HÉROS POUR CHAQUE GÉNÉRATION.

 

Par le prof bof

 

 

 

PREMIER TIERS DU 20E SIÈCLE

L’ère des magnats de l’industrie

 

Aux  18e et 19e siècle  on a  découvert de nouveaux principes d’énergie  (vapeur + électricité) et procédé à des inventions fondamentales.

Le début du vingtième siècle verra une efflorescence  de grands entrepreneurs, de gens qui ont lancé des produits nouveaux qui seront la marque du siècle ou lancé des entreprises qui  changeront la face de l’économie.  Ce sont les grandes vedettes du premier tiers du vingtième siècle, leurs noms sont dans toutes les têtes et ils sont devenus à ce point familiers qu’on  a parfois oublié qu’il y a des individus, mieux des personnalités ou des œuvres derrière ces noms qui sont devenus pratiquement  des noms communs tant ils ont marqué l’imaginaire collectif. Par la suite il y aura autant sinon plus d’inventions mais ce sera le fruit d’un travail collectif, impersonnel, anonyme. On ne retient que le nom ou le sigle de la compagnie.

 

 Un trait commun à ces pionniers: produits d’une époque où les impôts sont pratiquement inexistants, la plupart se font un point d’honneur de verser une partie des fortunes colossales qu’ils ont accumulées dans des fondations, des instituts, des musées, des centres de recherche qui portent encore leur nom et qui leur assurent une relative immortalité.

 

Aujourd’hui un nom ou un personnage qui semble être de ce calibre dans la perception populaire est Bill Gates, à l’œuvre exceptionnelle (mettre l’informatique à la portée de n’importe qui, même du prof Bof), à  la fortune colossale et aux multiples fondations surtout dans les pays pauvres.

 

Voici donc une petite galerie… Certains, parmi beaucoup d’autres, gagnés par l’esprit d’entreprise  de ce premier tiers du siècle. 

 

 

 

Le rêve de tout artiste…

Se produire à Carnegie Hall.

ANDREW Carnegie

(au tournant du siècle)

Une histoire exemplaire pour l’Amérique.

Immigrant à treize ans, aussitôt employé comme messager dans  une compagnie de télégraphie pour $1.50 par semaine. De promotion en promotion, il devient directeur de compagnies de télégraphie, de chemins de fer et  d’aciéries.

En 1889, il liquide tout et il écrit un essai  qu’il considère comme un testament : L’évangile de la richesse.

 

 

Cet ouvrage est considéré comme la Bible de la philanthropie américaine. Le riche, y est-il dit, doit vivre sans extravagance, pourvoir modérément aux besoins de sa famille et considérer le reste de sa fortune comme un surplus qu’il doit utiliser à  promouvoir le bien-être et le bonheur des autres. On estime qu’il a donné 90% de sa fortune pour des institutions culturelles ou de haut savoir, entre autres pour fonder 2 509 librairies publiques gratuites à travers le monde.

 

 

HENRY FORD.

Répandit la voiture dans la classe moyenne. Il réalisa que s’il voulait vendre ses voitures en production  de masse sur les chaînes de montage, il devait hausser le salaire de ses employés pour qu’ils puissent s’en procurer..  et faire progresser sa compagnie.

 

Charge of the Model-T Fords - A photo finish for second place!

"Mere money-getting has never been my goal. I had an ambition to build." John D. Rockefeller  

 

En fin de siècle, la consécration  ultime de la popularité pour un héros :

 devenir un jeu video.

 

 

 

 

 

André et Édouard Michelin.

 

Gus, un des frères était spécialisé dans la jante avant, l’autre dans la jante arrière.

 

Gus, si plus tard, quelqu’un  te parle de ton Michelin en regardant ton tour de taille,  il sera temps de te mettre à la diète.

 

 

 

KEITH KELLOG.

 

Le Karl Marx du petit déjeuner.

Certains, nostalgiques, regretteront les heureux temps où on faisait son gruau tous les matins.

D’autres essaieront d’imaginer tout le temps gagné (souvent à dormir)  par trois générations à travers le monde en usant de la formule Kellogg.

Un petit pas pour Kellogg, un grand pas pour la libération de la femme 

 

et parfois de l’homme qui sera suivi de bien d’autres.

Avec une formation d’une sixième année, il s’efforce de varier le menu dans un Sanatorium où son frère était directeur en cherchant des substituts au pain. En oubliant sur le feu une concoction qu’il avait préparée, il changea ainsi par un heureux accident la face du petit déjeuner, du moins en Amérique.   Les Corn Flakes étaient inventés.

Il ne tenta pas de rivaliser  avec d’autres millionnaires de son époque dans la construction de châteaux de plus en plus extravagants,  il fonda plutôt plusieurs institutions consacrées à l’enfance. Il meurt à 91 ans,  une excellente publicité pour la gamme de ses produits.  Mieux en tous cas que la mort précoce du docteur Atkins à la célèbre diète.

