Vie
et évanescence des passions identitaires
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L‘identité est un cocktail |
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Avec l’ensemble et la variété des facteurs qui confèrent
une identité quelconque à un groupe donné, on peut facilement imaginer
qu’une multiplicité de combinaisons sont possibles. A chacun son
ivresse identitaire et tous les cocktails sont possibles, que ce soit par la
hiérarchisation des facteurs selon l’importance qu’un chacun leur
accorde. Ce qui compte le plus c'est que le cocktail crée un sentiment
d’appartenance dans les moments de détresses ou de victoires.., à la
veille des élections ou des referendums ou des fêtes officielles… et
donne lieu à de bons discours… Certains facteurs peuvent être partagés par des ennemis
héréditaires (race, religions, origine) qui ont choisis d’autres
facteurs pour s’identifier collectivement, se retrouver, se reconnaître
quand on parle d’ « eux » et des « autres ».
L’équilibre est essentiellement variable, comme la mode des
cocktails de bar. L’évolution de la culture, l’immigration, les générations qui
se succèdent, les déplacements de populations, les classes plus ou moins
hétérogènes sont autant de facteurs qui viennent calibrer différemment
langue, religion, race, passé commun, nation juridique dique,
nation sociologique, région, etc.( Gus, ton
Prof t’a préparé un test
pour connaître ton profilage identitaire.) A chacun
d’expérimenter, de se rendre compte de sa mosaïque identitaire. Aujourd’hui plusieurs se targuent de leur multiples identités dont ils
ont peine à prendre conscience, du moins explicitement. L’enracinement
identitaire est à multiples niveaux; chez certains la complexité
des repères collectifs dans notre monde moderne génère de l’angoisse et
crée un désarroi quant à savoir qui on est, à qui on appartient, qui
sont nos semblables… |
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L’IDENTITÉ et l’effervescence passionnelle |
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L’identité, c’est le point levé ou la main tendue. Des poussées d’émotions
peuvent être aussi percutantes pour la défense de l’identité collective
qu’elles peuvent l’être de l’identité personnelle. C’est encore pire
évidemment si le MOI tient son existence psychologique du NOUS qui l’englobe. L’identité est le lieu de tous les espoirs, et de toutes les
rancoeurs. Le moindre tribun peut exciter les fibres identitaires d’une
collectivité, surtout si elle est se sent menacée ou se croit
infériorisée ou spoliée de son droit à l’excellence ou à la simple existence. C’est le lieu de tous les fanatismes, de l’appartenance à un
Club de motards ou à une secte. Chacun a sa vision personnelle des autres,
comme menaces, nuisances, ennemis à abattre. Les réflexes identitaires
nourrissent et entretiennent les divisions, les haines, les peurs, les
guerres. Victoires ou défaites sont au programme, à tout le moins prévisibles. Tous les facteurs identitaires vus précédemment ont été à tour de rôle occasion d’affrontement meurtrier ou de lutte pour le pouvoir et le sont encore aujourd’hui, quitte à se déplacer sur le globe. En déca des guerres ou des tueries comme on le voit encore, bien des formes d’animosité. De peur ou |
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de susceptibilité peuvent s’insérer entre les différentes
communautés. Elles peuvent être aussi des occasions d’ouverture à
d’autres valeurs, à la fraternisation, aux rencontres, aux échanges, etc. et
ainsi servir à un enrichissement réciproque. Gus, le grand art : être soi, s’affirmer, se retrouver et vivre
avec autrui, même différent, … c’est l’idéal visé, pas nécessairement
atteint, par les démocraties modernes. Présent et passé, oublie et mémoire, ce sont les
deux pistons des fièvres identitaires, et chacun de tenter de prévaloir.… La
mémoire peut être crampée, figée sur le passé et rendre
myope face au présent; d’autres optent pour le présent quitte à
oublier, ou mettre entre parenthèses, le passé, si douloureux fut-il,
quand ils s’agit de passer à l’action, de vivre et survivre. Quand l’identité d’une collectivité est en
mutation, quand elle tire à hue et à dia, deux pôles se dessinent et l’identité est
vécue |
« Tous nous réalisons maintenant que nous ne sommes plus ce
que nous étions et que nous ne serons plus ce que nous sommes. Ceux d'entre nous
qui sont plus effrayés par cette constatation sont aussi ceux qui sont les
plus attachés à ces traditions culturelles et religieuses qu’ils voient comme
partie intégrale et nécessaire de leur identité. Tous ceux-ci commencent à réfléchir aussi, ce sont peut-être ceux qui
réfléchissent soudain le plus parmi nous. Ils commencent à se demander si les
rites et symboles qui les ont jusqu’à maintenant rassurés sur
leur identité, sont aussi essentiels qu’ils l’ont toujours cru, ou
s’ils ne les ont pas eux-mêmes plutôt travestis en ridicules simagrées qui
les replient aujourd’hui sur eux-mêmes, les tournent stérilement vers le
passé et les excluent dangereusement du présent. Tous, qu’ils soient urbains
ou ruraux, néo- ou de souche, athées oui croyants. C’est normal, c’est
essentiel et surtout, c’est sain. » Pierre Légaré. |
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comme une schizophrénie : les conservateurs qui ruent dans les
