Mondialisation,
échec ou survie de L’ÉTAT providence ?
PAR LE Prof bof
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Age d’or et complot diabolique ! Ce qui se dit et se pense… Le monde, du moins le monde occidental vivait un age d’or dans un système où la richesse, l’équité et la sécurité augmentaient progressivement et des capitalistes n’y trouvant pas leur compte ont déclaré la guerre et trouvé un moyen pour mettre fin à l’État providence, à la social-démocratie qui avait fait ses preuves depuis une génération.
On réclame dans ce but la liberté des marchés à l’échelle de la planète, on veut limiter le pouvoir des états, des syndicats, faire baisser les salaires, etc. La mondialisation est un complot mondial pour éliminer, à tout le moins arrêter, ces efforts de justice et d’équité qu’on avait connus depuis une génération.
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Quelques faits à considérer… Essoufflement de l’État Providence.
La réalité, Gus, est que l’État providence s’est lui-même buté à un mur… … « Quelqu’un qui ne prend pas en considération le fait que les capitaux matériels disponibles (les richesses réelles) existent en quantité limitée, n’est pas un économiste, mais un fabuliste. Il ne travaille pas dans le réel, mais dans un monde mythique de surabondance. Toutes les générosités verbales de cette école contemporaine de la sécurité sociale reposent, comme celle des écrivains socialistes, sur l’hypothèse implicite d’une abondance de capitaux matériels. Cela supposé, il est évidemment facile de trouver un remède à tous les maux, de donner à chacun « selon ses besoins » et de rendre tout le monde parfaitement heureux. » Ludwig von Mises
«Le problème avec le socialisme, c’est que l’argent des autres finit toujours par manquer " Margaret Thatcher
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Gus, le mur :
On NE se
DISTribuera
QUE CE QUE
L’ON A
PRODUIT |
Les états les plus avancés dans cette voie, qui ont même servi de modèle (Suède, Angleterre, Canada, etc.) se sont butés depuis une ou deux décennies à des difficultés qui ont mis leur survie en difficulté et compromis leur avenir. Ces difficultés et les limites qui s’imposaient étaient générées par le système lui-même. Selon les points de vue, la mondialisation a signé l’arrêt de mort de l’État Providence; pour d'autres elle est un choc salutaire qui lui permet de survivre … à sa propre mort ou suicide, à tout le moins de survivre sur des bases un peu plus saines économiquement..
L’État providence repose sur un double fondement
Un. éthique. Un problème de sagesse et de maturité politique. Relever le défi posé par la Révolution française : concilier le mieux possible liberté et égalité grâce à un effort minimal de fraternité et de solidarité entre les classes sociales. La collectivité assume pour une bonne part la responsabilité qu’un chacun a de subvenir à sa subsistance.
Deux versants : a) Que les ayants moins en veuillent plus, c’est la donnée la plus facile pour planter le décor. On réclame le partage. L’état confère (et s’impose) toute une gamme de « droits » et « devoirs » à cet effet. On passe e subrepticement à l’évidence de « droit de » à la formule « droit à » qui fait reposer l’obligation de satisfaire ce droit sur le voisin, sur la collectivité, sur l’état. (droit au travail, à l’éducation, au logement, à la culture, à la santé, à la sécurité sociale, autant de biens forts désirables qui sont promus droits de l’homme dans le sens b. A défaut, l’état sans ressources, dans l’impossibilité de satisfaire ces droits acquis par une loi, la population descend dans la rue pour défendre « ses acquis » (Gus, lis les journaux : Grèce, Irlande, Portugal, Angleterre, etc.)
b) Que les ayants plus veuillent partager leur avoir, qu’ils se laissent gagner par la compassion, c'est le plus souvent le hic, le versant qui fait difficulté … et qui risque le plus souvent de faire culbuter l’édifice moral que la société veut construire. Passé le cap du 60% d’imposition, il y a comme de l’eau dans le moteur qui connaît alors des ratés.
Ces deux versants sont l’essentiel de la « culture sociale démocrate ».
Deux. Économique… Les bonnes volontés ne dispensent pas de l’obligation de créer des richesses et de relever les défis de la concurrence locale ou internationale.
Richesse= productivité X temps de travail.
Programme : Se donner les moyens de ses ambitions
Et si la ponction gouvernementale est trop forte, émigration des individus et délocalisation des manufactures.
LEÇON POUR LEÇON
« La première leçon économique est la rareté : il n'y a jamais assez de tout pour satisfaire entièrement les besoins de chacun. La première leçon en politique est de ne pas tenir compte de la première leçon économique » Thomas Sitwell.