 

 

 

Enzo Ferrari

 

Enzo Ferrari

Ferrari - Alfa Romeo P2

 

Gus, un amateur de courses, un émule de Shoemacher et qui a permis â ce dernier d’accumuler une fortune  à l’exception près que Ferrari  ne fit pas seulement s’asseoir derrière le volant en tentant  de ne pas en être éjecté comme Gilles Villeneuve.

 

 

Andrew Mellon

 

Grand financier, industriel, diplomate et collectionneur.  Il s’intéressa particulièrement aux œuvres d’art dont il meubla les musées des USA et fonda plusieurs institutions de haut savoir.

 

 

 

 

 

Gus un héros d’un autre âge.

Le premier homme à faire le tour de la terre dans l’espace en 1961: Gagarine.

Remarque que Bof admire cent fois plus les travaux des savants qui ont permis à Gagarine de s’abandonner…

Tous ces savants anonymes pour le non spécialiste, tous ces travailleurs d’équipe qui se cachent derrière des sigles sont les héros et les responsables des exploits les plus marquants du siècle. Mais ce ne sont plus les noms que l’on retient.

 

Gus, un exemple de l’humour soviétique :

Au retour de Gagarine, tous les journalistes avec cameras et micros, sourire béat,  sont à l’affût  de ses premiers mots.

Gagarine apparaît, les mâchoires serrées, la  mine renfrognée, les poings fermés.  Il desserre à peine les dents et marmonne :

« J’aimerais bien connaître l’imbécile  qui a fermé derrière moi la porte de cette maudite cabine quand j’étais en train  de la nettoyer »

 

 

 

 

 

 

 

 

                               

 

 

Deuxième tiers du siècle.

L’ère des sauveurs de peuple

 

La grande invention et la grande production devient anonyme, produit de « société anonyme » comme on dit, à quelques exceptions près.

En ce deuxième tiers du siècle, les héros, les noms que l’on retient prioritairement et qu’on ne peut ignorer sous peine de passer pour inculte sont des leaders politiques, des personnalités fortes, charismatiques, qui ont marqué le siècle pour le meilleur ou pour le pire.

 

Les ANTINOMIEs

« La pensée européenne depuis deux cents ans s’est développée dans deux directions apparemment antinomiques, l’utopisme et le nihilisme, l’attitude révolutionnaire et l’attitude cynique—le y a qu’à et le n’est que. Selon les utopistes, si l’on a la chance d’être instruit, il faut mettre son intelligence au service de la révolution pour faire advenir un monde meilleur. Selon les nihilistes, étant donné que tous les agissements humains sont dérisoires et tous les espoirs voués  à l’échec, on ferait mieux de se suicider tout de suite ou  à défaut, on peut écrire. Les uns s’acharnent à bâtir l’avenir radieux, les autres nous plongent d’emblée dans les ténèbres. Les premiers disent qu’il faut casser les œufs pour faire une omelette; les autres que  rien ne vaut la peine, ni les œufs ni les omelettes et du reste on n’a même pas faim.  La structure est identique et les deux attitudes sont en réalité complices et complémentaires : elles se fondent  sur le tout ou sur le rien, l’important et la grande raison de leur succès auprès du public, est leur caractère absolu. »

Nancy Huston, Professeurs de désespoirs,  p. 19

 

Les peuples aiment se retrouver dans un symbole, une personne, qui est l’incarnation du destin du groupe, son foyer d’identité, son gage d’unité et  qui le conduira vers une terre promise.

Autrefois ce rôle était parfois joué par les rois, peu importe leur valeur (le leadership n’est pas un gène). Gus, tu connais tes poètes : Défendre la patrie, mourir en s’enroulant  dans le drapeau en criant dans un dernier râlement « Vive le roi ».

Pour la période de 1930 à 1980 le culte du héros, du leader, du conducteur de peuple  a été marquant, surtout dans les pays non démocratiques. Il est vrai que la propagande gouvernementale, surtout si elle est sans contrepartie,  est facilement créatrice  de Moïses, ou tout au moins de Josués,  à profusion. Bien des peuples à cette époque entonnèrent d’une seule voix : « Un sauveur nous est né »

A  leur décharge, Gus, il faudrait cependant ajouter que la période 1914-1939 marqua un profond désarroi tant au plan économique que politique. A une humanité déboussolée, quoi de mieux qu’un index qui te montre le Nord.

 

 

?

 

Gus, je t’ai presque rejoint dans le temps. 

Je ne compte pas ici  reprendre tes cours d’histoire.

Je te propose plutôt un petit jeu ou un petit test.

