Mondialisation,

échec   ou  survie  de  L’ÉTAT  providence ?

 

PAR LE Prof bof

 

 

Age d’or et complot diabolique !

Ce qui se dit et se pense…

Le monde, du moins le monde occidental vivait un age d’or  dans un système où la richesse, l’équité et la sécurité  augmentaient progressivement et des capitalistes n’y trouvant pas leur compte ont déclaré la guerre  et trouvé un moyen pour mettre  fin à l’État providence, à la social-démocratie qui avait fait ses preuves depuis une génération.

 

On réclame dans ce but la liberté des marchés à l’échelle de la planète, on veut limiter le pouvoir des états, des syndicats,  faire  baisser les salaires, etc. La mondialisation est un  complot mondial  pour éliminer, à tout le moins arrêter,  ces efforts de justice  et d’équité  qu’on avait connus depuis une génération.

 

 

Quelques faits à considérer…

Essoufflement  de l’État Providence.

 

La réalité, Gus, est que l’État providence s’est lui-même buté à un mur…

« Quelqu’un qui ne prend pas en considération le fait que les capitaux matériels disponibles (les richesses réelles) existent en quantité limitée, n’est pas un économiste, mais un fabuliste. Il ne travaille pas dans le réel, mais dans un monde mythique de surabondance. Toutes les générosités verbales de cette école contemporaine de la sécurité sociale reposent, comme celle des écrivains socialistes, sur l’hypothèse implicite d’une abondance de capitaux matériels.  Cela supposé, il est évidemment facile de trouver un remède à tous les maux, de donner  à chacun « selon ses besoins » et de rendre tout le monde parfaitement heureux. » Ludwig von Mises

 

 

Gus, le mur :

 

 

 

 

On NE  se

 

DISTribuera

 

QUE CE QUE

 

L’ON A

 

PRODUIT

Les états les plus avancés dans cette voie, qui ont même servi de modèle (Suède, Angleterre, Canada, etc.)  se sont butés depuis une ou deux décennies à des difficultés qui ont mis leur survie en difficulté et compromis leur avenir. 

Ces difficultés et les  limites qui s’imposaient étaient générées  par le système lui-même.

Selon les points de vue, la mondialisation a signé l’arrêt de mort de l’État Providence; pour d'autres elle est un choc salutaire qui lui permet de survivre  … à sa  propre mort ou suicide, à tout le moins de survivre sur des bases un peu plus saines économiquement..

 

L’État providence repose sur  un double fondement

 

Un. éthique.

Un problème de sagesse et de maturité politique. Relever le défi posé par la Révolution française : concilier  le mieux possible liberté et égalité grâce  à un effort minimal de fraternité et de solidarité entre les classes sociales. La collectivité assume pour une bonne part la responsabilité qu’un chacun a de subvenir à sa subsistance.

 

  Deux versants :   a) Que les ayants moins en veuillent plus, c’est la donnée la plus facile pour planter le décor. On réclame  le partage.  L’état confère (et s’impose) toute une gamme de « droits » et « devoirs » à cet effet. **

 

                               b) Que les ayants plus veuillent partager leur avoir, qu’ils se laissent gagner par la compassion, c'est le plus souvent le hic, le versant  qui fait difficulté … et qui risque le plus souvent de faire culbuter l’édifice  moral que la société veut construire. Passé le cap du 60% d’imposition, il y a comme de l’eau dans le moteur qui connaît alors des ratés.

 

Ces deux versants  sont l’essentiel de la « culture sociale démocrate ».

 

 Deux. Économique

Les bonnes volontés  ne dispensent pas  de l’obligation de créer des richesses  et de relever  les défis de la concurrence locale ou internationale.

Richesse= productivité X temps de travail.

