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« Les caricatures sataniques » Par le Prof Bof |
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« La carte des émeutes montre que les pays touchés par la violence sont ceux où le régime et certaines forces politiques ont des comptes à régler avec les Européens. La violence a été instrumentalisée par des Etats et des mouvements politiques qui rejettent la présence des Européens dans un certain nombre de crises au Moyen-Orient. Nous payons un activisme diplomatique croissant, mais qui ne fait pas l'objet d'un débat public. Que le régime syrien se présente en défenseur de l'islam ferait sourire si les conséquences n'avaient pas été tragiques. Un régime qui a exterminé des dizaines de milliers de Frères musulmans se trouverait à la pointe de la défense du Prophète ! Ici, il s'agit d'une manoeuvre purement politique pour reprendre la main au Liban en s'alliant avec tous ceux qui se sentent menacés ou ignorés par la politique européenne ». Olivier Roy, (Le monde)
” For Arab governments resentful of the Western push for democracy, the protests presented an opportunity to undercut the appeal of the West to Arab citizens. The freedom pushed by the West, they seemed to say, brought with it disrespect for Islam.” Sari Hanafi, prof. Am.Univerity (Beyrout)
"For me, honestly, this didn't seem so important, comparing the drawings to those made of Jesus in Christian countries. I know that this is something typical in such countries. "Muhammad Abu Zaid, Imam of Saida (Liban) NYT
« Les intellectuels se réclamant de la confession musulmane répètent sans cesse que l'Islam est fraternité, paix et tolérance. Ils ont certainement raison, mais ils n'ont aucun soutien théorique qui permette d'appuyer la plupart de leurs affirmations. Les modérés veulent embellir l'image de leur religion mais ce qu'ils disent de l'Islam ne traduit qu'un souhait. Seule la version archaïque du droit musulman demeure sur le terrain... offrant une vision globale des choses. Cependant son application dans le domaine relationnel relève de la folie ». Soheib Bencheikh, Marianne et le Prophète
« …près de deux cent cinquante versets - sur les six mille deux cent trente-cinq du Livre -justifient et légitiment la guerre sainte, le djihad. Assez pour que se trouvent noyées les deux ou trois phrases bien inoffensives qui invitent à la tolérance, au respect de l'autre, à la magnanimité ou au refus de la contrainte en matière de religion ( !). Dans un pareil océan de sang, qui peut encore prendre la peine de s'arrêter sur deux ou trois phrases qui invitent plutôt à l'humanité qu'à la barbarie? » Michel Onfray. Traité d’athéologie
«A part les catholiques, il est devenu impossible de critiquer les religieux.» Plantu, caricaturiste au « Monde »
« J’ai une question pour les milliers de Musulmans qui se sentent outragés. Les US ont tué des milliers de musulmans et vous perdez la tête et retiré des ambassadeurs pour quelques caricatures imprimés dans un journal de deuxième ordre dans un pays nordique de 5 millions d’habitants ? Ça c’est l’authentique outrage » Samia al-Duaij Koweit.. (Time)
« Les media américains en refusant de publier ces caricatures cèdent au terrorisme intellectuel et religieux. On applique un standard différent par peur de représailles physiques. Tout ce qui peut se dire d’un groupe doit pouvoir se dire d’un autre groupe… C’est dans l’intérêt public de voir ces caricatures qui causent une telle offense. On comprend mieux alors l’exagération de la réaction. Ils ne sont pas aussi mauvais que ceux que l’on voit couramment dans les média musulmans à propos des Juifs, des Chrétiens, des U.S. et d’Israël » Alan Dershowitz, Prof. de droit à Harvard.
“Le monde musulman doit faire quelque chose pour apaiser le reste de la planète. Depuis que l’ayatollah Khomeiny lança une sentence de mort contre Salman Rushdie … les radicaux islamistes ont radicalement contesté les libres discussions de leur religion et de leurs politiques dans les pays non musulmans. Rushdie échappa à la mort. Mais Pim Fortuyn, un politicien hollandais qui résistât à l’hostilité des immigrants musulmans contre l’égalité des femmes et des gays, a été tué sur la rue, Théo Van Gogh, … qui offensa les musulmans fondamentalistes, fut tué quelque temps après. Plusieurs autres politiciens hollandais qui ont critiqué l’intolérance de certains musulmans vivent sont sous la protection de la police. »….
« On peut respecter une religion sans honorer ses tabous. Je mange du porc, et je ne suis pas anti-sémite. Comme Catholique, je ne m’attends pas à ce qu’un athée fasse des génuflexions devant l’autel… La liberté, c'est apprendre à vivre avec le fait d’être offensé. »….