Peux-tu accoler le sobriquet flatteur que le peuple (inspiré! ou programmé) 

a prêté (avec intérêt) si affectueusement 

aux grands leaders de ce deuxième  tiers (+ -) du vingtième  siècle

 

VOIR TABLEAU CI-CONTRE

14 PERSONNAGES QUE TU DEVRAIS RECONNAÎTRE >>>

 

 

 

 

Gus, je ne voudrais pas te laisser sous l’impression qu’il n’y eut  à cette période  que cette galerie (peu présentable pour la plupart)   de « sauveurs de peuple » auto-proclamés et qui ont su s’imposer  à l’imaginaire de leurs subordonnés qui les ont « mythifiés ».

C’est l’époque  qui a vu aussi d’authentiques hommes politiques (vs politiciens)  qui ont été de grands serviteurs de leurs contemporains : Franklin Roosevelt, Winston Churchill, De Gaulle, Martin Luther King, Albert Schweitzer, Lech Walesa, etc.

Et au chapitre des héros, il ne faudrait pas oublier  les centaines de millions de victimes des « sauveurs de peuple » et tous ceux, qui anonymement ont combattu  et permis d’échapper aux fièvres totalitaires.

 

Gus, pour plusieurs,  surtout si tu te prétendais un intellectuel, qu’il était facile de penser profondément en ces temps là !  Tous les maux de la planète, de la société  et les failles structurelles de la nature humaine étaient pour les uns  causés par la bourgeoisie capitaliste et pour les autres par les Juifs.  Et alors les solutions s’imposaient clairement et naturellement à tout esprit qui réfléchissait le moindrement.

 

 

Deux héros de la fin des idéologies

  et des « sauveurs de peuple »

 

 

Tiananmen

 

Rosa parks

 

qui  en refusant de céder

son siège d'autobus à un blanc

en 1955

a lancé la plus grande révolution culturelle du siècle aux USA

 

Et pour l’avenir…

De la terreur à l’insignifiance…

 

 

 

 

 

 

DE LA DÉCOLONISATION AU TIERS-MONDISME…

 

« Les idéologies ne meurent jamais, elles se métamorphosent et renaissent sous une apparence nouvelle quand on les croyait enterrées à jamais. L’échec, loin de servir de  dégrisement, relance l’ivresse.

Au visage affligé du colonisé a succédé en effet le visage affligeant du décolonisé qui aligne depuis quarante ans désenchantement  et fiasco : le Grant timonier et ses 70 million de morts, les massacres de masse de Pol Pot, la répression vietnamienne et l’exode des boat people, la dictature de Saddam Hussein, le délire obscurantiste des mollahs en Iran, le fascisme cubain, la guerre civile algérienne, la déroute des divers socialisme tropicaux, sans compte la corruption, l’appauvrissement,  la gabegie, le népotisme. » 

 

Un continent à la dérive

 

« Ce cocktail de désastres » comme le qualifiait pudiquement Kofi Annan en 2001 .Le règne meurtrier des Négus rouges. Mengistu, les  bouffonnerie macabres d’un Amin Dada, d’un Sékou Touré, ou d’un Bokassa, la démence d’un Samuel doe et d’un Charles Taylor, les diamants de sang d’un Foday Sankho au Sierra Leone, inventeur de la mutilation « short sleeve », au coude et « long sleeve » , à l’épaule, l’utilisation des enfants-soldats, des bambins tueurs, battus, drogués, les camps de détention, les viols collectifs, sans oublier le conflit interminable entre l’Éthiopie et l’Érythrée, les guerres civiles au Tchad, au Soudan, en Somalie, en Ouganda, en Côte d’ivoire, les pratiques anthropophages au Congo, les crimes contre l’humanité au Darfour, et last but not least, le génocide du Rwanda et la guerre des grands Lacs avec ses trois à quatre millions de victimes. »

 

Pascal Bruckner, La tyrannie de la pénitence. P. 25

 

 

Un thème  pertinent à  la fin de cette période

a été traité ailleurs dans le cadre d’un site concernant le  travail :

Société de consommation (les années soixante)

 

 

 

 

troisième tiers du siècle

l’ère du vedettariat

 

Gus, plus près de nous, en cette fin du vingtième siècle les statues des leaders en qui les peuples avaient mis leur confiance ont été déboulonnées et les quelques unes qui restent (Corée du Nord, Cubafigurent plutôt au  musée de lhistoire pour illustrer comment ça se passait il y a à peine une génération.

Des préoccupations nouvelles, des héros nouveau genre sont apparus répondant sans doute à des préoccupations nouvelles ou peut-être à l’absence de préoccupations d’ordre plus englobant.

Comment devenir riches et célèbres ? Comment figurer dans tous les journaux, comment aller chercher des salaires  hors de  proportion  avec les services rendus?

 

Ce qui compte, ce n’est pas d’être, mais d’être vu.

Gus, nous sommes à l’ère du Vedettariat.

 

On avait prédit que chacun connaîtrait un jour son quart d’heure de célébrité.

