Petite Histoire des visions du monde  (2) : Vision grÉcque

 

SOCRATE

pLATON

ARISTOTE

DÉMOCRITE

LUCRÈCE

ÉPICTÈTE

 

LE MIRACLE GREC

 

 

L’HOMME DISTANCIÉ

 

C’est bien ainsi qu’on pourrait définir le trait ou la valeur fondamentale qui marque ce saut dans l’évolution intellectuelle et morale de l’humanité. Cette distanciation et cette émergence  pourraient se caractériser ainsi :

 

1)      Une prise de conscience des mécanismes de la pensée

 

 

a)      Un passage progressif du mythe à la philosophie et à un embryon de la science telle qu’on la connaît aujourd’hui. Socrate enseigne l’art de bien définir ce dont on parle.

 

b)      Éveil de la pensée personnelle et éveil du sens critique : le doute, l’ironie, la confrontation,  la contradiction, la discussion, l’autocritique, l’exigence de la preuve et la pratique du raisonnement sont autant de facteurs qui ont fait d’Athènes et de la Grande Grèce un centre d’ébullition intellectuelle.

 

c)      Aristote découvre les lois de la logique (« un ouvrage, a-t-on dit, sorti tout nouveau  et presque achevé  de la tête d’un seul homme ») qui font encore lois pour la pensée courante.

 

 

 

2) Une certaine émergence du sens de la personne

 

          

Le citoyen grec, est un « Je » face aux autres, un centre de réflexion et de décision face au groupe.

La vérité a valeur en soi  et n’a pas seulement une portée magique des formules ou un  facteur de cohésion du groupe.

Malheureusement, à coté du citoyen, il y avait les esclaves…

 

 

 

3)  La racine du mal et de l’imperfection du monde n’est plus la volonté extrinsèque des autres (sortilèges, magie, mauvais sorts) ou des dieux mais la matière qui est un limite.

 

 

 

a) Dieu ou les dieux transforment  une matière préexistante  qui est comme une  limite et une résistance à leur pouvoir.

 Un peu comme l’artisan qui vise à transformer une matière plus ou moins difficile et résistante. Le marbre prend difficilement la forme que le sculpteur veut lui donner, par contre la glaise est plus malléable mais perd facilement la forme qu’on lui a donnée.

 

b) Pour un idéaliste comme Platon, le corps, les instincts, sont comme une prison pour l’esprit.

 

c)Le monde matériel, pour Platon, n’est qu’un pale reflet ou le miroir d’un autre monde supérieur à ce monde que nous livrent nos sens.

 

Comme conséquence, ce relatif mépris de la matière s’étend à celui qui travaille la matière, le travailleur manuel.

 

 

 

 

Gus, dans le célèbre tableau de Raphaël,

Platon l’Idéaliste est le personnage central qui lève un bras vers le ciel.

4) L’idéal véhiculé par la culture  est le Sage, à l’image de Socrate, La sagesse est le salut par la réflexion, par la  connaissance ou par  la contemplation  Celui qui connaît bien agit bien et acquiert la quiétude de l’âme.

Socrate, par fidélité à ses principes refuse de s’enfuir et boit lui-même la ciguë à laquelle il avait été condamné par les autorités qu’il dérangeait par son questionnement perpétuel et l’influence qu’il avait sur la jeunesse.

 

 La sagesse délivre de l’angoisse et apporte une certaine autonomie et la maîtrise de soi face aux autres, face à ses propres émotions et ses pulsions instinctives.

 

 

Gus, apprécies-tu la  belle pensée d’Alain, sans doute un copain à toi ?

 

« Ce n’est pas la ciguë qui tue Socrate, c’est le syllogisme. »

 

Wow, c’est songé!!!

 

 

 

 

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