PRINCIPAUX FACTEURS IDENTITAIRES

 

 

Tous les prétextes, motifsraisons,  ou  évènements, ont été utilisés,  pour se réunir,  pour s’arracher à la solitude, pour se retrouver dans une fraternité morale élargie. Ce sentiment peut être fondé sur des expériences actuelles ou  être en continuité  avec  le vécu historique d’une communauté.

 

1. RELIGION.

Selon de récents sondages…

France et Angleterre.

Seulement la moitié des musulmans britanniques considèrent que « la Grande Bretagne  est leur pays », même un quart affirment que c’est « le pays des autres ». 80% se considèrent prioritairement comme musulmans avant d’être des citoyens britanniques.  Un tiers des jeunes britanniques musulmans préfèreraient  vivre sous la charia plutôt que sous la loi de leur pays d’accueil.

En France, 46% se considéraient d’abord musulmans, et 42% comme citoyens français.

 

Mutation identitaire…  

 Gus, tu connais ce coin de pays qui il y a une ou deux générations passait pour  un des plus clérical en Occident et où les femmes n’avaient pas encore droit de vote et le droit d’ouvrir un compte en banque à leur nom. Aujourd’hui, on veut mettre en tête d’une nouvelle chartre la laïcité  et, en priorité, l’égalité des hommes et des femmes.

Islamisme et fascisme.

« Un sentiment de crise d’une telle ampleur qu’aucune solution traditionnelle ne peut en venir à bout. Le prédicateur voit  l’histoire sous le filtre de la victimisation, en démontrant comment, partout dans le monde, les musulmans ont toujours été persécutés et le sont encore. Parallèlement, il injecte dans la tête des jeunes une lecture millénariste de l’histoire, en expliquant qu’il va y avoir un grand combat sur terre et que seuls certains  musulmans seront sauvés….Ces récits de crise sont alternés avec le rappel de l’age d’or de l’islam. »17

 « Si le groupe est en danger, c'est que les autres ont compris qu’il détenait la vérité » 18 « L’islam constitue dans ce cas une bulle qui leur procure une certaine supériorité, puisqu’il se sent au dessus de tous les autres êtres humains. »20 

DOUNIA BOUZAR. L’intégrisme, l’islam et nous.  Plon. 07

 

Longtemps ce fut un des principaux  motifs d’identité. Le monde s’est divisé en grandes zones religieuses. Divers symboles religieuxL’Occident  a connu ses guerres de religion, et les états devinrent pour un temps confessionnels. Chacun était fier d’affirmer son appartenance à une branche quelconque du christianisme auquel il devait son salut. C’est évidemment le roi  ou les armées qui en décidait. Avec la laïcisation progressive des nations,  la fonction identitaire de la religion s’atténua.  Des sectes cependant prennent le relais et la ferveur identitaire se loge dans de petites chapelles, dans des zones  de retranchement.   Avec les mouvements d’immigration récents  et  le terrorisme,  les facteurs religieux reprennent  de l’importance pour marquer  l’identité des collectivités.

Encore aujourd’hui, Shiites et Sunnites s’entretuent pieusement, comme protestants et catholiques, chrétiens et musulmans l’ont fait jusqu’à épuisement par le passé. C’est  au Pakistan que l’identité religieuse serait la plus forte. Contrairement à d’autres pays musulmans, 87% des  Pakistanais se considèrent  avant tout musulmans, plutôt que citoyens de leur pays. C’est vrai que la religion a été la raison fondatrice de leur pays lors de la séparation de l’Inde.

 

Hegel attribuait à la religion un pouvoir vital pour forger  l’unité d’une population et entretenir l’esprit de sacrifice à l’égard du  bien commun. La religion, et la religion seulement, est la source originelle de l’esprit qui anime une population, ce qu’il appelait le « Volksgeist », l’esprit du peuple, la fibre spirituelle de tout nationalisme…

 

Qu’arrive t-il alors de la fièvre  patriotique ou des passions nationalistes en l’absence ou en l’affaiblissement  des croyances religieuses… ?

 

Ce que Hegel ignorait, c’est que, à défaut du croissant ou du  triangle divin, le ballon rond ou la rondelle de caoutchouc ou, à la limite, la roue de vélo, pouvait servir d’âme pour unir une population moderne en un tout unique vibrant aux mêmes émotions.., célébrant les mêmes exploits, adorant les mêmes démiurges.  Voir FOOTBALL ET identité

 

Il ne faut jamais désespérer du progrès

 

Gus, Bof vient de lire qu’en Afrique subsaharienne, ce sont  les pays les plus christianisés (Rwanda, Ouganda, etc.) qui se sont livrés  aux génocides ou aux guerres intestines les plus violentes… même entre chrétiens… Comme quoi la religion peut n’être  qu’un vernis  sur des divisions ethniques autrement plus profondes et ancrées dans l’histoire et  qui ne demandent qu’un prétexte ou quelques bons apôtres pour prendre le dessus.

