Mondialisation,      

hégémonie,

               uniformisation,

          médiocrité

       !!! ???

 

 

     Profbof.com

(thèmes ou chapitres)

    Capsules  (pages. extraits)

Pensées en Vrac

Brèves réflexions

Pour nous rejoindre

Qui suis-je ?

 

 

Chacun son tour ou presque…

 

Musique, cinéma, cuisines, techniques, modes, littérature, informations, vedettes, pornographie, effeuilleuses  font le tour du monde, ou presque, en un rien de temps, portés par la technologie moderne qui gruge avidement temps et espace. La mondialisation à tous points de vue s’accélère. S’agit-il cependant d’un échange?  Doit-on parler de réciprocité ou  d’une hégémonie culturelle qui s’implante et crée un déséquilibre ? A l’évidence,  les échanges ne sont pas  multidirectionnels, du moins  à parts égales. On n’en est pas à la mondialisation équitable. Il y a lieu de distinguer des pôles d’émission et des pôles de réception. Et un chacun a en tête le vilain ou les vilains qui occupent les postes émetteurs dans les échanges mondiaux  surtout au plan culturel.  Beethoven est joué partout, on ne peut en dire autant du plus grand musicien du Japon. Le cinéma s’internationalise à petits pas, mais Hollywood  domine…  effrontément diront certains.

 

 Au pôle de la richesse, de  l’influence culturelle, de  la production et du rayonnement  certains peuples  de l’Occident ont,  en plus du nombre,  un ou deux siècles d'avance, du moins économiquement sinon culturellement, ce qui peut permettre de comprendre en grande partie les déséquilibres actuels en matière d’échanges sur le marché mondial.. des influences. 

 

On sait tous où  se situent  la ou les puissances hégémoniques. Des langues s’imposent plus que d’autres. L’histoire peut nous aider à comprendre. Qu’un nouveau latin s’implante est un progrès par rapport à une tour de Babel permanente.  La langue d’un chacun est conçue comme une richesse, comme un bien héréditaire,  mais son rayonnement ou sa zone d’utilité  peut être limité  et chacun peut déplorer que le reste de la planète ne parle pas sa langue et qu’il soit, lui, obligé d'apprendre une autre langue s’il veut sortir (physiquement ou spirituellement) de son patelin identitaire, qui peut être plus ou moins grand. Il reste que le pouvoir de communiquer de l’être humain,  à être humain à part entière, est un progrès : n’avoir idéalement qu’une langue étrangère à apprendre  pour communiquer avec le reste du monde,  même si certains sont obligés de ravaler nostalgiquement leur prétention à l’universalité. (Gus, réalises-tu que ton prof  quand il était jeune parlait la plus belle langue au monde, la langue des aristocraties et de la diplomatie; son ego a pris toute une  débâcle depuis)

 

Ce qui ne signifie pas nécessairement capitulation, abandon ou disparition. Dépit chez les uns et montée aux barricades; triomphalisme et facilité chez les autres.

 Au niveau des individus,  on trouve des forts et des faibles, des petits et des grands; ce n’est pas une invitation aux uns d’écraser les autres, mais plutôt une invitation à trouver des modus vivendi au profit des uns et des autres.  

 

  Les échanges internationaux, au plan économique et culturel, ne sont pas nécessairement égaux et ne peuvent l’être. On peut rêver ou désirer une bipolarité équitable… Impossible de régler le problème par des lois ou des quotas « d’influences » même si ces échanges seraient  dans l’ensemble  fort désirables et  même le plus souvent profitables au plus grand nombre. On connaît peu malheureusement  (retard de la mondialisation)  ce que chaque culture ou pays pourrait apporter pour contribuer à la culture mondiale.   

 

Un survol de l’histoire de l’humanité nous fait voir que les pôles géographiques  de domination  politique, économique  et culturelle ont fluctué avec le temps et se sont déplacés  géographiquement  un peu partout sur la planète. On a même tenté de  calculer le nombre de ces empires qui,  après s’être imposés, se sont effondrés à tour de « rôle ». Ils ont connu leur heure de gloire (Gus, une métaphore…à défaut de quart d’heure),  où leur rayonnement  a eu l’allure de ce qu’on appelle aujourd’hui  dédaigneusement ou jalousement « l’impérialisme ». Ce sont des pages  que l’on tourne dans le grand livre de l’histoire et qui  ponctue la marche de l’humanité. On en est aujourd’hui à creuser dans le sable pour retrouver les vestiges de civilisations auxquelles nous devons des choses aussi importantes que la roue, l’agriculture ou l’écriture.