 

 Pour certains, Gus, ce quart d’heure semble tarder.  « Peut-être que nous ne sommes pas assez beaux, moi en tous cas, que nous avons hésité  à commettre des crimes crapuleux pour passer à la télévision (et écrire un best-seller  à la sortie de prison), peut-être que nous ne sommes pas assez effrontés pour chanter avec nos filets de voix, que je devrais cesser d’être ton gérant ou ton mentor, etc.!! » Mille raisons qui retardent  notre quart d’heure de publicité qui nous permettrait de « se sentir du monde » en cette fin de siècle.

 

Cependant pour des milliers d’autres l’heure est venu d’occuper les ondes, les écrans, les stades, les premières pages des Tabloïds, des revues niveau people, d’ÊTRE vus tout simplement, de se sentir exister, d’être quelqu’un. Ces  VEDETTes  sont les héros chéris par la population, on en fait facilement des milliardaires et on s’en félicite même si soi-même on est pauvre comme la gale, on se déplace pour les voir, les entendre,  les acclamer. On est prêt à tout donner comme gage d’affection, même ses petites culottes.

 

 

Le culte des reliques.

 

Une  « chique de gomme » ayant été pétrie originairement par la divine bouche de  B. Spears vient d’être achetée pour $20 000.00  par un amateur de chewing-gum ou de …..

 

Dans la même veine, sont mis aux enchères sur Internet les restants de table de David Beckham  dans un restaurant (un demi épi de mais,  un fond de bouteille de Coca-Cola et  un restant de frites).  Devine, Gus, le prix du repas complet s’il ne l’avait que regardé et béni.

 

Un artiste a vendu comme œuvre d’art ($75 000.) ses excréments dans une boite de conserve. Gus, penses-tu que l’analyse du code génétique peut ici être d’un certain secours pour  garantir au moins l’authenticité du chef d’œuvre.

 

Penses-tu que Wrigley’s et Ex-lax devraient  subventionner des chaires d’appoint dans nos Écoles des Beaux Arts.

Comme la nature, toujours équitable, a distribué une moitié des quotients intellectuels en dessous de la moyenne, il y a un public pour quiconque, il suffit de s’adapter au niveau mental  de la clientèle éventuelle  et il y a sans doute par le haut ou par le bas des secteurs de marché encore inexploités.

 

Le culte de la célébrité remplace le culte des saints d’autrefois : des lieux de naissance de telle ou telle vedette célèbre développent, nouveaux Lourdes, une industrie du Pèlerinage.  De retour de ces nouveaux Compostelle, les fidèles  arborent  fièrement les « souvenirs »  de pacotille que l’on a acheté à grands frais;  on se laisse  même toucher  au cas où des « ondes positives » se dégageraient  de ces pèlerins nouveau genre. Au moins un placard quelconque sur la bagnole témoigne de la foi, de la fidélité et de l’aventure spirituelle  du pèlerin.

 

L’hagiographie fonctionne à plein régime : on raconte qu’une des vedettes les plus adulées de ce dernier tiers de siècle à failli battre un record : le premier homme à se noyer dans un bol de soupe… si sa servante, à deux reprises,   ne lui avait pas relevé la tête tombée sous l’effet des drogues ou des médicaments.

 

Politiciens, leaders de peuple,  magnats de l’entreprise,  philosophes évidemment, peuvent aller se recoucher;  s’ils ne sont pas vus, s’ils n’ont pas un bon gérant pour faire passer leur image, ils n’existent pas pour le siècle. La plupart des gens sont incapables de nommer plus de trois chefs d’état, un  savant, un ou deux  directeur d’entreprise; ils sont en mesure cependant  de  nommer au moins une centaine de « vedettes » quand ce n’est pas quelques milliers pour ceux qui lisent les « bons journaux ». Autrefois les fous du roi ne pouvaient entrer dans le temple, aujourd’hui les clowns, les comiques à la petite semaine,

 

Gus, témoignage de Julie Lemay, grande gagnante de Loft Story (Québec) 2004, d’une « star jetable ». comme elle dit..

 

« Le 19 mai 2004, j’ai perdu pied. Pratiquement seule sur le pont Jacques Cartier, j’ai éclaté en sanglots. Je ne voyais plus rien et n’avais plus la moindre idée de qui j’étais. Mon mal de vivre de plus en plus envahissant. Pire je n’avais qu’une seule idée en tête. Me jeter du haut du pont. Ironie du sort, on venait d’installer un dispositif antisuicide…..

….

« Cessez de  croire tout ce qu’on vous montre à la télévision, pour l’amour du ciel !