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« Syndrome de Petula Clark.. » Pratte dixit
« Tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir. »
Gouvernement par sondage : Gus, dans un pays où 50% des gens ne paient pas d’impôt sur le revenu, devine la réponse au sondage suivant :
« Étant donné l’urgence de faire quelque chose pour contrer l’effet de serre préférez-vous que votre gouvernement augmente les tarifs d’électricité ou augmente les impôts ? »
On demande aux étudiants : « Êtes-vous d’accord pour qu’on augmente les frais de scolarité à l’université ? »
Aux syndicats : « Accepteriez- vous une baisse des salaires pour diminuer le déficit de la nation? »
Aux clochards : « Êtes-vous pour que l’état interdise la mendicité? »
Aux citoyens : « Préférez-vous que l’on augmente l’impôt de votre voisin plutôt que le vôtre ?…
Deux types de politiciens.
Ceux qui sont à l’affût du moindre besoin ou désir de la population qui est appelée à les élire. Ceux qui sont à l’affût des moyens qui permettraient de payer pour les dépenses des premiers… quitte à ne pas être élus.
Gus, ceci permettrait de comprendre un peu les rotations auxquelles on assiste dans nos démocraties. Ou pourquoi certaines se butent à un mur.
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La course vers le mur
Quand les moyens d’un état N’augmentent pas au rythme de ses
générosités |
La générosité Les besoins et les appétits de l’être humains sont illimités surtout quand c'est grâce à l’effort du voisin ou des autres qu’on peut les satisfaire. D’où la multiplication des services gratuits (ou presque) pour répondre aux réclamations d’un chacun ou de chaque catégorie de la population.
Un cran de plus à chaque élection… jusqu’à multiplier les générosités qui à un certain niveau deviennent des incitations à l’irresponsabilité… pour les citoyens qui auraient (Oh, surprise !) une propension à l’irresponsabilité. En démocratie, chaque élection est une occasion de surenchérir à quel parti promettra le plus… à moindre coût! En dictature, on promet tout une fois pour toutes…
Gus, quelques exemples de ces excès… pour te faire comprendre … la course vers le mur.. que des régimes ont pratiquée et n’ont pas su corriger à temps. Ex. Travailler systématiquement et périodiquement neuf semaines pour avoir droit à un an d’assurance chômage.. Ou pratiquer ce que certains appelaient la 10/40. Les éboueurs trouvent dans les poubelles des remèdes encore dans leur emballage… là où on a poussé la générosité jusqu’à fournir les remèdes gratuitement. Pour un malaise léger, pourquoi prendre un taxi ou le métro pour se rendre à l’hôpital quand la course en ambulance est gratuite (et coûte à l’état 20 fois plus)? Tous les groupes de pressions, consommateurs ou producteurs, syndicaux ou corporatifs sont à l’assaut du gouvernement pour exiger des faveurs, des exemptions, pardon ! des redressements de tort ou le maintien des privilèges acquis.
Limite tendancielle de ce mouvement ….. tout recevoir / ne rien donner . (Évidemment, ces abus sont un vestige indécrottable de la mentalité capitaliste qui a corrompu le citoyen au plus profond de lui-même.)
(05/o5/10) Au Canada, le nombre de programmes de subventions et d’aides diverses accessibles au citoyen est de 4800, dont 1500 sont gérés par Québec. La Presse 1 mai 10.
LES MOYENS
L’activité économique qui vise normalement à produire la richesse, est en perte de vitesse. L’incitation au travail diminue : les impôts sur les salaires ou les profits deviennent dissuasifs… Quand il est presque aussi avantageux de ne pas travailler, de ne pas trop travailler ou de se mettre au chômage ou de ne pas investir…ou de ne pas faire (ou de pas déclarer) de profits… ou de faire profiter ses économies à l’étranger, d’attendre les subventions ou d'attendre sa retraite. Fuite des cerveaux…
Pensée magique : Il était si facile de croire que l’homme était un travailleur de par sa nature la plus profonde et qu’il ne rêvait que de s’accomplir en se mettant au service de la société.
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Avant le choc.
Art de retarder le choc
Ou de jouer à l’autruche…
Louvoiements d’usage…
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Difficulté de se faire élire ou réélire sur un programme d’austérité quand apparemment tout ne semble pas aller si mal. D’où les échappatoires…
Fonctionner à crédit… espérant qu’on augmentera bien un jour la marge permise. Hypothéquer le futur pour jouir du présent. Renvoyer aux prochaines générations le soin de payer les largesses d’aujourd’hui, de régler la note. En 10 ans, (71-80) le Canada a multiplié au fédéral son déficit par 16 et la dette nette est passée de 18 à 61 milliards et en 84 à 250 milliards.
