Le plaisir d’être plus
que soi-même.
Le
design appliqué à une bonne pâte.
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Chronique 22 déc.2003 Mon cher Gus, j’espère bien qu’en parlant de
créativité et de sexe, tu ne comptes pas sur moi pour te donner des idées sur
les couleurs de la coupe iroquois que tu rêves de porter un bon samedi
soir pour séduire on ne sait trop qui mais au moins pour épater tes petits
copains. Tu sais que ton Prof voit les choses d’un peu
plus haut, que sa pensée philosophique domine les siècles et même les
millénaires. Dès le début de cette série, on cherchait dans la sexualité
humaine tout ce qui était du à notre statut de mammifère, famille dont nous
sommes de fiers représentants. Ovules, spermes et leur système de jonction
forment une entreprise qu'aucune invention humaine n’a réussi à égaler,
c'est le miracle de la vie et de la propagation de la vie Ce système déjà si élaboré, promu à la
dignité humaine, s'est encore compliqué comme si par-dessus
ces assises biologiques bien assurées tout un réseau de nouvelles
potentialités se développait et n’arrêtait d’en développer toutes les
Madame Boffe
trouve qu’il y a de jolis garçons et même de beaux hommes. Bof lui
trouve que les filles et les femmes sont bien plus jolies. Tous les goûts
sont dans la nature comme tu vois. Qu’on le veuille ou non la beauté
est attractive et appelle la caresse. Gus t’es-tu arrêté pour
admirer ce miracle qu’est la séduction dans l’ordre de la nature ? LE
MYSTÈRE DE Et que dire, Gus, du mystère du nez retroussé de ta nouvelle copine qui a le don de te faire faiblir (une manière de parler) …Sans parler de son sourire si engageant qui te fait tomber dans les pommes! Gus admire et suis à la trace les explications de ton prof de biologie. Lui aussi se butera, je crois bien, à certains sauts existentiels mystérieux, quand il tentera de marquer les étapes à partir de la commissure spéciale des lèvres (son sourire si engageant) … jusqu’au tas de pommes sur lequel tu t’apprêtes à tomber… Admirons à défaut de comprendre… Et pour la plupart d’entre nous, c’est grâce à ces commissures des lèvres, si particulières, ces sourires si irrésistibles, que nous devons d’exister aujourd’hui. Pas tous malheureusement!
« PULCHRIOR »
La beauté physique de chaque sexe est particulièrement remarquable aux
âges de la reproduction. Plus tard la beauté change d’octave ou de registre.
Mais l’être humain n’a jamais pu s’en satisfaire… Il a cru pouvoir faire
mieux…Que de tatouages, que de maquillages, de lacérations, de réfections, de
régimes, de contractions, d’injections! Que d’inventions pour se rendre
appétissant ou jouer avec la nature : de l’étirement des lèvres ou du
cou, du rétrécissement des pieds aux garnitures d’os ou de métal (précieux si
possible) et aux virtuosités des chirurgies modernes! On reformate le visage,
ravale la devanture et, le temps faisant son œuvre, on raffermit les
fondations. Qu’est-ce que l’être humain, du plus primitif au plus
sophistiqué, n’a t-il pas tenté pour augmenter son pouvoir de séduction…
comme si la nature n’y avait pas pourvu suffisamment. C’est vrai que la
nature a aussi inventé la concurrence et la compétition. Pourtant le
geai bleu, fier sans doute de ses couleurs, se contente d’offrir une graine
de tournesol à l’éventuelle partenaire; la simplicité naturelle… à défaut d’être
la simplicité volontaire. ORIGINE. D’où peut bien venir cette
insatisfaction constante et cette quête Et passé un certain âge, toute une autre
industrie de l’entretien et de la restauration prend la relève … jusqu’à
l’embaumeur qui tente l’ultime "beautification"…pour
donner un sujet de conversation à ceux qui viennent au salon funéraire pour
une dernière vérification. L’être humain, a-t-on déjà vu, partage la peur et l’agressivité avec l’animal. Sa créativité
a greffé sur ces pulsions naturelles toute l’industrie des armes, de la massue
à la bombe atomique, de la police à l’ONU, etc. tout ça au-delà des griffes,
des dents, des sabots,… et de la course qui semblaient pourtant
suffisants pour nos frères animaux.
L’homme, cet animal capable de se
reformater et de se reconfigurer. Mai 2008. Témoignage d’une femme qui fut particulièrement belle aux dires de Bof… et de quelques
autres. « Pour
un oui, pour un non, on passe sur l’autel de la beauté et on se fait
cisailler le visage, liposucer les cuisses et les fesses, bourrer les « nichons »,
les lèvres et tout ce qui est possible par des implants, piqûres de collagène,
silicone ou autre saloperies. De 7 à 77 ans, les clients et clientes se bousculent
dans les centres esthétiques où on leur épile toutes leurs touffes
indésirables, où on leur tatoue des maquillages permanents, indélébiles, leur
donnant à jamais l’air de clowns mal lavés, lorsqu’au réveil, après une nuit
parfois agitée, ces dames émergent le cheveu en bataille, le visage chiffonné
mais les sourcils, les paupières et les lèvres prémaquillées.
Ridicule ! Chassez le
naturel… Hélas, il ne
revient plus au galop!.... …. Je pense que
le visage est le miroir de l’âme, qu’íl reflète les
sentiments intenses qui habitent chacun de nous. Le charme extraordinaire qui
émane parfois d’un être dont les traits ne sont pas parfaits est beaucoup
plus séduisant, captivant et envoûtant, que la platitude niaise d’une
perfection élaborée chirurgicalement dont la profondeur du vide est
insondable… La beauté
intérieure s’acquiert. » Brigitte Bardot |
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Mystification et artifices….
Consolations hollywoodiennes pour les mal foutus….
Entre le lever et
la soirée : des visages à deux faces…
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Il y a mille
manières de se consoler dans la vie!
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Gus, ta copine qui a un sens de l’humour bien développé, m’a
fait connaître cette chanson. Dans
l’désordre Y’a
Christian Dior Et
ces culs en or Versace Qui
s’est fait buter Chan
et Chanel Qui
font dans la dentelle Et Revlon pour cacher les boutons Y’a
Liz Watier Pour
les défigurés Avec
tout son stock Y’a les manucures, les pédicures< |