MORT, SURVIE Et immortalité
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Suite à ESPRIT…. Ta question est fort grave, mon cher Augustin et
mérite considération puisque c’est la question qui a le plus angoissé
l’humanité et même aujourd’hui est la question la plus fondamentale qui
encore se pose pour un chacun; elle se pose en tous cas plus que de savoir
s’il y a de la glace qu’on trouverait éventuellement sur Vénus ou Mars. …
Est-ce que la philosophie peut offrir quelque chose, ou tout au moins ton
Prof ? L’expérience et les
raisonnements qui s’y appuient nous permettent-ils d'éclairer un peu le
problème? Avant d'aller plus
loin, comment se situe ce problème par rapport à ce que Bof a expliqué
précédemment et dans l’histoire de
l’humanité ? Le problème est délicat, et Bof s’y aventure en avançant
sur la pointe des pieds… même avec ses sabots. Avant d’aborder plus
directement le problème, je t’offre tout d’abord deux thèmes de réflexion
préalables qui permettent de poser plus solidement le problème |
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1. L’universalité de la grande
espérance. La croyance
en la survie est presque aussi mystérieuse que la survie elle-même. 1. Cette conviction
ou cette croyance en la survie est venue spontanément dans l’humanité
aussitôt, comme Bof l’a raconté à sa manière, un australo quelconque, pithèque de son métier, s’est avisé un jour d’être « intelligent » et
de se prendre (sans se proclamer tel
dès le début, question de timidité, de gène et pour ne pas Qu’on remonte le plus
loin dans l’histoire, c’est cette croyance qui nous révèle l’accès à une
authentique humanité, quand la
température mentale d’un hominidé a atteint un certain état de surchauffe, un
certain état de vapeur et est devenue
esprit ou intelligence (c’est un mystère du Hasard te dira ton Prof de
science). C’est un authentique saut qualitatif comme quand la matière est devenue vivante, quand le végétatif s’est mis à ressentir des
émotions,. Le
dernier grand saut qualitatif est le saut à pied joint dans l’humanité, dans l’intelligence rudimentaire et la réflexion primitive. Les premiers témoignages ou vestiges de ce saut qualitatif
que l’histoire a retenu sont la pratique des sépultures. On pourra penser qu’il s’agit
simplement de marques de respect, mais si on écoute l’humanité aussitôt
qu’elle nous a laissé des signes de ce qu’elle pouvait penser, Le problème :
Qu'est-ce qu’il peut bien y avoir dans l’intelligence de l’homme, dans la perception qu’il a de lui-même,
pour que aussi spontanément, facilement et universellement il en arrive à
cette conviction, malgré toutes les dénégations sensibles. Les explications
faciles que l’on donne parfois vont de l’expérience du rêve ou simplement un
cas particulier de « whishfull thinking », de cette propension si généralisée à
prendre ses désirs pour la réalité. L’homme primitif
aurait, à ce qu’on dit, conçu cette
possibilité de survie ou de vie différente à partir de l’expérience du rêve
qui lui paraissait mystérieuse. Ceux qui ont déjà vécu, qui sont bien morts,
continuent d’exister de façon bien
spéciale, peuplent nos souvenirs et nos rêves. Pourtant les animaux rêvent :
l’imagination, toujours aussi folle,
selon les humeurs ou
l’expérience récente, produit des images comme chez les humains ; le chien de garde
rêve sans doute au mollet du
facteur ou de la livreuse de Pizza,
mais il semble bien, malgré ce trait
que l’animal partage avec l’homme,
qu’on ne trouve pas de croyance
en la survie chez les animaux; même si
les plus intelligents ont au moins la précaution de s’éloigner de l’arbre qui
tombe ou de l’automobile qui s’en
vient, cet instinct vital ne semble pas avoir donné lieu à une croyance
quelconque en une survie. On peut soupçonner que l’origine et la quasi universalité de cette croyance ou conviction
repose donc sur autre chose que
l’invention d’un monde de rêve parallèle qui serait plus réel que nos rêves… Pour le Whishfull thinkind , il est vrai, si l’on se fit au titre d’un
programme de Tout ceci, Gus,
pour en arriver simplement à mettre en évidence qu’il y a quelque
chose de sérieux, de mystérieux dans cette conviction qui semble venir si
spontanément à l’homme dès qu’il s’est
mis à penser. Ton prof va tenter de voir
comment cette conviction peut bien avoir germer dans la tête d’ex-australopithèques qui
avant le Grand Saut ne
s’étaient jamais mis martèle en tête pour se terroriser dans le présent à
partir d’un futur hypothétique qu’ils
ne pouvaient même pas imaginer. Trop facile de pousser le problème sous le tapis ou de le
mettre au compte de la stupidité congénitale de l’homme ou
d’une maigre consolation avant qu’arrive la société de consommation ou avant que l’homme nouveau s’invente un paradis
plus coloré pour le consoler des
enfers capitalistes. (Au moment où Bof écrit ces lignes, un sondage dans une société qui aime bien se qualifier
de post-moderne (Gus, ça fait
chic mais ça veut dire au moins « pas primitive »!?) un sondage local, dis-je,
l’informe que 60% des gens croient à une f orme de survie alors que 33%
n’y croient pas. |
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2. L’homme un mammifère
pas tout à fait comme les autres… moins pesant ou plus léger ? Autre facteur qui saute au yeux et qui
mérite considération avant d’aborder plus directement le problème. Prendre
conscience de l’originalité de
l’homme, de l’énorme différence métaphysique
qui le sépare de l’animal. Tout
ce que Bof a dit précédemment, toutes les Traces
de l’homme qu’il a repérées depuis les premières pages de ce site mettent
en évidence au moins une douzaine de différences extrêmement importantes et difficilement contestables.