Manque de courage pour ajuster les dépenses aux revenus ***… à défaut de ne pouvoir les augmenter… Nécessité de protéger les privilèges acquis bien blindés, multiplication exponentielle des appels à l’aide… irrésistibles. Mois de vacances payées, pension à 50 ans, semaine de trente heures, transport gratuit, etc. Autant de droits « naturels »
S’inventer un Malin ou un Grand Méchant qui serait le coupable de service des malheurs de la nation. Gus, la mondialisation peut servir à ce point.
Sacraliser le modèle local et accuser de lèse-état ou de lèse-nation ceux qui oseraient y toucher.
Dévaluation ou inflation programmée. Qui ne sont que des impôts déguisés sur ceux qui ont des économies ou des assurances.
Maintenir ou attirer les compagnies par des subventions de plus en plus élevées. Le cercle vicieux devient de plus en plus vicieux.
Jovialisme politique. Les poètes chantent le passé héroïque de la nation et les promesses d'avenir.
Gus, ton Prof vient de trouver la plus belle illustration de cette phase. A lire absolument.
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18 sept 2006 Chacun son tour. La Hongrie se donne en exemple… Le cynisme en guise de politique. Quand l’Heure de la vérité sonne… Le premier ministre socialiste est pris les culottes baissées dans un discours aux membres de son parti qui devait rester secret. Petite révolution, une centaine de blessés. Gyurcsany y déclarait que le gouvernement n’avait fait « que des conneries » pendant les deux ans écoulés et avait « menti » aux électeurs en leur cachant son projet de plan d’austérité, jugé douloureux mais nécessaire. « Nous avons gardé le secret, alors que nous savions et que vous saviez aussi qu’en cas de victoire, nous devrions nous asseoir pour travailler sérieusement, que notre pays n’a jamais connu de tels problèmes. Nous avons merdé, pas un peu, beaucoup. Personne en Europe n’a fait de pareilles conneries, sauf nous (… en laissant filer les déficits publics)… Il est évident que nous avons menti tout au long des 18 derniers mois. Il est clair que ce que nous disions n’était pas vrai. Nous n’avons rien fait depuis quatre ans, rien. Vous ne pouvez pas me citer une seule mesure gouvernementale dont nous pourrions être fiers, à part le fait que nous nous sommes sortis de la merde à la fin … ( ie. En gagnant les élections) A court terme, nous n’avons plus de choix. Le ministre des finances a raison. Nous pouvons encore faire semblant un petit peu mais plus longtemps. Le moment de vérité est arrivé. L’aide divine, les flux financiers internationaux, les centaines d’astuces comptables, dont vous n’avez pas à connaître l’existence, nous ont tous aidés pour survivre. Mais c’est terminé … C’est fantastique de diriger un pays. Pendant les 18 deniers mois j’en étais capable parce que j’avais une ambition : convaincre la gauche qu’elle pouvait gagner, qu'elle n’avait pas à courber la tête dans ce putain de pays, qu’elle n’avais pas à faire dans sa culotte devant… (le chef de l’opposition de droite) J’ai du prétendre pendant 18 mois que nous gouvernions. Nous avons menti matin, midi et soir. Je ne veux pas continuer comme ça » AFP et BBC.
Gus, entre nous, un cynique dirait : « Enfin un politicien qui dit la vérité » Une leçon Gus, qui vaut six mois d’étude de philosophie politique. Concrètement : Ne jamais croire un politicien qui promet de donner plus et de diminuer les impôts. C’est un escroc, Au mieux un escroc qui s’ignore. Et surtout, encore moins croire la réponse (le mantra) à ceux qui s’en étonnent : « Nous, on va mieux administrer les deniers publics »
Hausse de la TVA de 15% à 20 %, hausse des contributions sociales de 4% à 7%, fortes augmentations des tarifs de l’énergie. Etc.…
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Le choc
lE Choc de la réalité et des bons
sentiments
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IMPLOSION. Quand le pays devient surendetté et que les agences de crédit baissent sa cote…Ex. En Suède, de 1990 à 1994, la dette publique passe de 43% à 78% du PNB Que les taux d’intérêt augmentent dramatiquement. L’inflation devient incontrôlable. Spirale des pris et des salaires…
En 2010, au tour de la Grèce; en ligne, l’Espagne, le Portugal, etc.