« Depuis 9/11, des mosquées ont été incendiées et détruites en Irak par des terroristes islamistes. Où sont les démonstrations condamnant ces attaques contre les plus saints des lieux ? Ces doubles standards révèlent quelque chose tout à fait claire : cet appel à la « sensibilité » est avant tout un couvert pour l’intolérance des autres et l’intimidation d'un peuple libre »
Andrew Sullivan Essay. ( Time)
"Jamais la liberté, et notamment la liberté d'expression et donc
de caricature, n'ont fait obstacle à l'émancipation des hommes et des
sociétés. Au contraire, elle insuffle l'énergie catalysatrice pour dépasser
les systèmes de domination, les logiques d'exploitation, les archaïsmes
culturels » LA MARSEILLAISE
« Chacun doit pouvoir prétendre, sans l'ombre d'un doute, que l'on respecte ses convictions profondes dès lors que ce respect est une valeur partagée. L'indignation des musulmans relayée tambour battant par leurs responsables religieux et politiques gagnerait en crédibilité si ces mêmes responsables condamnaient avec la même énergie les actes de barbarie perpétrés au nom d'Allah." Dominique Garraud LA CHARENTE LIBRE
"Les proportions prises par l'affaire sont insensées. Au nom de deux principes, également respectables mais en l'occurrence antagonistes - le droit au respect de ses convictions et la liberté de la presse -, les esprits se sont enflammés, alimentés par tous ceux qui veulent donner corps à l'idée d'un "choc des civilisations" entre Occident et Orient, entre Occident et islam. » Dominique Quinio LA CROIX
« Je ne pense pas que telle ou telle appartenance ethnique, religieuse, nationale ou autre prédispose au meurtre. Il suffit de passer en revue les événements de ces dernières années pour constater que toute communauté humaine, pour peu qu’elle se sente humiliée ou menacée dans son existence, aura tendance à produire des tueurs, qui commettront les pires atrocités, en étant convaincus d’être dans leurs droits, de mériter le Ciel et l’admiration de leurs proches. En chacun de nous existe un Mr Hyde; le tout est d’empêcher que les conditions d’émergence du monstre ne soient rassemblées. » Amin Maalouf, Les identités meurtrières. p.40
L’AFFAIRE DES CARICATURES
« Où était la rue musulmane durant les attentas de Londres, Madrid, Paris, Chare el-Cheik, New York, Alger, Bombay. Pourquoi personne n’a brûlé l’étendard de l’islamisme pour dire aux tueurs intégristes : « Non! Pas en notre nom! Pas au nom de notre religion! Pas au nom de notre Prophète » p.85 MOHAMED Sifaoui. (musulman) L’AFFAIRE DES CARICATURES
« Les religions chrétiennes furent sanglantes et meurtrières en s’éloignant de leurs textes, tandis que l’islam le fut en se rapprochant des siens. C’est pourquoi les partisans d’un islam pacifique proposent de réformer le Coran en le purgeant de ses versets violents contre les infidèles. » Éric Conan L’express. 27 avril 2006 »
« Pourquoi une religion et une seule échapperait-elle au climat de raillerie et d’ironie qui est la règle pour les autres? » Pascal Bruckner TP p . 66 « Lorsque catholiques et protestants s’affrontent en Irlande du Nord, personne ne se jette sur la Bible pour vérifier ce qu’elle dit sur la violence. Les journalistes ne viennent pas à Paris faire des micro-trottoirs pour recueillir le sentiment des « chrétiens » sur cet attentat, validant ainsi le fait que l’origine de la violence se trouve bien dans le Livre sacré…Là aussi, il parait évident pour tout le monde qu’il s’agit de manipulation et d’instrumentalisation du religieux, et non pas de religion proprement dite. » p. 88 DOUNIA BOUZAR. L’intégrisme, l’islam et nous. Plon. 07 « Pour Ahmadinejad et les islamistes radicaux, ce scandale fut une bénédiction; il amplifia le phénomène de solidarité recherché et donna une dimension religieuse aux problèmes politiques réels. » Bahman Nirumand. Iran vers le désastre p.279 » « Les caricatures insultantes du prophète Mahomet ont été publiées en premier lieu dans un pays européen qui a récemment acquis une importante population musulmane et n’est pas sûr encore de la manière de s’y adapter. » KOFI ANNAN
« On pourrait définir le musulman modéré : prêt à introduire la lapidation pour adultère à Liverpool, mais pas à prendre le risque de jeter un avion sur un gratte ciel pour l’imposer—ce en quoi il est modéré » STEYN, Mark. America alone. . La fin de monde tel que nous le connaissons. Seuil 2006
« Avec l’affaire des caricatures, nous avons constaté comment les islamistes relayés par des États puissants tels que l’Arabie Saoudite, l’iran, l’Égypte, mais aussi la Turquie, ont fait pression sur l’Union européenne et l’ONU pour limiter la liberté d’expression par l’introduction d’une conception islamique du blasphème. Sachez qu’en démocratie, le droit de critiquer toutes les religions, y compris l’islam, est un principe inaliénable. De même que le droit au blasphème. » Djemila Benhabib , Ma vie à contre-Coran, vlb ÉDITEUR 2009
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Si on recule de trois ou quatre siècles, à la sortie par épuisement des guerres de religions, on comprend que les sociétés se soient constituées et reconfigurées légalement autour de leur propre religion. Une fois les aires d’influence établis, tout le poids et de la société et de la légalité pesait lourd sur celui qui osait publiquement déroger des dogmes ou des valeurs locales. Seul le silence était permis, à condition de ne pas être trop éloquent. Les bûchés ou l’ostracisme garantissaient l’unanimité apparente.