 

2. La géographie. Le Pays.  La patrie.

Communauté civique.. L’existence citoyenne… Le consortium des payeurs d’impôts…

 Montesquieu. « Je suis homme nécessairement et ne suis français que par hasard »

 

 Un espace  géographique délimité par des frontières est ce qui constitue  un pays juridiquement.  La citoyenneté commune définit une zone de partage  de devoirs et de droits entre les individus.  C’est de nos jours le premier facteur d’identité  où les collectivités se font reconnaître. Constitution,  drapeau, hymne  nationale, célébrations festives sont les marqueurs de cette identité; la reconnaissance ultime est l’appartenance à l’ONU.

 

Dès l’âge de deux ans, les bambins apprennent à agiter tant bien que mal le drapeau, au moins au jour de la fête nationale. S’ils ne peuvent le tenir, on le leur peinture sur les joues ou l’accroche à leur bonnet

Cette identité, fort englobante, peut subir une certaine érosion  en raison de l’importance que peuvent prendre,  à l’intérieur des frontières géographiques,  les  identités particulières  qui y prolifèrent sous le couvert de races, d'ethnies, de diversité de langues ou d’héritages culturels.  Rares sont les pays  qui ne connaissent pas les tensions générées  par ces sous identités que la géographie, l’histoire,  le tracé parfois arbitraire des frontières ont créées.

 

Plus récemment, cette érosion s’accentue par les formes de multiculturalisme qui s’implantent ici et là : les groupes minoritaires  trouvent dans leur particularisme une identité première, cela  parfois

 

Guerre 1914-1918

« Un adolescent d’aujourd’hui en Occident ne peut même plus concevoir les passions nationales qui portèrent les peuples même européens à s’entre-tuer pendant quatre ans. Il y touche encore, par ses grands-parents, et pourtant il a perdu leurs secrets; ni les souffrances subies ni les sentiments qui les rendirent acceptables ne lui sont compréhensibles; ni ce qu’ils eurent de nobles ni ce qu’ils comportèrent de passif ne parlent encore à son cœur ou à son esprit  comme un souvenir, même transmis » 35

 F. Furet. Le passé d’une illusion. P. 35

 

en opposition, sinon avec mépris,  de l’identité plus englobante fixée juridiquement par  la nation politique ou la patrie commune. 

 

Certains tendent à sous-estimer  ce nationalisme ou ces formes de patriotisme pour des raisons inverses, c'est-à-dire pour raison d’ouverture, sous l’effet de la mondialisation  et de l’éclatement de l’information,  à des espaces plus vastes, à la limite à la totalité de l’humanité. On  voit dans le patriotisme primaire, ou dit tel, un processus d’infantilisation, Enfants de la patrie, etc. ou  encore « une impolitesse » face aux autres nations.

 

En ce sens (la nation juridique), il y aurait  environ 250 pays  reconnus sur la planète, pays auxquels on aime bien encore s’identifier, particulièrement  en temps d’agression ou durant le Mondial de football  qui réconcilie immigrants et autochtones, gauche et droite, pouvoir et opposition, etc. tous unis dans un même coup de tête à l’ennemi ou à l’adversaire, à l’autre, à ceux qui ne sont pas « nous ».  Voir FOOTBALL ET identité

 

dimentation et stratification du territoire.  D’Astérix à Mohamed.

Droits des premiers occupants contestés par le droit des deuxièmes occupants.

Les troisièmes occupants revendiquent leur place  au soleil et poussent   ceux qui  sont déjà en place.

Les quatrièmes….avec le général X en tête… Pour la suite du monde !

 

« Le patriotisme, cest l’idée selon laquelle votre pays est supérieur aux autres pour la simple et bonne raison que vous y êtes né »

 G.-Bernard Shaw

 

Le chauvinisme selon Brassens : « les imbéciles heureux qui sont nés quelque part »

 

« Le même sentiment peut être appelé vice ou vertu suivant son utilité sociale. Étendu à la famille, à la tribu, à la patrie, l'égoïsme individuel devient une vertu. L'orgueil, défaut individuel, est également une vertu collective. »
Gustave Le Bon

 

« Le concept de société me semble aujourd’hui plus pertinent, hélas, que  celui de nation » FINKIELKRAUT.

 

 

PEUPLES MARGINAUX.

  Qui ne revendiquent pas cette forme d’identité…

PEUPLEs VAGABONDs.