Les dépenses deviennent folles et les revenus s’affaissent… L’état ne peut plus payer ses employés.. Résurgence d’inégalité qu’on croyait disparues. Industries non compétitives. Mesures protectionnistes qui ne font qu’empirer les choses.
Échec de toutes les tentatives de redressement… Corporatisme coulé dans le béton. Changements impossibles. Des monopoles syndicaux prennent en otage la population dans des services essentiels.
Paralysie du gouvernement par les démonstrations de rue et par ceux qui défendent leurs privilèges corporatifs … à tous les niveaux. (La France d’octobre 2010) (le même mois, 12 pays européens ont été paralysés par des grèves ou protestations contre les mesures d’austérité devenues nécessaires)
L’encadrement social-démocrate demeure : l’esprit n’y est plus.
Augmentation du taux de chômage. Dévaluation dramatique de la monnaie. Déclaration de faillite… Fuite des capitaux… ou de tout ce qui est mobile.
Une générosité sans commune mesure avec les moyens est doublement mise à l’épreuve par le vieillissement de la population et un taux de fécondité insuffisant qui fera peser sur les épaules des enfants, pardon, des quelques enfants qu’on aura, le devoir de faire vivre chacun un « papi » en institution ou bien pensionné. En 1950. il y avait sept travailleurs pour chaque retraité dans les économies avancées. En 2050, en Europe, le rapport sera de 1.3 à 1.
Ou prendre la leçon, bondir sur le fond du baril, et se reprendre en main…. En repartant sur des bases plus saines… moralement… et économiquement
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** Les pays qui ont été capables de redressement l’ont fait parce que le fond du baril était atteint et grâce au courage d’hommes ou de femmes déterminés… qui y ont laissé leur réputation « d'âme compatissante. » ou de « cœur saignant ». Des pays qui ont eu le courage de s’attaquer radicalement au problème ont connu depuis 20 ans les taux de croissance les plus élevés.… (ex. Irlande, Angleterre, …) Évidemment leur succès depuis 1990, les a condamnés à être les « maudits » de Kyoto qui sont dans l’impossibilité d'atteindre les objectifs irréalistes et dans l’obligation de saborder un tiers de leur économie… s’ils devaient le faire. EX. pays qui doivent « back-pédaler » : L’Espagne --42 %, Le Portugal --37% L’IRLANDE --26 % La GRÈCE –26, Le Canada --24%, Le japon --18% Voir : Écologie et catastrophisme. Mémoires C. Voir aussi ALARMISME et en particulier KYOTO, MYTHE ET RÉALITÉ |
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Rebondir |
Phase de reconfiguration et de reformatage du système. Restaurer les finances. Calibrer générosité et revenus. Meilleur contrôle sur les dépenses publiques. Et sur les salaires. Ex. En Suède, ticket modérateur : une consultation médicale coûte de 15 à 23 dollars (100 à 150 couronne) et une journée d’hospitalisation 12 dollars. Resserrement de la fonction publique. Augmenter les impôts s’il y a lieu. Augmenter la productivité, condition de l’augmentation de la richesse collective. Éliminer des éléments de protection qui étouffent le dynamisme. Brèche dans l’égalitarisme. Salaires ou primes au rendement. Recycler les chômeurs. Formation permanente. Revaloriser le travail comme source première de rémunération. Assurer la collaboration des différentes instances de la société pour faire accepter le redressement nécessaire. Privatiser certains secteurs des entreprises d’état quand c’est plus rentable. Exemple : la société de transport de Stockholm emploie 500 personnes. Elle donne de l’ouvrage en sous-traitance à 10 000 autres. Modèle copié par d’autres pays qui y ont vu une manière d’échapper à l’emprise de minorités syndicales sur des secteurs névralgiques de l’économie et de la société et au chantage récurrent des menaces de grèves. Déréglementation et ouverture des frontières à la compétition pour stimuler le dynamisme, la créativité, la productivité locale et faire baisser les prix. S’inventer des niches ou des spécialités valables à l’échelle mondiale. Le PIB du Royaume Uni, qui était dans les années 70 inférieur de 25% à celui de la France se situe maintenant à 9 % au dessus. Au Royaume Uni, la force de travail est à 72% et le chômage à 4.99%, en France on a respectivement 58% et 9.3 %
2010. octobre Tout évolue. L’Angleterre à son tour est atteinte par la crise.. toutes les mesures du premier ministre sont comme inspirées de ce qui a été dit précédemment. Et protestations du peuple, (comme en France) quand il s’agit de « raccorder les deux bouts », ou de passer à la caisse…. En ligne, après la Grèce, ensuite l’Espagne et le Portugal,…(et d’autre pays qui n’arrivent plus à contrôler leur générosité (!)