De nos jours,  les formes d’impérialisme,  ces « dominations » politiques, économiques et  culturelles sont des faits inévitables et des résultats de l’histoire économique et technique qui a bouleversé et « déséquilibré » la planète il y a deux siècles. Une consolation cependant, si on tient absolument à être consolés : elles ne détiennent aucune promesse d’éternité et peuvent céder leur place à d’autres civilisations qui avec le temps se seront avérées plus dynamiques à de multiples points de vue. Il suffit d’une vie d’homme, (Gus, sois patient quand même), pour assister à des déplacements  de l’hégémonie. Il est même possible  que dans un avenir prévisible   les pôles géographiques de « l’hégémonie » culturelle  et économique se déplacent. Plusieurs nations ont déjà eu leur tour, ont  imposé militairement ou par rayonnement leur culture dans un espace au delà de leur propre territoire… Nul n’est prophète mais avec l’accélération  de l’histoire  et la mondialisation actuelle, avec la mobilité  des compétences et de l’information, avec l’accélération du temps historique (les millénaires d’autrefois sont les siècles d’aujourd’hui, les siècles des décennies) on peut prévoir que l’hégémonie ou la polarisation   se déplaceront  dans un avenir plus proche qu on peut imaginer  si on reste rivé à son  journal quotidien.  …Ou bien les pôles d’influence  se multiplieront selon les spécialités de chaque pays  ou  tout  simplement au gré des  coalitions ou  fusions culturelles.  Déjà on peut voir des signes avant-coureurs  de ces changements ou de ces déplacements…  Le pôle manufacturier, par exemple, est en pleine mutation. Plusieurs ont déjà eu leur  tour, ont connu leur heure de gloire, dont ils se gargarisent encore, d’autres l’auront… et si on veut être très optimistes… on pourra dire que ce sera chacun son tour à imposer ses produits, son hit parade, ses best-seller,  son cinéma, ses vedettes, ses héros, sa bouffe, ses modes de vies, etc.  En attendant c’est à chaque pays ou culture de prouver sa vitalité, de voir à  garantir ou à assurer sa survie si jamais  il  espère d’être un leader mondial à son tour (la mondialisation n’est pas synonyme d'extermination à moins que la victime soit  déjà à l’article de la mort)

 

HÉGÉMONIE culturelle PAR  intégration,  assimilation  et irradiation.

 

Gus, c'est vrai que les puissants sont détestables et ont mauvaise presse évidemment bien méritée.

 

Voici malgré tout, une autre petite consolation en attendant ton tour de te faire valoir à l’échelle de la planète. Les puissances  d’aujourd’hui qui irradient le plus leur culture doivent pour une bonne part leur pouvoir et leur fascination à leur aptitude à assimiler la culture des autres,  à polariser et à attirer  les gens dynamiques en leur offrant  les conditions idéales pour réaliser toutes leurs possibilités.

 

On parle souvent du pouvoir d’Hollywood.  Ce pouvoir, le plus souvent, fut d’agir comme aimant, comme pôle d’attraction,  pour attirer les talents de la planète entières, scénaristes, réalisateurs, (de Sennett et Chaplin à Eng Lea  en passant  par Fritz Lang, etc.), comédiens de toutes nations (du Mexique à l’Australie) pour finalement s’imposer ou les imposer à la planète. Et cela sans torsion de bras ou ratissage pour amener les gens au cinéma.

 

Hamburgers  et Frankfurters  font le tour du monde, via les USA, dont ils sont un des symboles les plus populaires  mais d’où viennent  originellement ces « créations culinaires » ? (Gus, un peu d’étymologie, s.v.p.)

