Un mythe persistant : la machine crée le chômage
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Autre conséquence de la révolution
industrielle concernant le travail …
3. L’instabilité professionnelle créée par le progrès
constant et l’obligation permanente de se recycler entretiennent chez le travailleur l’inquiétude quant à son emploi.
L’idée est tenace, plus en tous cas que le
chômage que crée dans l’immédiat toute nouveauté ou machinerie moderne. On
peut comprendre l’angoisse de ceux qui voient tout à coup leur emploi et même
leur métier disparaître mais on doit absolument regarder à long terme
et considérer l’ensemble de la population.
Cette idée ou cette
peur qui est devenue un mythe a une belle histoire mais elle a été mille fois démentie. Cependant
certains penseurs du dimanche ont l’oreille dure et les cataractes
épaisses. S’il y avait une ombre de vérité dans cette vieille crainte
entretenue par de pieuses âmes ou des politiciens en mal d’élection, il
faudrait bien qu’un jour on nous explique pourquoi le chômage se situe entre 20 et 70% dans les pays
moins industrialisés et entre 5 et 10
% habituellement dans les pays dit industrialisés et avancés et comment il se
fait qu’en Angleterre, patrie de Mystère ET BOULE DE GOMME. Comment comprendre
que l’exode des populations se fasse
toujours de la campagne à la ville. Et comment se fait-il
que les chômeurs des pays non industrialisés montent pratiquement à l’assaut des pays industrialisés …. pour
y trouver du travail.. .. dans des usines qui sont selon le bon vieux mythe
des créatrices de chômage. Et on est bien
obligé de souscrire à cette loi : le
chômage est en raison inverse de l’industrialisation. Qu’une industrie
devienne désuète, qu’elle ferme, qu’elle
créée dans l’immédiat des chômeurs, c'est une tragédie pour ceux qui y sont
impliqués mais il semble bien que ce drame soit inscrit dans la Sinon vive l’âge de pierre ! |
Histoire du mythe Quelques
points de repère de ce bon vieux mythe qui a les promesses de la vie éternelle et qui à long terme ne tient pas
la route… Si l’histoire s’était arrêtée à ces moments
cruciaux de son développement ! Dioclétien. Un ingénieur lui propose une machine pour dresser
les colonnes d’un temple en construction.
L’empereur refuse : « Laisse-moi nourrir le petit
peuple » Montesquieu. Il s’oppose aux moulins à eau « qui
vont priver les manouvriers de leur travail » Mercier. (Tableaux
de Paris,) Il est angoissé par la distribution urbaine qui va plonger les
porteurs d’eau dans le néant. Même
époque. Peine de mort prévue pour ceux
qui briseraient les machines. Révolte des Luddites. (1812) Des hommes de métiers qui
se voient remplacés par de simples ouvriers sont excités par un mystérieux
Général Ludd et détruisent des usines.en 1812. 12
arrestations et 4 exécutions dont un enfant de 12 ans.. Lyon. Les ouvrier détruisent les premiers métiers
à tisser inventés par Jacquart Bateliers. Ils mettent le feu aux premiers navires à
aubes qui suppriment leur métier. Marx. Considère comme un postulat. l’élimination du travailleur par la machine
qui « nourrit l’armée de
réserve des travailleurs »,
condamnant le monde prolétaire à la paupérisation. (Postulat
confirmé un siècle plus tard
par les milliers de travailleurs mexicains qui risquent leur vie et
courent vers leur paupérisation en s’infiltrant illégalement aux USA !!!) Quand les pieds et les entrailles en s’agitant créent leur propre
vérité qui vaut bien celle de bien
des penseurs…! |
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Comment comprendre ce phénomène curieux ?
Trois raisons parmi d’autres…. |
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1. Des emplois sont créés pour construire,
réparer, transporter, réparer, vendre, assurer les nouvelles machines. Un tiers de la population
travaille indirectement pour l’alimentation même si seulement 3% est affecté directement à l’agriculture. 2. Les prix diminuant vu l’efficacité des nouvelles entreprises,
la demande augmente de beaucoup et en fin de compte plus de travailleurs
s’occupent à la satisfaire malgré l’efficacité accrue. Les travailleurs de l’imprimerie aujourd’hui dépassent de beaucoup les copistes d’autrefois. 3. L’énergie créatrice de l’homme, une fois libérée, invente de nouveaux
produits pour satisfaire des besoins imprévisibles et il semble bien qu'on ne
soit pas prêt d’en voir la fin. Les charretiers et bateliers d’autrefois se sont recyclés en ouvriers de l’industrie
automobile et en camionneurs. Gus, si tu en as le temps et le goût, regarde
autour de toi et compte les produits
qui n’existaient pas il y a un siècle. Certains sont stupides. D’autres merveilleusement utiles. Tous expriment la créativité illimitée de
l’intelligence humaine quand on lui donne sa chance.
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Mon cher Gus, Où en serions-nous aujourd'hui si
le mythe avait toujours prévalu ??? Si on n’avait pas reconstruit les
premiers bateaux à vapeur détruits par
les bateliers qui venaient de perdre leur emploi, si on n’avait pas réparé
les métiers à tisser détruits par les
ouvriers de Lyon au siècle dernier ! Gus,
la poésie fout le camp.
Qu’il serait agréable mon cher Gust, si on
pouvait encore aller en ballade le dimanche, loin des pots d’échappement des
voitures, entendre les han, les ho, les ha des bateliers halant les chalands le long
du canal, voir la sueur suintant de
leur corps demi nu et musclé incliné à 60% …et chantant Les
bateliers de
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Il reste cependant une constante : le
travail s’il est moins difficile qu’autrefois dans les pays avancés est toujours un labeur, une contrainte : même si l’effort physique exigé
est moindre, on est toujours sujet au
stress de la subordination à un
patron, d’un horaire, de déplacements parfois difficiles, de la compétition à
l’extérieur ou à l’intérieur de
l’entreprise, aux relocations et aux
fermetures d’entreprises par désuétude ou incapacité à faire face à la compétition locale ou étrangère. Les conditions particulièrement pénibles du
18ième et 19ième siècle semblent se reproduirent aujourd'hui dans certains pays en voie de
développement. . |
Le bon vieux stress Dans le bon vieux temps le stress
était différent : l’effort de travail en lutte constante contre la pénurie, la mortalité omniprésente, la maladie
trop souvent incurable, la famine toujours menaçante suite à une mauvaise récolte, les épidémies contre
lesquelles on était impuissant et les guerres larvées dont le petit peuple
faisait les frais. |
SUITE : Dix recettes pour demeurer ou s’enfoncer dans la misère.>>>
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« être
sérieux sans se prendre trop au sérieux » |
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les nuls ou les gens pressés Brefs extraits ou capsules tirés des 25 sites
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A propos de l’être humain |
Petite histoire des mentalités |
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(récents) 1a. Alarmisme et catastrophisme |
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