« Gens du voyage ». Certaines collectivités  bien identifiées, parfois trop bien, sont considérées comme  itinérantes et de passage…

Les Rroms, bohémiens, romanichels, gitans se déplaçaient d’un pays à l’autre; la vie moderne et la politique les obligent à se sédentariser de plus en plus… Ils furent persécutés par Hitler… et bien d’autres. Étrangers un peu partout, rejetés dans des  ghettos, marginalisés,  la musique et la danse ont  été pour certains, comme les tziganes, leur source première d’identification

 

PEUPLES RELIQUES OU  VESTIGES d’un autre âge  …

Depuis une dizaine de millénaires, l’humanité  a inventé l’agriculture, s’est progressivement sédentarisée, urbanisée et est entrée dans ce qu’on a appelé  l’âge du néolithique… L’agriculture, par son efficacité, a multiplié considérablement les possibilités d’occupation d’un territoire et a permis à une partie de la population de se livrer à d'autres occupations, d’inventer l’écriture, le commerce, l’architecture, etc..  On a inventé les frontières pour délimiter le territoire, se le partager et se protéger.  De dix millions, la population est passée à 800 millions à l’aube de la Révolution industrielle  et à plus de 6 milliards aujourd’hui.

 

Ceux qui n’ont pas pris le tournant, qui en sont restés au régime de  chasse,  pêche et  cueillette,  durent continuer à se déplacer sur de grands territoires  pour assurer leur subsistance. Ce mode de vie archaïque  était plus facile, et surtout plus compréhensible,  quand la vaste planète n’abritait que quelques  millions d’habitants. A titre d’exemple, Gus, à l’arrivée des Européens, l’Amérique du Nord comptait vraisemblablement 3 millions de nomades qui la parcouraient. Aujourd’hui, la même Amérique peut nourrir ses 400 miilions d’habitants…  et le reste de la planète si on n’imposait des restrictions politiques.  Il y a de ces choses qui s’appelent l’évolution et le progrès.

 

 Ce mode de vie s’avère  plus difficile, sinon impossible,  quand la planète  s’alourdit de 7 milliards d’habitants. Avec le temps, deux âges de l’humanité s’affrontèrent. Les nomades, les cueilleurs chasseurs, furent  fatalement repoussés  de plus en plus loin  ou  parqués en réserves pour touristes ou comme reliques d’un temps révolu pour le plaisir des anthropologues. Cependant ils ont appris suffisamment à compter pour  réaliser que les privilèges de deux mondes (ancien et moderne) valaient mieux que ceux d’un seul.

 

 La rectitude politique, la judiciarisation omniprésente, la mauvaise conscience  des uns, la modernité ont  fini par les rejoindre avec les drogues, les skidoos, les   allocations gouvernementales de subsistance, la culture de la victimite et le goût des compensations tout en conservant le flair ancestral pour le beau et bon gibier, les espèces sonnantes et trébuchantes.

Gus, si tu veux prendre conscience  de l’âme indienne à son meilleur sans les aspects mercantiles, lis le discours que le chef Indien Seattle adressait au gouvernement américain en 1854.

http://www.tribunal-animal.com/consciences/index.htm

  

Les Innus, une population de 6500 personnes,  revendiquent  un territoire grand comme la moitié de la France et réclame 13 milliards de dollars pour l’empiétement de leur territoire  par la civilisation moderne  et pour la profanation des mânes de leurs ancêtres qui  flottent encore à ce qu’ils prétendent sur ce territoire.  Ils   ont Carte du Nitessinandécouvert tout à coup que l’errance de leurs ancêtres, toujours occupés en esprit  à courir après des caribous tout aussi spirituels, était rentable  et monnayable  en raison de la mauvaise conscience, des sanglots mal étouffés des bien-pensants,   de ceux dont les ancêtres, moins volatiles,  se sont mis à travailler la terre, à la défricher, y construire maison, s’installer et.. construire barrages… On s’apprête à produire les « temps immémoriaux » comme témoins à charge . Les belles âmes s’étonnent quelque peu devant le montant réclamé. Les belles intelligences cherchent le fondement moral de ce droit,  se permettent d’en douter et essuient d’un geste furtif   leurs larmes. «  La justice, disait Alain  ou Valéry (!), ce doute sur le droit qui fonde le droit ». Les frontières de presque tous les pays  ont été tracées sous le coup de la force, de victoires ou de défaites, d’avancées ou de reculs, parfois à coup de crayons tard le soir.. Il serait vain de penser retourner au siècle ou  au millénaire  passé ou encore plus loin pour exiger des compensations ou des rétablissements de frontières. À quelle époque s’arrêter ? Face à l’impossibilité de refaire l’histoire et devant l’urgence  de faire place  à trois ou quatre milliards de terriens qui s’ajouteront d’ici un siècle, on est fortement tenté de remettre en doute ces droits ancestraux… de peur d’arriver à un Adam quelconque, à des Caïn ou Abel, dont les descendants se  disputeraient  la totalité de la planète et exigeraient  des compensations bien étayées par l’histoire…, du moins l’histoire biblique.