Certains seraient tentés de regretter ces temps ou les religions avaient en plus de leurs dogmes une composante géographique où faire régner la paix, l’ordre et la bonne foi. Un pays était catholique, protestant, ou musulman… shiites ou sunnite.. etc.
Gus, c’était il y a plusieurs siècles.
Le fait d'avoir une paille dans l’oeil n’empêche pas de voir que l’autre a également une paille,,, à défaut de poutre.
L’église catholique a édulcoré tant bien que mal son «Hors de l’Église point de salut », l’islam a gardé encore le même contrôle sévère sur le salut. De solides « bouncers » idéologiques gardent les portes du paradis et filtrent les fidèles qui en sont dignes. Une attitude plus inclusive serait souhaitable au cas où des hommes de bonne volonté erreraient quelque part en dehors de la foi musulmane.
Aujourd’hui l’Occident ne pratique plus (ou de moins en moins) ce schéma. Les pays de culture musulmane dans des mesures très variables y sont encore attachés… Les plus optimistes y voient une différence de vitesse (d’autres diront une moindre hâte) dans le déroulement de l’histoire ou l’accès à la modernité avec tout ce que ce dernier terme peut charrier, en bien ou en mal. Dans ce contexte on peut comprendre la violence des réactions (en tenant compte de l’utilisation que des politiciens peuvent en tirer).
On pourrait dire que c'est une question d’habitude ou que ça relève de l’art de se faire un dos de canard. Depuis le Dieu est mort de Nietzsche, bien des croyants ont survécu, savent en prendre et en laisser. A un observateur indifférent, les démonstrations actuelles témoignent surtout d’une frilosité hors saison ou hors siècle et les images véhiculées par la télévision ressemblent plutôt à un programme de Croyance Académie où le gagnant sera celui qui aura manifesté par divers moyens le plus de conviction, d’indignation et de rage.
Droits de Dieu, droits de Mahomet, droits de l’homme..
De nos jours, les nations, du moins en Occident, se sont fondées sur d’autres valeurs, sur le respect de l’humanité, sur le respect des droits de l’homme pour un chacun, et du coup, les religions (après avoir inspiré ce leg) ont perdu leur droit exclusif à promulguer politiquement la vérité et à commander les mœurs.
Il est vrai que depuis, ce qui était considéré comme valeur diminue comme peau de chagrin, même si les codes de loi s’enflent démesurément. La liberté d'un chacun semble être la seule valeur acceptée. Le respect de la liberté de l’autre s’y raccroche …tant bien que mal.
Dans la pratique évidemment les libertés des uns viennent en conflit avec celles des autres… et on tente d'aménager au mieux la situation. C’est la fonction essentielle de tout régime politique.
Gus, en démocratie moderne, tu peux jouer au provocateur et tu es libre de penser ou de proclamer que 2+2 font 5 mais tu risques d’être « snobé » ou méprisé par tes pairs mathématiciens, de te faire traiter de « petit con », même d’être caricaturé ou de voir une démonstration devant ta fenêtre. Mais tu ne risques pas le bûcher,,, à moins que des petits voyous mathématiciens mettent le feu à ta maison…Ce dont la Justice verra à te venger et à les punir pour défendre publiquement ton droit de dire des sottises ou de jouer à la provocation. Gus, tu pourras même faire appel à Amnistie Internationale pour te protéger, à cause de tes opinions, contre toute incitation «à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence ». Qui plus est, tu pourras défendre tes aberrations en usant de ton droit à la différence irrévérencieuse de tes propos provocateurs en faisant valoir qu’il y a un net progrès de la civilisation à remplacer « les armes et la violence par les idées et les mots » et, pour être d’actualité, par de vilaines caricatures. ***
Idéalement il est préférable d’être respectueux envers un chacun, de manifester un minimum de considération envers ses convictions, de penser aux conséquences de ses actes, de s’engager dans des dialogues sincères entre amoureux de la vérité… Mais si ces pratiques peuvent avoir une certaine valeur morale, être louables, elles ne sont pas commandées par la loi…
Et, mon cher Augustin, il importe surtout de se rappeler que la morale et la loi sont deux choses différentes et qu'elles répondent à des objectifs différents. La conscience personnelle peut jouer un rôle indépendamment des tribunaux et des poursuites légales; s’il fallait se fier aux codes, le bien, le beau, le vrai chéris des Anciens prendraient toute une débâcle.
Bof a toujours aimé citer Alain : « La justice, ce doute sur le droit qui fonde le droit ». Dans ce scandale des caricatures, certains voient prioritairement une insulte gratuite et un mépris d’autrui, d'autres y voient l’exercice de leur liberté d’opinion et l’expression imagée de leur opinion sur certaines pratiques, croyances ou personnes.