A première vue, on peut éprouver quelques difficultés à les saisir ou à s’en rendre compte…C’est
qu’on est un peu dans la situation du poisson
qui ne prend conscience de ce qu’est l’eau qu’au moment où on
le sort de l’eau ou qu’il se
ramasse sur la plage. L’homme pourtant est
bien ancré dans son corps. Un lion ou
un lutteur ou un gladiateur sont de
beaux spécimens de corporéité. L’homme
réussit, tout comme l’animal, â sortir d’une certaine façon de son corps par
quelques petites ouvertures que l’on appelle les sens.. Comme les animaux supérieurs,
l’homme voit, entend, sent, ressent
la peur, éprouve des désirs ou du plaisir, etc.
autant de facteurs qui l’amènent à agir sur son environnement. … Ce
petit équipement commun, pas banal,
est le point de départ de l’activité animale et humaine. Même de ce point de vue l’homme
fait assez piètre figure et dans
des Olympiques de performance, niveau sensibilité, il ne pourrait prétendre à la médaille
d’or, sans doute même pas au podium. Surtout que bien des animaux ont des
« portes » supplémentaires, des sens bien à eux qu’ils ne partagent
pas avec l’homme et qu’ils gardent jalousement. L’homme a été obligé de se
les inventer techniquement.
Gus, compare l’homme
et l’animalité et prend consciences de
la totalité de ses œuvres, de ses
réalisations dans tous les domaines imaginables.
Gus, il est inutile
d’insister; je crois que tu es capable de te rendre compte de cette énorme
distance de fonctionnement entre l’homme et l’animal. Quand on pense que le chef d’oeuvre de l’invention animale est le « popsicle
à fourmis », qu’un chimpanzé,
dans un éclair de son génie, a fabriqué. Il a pris une petite tige d'arbre
pour la plonger dans une fourmilière pour ensuite déguster les fourmis. Au dix-neuvième
siècle, le réductionnisme était à la mode. L’homme un animal comme les
autres : « un singe amélioré
préférable à un ange déchu », « la pensée, c'est du
phosphore » etc. un beau spécimen de matière en somme… Il est important
de prendre conscience de cette attitude, car il est évident que si
il n’y a pas de différences
essentielles entre l’homme et l’animal, le problème qui nous préoccupe ici est réglé en principe et on devrait
s’arrêter ici si l’on veut être logique avec les prémisses qui sont
considérées comme des absolues… A ce niveau de réflexion, Gus, tous les cas d'animaux trans-spécifiés que Bof a
présentés avaient tous comme but d’illustrer et marquer l’originalité, la spécificité de l’être humain… qui ne peut se réduire à
n’être qu’un peu plus ou mieux « animal », mais se situe à un autre
niveau d’être. Un véritable saut existentiel comme entre la matière et le
premier vivant qui en a surgi. Tout ça simplement
pour émettre l’hypothèse qu’une telle
différence de nature, de potentialité
ne suggérait-elle pas une différence de destinée par rapport à
l’animalité pure? Au moins en tous cas, légitimer l’entreprise de se poser la question sérieusement. ENFIN ! , arrivons à l’essentiel ayant en tête ces deux considérations. Quel
est l’argument le plus valable, au plan philosophique, qu’on a pu
faire valoir au cours de la Ce sont les prouesses de l’intelligence, son mode
d’opération particulier, qui permet de
comprendre ce qui a été dit dans la
deuxième remarque de l’intelligence… Le propre de l‘intelligence est de s’affranchir des limites imposées par la
matière, de s’imposer comme anti-matière, anté-matière,
post-matière, ex-matière, im-matière, supra-matière, etc..Reste à voir si elle ne
serait pas hors-matière du moins à titre de
possibilité. Repassons sous cet angle
les chapitres vus précédemment : Pense chaque cas en
rapport avec ce que tu sais de l’oeil
et de l’acte de vision, de son potentiel et de sa portée sur la
réalité. Compare pour saisir l’originalité de ce que nous sommes… à notre
meilleur. . A toi, Gus, de juger
si cette petite différence vaut la peine
qu’on s’y arrête et si elle ne serait pas annonce
ou prélude à une différence de destin.