N’acceptez pas ce rôle d’imbécile qu’on vous a assigné. Soyez lucides.  Prenez les devants. Décidez. Choisissez. Informez-vous. Changez de poste. Mieux, fermez la télévision. Secouez- vous. Bougez. Boudez s’il le faut. Sortez. Arrêtez vous. Prenez congé des médias. Prenez congé de la publicité. Fermez les yeux. Regardez autour de vous. Qui décide pour vous? Est-ce vous? Maîtrisez de nouveau votre vie. Sachez aussi qu’apprendre à dire non, cela veut dire être capable de dire oui quand il le faut. Cessez  d’idéaliser le monde du spectacle. Ce n’est pas plus vert chez le voisin. »

Actualités.15/10/05

 

 

« Contrairement à ce qu’on croit, je n’ai pas grimpé une échelle, je l’ai descendue. J’ai commencé la tête dans les nuages et j’ai descendu une marche à la fois. J’ai maintenant les pieds sur terre, je ne rêve plus, parce que je fais partie de mes rêves, je fais partie de ma vie. »

Céline Dion.

 

divertisseurs de service ou de fin de soirée occupent le temple et les autres doivent payer leur tribut  pour y avoir accès.

 

 La pire épreuve pour certains, est de ne plus être vus, *** d’être condamnés à être tout simplement. 

« Que l’on dise n’importe quoi, mais que l’on parle de moi, en fourrure ou à poil, qu’on m’arrache à l’enfer de l’anonymat».

 

 

 

 

 ***

 Gus, entre nous deux. Un riche juif montréalais voudrait bien être accepté par la population de Westmount  qui le snobe; l’offense est particulièrement cruelle pour sa femme. Il a beau donner pour se faire valoir des sommes fabuleuses à l’Orchestre symphonique, au Musée,    c’est inutile  au grand désespoir  de sa femme.  Finalement une idée qu’il croit géniale …  Créer une fondation à son nom et à celui de sa femme… Il harcèle son médecin pour lui trouver une maladie…  à laquelle il pourrait dédier  une fondation,,, associée à  son nom et être enfin reconnu par la haute société de Westmount…

 

Un problème cependant : toues les maladies  médiatiquement et politiquement correctes sont déjà occupées par une personnalité locale…Les belles victimes sont déjà accaparées; les enfants, les femmes, les homos,   les vieillards, etc……A bout d’inspiration le médecin lui suggère :

 

--- La maladie de Crohn.

--- Jamais entendu parler. C’est un gros truc?

--- Environ deux cent mille Canadiens en sont atteints, je pense.

­­--- Ah, c’est bon, ça ! Tu vois, quand tu veux? Vas-y, raconte.

--- Ça s’appelle encore iléite ou colite ulcéreuse.

---Traduits- moi en langage courant, s’il te plait.

--- Ça provoque des flatulences, de la diarrhée, des hémorragies rectales, de la fièvre, une perte de poids. Quand tu te chopes ça, tu peux aller à la selle jusqu’à quinze fois par jour.

-- AH SUPER! Extra! Je me vois déjà téléphoner à Wayne Gretzky : « Ça vous dirait de rejoindre une fondation en faveur des mecs qui n’arrêtent pas de loufer? »    Ou : « Monsieur Trudeau, ici D.K., j’ai une idée sensass pour améliorer votre image de marque : vous entrez au comité d’honneur de l’association charitable que ma femme va lancer au bénéfice des gus qui se chient vivants. » Ouais, vous êtes tous invités à la soirée  annuelle qu’organise mon épouse, le « Bal des Pets Foireux »… Non, écoute, pour ma femme il faut quelque chose de classe. Je veux que tu m’aies trouvé un truc qui tienne la route d’ici demain matin neuf heures.… »

 

Le monde de Barney. Mordecai Richler.

 

 

 

 

Gus, je n’ai pas ici l’intention d’explorer avec toi le vedettariat et d’en faire ici un quelconque inventaire. Déjà tu as,  j’en suis sure,  un catalogue qu’il est inutile de répéter : des vedettes que tu adores, une  multitude que tu connais et tolères, celles  que tu détestes franchement et rêves de supprimer par le ridicule. 

 

J’ajoute ici seulement trois thèmes de réflexion.

 

 

Le rêve et la réalité

 

 

Pour mille appelés ou pour ceux qui en rêvent peu d’élus, et injustice de la vie, ce n’est pas nécessairement ceux qui le méritent le plus qui réussissent.  Un bon gérant, de bonnes connexions avec une grande compagnie,  la tête du rôle, quelques coups de chance et une bonne mise en marché peuvent décider d’une carrière alors qu’un autre à talent égal sera condamné à l’anonymat, à croupir dans ses ambitions refoulées. Pour chaque « vedette »,  des  milliers de rêves brisés. Et ça dans tous les domaines, en sciences, en arts, dans les sports, etc.

Ah, les bons temps où il ne fallait qu’être du bon parti et se livrer à la flagornerie pour être consacré vedette officielle.

 

Mon cher Augustin, ne casse pas tout de suite ta guitare. Change plutôt de mentor si tu le veux.

