Remarque importante.

Ce site  primitivement faisait partie dun ensemble plus vaste, soit dune histoire  de lévolution  du travail (Voir ci-contre). Il se situait à la suite de l’étude sur la société de consommation (autour des années 1960) où sont reflétés   les discours idéologiques courants  à lépoque.

Il a été décidé den faire un site original  parce  quil avait pris de plus en plus d'ampleur en regard du projet initial sur lhistoire du travail et méritait  de voler de ses propres ailes..

 

ÉVOLUTION DU TRAVAIL

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 7. MONDIALISATION

 

par le prof bof.

 

 

Loin de la belle et simple autosuffisance…que l’humanité connaissait encore il y a quelques générations.

Les conditions du travail d’un chacun,

(quant à son existence, quant à sa nature et sa rentabilité)

 sont de plus en plus déterminées

par ce qui se passe sur l’ensemble de la planète.

 

Les échanges de biens et services ont progressivement passé de l’orbite du village

à celui de la ville, 

du pays

et maintenant, dernier stade, du monde entier***

 

L’électronique accélère le processus

 et la fibre optique  élimine les distances,

les hommes deviennent de plus en plus interdépendants pour vivre et bien vivre.

Le gardien derrière  la caméra de surveillance d’un édifice

peut être  littéralement aux antipodes. 

 

Le travail de l’homme prend le large, le grand air… et s’étend au village global (ou presque) qu'est devenu la planète.

***Bien malins, ceux qui voient dans ce processus quelque volonté hégémonique secrète et diabolique.

Il convient plutôt d’y voir une conséquence  du développement technologique qui a pratiquement éliminer les distances,  fragiliser les frontières.

 

Du tic au tac.  Ou du tac au tac `

Les autres pays tu aimeras comme le tien

Tous les pays veulent  vendre  leurs produits à l’étranger. C’est une source de  richesse….

 Et aimeraient en plus limiter l’entrée des produits concurrents des autres pays. 

C’est le triomphe du « protectionnisme » qui est une tentation permanente  et dont l’histoire a gardé mauvais souvenir. 

Un dicton : quand les biens ne traversent plus  les frontières, ce sont les armées qui passent.

 

La mondialisation, Gus, c'est en principe jouer du TAC AU TAC.

C’est la possibilité de produire et vendre plus, surtout dans les domaines où l’on réussît le mieux,  en qualité ou en quantité.     Le prix à payer, pour cette opportunité ? Donner accès à son propre marché, aux produits des autres pays, particulièrement  là où ils excellent   au risque de voir  certains secteurs de son économie, moins efficaces,  souffrir de cette concurrence.

Cette liberté, à double sens, mutuelle, devait au total, du moins en principe, assurer une plus grande richesse d’un chacun.

 


 

Mon cher Augustin, je t’offre quelques éléments de réflexion…..

 

 

LA mondialisation à son meilleur

 

 

En vrac

 

 

En principe chaque pays  fait et exporte ce qu’il fait le mieux et à meilleur compte et importe en échange  les biens et services pour lesquels d’autres pays sont plus efficaces. Avec un certain dynamisme minimal, chacun y trouve son compte et les consommateurs sont mieux servis.

 « La pauvreté a davantage reculé dans le monde durant les cinquante dernières années du 20ième siècle qu’au cours des 500 ou 5000 années précédentes » (ONU) Depuis l’effondrement de l’empire soviétique,  des continents entiers ont été réintégrés dans l’économie mondiale. 80% de la population mondiale produit et échange  à l’intérieur d’un même système. Progression  de la richesse de 5% annuellement dans plusieurs pays. Les personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour ont diminué de moitié. 

Toujours selon l’ONU, depuis environ vingt ans la mondialisation a contribué à faire reculer la pauvreté dans vingt-quatre pays en développement qui comptent au total quelques 3 milliards d’habitants. 

 

 

Gus, un calcul pour toi : l’ouverture des marchés et le dynamisme qu'elle a suscité dans plusieurs  pays, en particulier en Asie, a arraché à leur pauvreté millénaire combien de fois  plus de personnes  que toutes les subventions des  pays dit riches, des concerts d’autopromotion et des spasmes de générosité  que la vue d'enfants au ventre creux ou ballonné a pu susciter à l’heure du dîner.