Il est vrai que le ridicule et quelques bons éclats de rires peuvent créer des conflagrations dans les convictions qui ne tiennent qu’à la force du nombre et de l’entourage. C’est un problème d’écologie morale. Les religions locales ont fait l’objet de dénégations, de contestations et ont été refoulées hors de la sphère publique. Leurs fondements ont été soumis à des critiques historiques et exégétiques et certaines pratiques sont disparues sous l’impact du ridicule ou de l’évolution des mentalités ou de l’ouverture de fenêtres sur le monde. Consolation cependant pour les croyants : ces attaques ont provoqué des études qui avec autant de compétence ont réussi à consolider du moins, pour l’essentiel, une bonne part du message auquel il croit. Dans bien des cas, dans un climat de liberté, ces confrontations ont permis de passer d’une religion sociologique à une religion personnelle.
Les musulmans ne voient pas tous l’exaltation actuelle de la même manière. Plusieurs, surtout dans les pays qui en permettent l’expression, ont réclamé depuis longtemps un « aggiornamento » de la Charia ou du Coran. (voir identité). Certains ont même prié leurs coreligionnaires d'arrêter de se gargariser avec des mythes comme «l’Islam, religion de paix » ; qu'on consulte l’histoire, qu’on relise les textes dits sacrés, qu’on regarde les manifestations de rue et les slogans qu’on brandit et qu’on sache dire franchement que c’est à tout le moins matière à discussion. Les religions avec le temps traînent avec elles, avec leurs textes fondateurs, tout un passé « passé date » : procéder à l’élagage, à des mises à jour, est l’occasion d’un retour à l’essentiel. Gus, ton prof a déjà fait l’éloge des principes essentiels de l’Islam. Il est difficile de ne pas regretter les incendies, les victimes et les utilisations politiques de quelques dessins…
Leçon pratique. En Occident, on a fini par s’apercevoir que dans le climat moderne rien de mieux que le silence ou l’ignorance humiliée devant des attaques jugées irrévérencieuses. Jouer aux Dom Quichotte se mesurant à des moulins à vent, les montées aux barricades, les fatwa ne font que multiplier l’effet des injures et servent d’amplificateurs à l’échelle de la planète. Rien de mieux qu’une Fatwa pour faire vendre l’ouvrage de Rushdie. Dans ce dernier scandale des caricatures, les indignations criées à la planète n’ont fait que multiplier par milles ou par millions les « infidèles » qui se sont régalés de l’humour douteux de plusieurs d’entre elles. Si Moïse a réussi à descendre du Sinaï les bras chargés de tablettes de pierre au milieu des éclairs, du tonnerre et de la voix tonitruante de Yahvé, un croyant, même à la foi quelque peu vacillante, devrait être capable d’avancer, au moins de mettre un pied devant l’autre, malgré les rires, les sarcasmes, les critiques ou les caricatures.
Et s’il y a des victimes, ce seront les Musulmans danois qui n’en demandaient pas tant, qui étaient peut-être les premiers à condamner la violence pratiquée par les « islamistes » au nom du Coran et de Mahomet mais qui étaient les premiers terrorisés à l’idée de l’exprimer. Autres victimes… les futurs candidats à l’immigration un peu partout dans le monde.
De plus Gus, le message, la méchanceté ou l’insolence d’une caricature sont édulcorés par la finesse, l’humour et l’intelligence du dessin et du caricaturiste. Une mauvaise caricature n’est que méchante. Les meilleures sont celles où la victime en sourit, quitte à ce que le sourire tire sur le jaune et invite à la réflexion.
L’égalité et la légalité
Un des problèmes de nos sociétés est de vivre en accord avec le principe d’égalité de tous devant la loi, principe qu’elle proclame mais qu’elle applique difficilement. Héritage chrétien, la pitié interfère et vient créer des privilégiés… comme autrefois, mais à l’envers.
On peut dire ou raconter n’importe quoi et faire évidemment n’importe quelle caricature sur Dieu, les dieux, les curés, papes, politiciens, présidents, les religions ou toutes pratiques cultuelles…etc.
Mais le monde moderne a proclamé le statut d’espèces protégées en raison du danger d’extinction de certaines. Depuis on a ajouté des races, des sexes, des peuples, des mœurs, des pages d’histoire, etc. qui échappent au régime d’égalité et jouissent d’un régime d’exception. Des pratiques sont considérées comme des appels à la haine, discriminatoires et punissables par la loi s’il s’agit de minorités ou de certains éclopés de l’Histoire. On assiste de nos jours à une course à qui se méritera le podium de la plus grande victime, de celle qui mérite le mieux un statut privilégié et éventuellement pourra faire valoir un droit à une compensation. On se dispute des médailles. Qui mérite le mieux l’honneur d’avoir été victime de génocide? qui a souffert d’un crime contre l’humanité ? C’est important car la victime idéale aura droit à une protection légale de « ses vérités historiques » qui deviennent incontestables, à une protection contre l’humour ou des critiques qui deviennent facilement avec un petit coup de pouce des incitations à la haine.
