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COÛTS DE LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE

ET DE LA RICHESSE D’AUJOURD’HUI

 

 

Si la Révolution industrielle a donné la chance à  certains d'exercer tout leur dynamisme et leur génie créatif, pour la masse des travailleurs, il est loin d’en être ainsi.

 Si l'on s'arrête à la qualité ou à l’humanité du travail, si l’on compare le travail moderne pour ceux qui travaillent en industrie, au geste auguste du semeur célébré  par les poètes, quelques  traits nouveaux apparaissent.

 

Modalités NOUVELLES DU TRAVAIL MANUEL.

 

 1. Le travailleur d’usine est devenu le bouche-trou de la machine. Avec les outils, c’est le travailleur qui fournit le principe moteur,  qui en garde la maîtrise et impose le rythme et la cadence du travail.

Avec l’avènement de la machine moderne, il perd cette maîtrise et ses gestes sont  commandés par la machine et sont  réglés par la chaîne de montage. À une époque quelconque il est amené à faire « ce que la machine ne  peut pas faire….. encore. »

 

 

 


Gus, à  ta calculatrice encore !

 

Une image vaut mille mots.

24 images à  la seconde encore plus.

Et 90 minutes alors !!

 

Mon cher Gus, ne rate pas l’occasion de voir le document le plus éloquent  sur ce coté noir de l’usine moderne,

LES TEMPS MODERNES

de Charlie Chaplin

Rigole si tu veux … mais réfléchis sur les conditions modernes du travail que des générations ont connues.

2. On assiste au travail en miettes, parcellaire, répétitif.

Autrefois  l’action du travailleur englobait un ensemble d’opérations pour créer une œuvre. Le travailleur en voyait le commencement et la fin et c’est lui qui intervenait  à toutes les étapes.

Avec l’usine moderne, les gestes nécessaires pour faire naître l’œuvre sont divisés en une infinité et on est venu à croire que plus le geste était réduit, plus la somme de ces gestes était productive. C’est le travail à  la chaîne qui devient essentiellement répétitif.

On voit apparaître de nouvelles spécialité : le spécialiste du deuxième boulon de la roue arrière gauche.

 Une autre sera la spécialiste de la pose des fermetures-éclair sur les pantalons. Ce qu’elle fera toute sa vie à  la vitesse de l’éclair.

 

Conditions sociales de l’ère nouvelle.

 

 

METROPOLIS.      Célébration du travail et entrée pour le monde souterrain.

 

Les premières générations de l’ère industrielle n’on pas profité  (ou peu) des richesses que l’industrie nouvelle aurait pu leur permettre.  Ce furent des  générations presque sacrifiées et ce sont à ces générations que nous devons une part de notre richesse d’aujourd’hui, beaucoup plus en tous cas qu’à l’exploitation des colonies  comme certains aiment à le dire…

On transposa à l’usine les conditions de travail de la campagne  et toute la famille, enfants compris, y travaillaient comme   manœuvres surtout que dans les nouvelles usines on avait  de moins en moins besoin de travailleurs spécialisés.

Les conditions peuvent paraître horribles  mais, comme on n’y était pas contraint sinon que par la nécessité,  on peut imaginer que les conditions que l’on fuyait était pires encore…

 

. Quelques indices sont plus éloquents que bien des pages :

 

 Durant les deux derniers siècles, l’histoire du travail se confond avec l’histoire sociale, syndicale  et politique des nations dites avancées.

 

Les policiers  se tiennent à l’entrée des toutes premières filatures du 18ième siècle  pour interdire  l’entrée aux enfants de  moins de 6 ans…

 

 

Plus tard, sous la pression d’émeutes et de révoltes ouvrières, des lois inspirées par un  minimum de compassion sociale fixeront des limites.  Leur contenu est éminemment éloquent :

Le Factory Act interdit le travail en usine au moins de neuf ans et limite à  12 heures le temps de travail des  enfants âgés entre 9 et 16 ans. ***

 

Des émeutes sont courantes. Une d’elles  se termine par la  mort  de 11 civils et 500 blessés 

Un touriste pas comme les autres…

Alexis de Tocqueville visite Manchester en 1835.