 

Gus, tu vois l’Espagne et la France s’associer pour réclamer  à l’Angleterre, la fière Albionne,  une compensation financière pour la perte de leur 22 navires à Trafalgar en 1805.  Ou encore les pays de l’Europe exiger réparation pour les dommages causés par les  troupes napoléoniennes. Ou encore,  des quelconques descendants de Astérix ou de Obélisque  réclamer, par la grâce d'Uderzo ou de Goscinny, une partie de l’ex-Empire romain. À  moins qu’une « nation » ou tribu qui avait l’île de Manhattan  comme terrain de chasse exige réparation, à tout le moins une taxe  sur la population actuelle qui l’a occupée sans trop s’excuser, encore moins demander la permission aux premiers occupants qui se cachaient derrière les arbres.  Heureusement  une tribu encore plus primitive, éliminée par les revendicateurs, n’a laissé aucun survivant qui pourrait réclamer des privilèges comme les ayant droit les plus primitifs.

 

« Qui ne voit pas un brin de folie dans tout cela est déjà mort d’une overdose de rectitude politique. »

 Mario Roy

 

 La rectitude politique ou le « misérabilisme » éthique….

Avis aux intéressés : une compagnie américaine ADN Tribes and Ancestry se fait fort de trouver en tous Américains ou Québécois des gènes d’autochtones, ce qui permettrait à tous et un  chacun de payer la note et d’en profiter, de ramasser quelques graines du pactole.  Nos ancêtres aussi ont folâtré en forêt par certains soirs de clair de lune… alors que les  hommes chassaient  aux antipodes.  Gus, ton prof  qui s’est intéressé quelque temps à la généalogie,  connaît au moins le nom d’une belle Innue et de son séducteur qu’il peut compter parmi ses ancêtres, ce qui devrait l’autoriser à tendre la main pour le pactole, un peu comme un Lazare  sous la table de la rectitude politique.   Et Bof prendrait volontiers un pari qu’il n’y a pas un Québécois  « de souche »  qui peut se vanter d’une pureté ancestrale Spick And Span.  Et les Innues ne sont pas si mal après tout !  Et les explorateurs venus d'Europe devaient quand même se consoler de ne pas avoir  trouvé de chinoises en fin de parcours. Dans la même veine,  en Angleterre, des Druides auto proclamés réclament les ossements des ancêtres pré-chrétiens  qui reposeraient  dans les musées pour les enterrer rituellement dans la région de Stonehenge.

 

 

 Bof  croit au droit de propriété, au droit à l’occupation d’un  territoire, même à mettre une clôture si on a semé et si on veut récolter, Bof y croit si cette occupation du territoire est une mise en valeur, une exploitation due à l’effort de  travail de la personne ou des personnes, imitant le geste de ceux qui ont modifié le cours de la civilisation il y a dix millénaires. Seulement 5% de la superficie totale du globe se prête à la production d’aliments.  Les quelques milliards de plus de personnes qui s’annoncent d’ici la fin du siècle vont faire sentir leur pression pour l’occupation  des terres encore utilisables… quitte à déranger  ou à manquer d'attention aux mannes des ancêtres. 

« La guerre, la famine, les épidémies demeurent les causes essentielles  des morts prématurées, des années de vie perdues, des enfants abandonnés sur la planète. La nature tue autrement plus que la technique qui, seule, permet qu’autant  d’hommes vivent sur terre.  On estime à 3 millions le nombre d'Indiens qui vivaient en Amérique du Nord au moment des premières conquêtes espagnoles. Les habitants des États-unis et du Canada sont cent fois plus nombreux aujourd’hui et l’agriculture nord-américaine pourrait nourrir à elle seule plus de six milliards d’hommes ». Kervasdoué.  Les prêcheurs de l’apocalypse. 2007 P.  21

 

 

3. RACE ou  ETHNIE 

 

 Le réflexe identitaire qui colle le plus à la peau.  La biologie et la génétique créent  des similitudes et des dissimilitudes, des lignées bien identifiables et visibles…. Et les populations sont de souche  ou pas­.  L’identité à ce niveau  peut  être  vécue comme triomphaliste ou misérabiliste.  Des facultés universitaires se spécialiseront dans les « ethnics studies » pour éliminer tout sentiment ou complexe d’infériorité des uns face aux autres.

Si la délimitation des races peut être difficile, il reste que les dissemblances et les similitudes sautent aux yeux… et créent des « nous » ou des « eux »,  des semblables et des dissemblables, des familiers ou des étrangers, des Tutsis ou des Hutus. Des pays. comme le Congo, sont de véritables  casse-tête, à prendre tragiquement dans tous les sens du terme.  En Chine on compte 56 ethnies bien identifiées avec de beaux noms tout propres et chantant… Gus, ne me demande pas de te les nommer.

 

Race, nature ou espèce.

Racisme et antisémitisme,    

selon Marek Halter.

 « Le racisme, c’est la haine de l’autre--de l’autre parce que dissemblable. L’antisémitisme, lui, exprime la haine de l’autre parce que trop semblable. Les juifs sont blancs parmi les blancs, noirs parmi les noirs, …Ils en paraissent aux yeux des antisémites plus inquiétants encore.

