Petite Histoire des visions du monde  (2) : Vision grecque

 

DémOCRITE

LUCRÈCE

anaxagore

aristote

 

2. fixations des pôles extrêmes de la pensée

                       

 

B. matérialisme vs  spiritualisme

 

 

« Je dis que l'âme dans laquelle résident le principe et la règle de nos actions, n'est pas moins une partie de notre corps que les mains, les pieds et les yeux….  cette substance si mobile doit être formée des atomes les plus petits, les plus lisses et les plus arrondis (…) »

Lucrèce. De la nature des choses

 

 

 

« En face des divagations de ses prédécesseurs,  Anaxagore apparut seul en son bon sens en mettant l’intelligence ( Le Nous)  au principe de toutes choses » ARISTOTE

 

Tout n’est que matière et tout s’explique par la matière.

 

Fondement ultime de la réalité.

 

 

Le fondement ultime de la réalité est de l’ordre de l’esprit ou de la pensée ou de l’idée et non matériel.

 

 

Toute réalité s’explique par la rencontre fortuite (hasard) d’atomes qui se sont accrochés ensembles (Atomes crochus)

 

Le monde

Il y a de l’ordre et de la finalité dans l’univers et dans le monde et cet ordre s’explique en dernier ressort par une intelligence.

Le plus s’explique par le moins ou n’est qu’apparent  en tant que plus.

 

 

Principe fondamental

et radical

 

Le passage du moins au plus s’explique à partir d’un super-plus.

 

L’ordre que l’on observe dans l’univers s’explique par la rencontre fortuite des éléments qui le composent.

 

(à un autre niveau : comme si la montre s’expliquait  ultimement par la matière qui la compose)

 

 

 

 

APPLICATIONS

 

L’ordre que l’on trouve dans le monde et dans le vivant s’explique par une intelligence ordonnatrice quelconque immanente ou transcendante à la matière.

 

(à un autre niveau : la montre s’explique par l’intelligence de l’horloger qui a ordonné la matière en fonction d’un but : marquer l’heure)

 

 

 

 

 

RAPPEL

 

 

GUS, réalises-tu que se trouve posé ici le plus important problème auquel a à faire face tout être intelligent qui a conscience d’être en équilibre entre l’être et le non-être. L’option spiritualiste a dominé l’Occident et le reste du monde jusqu’au 18 ou 19ième  siècle.

Avec le développement des sciences modernes et leurs énormes succès à expliquer   « matériellement  »  un lot  de choses,  particulièrement  en chimie, en physique, en astronomie, la tentation est compréhensible d’absolutiser  la méthode et ses résultats et de nier toute autre perspective sur le réel  qui soit légitime intellectuellement.

 Le problème est plus délicat quand il s’agit du vivant, de l’évolution du vivant, du sens de la vie, de la nature de l’homme et  de sa  destinée.

 

Bof ne veut pas trop s’étendre ici mais il se permet de te renvoyer, mon cher Augustin,  à une compilation qu’il a faite d’une centaine de textes qui sont autant de prises de position diverses quant au rôle du hasard dans l’évolution de la vie

 

Certains sacralisent, tu verras,  la méthode scientifique, excluent  du savoir valable  toute proposition qui échapperait à la vérification expérimentale, idéalement contrôlée par un instrument de mesure;  d’autres  sont conscients d’une certaine inadéquation dans certains cas entre les explications avancées et ce qui est à expliquer, ils déploreront devoir rester fidèles à leurs conclusions vu que leurs  méthodes de travail ne permettent  pas d’autres approches;  d’autre enfin, ne se satisfont pas des réponses apportées et  orientent leur pensée dans une autre direction.

Bof consacre ailleurs un essai à cette problématique sur le hasard, la finalité  et l’évolution.

 

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