 

Programme : Se donner  les moyens de ses ambitions

 

 

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« Syndrome de Petula Clark.. »

Pratte dixit

« Tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir. »

 

Gouvernement par sondage :

Gus, dans un pays où 50% des gens ne paient pas d’impôt sur le revenu, devine  la réponse au sondage suivant :

 

« Étant donné l’urgence de faire quelque chose pour contrer l’effet de serre  préférez-vous que votre gouvernement  augmente les tarifs d’électricité ou augmente les impôts ? »

 

On demande aux étudiants : « Êtes-vous d’accord pour  qu’on augmente les frais de scolarité à l’université ? »

 

Aux syndicats : « Accepteriez- vous une baisse des salaires pour diminuer  le déficit de la nation? »

 

Aux clochards : « Êtes-vous pour que l’état interdise la mendicité? »

 

Aux citoyens : « Préférez-vous que l’on augmente l’impôt de votre voisin plutôt que  le vôtre  ?…

 

 

La course

vers le mur

 

 

 

 

Quand

 les moyens d’un

état N’augmentent pas

au

rythme

 de

ses

 

générosités

 

La générosité

Les besoins et les appétits de l’être humains sont illimités surtout  quand c'est grâce à l’effort du voisin ou des autres  qu’on peut les satisfaire. D’où la multiplication  des services gratuits (ou presque) pour répondre aux réclamations d’un chacun  ou de chaque catégorie de la population.

Un cran de plus à chaque élection… jusqu’à  multiplier les générosités  qui à un certain niveau deviennent des incitations à l’irresponsabilité… pour les citoyens qui auraient (Oh, surprise !) une propension à l’irresponsabilité. En démocratie, chaque élection est une occasion  de surenchérir à quel parti promettra le plus… à moindre coût!    En dictature, on promet tout une fois pour toutes…

Gus, quelques exemples  de ces excès… pour te faire comprendre … la course vers le mur.. que des régimes ont pratiquée et n’ont pas su corriger à temps.

Ex. Travailler systématiquement et périodiquement neuf semaines pour avoir droit à un an d’assurance chômage.. Ou pratiquer ce que certains appelaient la 10/40.

 Les éboueurs trouvent dans les poubelles  des remèdes encore dans leur emballage… là où  on a poussé la générosité jusqu’à fournir les remèdes gratuitement.

 Pour un malaise léger, pourquoi prendre un taxi ou le métro pour se rendre à l’hôpital quand la course en ambulance est gratuite (et coûte à l’état 20 fois plus)?

 Tous les groupes de pressions, consommateurs ou  producteurs, syndicaux ou corporatifs sont à l’assaut du gouvernement pour exiger des faveurs, des exemptions, pardon ! des redressements de tort ou  le maintien des privilèges acquis.

Limite tendancielle de ce mouvement ….. tout recevoir / ne rien donner .

Évidemment, ces abus sont un vestige indécrottable de la mentalité capitaliste qui a corrompu le citoyen au plus profond de lui-même.

 

 LES MOYENS 

 

L’activité  économique qui vise normalement à produire  la richesse, est en perte de vitesse. L’incitation au travail diminue : les impôts sur les salaires ou les profits deviennent dissuasifs… Quand il est presque aussi avantageux de ne pas travailler, de ne pas trop travailler ou de se mettre au chômage  ou  de ne pas investir…ou de ne pas faire (ou de pas déclarer)  de  profits… ou  de faire profiter ses économies à l’étranger,  d’attendre les subventions ou d'attendre sa retraite.

Fuite des cerveaux…

Pensée magique : Il était si facile de croire que l’homme était un travailleur de par sa nature la plus profonde et qu’il ne rêvait que de s’accomplir en  se mettant au service de la  société.

 

 

Avant le choc.

 

 

Art de retarder le choc

 

 

Ou de jouer à l’autruche

 

 

Louvoiements d’usage

 

 

Difficulté de se faire élire ou réélire sur un programme d’austérité quand apparemment tout ne semble pas aller si mal.  D’où les échappatoires…

 

Fonctionner à crédit… espérant qu’on augmentera bien un jour la marge permise. Hypothéquer le futur  pour jouir du présent. Renvoyer aux prochaines générations  le soin de payer les largesses d’aujourd’hui, de régler la note.  En 10 ans, (71-80) le Canada a multiplié au fédéral son déficit par 16 et la dette nette est passée de 18 à 61 milliards et en 84 à 250 milliards.