Bof te dit ceci non pas pour te décourager mais pour te faire prendre conscience  qu’il y a mille autres manières d’être « quelqu’un », d’être même heureux, de s’accomplir sans faire la première page des journaux, qu’ « être » est plus important qu’ « être vu »  si flatteur cela soit-il.

 

Remarque que les manchettes sont souvent réservées à une vedette qui vient de succomber à une overdose de cocaïne ou qui en est à son énième échec conjugal (que l’on présente évidemment comme un privilège de riche, de la nouvelle classe)

 

Et quand quelqu’un par ses performances te  transporte de joie, applaudit sans réflexe de jalousie, c’est sa manière d’apporter un peu de bonheur  autour de lui.

 

Et quand tu lis quelques idioties, console-toi, la bêtise est une des choses les mieux partagée et qui traverse toutes les classes sociales et toutes les professions.  C’est « la bêtise équitable », là ou le socialisme a le mieux triomphé.

 

Un souvenir de Bof : cette actrice fort célèbre qui paye 75 000 de $ d’il y a vingt ans pour faire transformer la plomberie de sa chambre d’hôtel  d’un soir parce qu’elle voulait prendre une douche au champagne.

 

Si jamais, Gus, il t’arrivait à toi aussi de perdre la tête dans un moment de frénésie,  prends plutôt un bain dans de l’eau Perrier. C’est plus raisonnable quoique …

 

 

 
Je suis un gars ben ordinaire
Des fois j'ai pu l'goût de rien faire
J'fumerais du pot, j'boirais de la bière
J'ferais de la musique avec le gros Pierre
Mais faut que j'pense à ma carrière
Je suis un chanteur populaire
 
Vous voulez que je sois un Dieu
Si vous saviez comme j'me sens vieux
J'peux pu dormir, chu trop nerveux
Quand je chante, ça va un peu mieux
Mais ce métier-là c'est dangereux
Plus on en donne plus l'monde en veut
 
Quand j's'rai fini pis dans la rue
Mon gros public je l'aurai pu
C'est là que je m'r'trouverai tout nu
Le jour où moi j'en pourrai pu
Y'en aura d'autres plus jeunes plus fous
Pour faire danser les boogaloos
 
J'aime mon prochain, j'aime mon public
Tout ce que je veux c'est que ça clique
J'm'fous pas mal des critiques
Ce sont des ratés sympathiques
Chu pas un clown psychédélique
Ma vie à moi c'est la musique
 
Si je chante c'est pour qu'on m'entende
Quand je crie c'est pour me défendre
J'aimerais bien me faire comprendre
J'voudrais faire le tour de la terre
Avant de mourir et qu'on m'enterre
Voir de quoi l'reste du monde a l'air
 
Autour de moi il y a la guerre
La peur, la faim et la misère
J'voudrais qu'on soit tous des frères
C'est pour ça qu'on est sur la terre
Chus pas un chanteur populaire
Je suis rien qu'un gars bien ordinaire
 

CHARLEBOIS

.

 

LES PROPHÈTES REVISITÉS…

 

Gus, je t’ai déjà parlé de ces deux classiques de la science-fiction politique (que tu t’es sans doute efforcé de lire depuis). Le livre d’Orwell  a presque frappé juste en illustrant ce qui menaçait le monde dans le deuxième   tiers de notre siècle.  Le livre d’Huxley semble préfigurer davantage les problèmes et les attitudes  de la fin du siècle

Pour stimuler ta réflexion, je te soumets ce texte de Neil Postman (Se distraire à en mourir)

 

« Orwell craignait ceux qui interdiraient les livres,

 

 

 

Huxley redoutait qu’il n’y ait même plus besoin d’interdire les livres car plus personne n’aurait envie d’en lire.

 

Orwell craignait ceux qui nous priveraient de l’information.

 

 

 

Huxley redoutait qu’on ne nous en abreuve au point que nous en soyons réduits à la passivité et à l’égoïsme.

 

Orwell craignait qu’on ne nous cache la vérité.

 

 

 

Huxley redoutait que la vérité ne soit noyée dans un océan d’insignifiances

 

Orwell craignait que notre culture ne soit prisonnière.

 

 

 

Huxley redoutait que notre culture ne devienne triviale, seulement préoccupée de fadaises. Car comme le faisait remarquer Huxley dans Brave New world, les défenseurs des libertés et de la raison qui sont toujours en alerte pour s’opposer à la tyrannie « ne tiennent pas compte de cet appétit quasi insatiable de l’homme pour les distractions ».

 

.. Dans 1984, ajoutait plus tard Orwell, le contrôle sur les gens s’exerce en leur infligeant des  punitions;

 

 

 

dans le Meilleur des mondes, il s’exerce en leur infligeant du plaisir. 

 

En bref,   Orwell craignait que ce que nous haïssons ne nous détruise;

 

 

 

Huxley redoutait que cette destruction ne nous vienne plutôt de ce que nous aimons »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les invasions barbares…

Film de Denis Arcand.