brancards, qui tiennent au passé
et une avant-garde qui tente de se libérer du passé et de renouveler l’identité par l’accession à
de nouvelles valeurs parfois en opposition directe à celles d’un jadis plus ou moins lointain. Le temps,
la modernité et l’évolution de l’identité. Avec les révolutions technologiques au plan de l’information
et avec l’accélération, la
multiplication des influences et des échanges à l’échelle mondiale, les identités nationales sont soumises à des spasmes évolutifs. Pour se définir et se rallier, se rattache-t-on
à ce qui est en voie de s’éteindre, de disparaître ou à ce qui apparaît être des voies de l’avenir.… On
comprend dans la population les tiraillements entre conservateurs, à la mémoire douloureuse,
et les esprits plus aventureux, qui
avancent, mais on ne sait trop encore dans quelle direction. La nation, au plan sociologique, pour garder un sens doit se rattacher, à défaut de trait
physique bien marqué (race) ou la langue, à des
artifices, à des symboles, à des fêtes à date fixe, à des congés, à des hymnes
qui, faute de mieux, peuvent être les ultimes points de ralliement,
au-delà de la société civile, du
passeport, pour une identité
collective. À propos de mémoire, certains peuples
(Pologne) se sont dotés d’un Institut
de la mémoire nationale (IPN). Le passé est sous bonne garde, les historiens
mis au pas. Dernièrement on a introduit dans le Code pénal polonais l'article
132, qui permet de condamner à trois
ans de prison celui qui imputerait au peuple polonais une "participation
aux crimes nazis ou communistes". |
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Les hauts et les bas de |
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Les facteurs de cohésion peuvent varier d’une génération à
l’autre. Pour une génération, la religion ou la race peuvent
venir en tête, pour la suivante c’est la langue qui trône en tête du
palmarès. A l’intérieur de la communauté tous les degrés d'adhésion sont
possibles : du doigt d’honneur au
sacrifice de sa vie. Les « purs et durs » se chargent
d’entretenir le feu sacré, de dénoncer les traîtres, de fouetter
l’ardeur défaillante des tièdes, de dénoncer ceux qui pactisent avec
« l’ennemi », ceux qui ont la mémoire courte face à
l’histoire, qui ont oublié les injustices subies par leur
communauté il y a deux siècles ou plus. Un politicien peut trouver son
intérêt à entretenir les divisions, à refuser les compromis, quand le sens
communautaire est en phase de mutation. On a prétendu que « la
vertu première du nationalisme était de trouver pour chaque problème un
coupable plutôt qu’une solution » La guerre identitaire : « Un tigre ne crie pas sa tigritude, il saute sur sa proie et la dévore » Wole Soyinka, écrivain nigérien. Voir aussi : les
centres d’intérêt. |
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Le
devenir et l’évanescence des identités. |
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Deux tendances peuvent être
observées qui, si elles se confirmaient, iraient à l’épuisement de la
quête identitaire, en traçant un cheminement totalement opposé. La mondialisation, les moyens de communication modernes, le rétrécissement psychologique quant à la planète, devraient, pense-t-on, conduire à un conformisme de plus en plus généralisé et finalement à une identité commune. Nous serions tous des terriens et nous devront attendre quelques martiens pour se définir par rapport à … L’épuisement de la quête identitaire par défaut de dissemblance.
Le multiculturalisme qui se répand dans les démocraties modernes, la
rectitude politique qui se porte au secours des minorités qui se
particularisent de plus en plus, la profusion et la diversité des
exclus, le flou artistique de l’altermondialisation multiplient
les identités à n’en plus finir qui, si on pouvait aller jusqu’au bout du
projet, tendrait à rejoindre la somme des individus, l’individu qui
finalement s’identifie à son propre moi et y retrouve l’identité qui lui
permet de s’opposer aux autres, dans son propre moi, sa propre identité, la
seule qui importe. L’épuisement de la quête identitaire par absolutisation de la
différence individuelle. Les politiciens, qui aiment bien gagner des élections, tentent
de s’adapter, de patiner entre nationalisme ethnique et nationalisme civique,
scrutent sondages après sondages, flattent toutes les minorités,
espérant ainsi rejoindre les individus qui seront ceux qui
mettront dans l’urne leur bulletin de vote. De grands thèmes identitaires
comme la classe, le marxisme ou le panarabisme se sont épuisés d’eux-mêmes
pour être remplacés par le fondamentalisme religieux, l’anti-américanisme, le
vedettariat sportif ou artistique. |
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Suite : Test
identitaire
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PHILOSOPHER AVEC le prof BOF
>>> « être sérieux sans se prendre
trop au sérieux » |
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour
les nuls ou les gens pressés>>>> Brefs extraits ou capsules
tirés des 30 sites du
prof bof |
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A propos de l’être humain |
Petite histoire des mentalités |
divers |
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(récents) islam, islamisme, mahomet et le
coran. |
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