 

Manque de courage pour ajuster les dépenses aux revenus ***… à défaut de ne pouvoir les augmenter… Nécessité de protéger les privilèges acquis bien blindés, multiplication exponentielle des appels à l’aide… irrésistibles.

 

S’inventer un Malin ou  un Grand Méchant qui serait le coupable de service des malheurs de la nation. Gus, la mondialisation peut servir à ce point.

 

Sacraliser le modèle local et accuser de lèse-état ou de lèse-nation ceux qui oseraient y toucher.

 

Dévaluation ou inflation programmée. Qui ne sont que des impôts déguisés sur ceux qui ont des économies ou des assurances.

 

Maintenir ou attirer les compagnies par des subventions de plus en plus élevées.  Le  cercle vicieux  devient de plus en plus vicieux. 

 

Jovialisme politique. Les poètes chantent le passé héroïque de la nation et les promesses d'avenir.

 

Gus, ton Prof vient de trouver la plus belle illustration de cette phase. A lire absolument.

 

 

18 sept 2006

Chacun  son tour.

La Hongrie se donne en exemple

Le cynisme en guise de politique. 

Quand l’Heure de la vérité sonne…

Le premier ministre socialiste est pris les culottes baissées dans un discours aux membres de son parti qui devait rester secret. Petite révolution, une centaine de blessés.

Gyurcsany  y déclarait que le gouvernement n’avait fait « que des conneries » pendant les deux ans écoulés et avait « menti » aux électeurs en leur cachant son projet de plan d’austérité, jugé douloureux mais nécessaire.

« Nous avons gardé le secret, alors que nous savions et que vous saviez aussi qu’en cas de victoire, nous devrions nous asseoir pour travailler sérieusement, que notre pays n’a jamais connu de tels problèmes.

Nous avons merdé, pas un peu, beaucoup. Personne en Europe  n’a fait de pareilles conneries, sauf nous (… en laissant filer les déficits publics)…

Il est évident que nous avons menti tout au long des 18 derniers mois. Il est clair que ce que nous disions n’était pas vrai.

Nous n’avons rien fait depuis quatre ans, rien. Vous ne pouvez pas me citer une seule mesure gouvernementale dont nous pourrions être fiers, à  part le fait que nous nous sommes  sortis de la merde à la fin … ( ie. En gagnant les élections)

A court terme, nous n’avons plus de choix. Le ministre des finances a raison. Nous pouvons encore faire semblant un petit peu mais plus longtemps. Le moment de vérité est arrivé. L’aide divine, les flux financiers internationaux, les centaines d’astuces comptables, dont vous n’avez pas à connaître l’existence, nous ont tous aidés pour survivre. Mais c’est terminé …

C’est fantastique de diriger un pays. Pendant les 18 deniers mois j’en étais capable parce que j’avais une ambition : convaincre la gauche qu’elle pouvait gagner, qu'elle n’avait pas à courber la tête dans ce putain de pays, qu’elle n’avais pas à faire dans sa culotte devant…   (le chef de l’opposition de droite)

J’ai du prétendre pendant 18 mois que nous gouvernions. Nous avons menti matin, midi et soir.  Je ne  veux pas  continuer comme ça » AFP et BBC.

 

Gus, entre nous, un cynique dirait : « Enfin un politicien qui dit la vérité »

Une leçon Gus, qui vaut six mois d’étude de philosophie politique.

Concrètement : Ne jamais croire un politicien qui promet de  donner plus et de  diminuer les impôts.  C’est un escroc,  Au mieux un escroc qui s’ignore.

Et surtout, encore moins croire  la réponse (le mantra) à ceux qui s’en étonnent : « Nous, on va mieux administrer les deniers publics »


 Retour en Hongrie. Un plan d’austérité qui équivaudrait selon un spécialiste à  « un mois de salaire »

Hausse de la TVA de 15% à 20 %, hausse des contributions sociales de 4% à 7%, fortes augmentations des tarifs de l’énergie. Etc.…

 

 

Le choc

 

 

lE Choc

de la réalité

 et

des bons

 

sentiments

 

IMPLOSION.