Une certaine vue du siècle qui vient de s’éteindre.

Ses amis sont réunis auprès de Rémy qui doit mourir bientôt (euthanasie) et repassent leurs souvenirs.

 

---« Qu’est-ce qu’on n’a  pas été ?

Au début on a été séparatistes, indépendantistes, souverainistes, souveraineté-associassionistes….

---On a commencé par être existentialistes. Sartre. Camus…

---On a lu Fanon et on est devenu anticolonialiste.

---Après on a lu Marcuse et on est devenu marxistes… marxistes-

                léninistes,…  trotskistes,   …maoïstes…

--- Puis on  a lu Soljenitsyne, alors on est devenu structuralistes,

situationnistes…

---Féministes

--- Déconstructionistes

 

---Y a-t-il un « isme » que nous n’avons pas adoré ?

--- Le crétinisme.

 

Rémy proteste…

---A la fin des années 70, une jeune  anthropologue de Chine est reçue au Canada…(…)

 L’université a envoyé pour l’accueillir le gauchiste de service. Moi.

….

A un moment pour  faire mon intéressant j’ai dit comment c’était  extraordinaire ce qui se passait  dans son  pays, «On envie votre révolution culturelle. C’est formidable. »

Je vois ses beaux grands yeux noirs se voiler. Elle se dit que cet individu est ou bien un agent provocateur de  la Cia ou bien c’est  le pire  crétin   de l’Occident.

Elle avait vidangé du purin de porc pendant deux ans dans une ferme de rééducation par le travail. Son père avait été assassiné. Sa mère s’était suicidée.

Et voila que le plus épais des canadiens français, parce qu’il avait vu les films de Jean Luc Godard et lu Philippe Sollers, croyait que la révolution culturelle chinoise était formidable.

 

Dans le crétinisme, mon vieux, on ne peut  pas descendre plus bas. »

 

 

Vedette, salaire, mérite  et technique

 

 

Mon cher Gus, es-tu étonné, scandalisé  ou frustré par certains salaires exorbitants qui semblent bien sans proportion avec les services rendus.

Une jolie frimousse à la mode  qui réussit à faire ses trois films annuels  peut gagner en ce laps de temps en  salaire plus que l’ensemble des présidents des USA depuis la création  du pays. Moins que Mobutu cependant.. Les malins diront que certains ne valaient pas cher. Passons.

 

On peut dire à la décharge de certaines de ces  anomalies  que  cela se fait habituellement dans un régime de liberté, sans torsion de bras et sans extorsion (beaucoup de marketing cependant).  LE GRAND COUPABLE, s’il en faut un, est l’électronique qui multiplie à l’infini dans le temps et

dans l’espace une performance quelconque et  qui confère à un gringalet ou à une gringalette une voix de stentor,  la fait entendre par  la planète entière et couvrir le brouhaha des supermarchés ou s’imposer dans tous les salons. Il reste malgré tout  étonnant qu’un amuseur public au joli minois (ou nombril) ou un sportif capable de mettre un ballon dans un panier en s’étirant un peu ait des milliers de fois la rémunération des modestes artisans qui sont les causes éloignées et nécessaires de leur fortune invraisemblable: ceux, le plus souvent anonymes, qui ont inventé l’électricité, le micro, l’amplificateur, les systèmes de reproduction, le disque, la radio, la télévision, le cinéma, l’Internet;  certains sont peut-être même morts dans l’indigence.

Interview mit dem Zeichner und Cartoonisten Jojo

 

Le penseur

de cette fin de siècle.

« L’homme de la rue. »

Interrogé à brûle pourpoint,  sous la menace d’un micro, il se doit de proférer les vérités auxquelles il n’avait jamais pensé et qui nourriront la population au Journal du soir.

Vox populi, vox Dei.

Deo gratias. Amen

 

 

Si tu veux, Gus, retomber dans la réalité, au moins dans la réalité d’il y a un siècle, imagine le salaire d’un chanteur dont les revenus ne proviendraient que des amateurs qui l’auront connu par le bouche à oreille et qui auront pris la peine de se déplacer pour aller le voir dans une salle où on peut l’entendre à portée de voix, sans aucun support électronique. Multiplie la performance 300 fois par année si tu veux (déduis les frais) et tu auras approximativement la valeur d’un artiste populaire en 1900 …    si les salles sont pleines. Tu peux tout de suite condamner au bien-être social ou à une tournée bénévole dans les hospices ceux dont le filet de voix atteignait  à peine la 12ième rangée.

 

 (Gus, si tu veux faire une recherche,  essaie d’établir combien une vedette de la fin du dix-neuvième siècle pouvait gagner de fois le salaire moyen ou celui d’un ouvrier. Et qu'en est-il aujourd’hui ? Bof a  résumé une étude sur le salaire de Babe Ruth, la grande vedette du baseball  américain qui gagnait à l’époque 85 000$.  Qu'est-ce que ça vaudrait aujourd’hui?)

