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Après avoir esquissé ce qui
constitue la mentalité
primitive, voici un deuxième volet dans cette brève
histoire de la
pensée occidentale :
Le miracle grec et ses repercussions
Par le Prof Bof
Si par bien des traits
la mentalité primitive, vu précédemment, pouvait
ressembler à l’enfance de l’humanité, ce
qu’on a appelé le
miracle grec (5ième siècle av. JC.)
pourrait bien correspondre à l’adolescence et à la
jeune maturité de l’humanité, du moins en
Occident. Ce Miracle est du
à une convergence exceptionnelle d’hommes géniaux et
d’un climat social propice à l’échange et
à la confrontation des
idées. Les problèmes posés, la manière de les
poser, les attitudes adoptées, les expressions artistiques marquent une rupture avec les façons
de faire précédentes.
L’homme nouveau se
distingue du monde, prend conscience de soi comme une valeur distincte du
reste du monde.
Prochainement nous
verrons ce qui se produisait à la même époque dans le monde biblique qui
également marquait une rupture, dans un autre ordre, avec le monde primitif et ses modes
de pensée.
« Le
siècle de Périclès ressemble au nôtre par la
variété et le désordre des idées, ainsi que par
le défi qu’il lance aux positions et croyances
traditionnelles. Mais il demeure sans rival par le nombre et la grandeur de
ses vues philosophiques, par la vigueur et l’exubérance des
débats qu’elles provoquaient. Parmi les question qui agitent le
monde d’aujourd’hui, on
n’en trouverait pas qui ne s’ébruitât dans
l’ancienne Athènes, avec tant de liberté et
d’ardeur qu’à l’exception de la jeunesse toute la Grèce
s’en alarmait. …On portait les philosophes aux nues; on
couvrait d’applaudissements une argumentation habile, comme, aux jeux
olympiques, les plus prestigieuses prouesses ».
Will Durant. Histoire
de la civilisation.
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DE LA PHILOSOPHIE GRECQUE
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