« Ils ne sont pas des nôtres, écrivait Apion, mais ils s’adaptent à notre  mode de vie comme un caméléon » ; « Ils se dissimulent », note Tacite. Le Coran les traite d’« hypocrites »… »

Je me suis réveillé en colère. p. 48

 

Pour certains  il est d’usage de confondre le sens de race avec celui d'espèce. Ce qui permet dans le discours courant de rejeter hors de la nature humaine ou de l’espèce certains groupes de race différente.  C’est une notion polémique où on se plait à mêler l’accidentel et l’essentiel, l’artifice et le fondamental pour mieux frapper ou discréditer un adversaire éventuel. Il est vrai qu’historiquement, certains on pu utiliser des sens forts du mot race et y joindre des thèses  discutables.

 

Gus,  une pluralité de sens du mot « racisme »  pour bien identifier avec qui on parle ou qui on écoute...

 

1. Rejeter  hors de l’espèce humaine certaines races. Majorer indûment l’importance de certains traits physiques. Certains sont plus hommes, d’autres moins hommes, d’autres pas homme du tout. Acceptation rare aujourd’hui, mais qui a eu un certain succès  lors des grandes périodes d’exploration et de découverte.  Devait-on baptiser certains indigènes ???

Le racisme selon Himmler

"Il doit y avoir une règle absolue pour les SS : être honnêtes, corrects, loyaux et amicaux envers les membres de notre propre race et envers personne d'autre….

Nous, Allemands, qui sommes les seuls au monde à avoir une attitude correcte envers les animaux, nous aurons également une attitude correcte envers ces animaux humains. …

« Notre souci, notre devoir c'est notre peuple, c'est notre race ». Cela doit être notre souci, notre pensée, notre travail, notre combat et rien d'autre... Tout le reste n'est que bulles de savon, imposture envers notre propre peuple et entrave à un succès proche dans la guerre."
Extrait d'un discours d'Himmler fait à Posen, le 4 octobre 1943.

Selon d’autres….

« On aurait du raser leurs synagogues, détruire leurs maisons, leur ôter leurs livres de prières, le Talmud et jusqu’aux livres de l’Ancien testament, défendre aux rabbins d’enseigner, les obliger de gagner leur vie au moyen de travaux manuels pénibles. »

 Luther. 1692

« La race aryenne ou indo-européenne possède seule la notion de la justice, le sentiment de la liberté, la conception du beau,…

Le sémite n’a aucune  faculté créatrice; au contraire l’Aryen invente.. Pas la moindre invention n’a été faite par un Sémite »

Édouard Drumont, la France juive, 1886.

« Toutes les fortes crises modernes ont un caractère oriental; bibliques par leur esprit ou juives par leur personnel …Agitateurs ou idéologues, ou les uns et les autres, attestent la même pression violente de l’Orient sémite sur un Occident qu’elle dénationalise avant de le démoraliser. Ce messianisme de Juifs charnels, porté au paroxysme par sa démence égalitaire et qui prescrit de véritables sacrifices humains, a tout osé pour imposer une foi absurde et, quand vient l’heure du désespoir inéluctable, l’énergumène juif casse tout »

Charles Maurras. Mes idées politiques, 1937 

Pour les éléments  qui permettent de définir ce qu’est un homme, voir SUR LES TRACES DE L’HOMME qui explicite une douzaine de traits qui permettent de définir l’être humain et qui se retrouvent partout où se trouve l’« homme » (communément appelé tel).

 

 

2. A l’intérieur de l’espèce humaine, reconnaître certaines races  et les hiérarchiser  de sorte que certaines auraient  des droits sur d’autres en raison de leur supposée supériorité.   Dans cette perspective, les droits de l’homme  perdent de leur universalité et il n’y a pas lieu d’en faire des Chartres… A servi de justification à l’esclavage…à la ségrégation, à la ghettoïsation, aux systèmes de castes ou d’apartheid ou à d’autres mesures discriminatoires semblables. Et à donner un sentiment de supériorité à un tout chacun  vis-à-vis  « l’autre ». Des hommes sont « plus égaux » que les autres.

 

3) À l’intérieur de l’espèce humaine reconnaître des races (différentiées) ayant les mêmes droits en raison de leur commune nature humaine et reconnaître des aptitudes différentes et variées selon les races…, ou les groupes humains que la biologie, l’environnement  et (ou)  l’histoire ont créés tout comme on le fait pour les individus.

 

 Ici on peut retrouver entre les groupes (ethnies ou races) toutes  les variétés de comportement, positif ou négatif, que l’on retrouve entre individus … de même race. Attraction, répulsion, méfiance, confiance, etc.

 

---Gus : Bof, qu'en est-il de l’attraction  sexuelle entre les races ?

--- Bof : Je ne sais trop. Mais voici un  dicton de taverne ou de bistro déjà entendu : Entre nous, évidemment….

Les femmes blanches auraient  un faible pour les noirs.

Les hommes blancs auraient un faible pour les asiatiques.

Et l’homme blanc ne déteste pas les femmes blanches pour autant.