Demander des excuses est le fin du fin de la politique et des rapports humains. Aucune ethnie ou groupes de pression, aucune nation ou politicien n’y échappent. Un tout chacun sonde son présent et son histoire, remonte les siècles, repasse les souffrances endurées pour voir s’il n’y aurait pas motif à exiger des excuses. Celles-ci sont toujours mieux reçues, paraissent plus sincères et convaincantes quand elles sont écrites sur un chèque.
Les musulmans peuvent être minoritaires dans plusieurs pays mais c’est la religion qui connaît la plus grande expansion sur la planète et qui a le plus grand nombre de fidèles. Le jeu des majorités ou des minorités peut basculer d’un camp à l’autre**.
Gus, toutes ces réactions violentes auxquelles on assiste sont pénibles en ce sens qu'elles nous renvoient souvent notre propre image, notre passé, notre histoire. Bof prend conscience tout à coup comment il a pu être facile de soulever au Moyen Age des masses populaires et les conduire en diverses croisades pour délivrer « le tombeau » du Christ, toujours aussi vide évidemment, mais sous « l’occupation » des armées de l’Islam.
Et si l’on remonte encore un peu plus dans l’histoire, peut-être que les premiers chrétiens auraient préféré être caricaturés plutôt que de servir de pâture aux lions du Colisée. Quitte à rire jaune…ou à se sentir humiliés et ridiculisés mais vivants.
*** Gus, si jamais on voulait te mettre en prison pour avoir osé dire que 2+2=5, prépare ta défense en invoquant ta jeunesse, tes 17 ans et onze mois, tes cheveux carottes qui font de toi une minorité, la mauvaise influence de ton prof et fais appel à la rectitude politique.
Justement ton prof vient d’entendre à la radio la voix d’un homme libre. Un avocat, juif faut-il préciser, est le premier homme public qu’il a entendu protester contre la condamnation à 3 ans de prison de quelqu’un qui niait la shoah. C’est vrai, a-t-il ajouté, que le pays en question avait beaucoup à se faire pardonner.***
(Entre nous, Gus, Bof aurait appris que le gouvernement français s’apprêterait à condamner à six mois de prison quiconque émettrait des doutes sur l’origine surnaturelle des voix de Jeanne d’Arc)
** Gus. à propos de la victimite : Il y a danger quand notre source de pouvoir dépend de notre condition de victime : qui a intérêt à cesser d'être victime ? Quel beau jeu de rôles !
***Gus, un témoignage intéressant… “For European politicians, bringing in a ban on genocide denial is like apple pie. It’s what I call a freebie. (se faire un cadeau, du bonbon!)They’re doing it to make themselves feel good. I mean, who could possibly be against standing up to nasty genocide deniers? Only when you get to the heart of it, this “freebie”, this populist move, could have a dire impact on academic debate. Even on truth itself.” ‘I’m opposed to Holocaust denial laws for three reasons’, she says. ‘First because I believe in free speech. Governments should make no laws limiting free speech, because it is never good when that happens. Second, because these laws turn Holocaust deniers into martyrs. Look what happened to David Irving when he was released from jail in Austria – he became a media darling, given room to spout his misinformation. We should ignore them rather than chasing them down. ‘And thirdly, and most importantly, such laws suggest that we don’t have the history, the documentation, the evidence to make the case for the Holocaust having happened. They suggest we don’t trust the truth. But we do have the evidence, and we should keep on developing it and deepening it, and we should trust it.” Deborah Lipstadt, Professeur de “ Modern Jewish and Holocaust Studies” à l’Université Emory à Atlanta et auteur de “ Denying the Holocaust: The Growing Assault on Truth and Memory”, publié en 1994.
Du blasphème à la diffamation Des musulmans aimeraient bien interdire toute critique de l’islam comme dans les pays soumis à la Charia. C’est considéré comme blasphème et peut entraîner la peine de mort… Évidemment il est difficile d’introduire une telle loi dans les législations occidentales sans voir une levée de toutes les autres religions qui revendiquent également leur vérité et des athées… qui veulent bien avoir aussi leur mot à dire… sans encourir la peine de mort.. Une manière détournée et rusée d'arriver à un résultat avoisinant cette prescription est d’utiliser le concept de diffamation qui fait partie déjà de nos lois… Parler en mal de l’islam serait se rendre coupable de diffamation, d’islamophobie… et devrait être interdit à ce titre… Il est important de voir cependant que pour qu’il y ait diffamation il ne suffit pas que quelqu’un se sente heurté dans ses sentiments ou contredit dans ses opinions. Toutes les religions ont été remises en cause et un tout chacun aurait droit à des réparations pour diffamations. Chaque philosophie a sa contradictoire. Et toute la gamme des opinions politiques… La diffamation reconnue par les lois en Occident suppose que la victime est bien identifiée, qu’elle a subi des dommages mesurables… C’est une atteinte injustifiée à la réputation d’un individu aux yeux d'autrui
VOIR AUSSI : Les deux Mahomet et les deux Corans. Deux textes. Deux messages. Deux types de musulmans
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Citations tirées en majorité du N.Observateur.