« ....A la tête des manufactures, la science, l'industrie, l'amour du gain, le capital anglais. Parmi les ouvriers, des hommes qui arrivent d'un pays [l'Irlande] où les besoins de l'homme se réduisent presque à ceux du sauvage, et qui travaillent à très bas prix; qui, le pouvant, forcent les ouvriers anglais qui veulent établir une concurrence, à faire à peu près comme eux. Ainsi, réunion des avantages d'un peuple pauvre et d'un peuple riche, d'un peuple éclairé et d'un peuple ignorant, de la civilisation et de la barbarie."
…Mais qui pourrait décrire l'intérieur de ces quartiers placés à l'écart, réceptacles du vice et de la misère, et qui enveloppent et serrent de leurs hideux replis les vastes palais de l'industrie ? .... Là aboutissent de petites rues tortueuses et étroites, que bordent des maisons d'un seul étage, dont les ais mal joints et les carreaux brisés annoncent de loin comme le dernier asile que puisse occuper l'homme entre la misère et la mort.

 Ici est l'esclave, là est le maître ; là, les richesses de quelques-uns ; ici, la misère du plus grand nombre ; là, les forces organisées d'une multitude produisent, au profit d'un seul, ce que la société n'avait pas encore su donner ; ici, la faiblesse individuelle se montre plus débile et plus dépourvue encore qu'au milieu des déserts; ici les effets, là les causes.

...C'est au milieu de ce cloaque infect que le plus grand fleuve de l'industrie humaine prend sa source et va féconder l'univers. De cet égout immonde, l'or pur s'écoule. C'est là que l'esprit humain se perfectionne et s'abrutit ; que la civilisation produit ses merveilles et que l'homme civilisé redevient presque sauvage."
 Alexis de Tocqueville, Voyages en Angleterre, Irlande, Suisse et Algérie

1788 à Manchester, les industries du coton employaient un total de 159,000 hommes, 90,000 femmes et 101 enfants (estimé).

 

1812 Émeute des Luddites contre les métiers mus à la vapeur. Destruction de la fabrique de Westhoughton.

4 exécutions.

 

1819 Peterloo Massacre. A Manchester, l’armée attaque un rassemblement paisible demandant des réformes. 11 morts et plusieurs blessés.

 

1826: Avril  – La multiplication des nouveaux métiers à tisser provoque des émeutes parmi les nouveaux chômeurs. Métiers détruits un peut partout

 

1831 et 1834. Émeutes des Canuts à Lyon. Elles furent marquées par l'importance du soulèvement, puis par la dureté de la répression.

 

 

1842: Le  Plug Plot. Les grévistes de l’industrie du coton marchent de ville en ville et enlève les « plug » des machines à vapeur.

 

 

 

 

 

*** Gus, c’est le progrès économique qui a permis d’arracher les enfants aux travaux de la ferme ou de l’usine pour les envoyer à l’école.

En certains pays d’Orient actuellement  on vit  cette étape. Des enfants sont parfois des soutiens de famille indispensables.

Derrière bien des indignations occidentales, il y a lieu de voir parfois des intérêts  corporatistes, protectionnistes, ou syndicalistes.

Le Bengladesh, sous les pressions  a congédié d’un coup 90 000 enfants dans l’industrie du vêtement.  Conséquences désastreuses pour les familles concernées.  Les enfants se sont retrouvés non pas à l’école mais dans des carrières à casser de la pierre, à fabriquer des briques,  ou se sont livrés à la prostitution, à la mendicité…

Comme on a dit « c'est leur enfoncer la tête sous l’eau pendant qu’ils tentent d’apprendre à nager. »

Et pour nous, c’est  un cuisant rappel de ce qu’a coûté  notre richesse actuelle. Et même aujourd’hui chez nous des enfants en bas age, « en vacances »,   cueillent  sur la ferme familiale haricots, fraises, etc.

Les belles âmes se consolent : « au moins ils sont au soleil »

 

SUITE : Un mythe persistant : la machine crée le chômage.>>>

 

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