Un joli triangle amoureux … raciste…

On entre ici dans le domaine des relations humaines,  avec la peur ou l’inquiétude face à  l’étranger, à la nouveauté, avec la propension à  ressentir ou entretenir des  rivalités, des jalousies ou du mépris. etc. Gus, pour chacun, il y a des faces qui ne nous reviennent pas, pour d’autres ce sont des couleurs de peau ou … ou  ..ou  . On peut trouver mille raisons pour échapper au commandement de l’amour universel.  La fraternité humaine reste toujours un rêve, entre les gens de même race autant qu'entre les gens de races différentes…Les qualités des individus  ont le plus souvent  priorité sur les facteurs raciaux pour provoquer l’indifférence,  les haines,  l’amitié, l’ouverture. Les journaux ou les revues, les partis politiques, les clubs sportifs ont leurs clientèles qui se méprisent  réciproquement  et allègrement.  Tous les prétextes sont bons pour s’associer  ou se rejeter : les différences raciales peuvent jouer dans certains cas, mais aussi les professions,  les niveaux de richesses, les classes sociales, les degrés d’instruction,  les sexes,  les religions,  les habitudes de vie, les quartiers, etc.

Sartre en promulguant que « l’enfer, c’était les autres » n’est pas tombé dans  le piège  de la rectitude politique en excluant ou en épargnant certains groupes des difficultés courantes du vivre-ensemble.

Les  pouvoirs publics s’ils ne peuvent contrôler les sentiments ou les pensées des gens, ont à voir cependant que les relations, que les actions  demeurent à l’intérieur de la civilité et du droit fondé sur la commune humanité.

 

Vivre son identité

« …la poésie de Césaire est d’un noir offensé, alors que Mag… est d’un noir innocent, d’un noir qui ne sait même pas qu’il est nègre et qui s’en fout éperdument » F.

4. Nier le concept de race   sous le prétexte (c'est le dada d’un biologiste populaire)  que les groupes ne sont pas démarqués au couteau et que les différences forment une gradation continue, allant du noir au blanc, du blanc au café pour la peau, du petit au grand, du crépu au souple, du noir au blond pour les cheveux, du pointu à l’épaté, du droit au crochu pour le nez sans pouvoir établir de démarcations qui  permettraient d’identifier un groupe bien précis.  A ce compte, Gus, la chaleur et le froid n’existent  pas  car on n’a pas établi, sinon arbitrairement, le degré où l’on bascule de l’un à l’autre.  Ni entre le dur et le mou, ou le jour et la nuit, etc. La science a fait un progrès monstre dernièrement en fixant dans une formule mathématique  la démarcation entre l’excès de poids, l’embonpoint et l’obésité. C’est un cas de Prix Nobel. Pourtant on parle communément de races de chien à l’intérieur de l’espèce et  on y retrouve également les mêmes gradations de sorte que ceux,  qui ont les yeux vis-à-vis des trous,  peuvent distinguer, s’ils  font bien attention, un danois d’un chiwawa même s’il est difficile de s’entendre sur les définitions ou le nombre des groupes apparentés au sein de l’espèce. Gus, ce serait intéressant de connaître le point de vue du Chiwawa… en présence d’un Danois ou vice versa.

 

 Mais croire régler le  problème du racisme en  niant les races au lieu de l’aborder,  c’est se conférer à bon compte un diplôme de vertu et de belle âme puisqu’on a détruit scientifiquement toute base au racisme ……et au réchauffement de la planète en plus puisqu’on  confond pour les mêmes raisons chaleur et froid.

 

Et le petit Suédois (pour rester en Scandinavie) n’a  pas lieu (encore moins le droit) de manifester de l’étonnement la première fois qu’il voit un  noir. Son scientifique de père devrait le morigéner sévèrement s’il voit ces manifestations spontanées de racisme.  Et sans aucun fondement scientifique.  Et souhaiter que fiston  soit né plutôt daltonien que de  nourrir un  tel sentiment.

 

5. « Faire preuve  d’insensibilité raciale »..  Une faute contre la « rectitude politique »  qui peut  entraîner l’ostracisme social  et professionnel.

 

4. NATION (au sens sociologique)

 

Une nation, un « nous », est plus qu’une somme de « Je »

 Plus couramment, c'est l’histoire,  le passé commun, un partage d’expériences collectives, une certaine communauté de valeurs et un sens d'appartenance,  l’attachement à une certaine culture,   surtout si c'est renforcé par une communauté de langue ou de religion ou de  race. Les liens du sang, la mémoire commune et  les liens culturels créent une communauté  à laquelle on s’identifie prioritairement et à laquelle on aime parfois donner le nom de nation  même si c’est une division de la nation au sens juridique. « La terre de nos aïeux » : la généalogie, le passé comme générateurs de communauté. La nation ainsi entendue est une histoire de parenté et de souvenirs, tristes ou glorieux, partagée parfois entre la honte et la fierté.  La nation génère alors une  sensibilité nouvelle, un sens de la destinée, un espoir de rendez-vous avec l’histoire..… On affirme sa différence et compte bien sur le regard des autres pour  en confirmer la valeur en attendant des reconnaissances politiques, constitutionnelles et,  cerise sur le Dimanche, onusienne avec un siège avec son nom.