"Il faut bien comprendre que si, nous, pays catholique, on est habitué, il faut peut-être admettre que ceux qui sont de culture musulmane ne (le) sont pas, et cela les choque profondément" Pascal Clément, ministre de la justice
"Dans notre pays, tellement de gens se sont battus pour la liberté d'expression, ce n'est pas acceptable qu'une religion, quelle qu'elle soit, puisse imposer ses croyances, ses manières de faire, dans un État laïc". Mgr Gaillot, évêque
…regrette que le débat sur les caricatures de Mahomet mette avant tout aux prises « ceux qui ne croient en rien et prônent le droit absolu à la dérision de tous les fondements de la civilisation », et « ceux qui prônent le respect absolu des croyants, mais seulement quand il s’agit des musulmans …
Les nécessaires limites de la liberté d’expression (…) ne peuvent être à sens unique ». Jean-marie le pen
"En France et en Europe, il y a une règle, la liberté, tempérée par la justice en cas d'excès". "S'il y a excès (...) la justice est là pour trancher. Mais chez les islamistes il semble que ce soit une autre règle, la liberté tempérée par le meurtre rituel, le chantage ou l'intimidation. C'est inacceptable"….Ce n'est pas à la France de s'adapter à l'islam, c'est à l'islam de s'adapter à la France". Phil. de Villiers, prés. du Mouvement pour la France,
"Dans nos démocraties, la liberté d'expression est totale. Il ne faut pas céder, même si je comprends tout à fait les réticences religieuses. On ne peut pas accepter qu'il y ait deux poids et deux mesures et que certaines religions soient épargnées par les caricaturistes et d'autres non, parce que certains pays appellent immédiatement au boycott". Claude Goasguen, député UMP
« Montrer Mahomet avec à la place du turban, une bombe, c'est stupide et imbécile. Reste qu'on a le droit de publier ça. On a le droit de publier des choses qui sont stupides et imbéciles, et même qui sont choquantes pour les gens » Robert Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières
"De même que je n'ai pas envie que ça se passe pour les chrétiens, je trouve complètement indigne que ça se passe avec les juifs ou avec les musulmans"[...]"Les autorités politiques seraient bien inspirées de prendre très au sérieux le respect (...) des convictions religieuses intimes. Les gens ont le droit d'être respectés"[...]"La liberté de la presse c'est quelque chose de très important, la liberté d'expression aussi, l'esprit critique aussi, mais ce n'est quand même pas le droit de faire n'importe quoi » cardinal Barbarin
"Moi, dans le Canard, je me moque des curés, des rabbins, des imams... comme de tant d'autres depuis des années et je n'ai jamais eu de problèmes" René Pétillon
"Dans l’affaire des caricatures, ce n’est pas les réactions musulmanes en soi qui sont préoccupantes : finalement si on se moque de façon outrancière de Jésus-Christ ou des rabbins, on a le droit à des réactions catholiques ou juives du même type. Mais c’est le fait qu’ait été évoqué le concept de blasphème. Or en France par exemple, depuis 1830, tout le combat démocratique, libéral et progressiste a été mené contre ce concept de blasphème. Le réhabiliter au point de voir des gouvernements s’excuser pour des dessins, c’est en effet un formidable retour en arrière." Jean-François Kahn
"La punition la plus convenable pour les rédacteurs en chef des journaux qui ont insulté le prophète est la mort", sheikh Khalid Azan,
« Je suis choqué et trouve inacceptable que des extrémistes puissent, parce qu'il y a eu des caricatures en Occident, venir brûler des drapeaux ou prendre des positions intégristes ou extrémistes qui viendraient donner raison aux caricaturistes » Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères
« Le monde arabe devrait apprendre une certaine "distance critique ». Ils doivent savoir que l'Occident nourrit une longue pratique de la satire en matière de religion, "une tradition de la moquerie qui remonte au siècle des Lumières, à Voltaire ou Diderot"Tout le monde doit prendre de la distance avec ce genre d'incident, les Danois comme les musulmans. » Tariq Ramadan
« Rien ne justifie, sauf une conception rétrograde de la justice, que l'on rende un Etat et ses diplomates, voire ses ressortissants, responsables des actes que l'on reproche à quelques individus s'exprimant en leur seul nom au sein d'une société libre…Car rien ne justifie, sauf une conception rétrograde de la justice, que l'on rende un Etat et ses diplomates, voire ses ressortissants, responsables des actes que l'on reproche à quelques individus s'exprimant en leur seul nom au sein d'une société libre… Autrement dit, ces caricatures peuvent être condamnées au nom de la responsabilité ou de la décence. Mais elles ne peuvent pas être interdites au nom des principes d'une civilisation. Jean Daniel Nouv. Observ.