Quand le pays devient surendetté  et que les agences de crédit baissent  sa cote…Ex. En Suède, de 1990 à 1994, la dette publique passe de 43% à 78% du PNB

Que les taux d’intérêt augmentent dramatiquement. 

L’inflation devient incontrôlable. Spirale des pris et des salaires…

 

Les dépenses deviennent folles et les revenus s’affaissent… L’état ne peut plus payer ses employés..

Résurgence d’inégalité qu’on croyait disparues.

Industries non compétitives. Mesures protectionnistes qui ne font qu’empirer les choses.

 

Échec de toutes les tentatives de redressement… Corporatisme coulé dans le béton. Changements impossibles. Des monopoles syndicaux  prennent en otage  la population dans des services essentiels.

 

Paralysie du gouvernement par les démonstrations de rue et par ceux qui défendent leurs privilèges corporatifs …  à tous les niveaux.

L’encadrement social-démocrate demeure : l’esprit n’y est plus.

 

Augmentation du taux de chômage.

Dévaluation dramatique de la  monnaie.

Déclaration de faillite… Fuite des capitaux… ou de tout ce qui est mobile.

 

Ou prendre la leçon, bondir sur le fond du baril, et se reprendre en main….  En repartant sur des bases plus saines…  moralement… et économiquement

 

 

 

** Les pays qui ont été capables de redressement l’ont fait parce  que le fond du baril était atteint  et grâce  au courage d’hommes ou de femmes déterminés… qui y ont laissé  leur réputation «  d'âme compatissante. » ou de « cœur saignant ».

Des pays qui ont eu le courage de s’attaquer  radicalement au problème ont connu depuis 20 ans les taux de croissance les plus élevés.… (ex. Irlande, Angleterre, …)

 Évidemment leur succès depuis 1990, les a condamnés à être les « maudits » de Kyoto qui sont dans l’impossibilité d'atteindre les objectifs irréalistes et dans l’obligation de saborder un tiers de leur économie… s’ils  devaient le faire.

EX. pays qui doivent « back-pédaler » : L’Espagne --42 %, Le Portugal  --37% L’IRLANDE --26 % La GRÈCE –26,  Le Canada   --24%,  Le japon --18%

Voir : Écologie et catastrophisme. Mémoires C.   Voir aussi ALARMISME  et en particulier  KYOTO, MYTHE ET RÉALITÉ

 

 

 

 

 

Rebondir

 

Phase de reconfiguration et de reformatage du système.

Restaurer les finances. Calibrer générosité et revenus.

Meilleur contrôle sur les dépenses publiques. Et sur les salaires. Ex. En Suède, ticket modérateur : une consultation médicale coûte  de 15 à 23 dollars (100 à 150 couronne) et une journée d’hospitalisation  12 dollars.

Resserrement de la fonction publique.

Augmenter les impôts s’il y a lieu.

Augmenter la productivité, condition de l’augmentation de la richesse collective.

Éliminer  des éléments de protection qui  étouffent le dynamisme.

Brèche dans l’égalitarisme. Salaires ou primes au rendement.  

Recycler les chômeurs.  Formation permanente.

Revaloriser le travail comme source première de rémunération.

Assurer la collaboration des différentes instances de la société  pour faire accepter le  redressement nécessaire.

Privatiser certains secteurs des entreprises d’état quand c’est plus rentable.

Exemple : la société de transport de Stockholm emploie 500 personnes. Elle donne de l’ouvrage en sous-traitance à 10 000 autres.  Modèle copié par d’autres pays qui y ont vu une manière d’échapper  à l’emprise de minorités syndicales sur des secteurs névralgiques de l’économie et de la société et au chantage récurrent des menaces de grèves.