Dans la tradition de la chanson populaire française, Gus, compte les vedettes qui ont une origine étrangère (fais le tour de la Méditerranée) et qui ont longtemps enrichi le patrimoine local.

Le Canada a exporté le Hockey à travers le monde, aujourd’hui  le club de Montréal  a l’air d’une Société des Nations… où on a peine à prononcer les noms des joueurs et à dénicher sur la glace un  produit « maison ». On en est rendu à importer des joueurs de France pour ne pas perdre l’accent.  Les USA  importent les meilleurs joueurs de leur sport national  des pays d'Amérique latine,

Les prix Nobel, surtout en sciences, vont le plus souvent aux Américains, du moins aux Universités ou aux Laboratoires  des USA. Combien  d’ « étrangers »  parmi ces récipiendaires qui  sont venus profiter de l’excellence des centres de recherches locaux   pour faire profiter utilement  le reste de la planète  de leur découverte. …

 

Tout ça, Gus, pour  te faire comprendre que  la mondialisation est moins unipolaire qu’il peut  le paraître à première vue.

 

Tu  connais  Dubaï ? Non? Ce petit état  s’apprête à  construire l’édifice le plus élevé au monde.  Traite  que se payaient les pays riches un peu avant et après la grande guerre, histoire de se donner  en spectacle et de s’imposer comme grandes puissances… à tout le moins de se faire voir. Dubaï est aussi le plus gros client de Boeing…

 Et le type d’émission TV  le plus populaire de ce temps-ci  et qui a fait le tour du monde  vient d’un tout petit pays…  sauvé des eaux.

Le monde change… à ce qu’il semble.

 

Gus, n’oublie pas que la grande utilité du nationalisme, surtout s’il se fait frileux,  est le plus souvent de faire porter sur les voisins la responsabilité de ses faiblesses ou de ses  insuffisances.

 

 

Voici Gus, deux  petits tableaux qui disent plus que bien des mots sur ce qu’a apporté la mondialisation depuis 1980 (extraits de Antagoniste )

 

Comment  le produit mondial  en PI B s’est partagé  entre pays développés et pays en voie de développement ?

 

Mondialisation

 

Comment a évalué le PI B par habitant  depuis que le processus de mondialisation est engagé ?

A qui a-t-elle profité?

 

Mondialisation

 

(bien lire ligne bleu avec chiffres bleus et ligne rouge avec chiffres rouges)

 

En somme, une progression comparable dans l’un et l’autre.

 

Suite : 2B. La mondialisation et l’État               providence

 

 

PHILOSOPHER AVEC le prof BOF

« être sérieux sans se prendre trop au sérieux »

 

NOUVEAU

CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés

Brefs extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof

 

A propos de

l’être humain

Petite histoire

des mentalités

divers

 

ORIGINALITÉ DE L’HOMME

HASARD ET EVOLUTION

LIBERTÉ (Une ILLUSION?)

CRÉATIVITÉ ET INVENTION    

SEXUALITÉ HUMAINE  

AGRESSIVITÉ (INNÉE ??)

TRAVAIL (Nature/histoire)

TOLÉRANCE (Jusqu’où?) +  

+++Relativisme éthique

 

 quête du bonheur

 

1.    MENTALITÉ PRIMITIVE

2.  PHILOSOPHIE GRECQUE  

3.  Monde CHRÉTIEN

4.  Monde moderne.(16e).   

5. LE SIÈCLE DES LUMIÈRES

6. 19e siècle (Scientisme)

7. Le 20e siècle 

8. Le 21e siècle

 

BRICOLAGE

 

(mON vERSAILLES À MOI)

 

GÉNÉALOGIE

(récents)

islam, islamisme, mahomet et le coran.

Le 21e siècle

. Alarmisme et catastrophisme

1, La quête identitaire.

2. gauche / droite

3. eINSTEIN EN IMAGES.

4. société de consommation

5. Mondialisation

7. le terrorisme

 

8. Écologie et catastrophisme

 

9. LA RÉVOLUTION  INDUSTRIELLE

Pour nous rejoindre

Il y a près de 15 000 liens hypertextes sur les sites (pages ou images).

Ne vous gênez pas pour nous signaler les liens défectueux ( et même les fautes dans le texte)