« Contrairement à ce qu’on a voulu nous faire croire, ce n’était ni la fin de l’histoire ni la culmination du développement humain. L’État-providence était incompatible avec le développement de la société qui l’a créé. Par conséquent il appartient maintenant au monde des mythes et des souvenirs. » Mauricio Roja, député du Parti modéré (Suède)
Un parti politique découvre qu’il faut produire de la richesse avant de la distribuer. Cette brillante découverte, due à un « brain storming » des instances intellectuelles du parti, est baptisée « sociale démocratie moderne ».
Cecilia Malmström, ministre suédoise : « Par modèle suédois, nous entendons le fait de résoudre les conflits sur le marché du travail par des négociations entre partenaires sociaux. C'est également un modèle par lequel nous sommes tous assurés de bénéficier d'un régime de protection sociale, grâce à des impôts élevés. L'Alliance [la coalition qui rassemble libéraux, conservateurs et chrétiens-démocrates, au gouvernement depuis septembre 2006] entend préserver ce modèle tout en le modifiant. Il faut qu'il soit plus intéressant de travailler que de recevoir des allocations. »
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S’EUTHANASIER
ET …MAUDIRE
LA
MONDIALISATION |
Se braquer sur ses privilèges (ses acquis) de classes. Survivre par respiration artificielle, à coup de subventions qui dépendent des emprunts qui dépendent….etc. Entretenir des entreprises non rentables. Opposition systématique par l’un ou l’autre groupe de pression à tout projet d’investissement. Incapacité à prendre des décisions impopulaires. Se recroqueviller sur soi. Refuser toute concurrence et fermer ses frontières pour sauver des industries non compétitives qui doivent être entretenues par les impôts du peuple ou par les hausses de prix aux consommateurs. Contrôle des prix. Se partager le travail … qui reste.. Céder systématiquement aux démonstrations de rue, aux protestations inévitables et bien organisées. Paralysie des gouvernements. Crier « Au secours ». Mai 2010, l’Europe obligée de venir au secours de la Grèce et peut-être de …..
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Gus, quelques pistes à vérifier …. « Le modèle scandinave est le seul à la fois juste et efficace en Europe; selon l'économiste André Sapir le modèle anglo-saxon est efficace, mais inéquitable, le modèle franco-allemand est équitable, mais inefficace (trop cher), et le modèle latin est à la fois inefficace et inéquitable. Le choix est donc de glisser soit vers l'anglo-saxon, soit vers le nordique… »
Selon l'économiste Pierre Cahuc. "Les attitudes civiques sont construites à l'échelle nationale et sont enracinées quels que soient les changements de l'environnement économique. En conséquence, il est peu vraisemblable de réussir (en France) des réformes du type scandinave sans les accompagner par des politiques qui modifient les comportements des citoyens."
"Ce n'est ni une question de taille ni une question de morale, rétorque le ministre suédois Thomas Östros, mais de modèle",…la clé n'est pas de vouloir changer les mentalités, mais de proposer "beaucoup d'État et beaucoup de marché, les deux ensemble » Le Monde (26/11/05)
« Aujourd’hui, la social-démocratie est à bout de souffle. Les pays scandinaves s’en détourent, peu ou prou, l’Allemagne a fait le choix d’une coalition dominée par la droite, et le travaillisme britannique a été transfiguré par la « troisième voie » de Tony Blair, et par dix ans d’une politique s’écartant à bien des égards du canon social-démocrate. » « Les conditions sont dans l’ensemble devenues défavorables pour ce modèle. La globalisation économique a affaibli la capacité des États nations à constituer le cadre de système social-démocrate ; le vieillissement démographique, le travail illégal ou clandestin, l’accroissement phénoménal des dépenses de santé, la précarité ou le chômage ont mis à mal financièrement les dispositions de l’État providence, tandis que la poussée de l’individualisme tendait à les délégitimer. » Dans le passé, être de gauche pouvait correspondre à des mobilisations populaires, à des partis de masse adossés à des forces sociales, à des utopies, à une capacité à se projeter vers l’avenir en rêvant d’un monde meilleur—que tout ceci semble désormais lointain! Prospère plutôt les populismes de gauche, dont l’Amérique latine est une terre d’élection, notamment avec .….. » Michel Wieviorka A bout de souffle. La presse. A propos de la crise d’octobre 2008. Les causes… Voir… LA CRISE : RAPACITÉ, INCOMPÉTENCE OU COMPASSION ?