Déréglementation et ouverture des frontières à la compétition pour stimuler le dynamisme, la créativité, la productivité locale et faire baisser les prix.

S’inventer des niches ou des spécialités valables à l’échelle mondiale.

Le PIB du  Royaume Uni, qui était  dans les années 70 inférieur de 25% à celui de la France  se situe maintenant à 9 %  au dessus. Au Royaume Uni, la force de travail est à 72% et le chômage  à 4.99%, en France on a respectivement 58% et 9.3 %

« Contrairement à ce qu’on a voulu nous faire croire, ce n’était ni la fin de l’histoire ni la culmination du développement humain. L’État-providence était incompatible avec le développement de la société qui l’a créé. Par conséquent il appartient maintenant au monde des mythes et des souvenirs. »

Mauricio Roja, député du Parti modéré (Suède) 

 

Un parti politique  découvre  qu’il faut produire de la richesse avant de la distribuer. Cette brillante découverte, due à un « brain storming »  des instances intellectuelles du parti, est baptisée  « sociale démocratie moderne ».

 

Cecilia Malmström, ministre suédoise :

« Par modèle suédois, nous entendons le fait de résoudre les conflits sur le marché du travail par des négociations entre partenaires sociaux. C'est également un modèle par lequel nous sommes tous assurés de bénéficier d'un régime de protection sociale, grâce à des impôts élevés. L'Alliance [la coalition qui rassemble libéraux, conservateurs et chrétiens-démocrates, au gouvernement depuis septembre 2006] entend préserver ce modèle tout en le modifiant. Il faut qu'il soit plus intéressant de travailler que de recevoir des allocations. »

 

S’EUTHANASIER

 

ET …MAUDIRE

 

LA

 

MONDIALISATION

 

Se braquer sur ses privilèges de classes.

Survivre par respiration artificielle,  à coup de subventions  qui dépendent des emprunts qui dépendent….etc.

Entretenir  des entreprises non rentables.

Opposition systématique par l’un ou l’autre groupe de pression à tout projet d’investissement.

Incapacité à prendre  des décisions impopulaires.

Se recroqueviller sur soi. Refuser toute  concurrence et fermer ses frontières  pour sauver des industries non compétitives  qui doivent être entretenues par les impôts du peuple ou par les hausses de prix aux consommateurs.

Contrôle des prix.

Se partager le travail … qui reste..

Céder systématiquement aux démonstrations de rue, aux protestations inévitables et bien organisées. Paralysie  des gouvernements

 

 

 

 

 

Gus, quelques pistes à vérifier ….

« Le modèle scandinave est le seul à la fois juste et efficace en Europe;  selon l'économiste André Sapir le  modèle anglo-saxon est efficace, mais inéquitable, le modèle franco-allemand est équitable, mais inefficace (trop cher), et le modèle latin est à la fois inefficace et inéquitable. Le choix est donc de glisser soit vers l'anglo-saxon, soit vers le nordique… »

 

Selon l'économiste Pierre Cahuc. "Les attitudes civiques sont construites à l'échelle nationale et sont enracinées quels que soient les changements de l'environnement économique. En conséquence, il est peu vraisemblable de réussir (en France) des réformes du type scandinave sans les accompagner par des politiques qui modifient les comportements des citoyens."

 

"Ce n'est ni une question de taille ni une question de morale, rétorque le ministre suédois Thomas Östros, mais de modèle",…la  clé n'est pas de vouloir changer les mentalités, mais de proposer "beaucoup d'État et beaucoup de marché, les deux ensemble »  Le Monde (26/11/05)

 

 « Aujourd’hui, la social-démocratie est à bout de souffle. Les pays scandinaves s’en détourent, peu ou prou, l’Allemagne a fait le choix d’une coalition dominée par la droite, et le travaillisme britannique a été transfiguré par la « troisième voie » de Tony Blair, et par dix ans d’une politique s’écartant à bien des égards du canon social-démocrate. »