A la page
précédente, ton Prof reprenait en les résumant trois cas où se manifeste
cette originalité de l’intelligence humaine : 1) Le « sens » de l’invisible, cette ouverture spontanée et presque trop facile
sur des réalités non sensibles,(âmes, esprits, dieux, forces, fantômes, etc.…) qui échappent totalement à l’ordre de la
sensibilité. 2) La réflexion. Le
sens du Je. Le retour sur
soi. L’intelligence se retourne sur
elle-même pour se regarder fonctionner (c’est ce que nous sommes en train de faire, Gus), s’interroger sur
elle-même, sa nature, ses lois de fonctionnement, pour en emplir des
bibliothèques sur cette conscience du JE que nous sommes. Comment faudrait-il imaginer l’oeil pour
qu’il puisse se voir en train de voir ? 3) L’abstraction ou l’extraction du résidu « pensable » de toutes sa
gangue sensible et matériel, en l’arrachant à toutes ses conditions
matérielles pour en faire une idée, pour permettre les envolées d’un Platon et de bien d’autres qui n’ont pas le même
talent. « L’idée est à l’homme, ce que le sabot est au cheval » disait
Alain . Et je précise ce qui a été dit au début du site….. 4) Au-delà de toute possibilité des sens, la possibilité propre à l’intelligence de transcender
à la différence de l’animal, son propre temps vécu, de penser spontanément un passé qui échappe
actuellement à toute sensation possible (l’homme animal historien) et de penser tout aussi spontanément à une
existence possible et même inévitable au-delà de sa propre existence (l’homme
animal spécialiste de la science fiction)
5)
L’homme en tant qu’animal éthique. Être capable de connaître l’utile, l’agréable, le
bon , le désirable avec notre
équipement de connaissance animale,
est facile, pour toi et moi, en
tant que valeureux mammifères, mais
comment se fait-il que
« par-dessus ces instincts si essentiels l’homme s’invente des « codes éthiques, » des
normes qu’il considère comme « des biens » qui transcendent et vont souvent à la rencontre de tous nos
appétits d’ordre sensible qui habituellement nous servent quand même
assez bien.. Gus, considère toutes les
raisons que se sont données les diverses cultures pour discipliner les
« envies » si naturelles;
les raisons sont multiples mais la plupart du temps échappent à des
considérations biologiques. 6)
Homme à la poursuite de l’idéal… tout ce qui est
pensé comma idée prend un caractère
d’absolu ou d’infini... C’est le grand moteur de toute l’activité humaine et
le fondement de tous les progrès faits par l’humanité… 6)
L’homme transcende ses propres
sensations. A la différence de l’animal, il s’intéresse à ce qui est
au-delà des apparences… La lune parait un
petit cercle, ne serait- elle par une déesse? … les réponses peuvent être stupides mais si jamais ton chien pouvait penser que
la lune est la mère de tous les
amoureux,,, il serait ton frère en humanité malgré
ses apparences que tu pourrais juger grossières,,, mais ceci est relatif. 8)
L’intelligence de l’homme est dominée par certains principes qui l’amènent
à chercher, au-delà des simples
sensations, les causes
de toutes choses. Un autre ressort des
mythes, des sciences, des philosophies, des religions; autant de pratiques
exclusives à l’homme et dont on ne trouve aucun simulacre, ni ombre, ou
soupçon dans le monde animal « Répétitions,
répétions, tout n’est que répétitions », dirait l’autre ou peut-être
même toi, Gus. Et Bof ne prétend pas du tout que ce petit
catalogue des Traces de l’homme soit
exhaustif. L’homme est ancré dans son corps, peut-il larguer
les amarres ? C’est le problème qui nous occupe et que nous allons aborder
plus directement maintenant. Gus, Bof s’est répété un peu trop ici, mais il a cru
bon le faire. Si l’homme n’est qu’un animal comme les autres, un cas de
phosphore plus performant comme certains l’ont affirmé jadis, s’il n’y a pas un hiatus, un saut
existentiel et qualitatif avec l’arrivée de l’homme, autant s’arrêter
ici et ne pas se poser la ridicule
question de survie ou d’esprit à moins que ce ne soit que la promesse d’un
ciel phosphorescent.