 

« A propos de la mondialisation, je crois moi, que la mondialisation n‘est pas une tragédie. Ce mouvement inéluctable a enrichi  la planète du point de vue scientifique, technologique, humanitaire  et culturel. C’est un processus  socioéconomique très bénéfique, surtout pour les pays les plus pauvres. Les contrées sous- développées qui ont tablé, d’une manière intelligente et efficace, sur une ouverture de leurs frontières et la création de marchés concurrentiels ont connu ces dernières années un essor économique fulgurant—le Chili par exemple ou l’Espagne, l’Irlande, certains pays asiatiques » Mario Vargas LLosa

 

La baisse des prix de plusieurs biens qui accompagne normalement la mondialisation profite en particulier  aux pauvres : nourriture, vêtements, appareil ménager, produits électroniques, etc. qui étaient le lot des privilégiés, il n’y a pas si longtemps. La concurrence mondiale amène  des chutes de prix  considérables  dont profitent  les moins fortunés.

 

Plusieurs pays considérés jadis comme pauvres sont en  voie de rejoindre les pays développés.

 

La concurrence mondiale est un fort stimulant à la créativité locale et entraîne l’élimination des incompétents ou des entreprises qui ne  peuvent subsister qu'à coup de lobbying, de subventions gouvernementales, de protectionnisme et de prix artificiels qui pénalisent le consommateur, le plus pauvre en particulier,  qui en plus subventionne par ses impôts les subventions accordées aux producteurs.

 

Possibilité étendue et ouverture de marché pour les producteurs et travailleurs efficaces de tous les pays (à condition qu’il y en ait).

 

Mobilité de l’industrie…Émigration de certaines industries vers des pays en voie de développement et qui recommencent le cycle de l’enrichissement.. (souvent en repartant malheureusement du 19 ième siècle).

 

 

(Selon  une enquête dans 18 pays du world Public Opinion. Org.)

 

Degré d’appui à la mondialisation :

la Chine (87 %),

Corée du Sud (86 %)

 Israël (82 %).

 États-Unis (60 %),

la France (51 %)

 l'Argentine (55 %).

 

Évaluant   l'impact sur Leur économie nationale.

 

Des 14 pays sondés sur cette question,  une majorité absolue de citoyens de chacun des pays est d'avis  que cet impact est positif;  

Les plus pessimistes : croient que l’impact est négatif,  aux États-Unis (42 %),  en France (34 %) ainsi qu'au Mexique (27 %) et en Inde (27 %).

Les opinions sont aussi largement positives  en ce qui a trait au sort des entreprises nationales, des consommateurs ou encore du niveau de vie en général.

 

 


 

Culturellement…

Quelques exemples de mondialisation réussie.  Le cirque du soleil. Quelques amuseurs publics d’un coin de pays en mal d’identité coalisent autour d’eux des talents de tous les pays du monde et  renouvellent un genre. Ils remplacent  les rugissements des lions ou les barrissements des éléphants par des valeurs universelles, le charme, la poésie,  l’élégance, la  musique  et … des  prouesses époustouflantes. Ils rejoignent tous les continents,  de Las Vegas à Tokyo, de la tente de cirque à Imax  en passant par la TV, et toutes les générations, de bébé à pépé en passant par mémé. (En 2006, treize différents spectacles, six permanents, les autres en tournée avec un auditoire de 7 millions de personnes)

 

Des petits pays comme l’Islande,  la Finlande, Capo Verde, etc  imposent  leurs vedettes à la planète. Une Maori est probablement la plus grande cantatrice de sa génération. Le Canada se fait une spécialité de fournir des chanteuses populaires. La  World Music est au goût du jour. Ceci naît spontanément  sans mandat de l’ONU.

 

Des sports sont pratiqués par toute la planète.  Les tournois mondiaux mettent  en présence des participants  de nombreux pays… Chacun peut établir son hégémonie temporaire… à tour de rôle.  Gus,  aux Olympiques, on retrouve en tête  presque toujours les plus grands pays. Ça va de soi… Mais, intelligent comme tu es,  calcule le nombre des médailles proportionnellement  à la population des pays. Les hégémonies se déplacent… Et c’est plus honnête comme calcul… Du moins plus instructif si tu veux évaluer la compétence sportive d’une population.