 

 De nouvelles aristocraties sont en train de s’implanter, sont-elles plus ou moins méritantes que les anciennes aristocraties?

La balle est dans ton camp.

 

Le héros du 21ième siècle !??

Démographie !!! 

Une fracture sociale se précise entre ceux qui manquent de savoir vivre ou ne savent plus comment faire d’une part

et ceux qui ne savent pas faire autre chose.

 

 

Des thèmes pertinents au 20e siècle, ont été traités ailleurs dans un autre contexte :

Société de consommation  (les années soixante)

Gauche- Droite. Les tendances politiques

Mondialisation (fin de siècle)

Le terrorisme. Entrée dans le 21ième

Écologie et catastrophisme

Histoire de l’Alarmisme au vingtième siècle

Immigration et quête d’identité

 

Et les avancées au cours du siècle…

Gus, nous sommes en 2004, quelle était la situation des États-Unis en 1904..

L’espérance de vie était de 47 ans…

8% des foyers avaient le téléphone.

Il y avait dans le pays 8 000 voitures et 144 milles de route pavée.

La vitesse maximale dans les villes était de 10 mph.

L’avion des frères Wright lève du sol sur quelques mètres. (Gus, un siècle pour passer de quelques mètres à aller sur Mars, peux-tu imaginer où l’homme sera rendu dans un siècle)

Le salaire moyen était de 22 cents  l’heure(un peu comme en Chine aujourd’hui)

L’ouvrier dans la moyenne faisait entre 200 et 400$ par année, un dentiste 2,500 et un ingénieur 5 000$.

Le sucre coûtait 4 cents la livre, les œufs 14c la douzaine, le café 15c la livre.

Les  maladies mortelles les plus dangereuses : La pneumonie, l’influenza, la tuberculose, la diarrhée et … (pour se retrouver en  terrain connu) la crise cardiaque…

La population de Las Vegas était de 30 personnes.

Les mots croisés n’étaient pas encore inventés, ni le thé glacé ou la bière en cannette…Ni la fête des mères ou des pères (et Dieu seul sait comment ils l’auraient mérité)

6% de la population avait terminé son secondaire. Un adulte sur cinq ne savait ni lire ni écrire.

La marijuana, l’héroïne et la morphine étaient en vente libre. À propos de l’héroïne, publicité : « Elle clarifie le teint, met en joie l’esprit, régularise l’estomac et les intestins et est le parfait gardien de votre santé »

 (Et si les ayatollahs de la santé continuent à éliminer les « bonnes choses » au rythme actuel, Gus, devine ce qu’il restera  à bouffer dans cent ans)

18% des foyers avaient au moins un ou une domestique.

 

Gus, peux-tu imaginer ce qu’il en sera dans cent ans ?

 

SUITE : . Une « certaine intelligentsia » >>>

 

Accueil., Situation

1.Effondrement des mythes de soutien

2. Conséquences de cet effondrement

3.Les spectres remplacent les mythes

   Les spectres …  (SUITE B)

   Les spectres …  (SUITE C)

4. Désarroi et individualisme

5. Héros pour chaque génération

6. Une « certaine intelligentsia »

6. Tableau RÉCAPITULATIF

7. Appendice. Texte de Rostand

 

   

http://t0.extreme-dm.com/c.g?tag=vingtbof&j=n

PHILOSOPHER AVEC le prof BOF

 

« être sérieux sans se prendre trop au sérieux »

 

NOUVEAU

CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés

Brefs extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof

 

A propos de

l’être humain

Petite histoire

des mentalités

divers

 

ORIGINALITÉ DE L’HOMME

HASARD ET EVOLUTION

LIBERTÉ (Une ILLUSION?)

CRÉATIVITÉ ET INVENTION    

SEXUALITÉ HUMAINE  

AGRESSIVITÉ (INNÉE ??)

TRAVAIL (Nature/histoire)

TOLÉRANCE (Jusqu’où?) +  

+++Relativisme éthique

 

 quête du bonheur

 

1.    MENTALITÉ PRIMITIVE

2.  PHILOSOPHIE GRECQUE  

3.  Monde CHRÉTIEN

4.  Monde moderne.(16e).   

5. LE SIÈCLE DES LUMIÈRES

6. 19e siècle (Scientisme)

7. Le 20e siècle 

8. Le 21e siècle

BRICOLAGE

 

(mON vERSAILLES À MOI)

 

GÉNÉALOGIE

(récents)

Le 21e siècle

. Alarmisme et catastrophisme

1, La quête identitaire.

2. gauche / droite

3. eINSTEIN EN IMAGES.

4. société de consommation

5. Mondialisation

7. le terrorisme

 

8. Écologie et catastrophisme

 

9. LA RÉVOLUTION  INDUSTRIELLE

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