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3. Le grand saut … La nature de
l’action révèle la nature profonde
de l’être qui s’exprime dans cette acton. Le raisonnement
implicite que l’humanité dans son ensemble a fait, dans une conscience
embryonnaire de son action et de son
être, pour finir par croire si spontanément, contrairement à toutes les
évidences sensibles, à diverses formes de survie semble bien être le suivant : L’être
(esprit) dont par nature
l’originalité, la spécificité et l’essentiel des opérations est de s’affranchir et de transcender les
limites ou les limitations de la
matière, de la sensibilité, n’est-il
pas un être qui par nature peut exister sans la matière ou les conditions de la
matière ? C’est, Bof le croit, le raisonnement confus, implicite, mal Les actions géniales
révèlent le génie, les phénomènes vitaux le vivant. L’indépendance relative
de l’action de l’intelligence par rapport aux sens ne pourrait-elle par être simplement le
révélateur de la possibilité d’une indépendance absolue quand au mode
d'existence et de subsistance. Ce
serait le petit secret de l’être humain, qu’il garde bien pour lui, qui n’en
parle jamais à son chien, qu’il adore pourtant, mais auquel il ne voudrait
pas faire de la peine… et qui de toute façon n’est pas intéressé et ne
comprendrait pas à moins de lui
expliquer longtemps, longtemps, longtemps,… en attendant quelques millions
d’années d’évolution et quelques fameux coups de Chance dont seul le Hasard a
le secret. Ton chien, Gus,
l’expérience le prouve : tout ce qui
le préoccupe et l’intéresse, c'est
le mollet de la belle livreuse de pizza qui a l’habitude de sonner à
la porte à la tombée du jour.… pas un univers où il se trouverait en face de
mollets éthérés, sans chair autour de l’os lui-même vidé de l’intérieur. Résumons nous. Cet être dont l’opération essentielle, est de dominer et de transcender les limites de
la connaissance animale et de la matérialité
ne peut-il pas exister indépendamment
de la matière, échapper aux conditions de la matérialité… Pour un décollage de la matérialité, Gus, c'en est
tout un…On n’est pas n’importe qui ! |
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4. Ultime remarque, mon cher Augustin
au cas ou toi et moi serions tentés de se
prendre pour un Autre…
La survie de l’homme
dans ce qu’il a de plus spécifique ne semble pas invraisemblable, même fort
possible. Ce serait conforme à sa nature profonde. Cependant cette survie
possible ne confère pas à l’être
humain l’immortalité de droit à moins d’intégrer ces
considérations dans un cadre métaphysique plus global. Toi et moi,
Gus, même en état de survie, même si on peut à la limite exister
indépendamment du corps (si jamais on meurt) demeureront des êtres contingents,
c'est-à-dire que notre rapport à l’existence,
à notre suspension au dessus du néant, sera toujours aussi précaire qu’il est
actuellement. L’être humain n’est pas cause ou raison d’être de sa propre
existence. Gus, métaphysiquement nous sommes tous des « fils à
papa » qui peuvent faire état de richesses, et surtout de leur
existence, grâce au travail du
paternel. Gus, moi en tous cas,
je ne peux même pas t’assurer que
j’existerai encore dans une heure, histoire de répondre à tes objections. Je
ne Gus, tu devines le
problème maintenant; un univers
peut-il être fait d’êtres qui existent toujours par un autre, tous
éternellement contingents, dont aucun ne peut rendre compte de son existence,
des êtres qui auraient pu ne pas exister mais il s’adonne qu’ils existent par
on ne sait trop quoi ou qui en bout de piste..
. C’est, semble t-il, un monde
impossible s’il n’y a pas comme
principe ultime de l’être un être qui existe par lui-même que toutes les cultures
tentent de définir tant bien que mal et est cause de l’existence des
êtres qui, comme toi et moi, sont sans prise sur leur propre existence.
Pour réfléchir plus profondément sur toutes ces questions, pour voir l’encadrement cosmique ou
métaphysique de cette grave
question, je te conseille de reprendre
dans cette perspective le site que ton
Prof a consacré au hasard et à
l’évolution de la vie…(HASARD ET EVOLUTION) et surtout aux essais qui terminent ce site.
Également porte attention aux deux
centaines de témoignages (de tous bords et de toutes tendances) que tu y
trouveras… Bonne lecture… En attendant pour te
stimuler et te récompenser de ta patience, ton Prof t’offre une autre fois ce
beau texte d’Einstein.
Et en terminant : Fin:
LES ANIMAUX NE SONT PAS SI BÊTES QUE L’ON PENSE. |
|
« être sérieux sans se prendre trop au
sérieux » |
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NOUVEAU le prof bof pour les nuls
ou les gens pressés Brefs extraits ou capsules
tirés des 25 sites du
prof bof |
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|
A propos de l’être
humain |
Petite
histoire des mentalités |
divers |
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