun pour soi… ou
presque.. On croit à la
propriété privée, au travail. On valorise l’efficacité et la production. L’individu est le
premier responsable de son bien-être économique. Méfiance face aux interventions
de l’état. L’intérêt
personnel comme principal moteur économique.. Plus sélectif
dans les mesures de redistribution. Ne vise que ceux qui sont dans le besoin.. Importance du marché, de
l’offre et de la demande pour déterminer ce qu’il faut produire. Importance de la
charité privée Au plus fort la poche Richesse de classe héréditaire. |
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Gus, une belle histoire de pendule… Gus,
DISTRIBUTION ET PRODUCTION : les
deux frères ennemis. On ne
distribuera que ce que l’on a produit… (Gus, n’applaudis pas.
Ton prof n’a pas trouvé ça tout seul) La gauche compte
apparemment sur la pensée magique pour produire des richesses (siphonner les
riches, augmenter les salaires, baisser les prix, so,so,so,
solidarité. Ou encore comme on l’a vu récemment; « la richesses est là,
il suffit de la redistribuer ». La droite valorise et considère
même comme nécessaire de mettre l’intérêt personnel comme principal moteur
pour produire de la richesse quitte à en arriver à une société
inégalitaire. Les
partis de centre sont conscients de cette association
inévitable. Gus, petit exercice :
comparer Corée du Nord et Corée du Sud. |
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5. valeurs privilégiées
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Plutôt indulgente et
libertaire au plan des mœurs Universalite, union des classes
laborieuses à travers les nations. « travailleurs, fonctionnaires
du monde, unissez-vous » Laïque Marxisme
athée Tiers--mondiste. Accueillante
théoriquement à l’égard des étrangers. |
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Famille (rôles
sexuels) Patrie (drapeau, hymne
nationale) Voir : Nation ,
nationalisme Extrême droite : fascisme, nazisme Religion. Méfiance à l’égard des
étrangers, de l’immigration.
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6. pensée
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Idéalisme théorique, Très théoricienne. Rêve de solution
globale Séduction auprès des intellectuels***. Valorise les idées ou
les programmes au dépens des faits. Porté sur la rectitude
politique, sur les solultions
verbales ou les discriminations positives. Les pauvres sont devenus des
économiquement faibles, les sourds des mal-entendants,
les malades des patients, les assistés sociaux des bénéficiaires ou mieux des
prestataires. … Et les faibles, en
principe, ont toujours raison… Porté vers le prêt à porter
idéologique de l’heure, sensible aux beaux mots et aux belles idées…
Voir : une certaine
intelligentsia Sensible aux maux
de l’humanité, et à tout ce qui
va mal… Porté vers la compassion universelle…
surtout si on peut
identifier et diaboliser un coupable, (
voir aussi : Critique sociale.
Niveau UN. ) Quant aux solutions, on
saute vite à l’intervention de l’état comme panacée sociale. Les échecs ou les difficultés sont dus à
« la mauvaise recette », recherche d’une meilleure… *** Gus, les Américains distinguent le « scholar »
et l’ « intellectuel » Le « scholar »
« est celui qui pense en
fonction de ses moyens » L’ « intellectuel »
est « celui qui pense au-delà de ses moyens »… |
« C’est quand même dommage
que toutes les personnes qui seraient vraiment capables de diriger le pays
soient toutes occupées à conduire des taxis ou à couper les cheveux …ou à animer des tribunes
radiophoniques » Extrême droite ou extrême gauche ??? « Une fois dépassées
certaines bornes plantées sur la route du radicalisme, on ne sait plus.
Au-delà, on ne trouve en effet qu’une chose politiquement neutre : la défaite
de la raison » Mario
Roy. |
Plus terre à terre. Moins
théoricienne. La réflexion est
guidée en fonctions des intérêts soit individuels ou corporatifs. Sens des faits,
de l’expérience. Peu protée sur la
rectitude politique : les pauvres, les aveugles, les sourds, sont
toujours des pauvres, des aveugles, des sourds. Responsabilité
individuelle dans ses malheurs ou ses échecs. La droite passe pour moins sensible aux difficultés de vivre, Au plan de la critique sociale, tente d'inventorier les causes, sans éliminer à priori la nature humaine et les
responsabilités individuelles, inventorie
des moyens et des remèdes qui
ne relèvent pas nécessairement de l’état. …Appel à se prendre en main, et
moins compté sur les autres… ( Voir; Évolution de la sociale démocratie en Europe et aux
États-unis.) |
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Gus, conversation entre
philosophes Après l’accession de Hitler au pouvoir, Jaspers s’étonne
auprès de Heidegger : --« Comment un homme aussi inculte que Hitler
peut-il gouverner l’Allemagne ? » Et Heidegger de répondre : --« La culture n’a aucune importance, regardez
les mains merveilleuses qu’il a » Et à un autre moment, ce dernier s’étonne «comment
Jaspers, purement allemand, à l’instinct le plus authentique, qui perçoit la
plus haute exigence de notre destin. … demeure lié à sa femme.. » (qui était juive) Une
bonne excuse cependant, Heidegger n’est pas le premier ni le dernier intellectuel
à qui le nationalisme ou autre passion similaire aura fait dire des sottises.. |
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Gus, les idéologues ont vaticiné : « le jogging est de droite, c'est un comportement américain-capitaliste-individualiste
et inélégant axé sur la performance. » |
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Gus,
Ah ! le joli choeur des anges !… On
se fait la voix en entonnant l’Hymne à la solidarité.. …
avant d'attaquer l’Hymne à la joie. So
,so ,so, moi y en a à vouloir des sous… So, so, so. moi y en a à vouloir donner des sous. Gus, quand tu entends parler de solidarité tu
peux deviner si tu es le moindrement perspicace si c’est quelqu’un qui met la
main à sa poche ou bien si c’est quelqu’un qui tend la main… même si pour le
moment l’un et l’autre se tiennent bras dessus bras dessous.
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