 Et un chacun de charger  les différents nationalismes, du moins les mots (Gus, c’est le Viagra de la rhétorique), de droits, d'ambitions,  de projets d'avenir et de se lancer dans une guerre de vocabulaire que se  livrent   orateurs, politiciens et poètes.

 

L’impact de ce facteur nationaliste est sujet à des variations selon l’évolution historique, selon  les individus ou même  les époques de la vie d’un chacun   C’est aux célébrations rituelles de la « nation », à l’évocation  incantatoire des héros historiques, des pères de la nation, des destins collectifs  qu’on peut voir les ferveurs identitaires se manifester avec le plus de chaleur. La valeur des discours se mesure à la charge explosive d’émotion  et de solidarité qu’ils génèrent. Le discours se fait misérabiliste en situation de minorité, triomphaliste en situation de majorité.

 

Dans sa version pessimiste, le nationalisme se nourrit  de blessures, d’échecs et de défaites.  On cultive les  humiliations pour les siècles des siècles

 

 

Le plus beau voyage

 

Ai refait le plus beau voyage

De mon enfance à aujourd'hui

Sans un adieu, sans un bagage,

Sans un regret ou nostalgie

 

J'ai revu mes appartenances,

Mes trente-trois ans et la vie

Et c'est de toutes mes partances

Le plus heureux flash de ma vie!

 

Je suis de lacs et de rivières

Je suis de gibier, de poissons

Je suis de roches et de poussières

Je ne suis pas des grandes moissons

Je suis de sucre et d'eau d'érable

De Pater noster, de Credo

 

Je suis de dix enfants à table

Je suis de janvier sous zéro

 

Je suis d'Amérique et de France

Je suis de chômage et d'exil

Je suis d'octobre et d'espérance

Je suis une race en péril

Je suis prévu pour l'an deux mille

Je suis notre libération

 

Comme des millions de gens fragiles

À des promesses d'élection

Je suis l'énergie qui s'empile

D'Ungava à Manicouagan

 

Je suis Québec mort ou vivant!

 

Claude Gauthier  

 

 

Le pâté chinois (patates-blé d’inde-viande hachée) est décrété par le Devoir comme  le plat national des Québécois.

Déjà des protestations s’élèvent  et certains y voient du racisme inconscient ou subliminal: le blanc sur le dessus, le jaune au milieu et le noir au fond)

 

et veille à la fraîcheur des blessures, quitte à gratter les plaies… de peur qu'elles ne  se cicatrisent.

(Gus, pense à la guerre des Balkans

 

La version optimiste célèbre les succès et les victoires. On plastronne collectivement, bombe  le torse et toute l’histoire, resservie par les poètes et les tribuns, sert à remonter l’Ego collectif…  et fait pointer à l’horizon des missions, des rendez-vous avec l’Histoire.

  

« Le nationalisme civique, réponse à notre honte, aurait comme principale vertu le déracinement volontaire d'avec le passé.

Il serait acceptable parce que sans mémoire, vierge en quelque sorte de ces fautes inavouables commises par la vieille ethnie canadienne-française nationaleuse abreuvée d'eau bénite. Le nationalisme dit civique arrive aussi à point nommé…. L'auto flagellation collective que nous pratiquons allègrement ne révélerait-elle pas le vieux complexe minoritaire, bien réel celui-là? »

Denise Bombardier.

Ce facteur peut recouper la notion de pays, recouper  les frontières géographiques. La nation au sens sociologique et culturelle renforce alors l’appartenance civique, légale à une patrie  quelconque.. Mais  souvent dans les pays modernes, avec les brassages de populations au cours des siècles, les redéfinitions de frontières, les diverses fédérations,  font que le pays civique et juridique inclut deux ou plus de nations en ce sens sociologique; certains pays (Chine, Congo, etc ) peuvent en compter cinquante. C’est une occasion de frottement, d’opposition entre des nous et des eux, des menaces de sécessions, mais c’est aussi une occasion de sagesse politique et un art  de pratiquer la tolérance et l’art de vivre ensemble. La tentation  est forte cependant de cultiver sa différence par opposition systématique à l’autre, à l’étranger, qui cohabite dans le même espace juridique. 

« Le nationalisme n’est pas une idéologie, c’est une rhétorique… Le nationalisme, c'est une manière de maintenir sur la place publique une et une seule vision de ce que peut être la vie en commun; celle dans laquelle par le recours à la notion de menace permanente, la population est sommée d’obéir à des élites qui, du fait de la gravité de la situation telle qu’elles la décrivent elle-même puisqu’elles sont les seules à avoir le droit de parler, n’ont aucun compte sérieux à rendre. Le nationalisme, c'est le contraire de la démocratie; c'est opposer aux droits de l’homme le devoir d'assurer la survie de l’ensemble dans des termes qu’il est interdit de  discuter.