« Les conditions sont dans l’ensemble devenues défavorables pour ce modèle. La globalisation économique a affaibli la capacité des États nations à constituer le cadre de système social-démocrate ; le vieillissement démographique, le travail illégal ou clandestin, l’accroissement phénoménal des dépenses de santé, la précarité ou le chômage ont mis à mal financièrement  les dispositions de l’État providence, tandis que la poussée de l’individualisme tendait à les délégitimer. »

Dans le passé, être de gauche pouvait correspondre à des mobilisations populaires, à des partis de masse adossés à des forces sociales, à des utopies, à une capacité à se projeter vers l’avenir en rêvant d’un monde meilleur—que tout ceci  semble désormais lointain!  Prospère plutôt les populismes de gauche, dont  l’Amérique latine est une terre d’élection, notamment avec .….. »

Michel Wieviorka A bout de souffle. La presse.

 

 

comparaison

Richesse Canada et États-unis…

(en  C$ et parité de pouvoir d'achat)

Niveau d'accès au 5% les plus riches :

                     Canada, 89 000$, États-unis 164 000$

  ……… ….        au 1% les plus riches :   

                     Canada 182 000$, Etats-Unis 393 000$

 

Sondage : D’accord ou pas : « Il est injustifiable  de réclamer indûment des aides publiques… »

En queue de peloton des 22 pays sondés : La France avec moins de 40% qui sont d’accord. En tète du peloton les pays nordiques…

 

Suite : 3. Les ratés de la mondialisation        

 

**

Gus, un rappel : un extrait  du site sur le VINGTIÈME siècle.

 

  AU PLAN SOCIAL La bonne vieille charité, qu’on enseignait parait-il autrefois, s’est recyclée en solidarité, se fait discrète, passe de la chaire à la chaise des tribuns,  prend une allure sociale et politique  et  devient  un trait marquant de la deuxième moitié du  vingtième siècle. 

 

Les obligations qui pesaient sur les uns sont devenues les droits des autres.

 

 

 

La deuxième partie du vingtième siècle a vu dans les pays d’Occident  une efflorescence de mesures visant à repartager la richesse collective, du moins dans la mesure où il y en avait ou tant qu’il y en aura,  un privilège des nations les plus riches.

 

Pensions de vieillesse (ou des aînés pour être PC, même si c’est le cadet de vos soucis)

Assurance contre le chômage

Assurance contre les accidents de travail

Mesures d’assistance sociale

Fonds de retraite

Éducation gratuite… ou presque

Aide aux familles. Allocations familiales

Assurance santé

Aide juridique

Assurance médicaments

Assurance automobile

Garde des enfants

Et beaucoup d’autres mesures plus discrètes à la merci des bureaucrates.. 

ou en réserve pour la prochaine élection.

Et malheureusement bien des nations encore sont éminemment satisfaites

si on peut y trouver au moins une soupe populaire.

 

 

 

 

Gus un petit exercice pour te plonger dans l’histoire moderne.

Réécris à ta manière la fable de Lafontaine qui exprimait au mieux les valeurs des siècles précédents où on manquait manifestement de charité.

 

 

 

 

  N’oublie pas, Gus, de montrer comment la cigale revendique ses droits, son droit à manger comme tout le monde, son appel à la Chartre des droits,                                                … l’assaut des journalistes venant la voir danser, la pôvre,  et la photo en première page des Tabloïds,

les météorologues qui vaticinent sur les effets pervers de la bise d'automne,

 … le passage obligatoire aux divers canaux de Télévision où les animateurs s’arrachent cette victime d’un monde sans cœur accompagnée de ses quatre cigalettes.                        

 …. la caméra qui fixe la larme que la énième animatrice essuie  discrètement avec son  mouchoir.

… les lignes ouvertes où la population est invitée à prendre position pour la cigale ou pour la fourmi.

… la tête des ministres sommés de venir s’expliquer.

…les protestations du syndicat des

 danseuses qui exige la carte de compétence  et réclame les arrérages de cotisation à la cigale

…les banques qui offrent des cartes   de  crédit.

… les groupes de défense spontanés  qui bloquent les rues, montent aux ponts,