comparaison Richesse Canada et États-unis… (en C$ et parité de pouvoir d'achat) Niveau d'accès au 5% les plus riches : Canada, 89 000$, États-unis 164 000$ ……… …. au 1% les plus riches : Canada 182 000$, Etats-Unis 393 000$
Sondage : D’accord ou pas : « Il est injustifiable de réclamer indûment des aides publiques… » En queue de peloton des 22 pays sondés : La France avec moins de 40% qui sont d’accord. En tète du peloton les pays nordiques…
Suite : 3. Les ratés de la mondialisation |
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** Gus, un rappel : un extrait du site sur le VINGTIÈME siècle.
AU PLAN SOCIAL La bonne vieille charité, qu’on enseignait parait-il autrefois, s’est recyclée en solidarité, se fait discrète, passe de la chaire à la chaise des tribuns, prend une allure sociale et politique et devient un trait marquant de la deuxième moitié du vingtième siècle.
Les obligations qui pesaient sur les uns sont devenues les droits des autres.
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La deuxième partie du vingtième siècle a vu dans les pays d’Occident une efflorescence de mesures visant à repartager la richesse collective, du moins dans la mesure où il y en avait ou tant qu’il y en aura, un privilège des nations les plus riches.
Pensions de vieillesse (ou des aînés pour être PC, même si c’est le cadet de vos soucis) Assurance contre le chômage Assurance contre les accidents de travail Mesures d’assistance sociale Fonds de retraite Éducation gratuite… ou presque Aide aux familles. Allocations familiales Assurance santé Aide juridique Assurance médicaments Assurance automobile Garde des enfants Et beaucoup d’autres mesures plus discrètes à la merci des bureaucrates.. ou en réserve pour la prochaine élection. … Et malheureusement bien des nations encore sont éminemment satisfaites si on peut y trouver au moins une soupe populaire.
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Gus un petit exercice pour te plonger dans l’histoire moderne. Réécris à ta manière la fable de Lafontaine qui exprimait au mieux les valeurs des siècles précédents où on manquait manifestement de charité.
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N’oublie pas, Gus, de montrer comment la cigale revendique ses droits, son droit à manger comme tout le monde, son appel à la Chartre des droits, … l’assaut des journalistes venant la voir danser, la pôvre, et la photo en première page des Tabloïds, les météorologues qui vaticinent sur les effets pervers de la bise d'automne, … le passage obligatoire aux divers canaux de Télévision où les animateurs s’arrachent cette victime d’un monde sans cœur accompagnée de ses quatre cigalettes. …. la caméra qui fixe la larme que la énième animatrice essuie discrètement avec son mouchoir. … les lignes ouvertes où la population est invitée à prendre position pour la cigale ou pour la fourmi. … la tête des ministres sommés de venir s’expliquer. …les protestations du syndicat des danseuses qui exige la carte de compétence et réclame les arrérages de cotisation à la cigale …les banques qui offrent des cartes de crédit. … les groupes de défense spontanés qui bloquent les rues, montent aux ponts, So, So , So, Solidarité |
La cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue. Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau Elle alla crier famine Chez la fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle «Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l’août, foi d'animal, Intérêt et principal.» La fourmi n'est pas prêteuse; C'est là son moindre défaut. «Que faisiez-vous au temps chaud? Dit-elle à cette emprunteuse. Nuit et jour à tout venant Je chantais, ne vous déplaise. - Vous chantiez ? j'en suis fort aise. Eh bien : dansez maintenant.» |
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… grève des enfants du primaire qu’on a fait pleurer sur le sort de la maman des cigalettes.
Enfin… la fourmi qui va s’inscrire à des cours de chant pour l’été prochain… et à des cours de danse en ligne pour l’automne au cas où …
Et le citoyen-fourmi qui se sent un peu touché, qui serait tenté de mettre la main à sa poche, se console (au moins calme sa conscience qui voudrait s’exciter) en disant qu’il a fait son devoir … en payant ses impôts… du moins une bonne partie de ses impôts.
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« être sérieux sans se prendre trop au sérieux »
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés Brefs extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof
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A propos de l’être humain |
Petite histoire des mentalités |
divers |
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(récents) islam, islamisme, mahomet et le coran.
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