 

… se définissant lui même  comme étant essentiellement « défensif », il a nécessairement besoin pour se maintenir que la menace perdure et même à l’occasion s’amplifie.  C’est la condition essentielle à son règne. Le nationalisme ne peut pas constituer une manière de résoudre les problèmes, il est par nature une manière  de s’assurer qu’ils ne le seront jamais, réglés … parce qu’autrement sa raison d’être disparaîtrait …

Le nationalisme n’a qu’un seul but, perdurer, et les problèmes dont il entretient lui-même l’existence constituent la justification de son règne… »

RENE-DANIEL DUBOIS,  Post-scriptum.

 

 

Un sens patriotique particulier se développe, se définissant par l’entretien de la  flamme identitaire particulière grâce aux institutions  qui le supportent. Poètes, chansonniers, meneuses de claques, tribuns improvisés ou professionnels  s’occupent à  fouetter les énergies, à entretenir le culte aux mânes des ancêtres, à célébrer les héros locaux,  à revivre les tragédies passées, à évoquer les avenirs compromis.  Tout pour vivre délicieusement l’appartenance au groupe et ressentir la chaleur qui s’en dégage. Il est difficile de trouver un coin en Afrique,  en Europe, en Asie,  en Amérique ou ne retentit pas périodiquement le cri : « Vive le ou la……..libre »  avec ou sans balcon. Un tabouret ou une chaise peuvent servir de tribune au besoin. (Un bon tribun s’accommode de n’importe quelle tribune)   Musil voyait le nationalisme comme un trouble de l’équilibre affectif.

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En ce sens sociologique, il y aurait quelques milliers de nations sur la planète, distribuées plus ou moins équitablement dans les 250 pays reconnus; elles  y cohabitent … avec plus ou moins de bonheur, c’est question de sagesse politique..

 

Depuis deux générations, pour une guerre entre pays, la planètes à eu droit à 10 conflits meurtriers à l’intérieur  d’un pays ou l’autre au nom de l’ethnie,  de la religion, de la race ou d’une quelconque fragmentation du pays officiel.  À défaut de tolérance, de justice et d’ouverture à l’autre, ça foire et ça s’empoigne. Au lieu de mettre de l’eau dans son vin, pourquoi pas du vinaigre… ou  de l’arsenic!!!

Les attitudes varient. De temps à autres,  certaines nations aiment à se rappeler bruyamment à l’attention mondiale : Basques, Pashtoun, Sunnites, Tchétchènes, Kurdes, Cris, etc.  D’autres optent pour le silence : il y aurait 50 nations en Chine et combien aux Indes ?  Certaines s’entretuent allègrement  au bruit discret des machettes dans un profond silence médiatique. D’autres se pètent les bretelles, avec les discours patriotiques à dates fixes ou grattent leurs plaies périodiquement.

 

D’après des enquêtes  l’intensité de la fièvre patriotique serait en corrélation avec l’état de santé de la population.  Étrange. Il est vrai qu’il est difficile d’obéir aux ukases « Au pas, citoyen »  ou « Aux armes, citoyen » quand tu avances  avec une marchette.

 

 

« Je n’annonce pas l’avènement imminent de la raison comme moteur premier de la politique, car le nationalisme constitue un instrument trop bon marché et trop puissant pour que les politiciens de tous les pays s’en dispensent bientôt » PET…pour les intimes.

 

 

L’État n’hésite d’ailleurs pas à vous demander de faire des enfants afin de sauver la nation. Sinon les pays du Nord ne seront peuplés sous peu, que de gens du sud. Et on finira, un jour, par parler swahili, wolof ou créole dans une capitale occidentale, comme on parle aujourd’hui français, anglais ou allemand en Afrique. Il faut donc défendre cette identité judéo-chrétienne qui passe d’abord par le nombre. Mais nous savons bien que plus de deux enfants dans un foyer empêchent la mère d’aller travailler et nous ramènent à ces années 50 qu’on a appris à tant mépriser. »

Dany Laferrière,  d’origine haïtienne…

 

 

« Si les fanatiques de tous poils parviennent aussi facilement à s’imposer comme les défenseurs de l’identité, c'est parce que la conception « tribale » de l’identité qui prévaut encore dans le monde entier favorise une telle dérive; une conception héritée des conflits du passé, que beaucoup d’entre nous rejetteraient s’ils l’examinaient de plus près, mais à laquelle nous continuons à adhérer par habitude, par manque d’imagination, ou par résignation, contribuant ainsi, sans le vouloir aux drames par lesquels nous serons demain sincèrement bouleversés »

 

AMIN MAALOUF. LES IDENTITÉS MEURTRIÈRES. p. 40

 

 

D'autres parlent, parlent, des vestales se chargent d'entretenir le feu sacré, référendent