 

Une grande artiste, Madein China, réussit à décorer par ses œuvres les jardins et les arbres de Noël de la planète.

 

La pizza, le spaghetti, et Bocelli font le tour du monde.  Les cuisines se planétarisent.  La poutine du Québec et Céline Dion suivent.... Aller dans un super marché  prend l’allure d’un cours de géographie.  Les cuisines locales reculent,   deviennent presque exotiques  et sont réservées aux jours de fêtes nationales… histoire de montrer aux enfants ce que leurs ancêtres mangeaient du temps des vaches maigres.

 

Année de l’Exposition Universelle des nombrils mal séchés des préadolescentes. Le tissu épargné dans tous les pays riches ira à ceux qui n’en ont pas…Du tissu évidemment…  pour confectionner des burkas  au cas où la mode se généraliserait.

 

Grandes célébrations médiatiques, rituelles et périodiques des casseurs de tous les continents qui se donnent des rendez-vous festifs (les idéologues ont de la difficulté à les suivre pour fournir les arguments…)

Conjurations, hargne et affrontement…en spectacle  à défaut de programme commun. Changement périodique des programmes pour les mettre au goût et à la sensibilité du jour : on se sert de l’endos des pancartes et on passe subtilement de  l’antimondialisation à l’altermondialisation en attendant on ne sait trop quoi, quitte à renouveler le stock des pancartes et des épis de maïs  transgéniques.

 

Toutes les générations adoptent le Jeans, nouvel esperanto,  comme symbole de la jeunesse éternelle…et de la contestation de la mondialisation.

 

*****

Le tout jeune japonais est sans doute convaincu que le « jeans »  qu’il porte va de soi,  est d’invention japonaise et y prend peut-être plaisir à affirmer son identité…  Qu’importe s’il s’y sent confortable. C’est un cas de mondialisation discrète et réussie, une contribution valable à la culture et à l’économie mondiale qui n’infériorise personne.

 

Pour ne froisser personne, pour être culturellement équitable, on pourrait pourtant rêver  d’une culotte  qui incorporerait des éléments empruntés à une vingtaine  de « culottes nationales », créer un pot pourri vestimentaire pour faire multiculturel et tenter ensuite de l’imposer à la jeunesse du monde. Sans doute qu’il serait  préférable d'attendre la touche chinoise ou indienne qui modifiera le jeans, qui est devenu l’esperanto  ou le latin en matière  de revêtement de fond.  On perd de vue que le tissu est d’origine française ou génoise, qu’il a été inventé avec ses boutons métalliques par un Bavarois fraîchement immigré aux USA,  adopté initialement par presque tous les travailleurs  des pays industrialisés et les cow-boys du cinéma américain,  puis sacralisé et mythifié par les hippies, qu’il a été promu finalement comme vêtement d'aisance et de détente pour pauvres ou riches, petits ou grands, jeunes ou vieux et exporté   par  les Américains… qui l’ont implanté par séduction hégémonique au reste de la planète. Et maintenant fabriqué en Chine ou en Asie pour la plupart.

 

Le bilan est positif ( si on sait occuper le temps gagné)  : être débarrassé  de l’obligation culturelle de presser (ou de  le faire presser)  presque quotidiennement le pantalon de mise, d’en  vérifier le pli pour « bien paraître », s’affranchir de la honte d’afficher son  état de fortune dans le vêtement que l’on porte, puisque les plus riches, snobisme et mode obligent,   manifestent  maintenant leur richesse en portant des jeans savamment  usés et même déchirés…(Gus, entre nous, ton Prof ne déteste pas les prises d’air) Gus, c'est le poor-power à l’œuvre.  .

 

 

Suite : Mondialisation, hégémonie et uniformisation.

 

 

 

       

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1, La quête identitaire.

2. gauche / droite

3. eINSTEIN EN IMAGES.

4. société de consommation

5. Mondialisation

7. le terrorisme

 

8. Écologie et catastrophisme

 

9. LA RÉVOLUTION  INDUSTRIELLE

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