« Les vagues de l'affaire des caricatures sont bel et bien engendrées par la rencontre brutale des conceptions de deux mondes: l'un qui a chassé le sacré et évacué toute idée d'une transcendance qui échappe à l'homme, un autre où le sacré est toujours la source d'inspiration centrale des principes de la vie sociale et privée. Le premier monde jette gaillardement par-dessus les moulins des principes qui ont façonné ses sociétés pendant des siècles, estimant que tout ce qui est neuf est par nature meilleur. Le second ne veut connaître que les principes originels, abusivement qualifiés d'"éternels", comme si tout ce qui est neuf était par nature mauvais. " André Schlecht L'ALSACE
« Plusieurs homme et femmes politiques, de droite comme de gauche, continuent de brosser les islamistes dans le sens de la barbichette. Position qui ne manque pas de donner des ailes aux intégristes, qui, du coup, se présentent comme les interlocuteurs privilégiés des gouvernements occidentaux, puisqu’ils voient leur discours légitimé par des déclarations ahurissantes de responsables de grands pays démocratiques censés être intransigeants sur les questions liées à la liberté d’expression, voir à la liberté tout court »17 MOHAMED Sifaoui. (musulman) L’AFFAIRE DES CARICATURES
« L’intégrisme n’est pas un produit de l’Islam. Ce n’est donc pas en étudiant l’histoire du monde musulman ou la théologie que l’on va comprendre pourquoi et comment les jeunes adhèrent à l’intégrisme, mais en observant quelle fonction ils lui attribuent et quel objectif ils cherchent à atteindre, autrement dit, il n’y a pas d’essence intégriste, mais il existe des procédés par lesquels les intégrismes apparaissent puis grandissent. » 10 DOUNIA BOUZAR. L’intégrisme, l’islam et nous. Plon. 07 « Oppression of intellectuals by intellectuals is worse than oppression by governments. I'm afraid of intellectuals like myself, who push me to the sidelines and call me a traitor and an infidel, more than I'm afraid of the governments. Today the governments give room for freedom, and they are the ones that protect us now.” 'Abd Al-Hamid Al-Ansari, ancien doyen de la loi islamique à l’Université du Qatar. A la Télévision de Bahrain
« Il y a aussi une différence entre critiquer une idéologie généralement partagée (c’est une acte courageux) ou un groupe marginalisé et discriminé (c’est un acte haineux), se moquer de soi ou des autres. » 208
»Emfn la violence des foules dans les rues est d’autant plus paradoxale qu’elle est censée démentir la violence islamique suggérée par les dessins : à la place de l’unique bombe tenant lieu de turban du Prophète, les manifestants en brandissent cent, comme s’ils chérissaient secrètement l’image qu’ils jugent offensante! » TZVETAN TODOROV…LA PEUR DES BARBARES. AU DELA DU CHOC DES CIVILISATIONS. LAFFONT. 2008, p. 208, 214
« Je préfère l’excès de caricature à l’absence de caricature » Nicolas Sarkozy
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« Râle pas, Mahomet, on a tous été caricaturés ici. » |
« J’ai fait une caricature de la démocratie » « Tout le monde s’en fout » |
« Allez, tu vois bien qu’il faut appeler au calme maintenant » « On ne va pas te faire un dessin » |
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"Pour les Danois, la liberté d'expression est sacrée. Pour nous, Mahomet est sacré." Un imam danois
"S'il s'était trouvé un musulman pour exécuter la fatwa de l'imam Khomeiny contre le renégat Salman Rushdie, cette racaille qui insulte notre prophète Mahomet au Danemark, en Norvège et en France n'aurait pas osé le faire". Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah
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« Musulmans du monde, soyez raisonnables… Qu'est-ce qui pose plus préjudice à l'islam, ces caricatures ou bien les images d'un preneur d'otage qui égorge sa victime devant les caméras ou un « martyr » qui se fait sauter durant une cérémonie de mariage à Amman »
Les directeurs de l’hebdomadaire du journal Shihan de la Jordanie.. (le seul journal du monde arabe ayant reproduit des caricatures) Les deux journalistes furent subséquemment arrêtés….
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Portrait d’un caricaturiste par lui-Même Chapleau. La Presse.
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Selon l’imam Yousaf Qureshi, à Peshawar, la sentence est claire :
"Rien d'autre que la peine de mort n'est acceptable pour les dessinateurs selon la loi islamique",
Il avait déjà offert un million de dollars et une voiture pour la mort des dessinateurs.
Par piété ou par appât du gain, des moudjahiddines kamikazes, des étudiants, font le serment d’exécuter la sentence. |
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ET LA RÉPLIQUE OU LA VENGEANCE SE VEUT DÉVASTATRICE
AOUT 2006. Deux cent caricatures sur l’holocauste sont exposées au Palestinian Contemporary Art Museum à Téhéran ( eh oui!). Elles visent à démasquer l’hypocrisie de l’Occident qui invoque la liberté d'expression pour justifier les caricatures sur Mahomet tout en condamnant le subtil président Ahmadinejad de l’Iran qui remet en question l’Holocauste. Ce sont les meilleures des 1000 caricatures qui ont été soumises au concours et elles proviennent de 61 pays. Étrangement, très peu de visiteurs. Ceux qui y vont se trouvent des excuses : ils sont étudiants en art et y vont pour étudier la technique.
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2006-09-17 Tentative de rapprochement avortée au 14ième siècle. Et au 21ième siècle. Le pape a eu le malheur de citer l’empereur Manuel II Paléologue qui avait tenté un dialogue avec un savant persan sur le christianisme et l’Islam. A un moment donné, dans le septième dialogue, l’empereur cite le Coran où Mahomet invite à répandre la foi par l’épée. Pratique que l’Empereur trouve inappropriée et contraire à la raison. Et une originalité de l’Islam. Associer théoriquement ou historiquement violence et l’Islam est aujourd’hui un crime de lèse-islam. A défaut de ressusciter Manuel Paléologue pour qu’il s’excuse, Benoit XVI encaisse les coups. Heureusement des musulmans, voyant son embarras, s’empressent de fournir la preuve par neuf que l’Empereur et certains historiens avaient raison : pour protester et ironiquement pour confirmer les dires de l’empereur, cité par le Pape, on assassine quelques chrétiens et lance des bombes contre des églises catholiques et même des imams ont proposé « une chasse au pape » La conférence du pape portait sur les rapports entre raison et foi religieuse et sur quelques divergences entre les deux religions. De citations en citations, le pape cite Khoury qui cite un islamologue, R. Arnaldez, qui cite Ibn Hasn, théologien musulman, qui émet (enfin) cette opinion audacieuse : Allah n’est même pas lié par sa propre parole et rien ne lui fait obligation de nous révéler la vérité. Si tel était son vouloir, l’homme devrait même se livrer à l’idolâtrie… C’est concevoir plutôt crûment les rapport entre la raison et la foi religieuse…. et la manière de penser la transcendance et ta toute-puissance de la divinité
En Indonésie, un groupe radical, le Front des défenseurs de l’islam a appelé à la crucifixion (pacifique évidemment) du pape et proclame que « le prophète est sublime, le pape est petit et vil ». Et vlan dans les dents.
20 sept 2006. Time magazine s’en mêle. Un chroniqueur, Jeff Israely, remarque que Benoit XVI n’est pas encore passé maître dans la diplomatie requise par son nouveau poste. Mais son intelligence (« razor-sharp ») est le meilleur service qu’il peut rendre à son Église et même au monde. « Quand il a appliqué sa puissance intellectuelle au problème des relations interreligieuses dans son discours de la semaine dernière, Benoit a modifié les termes du débat qui a été dominé par le passé par des « feel-good truisms*** » ou par des complexes de victimisation ou par des confrontations haineuses. Il cherche plutôt à déterminer ce qui lui parait être la principale différence entre la conception chrétienne de Dieu qui est intrinsèquement lié à la raison (Le concept grec de Logos) et la conception de l’Islam où Dieu transcende tout ( même la raison). … Si Benoît peut acquérir un peu de la finesse politique de son prédécesseur, sa solide pensée de théologien peut aider l’Occident dans le difficile dialogue avec les Frères islamiques, dialogue qui inclut une claire définition des différences tout comme une recherche d’un fondement commun dont on a tellement besoin. »Time 25 sept. 2006, p.28 *** Traduction libre de « feel-good » : « sucette pour la conscience »
Pour faire avancer sur place l’oecuménisme il est facile de verser dans la rectitude politique et de proclamer haut et fort que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Autre manière optionnelle, se regarder dans les yeux, se mesurer et mettre sur table ses divergences sans se sauter dessus ou s’entretuer. Effort louable. Pour avancer, rien de mieux que de prendre conscience de la distance à parcourir.
« Je regrette les regrets du pape! » Abdelwahab Meddeb, spécialiste de l’islam
Oct. 06. Encore la preuve par neuf.. (ou par l’absurde)
Une fatwa, donc un appel au meurtre, a été lancé par un Imam contre un modeste professeur de philosophie qui a prétendu ingénument que la violence était au cœur du Coran et de l’Islam. Il se permet imprudemment, pour appuyer son opinion, de citer l’Encyclopedia Universalis qui est dans tous les foyers qui se respectent en France :
« Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire … Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie… Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi des incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin….Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect…. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages »
Gus, penses-tu que tous les propriétaires de l’Encyclopédia Universalis sont en danger de mort et devraient demander la protection de la police ? |
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Suite Le petit catéchisme de Khomeiny
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« être sérieux sans se prendre trop au sérieux »
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés Brefs extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof
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A propos de l’être humain |
Petite histoire des mentalités |
divers |
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(récents) islam, islamisme, mahomet et le coran.
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