« Une certaine intelligentsia »

 

D'Illusion en illusion

Les grandes espérances.

Quand l’esprit  critique s’étouffe

Le carrousel des matrices de l’avenir.

Les «  va  et  viens »  de  la dialectique.

Quand l’avenir  ne sait plus  où donner de la tête

Reformatage périodique de la pensée  « tendance »

Les espérances inassouvies… et toujours renaissantes

A la recherche du paradis perdu ou des paradis évanescents

L’Histoire, consacrée nouvelle divinité, verse dans le polythéisme…

Les paradigmes de l’avenir qui jouent du coude pour entretenir  les espoirs.

Tous les cinq ans, les faiseurs d’opinion entonnent: « Un sauveur nous est né »

 

 « J’ai toujours été fasciné par le peu d’instinct manifesté par les intellectuels. On dirait que par souci d’équilibre, pour ne pas tout donner aux mêmes, la nature s’est ingéniée à priver de flair et d’instincts (bons sens?) les gens déjà intelligents. Un peu comme si la nature s’était dit, bon o.K, je vous ai faits intelligents, mais maintenant je vais vous faire un peu cons. Un peu sur le modèle de l’albatros, ces vastes oiseaux, princes de l’azur, dont Baudelaire dit que leurs ailes de géants les empêchent de  marcher. »  Foglia. La Presse.( 19/02/08)

 

Gus, ton prof  a déjà noté la distinction que les Américains font entre « scholars » et « intellectuels ».

Ces derniers pensent au-delà de leurs moyens alors que les premiers le font en fonction de leurs moyens.

 

AVANT LE SOCIALISME  DIT SCIENTIFIQUE….

  LES ÉBAUCHES PROMETTEUSES…

« De fait, quand Petrachevski crée un phalanstère fouriériste pour ses quarante serfs, les dits serfs ne l’entendent pas de cette oreille et, la veille de l’inauguration, ils mettent le feu au bâtiment; quand les microcommunautés utopistes se déchirent, montrent le visage de l’homme le moins radieux, permettent aux vices de remonter à la surface quand rien n’interdit qu’on interdise; quand les révolutionnaires qui prônent le partage, la mise en commun, la joie dans le travail, le bonheur de la communauté, le salut dans, par et pour la collectivité, se montrent les plus égoïstes, les plus jalousement propriétaires, les plus envieux,  les plus fainéants; quand les défenseurs de l’amour libre et du communisme généralisé se boxent pour une femme ou construisent des clôtures  sur leur petit lopin de terre; quand les sociétaires des communautés owénistes profitent de la générosité du fondateur pour vivre aux dépens et aux crochets de la collectivité, on peut, effectivement, conclure à l’échec. Car effectivement, la réalité de l’eudémonisme social n’a pas été à la hauteur des ambitions de ses promoteurs. »

ONFRAY. L’eudémonisme social. Grasset 2008

 

 

Surprise. Le soleil se lève à l’est.

 

camarade_lenineRÉVOLUTION  BOLCHEVIQUE. #1917.

La révolution définitive qui achève et couronne la révolution bourgeoise de 1789 au moment où la vieille Europe est en train de s’auto détruire. 

 

Le vrai peuple est enfin au pouvoir. C’est la fin de la guerre des classes par le triomphe du prolétariat. …

 

L’histoire  est en marche et atteint son point culminant : on célèbre  l’étape ultime du devenir politique. La grandeur  et la noblesse du  but  légitime tous les moyens.

 

 

Lénine opérant le grand nettoyage de la planète.

 

 

STALINISME.  Culte de la personnalité.  Poètes,  sculpteurs, architectes, monuments, statues gigantesques, noms de rues et de villes  chantent les mérites du Petit père des peuples…C’est l’ère   des grands travaux collectifs qui en mettent plein les yeux  aux critiques et  fondent de grands espoirs…Le plaisir de travailler pour la collectivité.  Le mythologisation du personnage fonctionne à plein, du moins pour les intelligences dévouées,  jusqu’au 20ième  Congrès du parti communistestaline35Khrouchtchev dénonce  le culte de la personnalité, les crimes, les déportations, les camps, les Goulags. On  déboulonne les statues… le Petit père des peuples en prend plein la gueule. Des témoins gênants s’expriment et emmerdent  l’intelligentsia  occidentale, au moins celle qui avait sacrifié au mythe. Soljenitsyne publie l’Archipel du goulag  (1973) qui révèle à l’Occident  la nature du  système concentrationnaire soviétique.

.

 

Mao. La révolution chinoise.  Le Grand Timonier prend la barre de l’histoire. La Grande Marche, le Grand Bond en Avant, la Campagne des Cent Fleurs, la Révolution Culturelle, les Gardes Rouges, le Petit Livre Rouge,  autant de  momentsMao Poster du mythe, de stations célébrées  religieusement au moins en Occident. « Chez Mao Tsé-Toung, matérialisme et dialectique arrivent à un degré jamais constaté de précision, d'efficacité de clarté… La vision du monde religieuse et idéaliste qui a toujours été celle de tous les exploiteurs a un seul ennemi sérieux  actuellement : la Chine » Sollers. Tel quel. 1974

 

On évalue à 80 millions les victimes du maoïsme en tenant compte des famines programmées. Soit au total plus que les victimes du stalinisme  et  de l’hitlérisme (24 000 000).

 

 Maoïsme oblige : Sartre approfondit sa pensée et raffine  son vocabulaire; non seulement il distingue les crimes qui vont dans le sens de l’histoire et ceux  qui la retardent,  en    1961,  les anti-communistes  ne  sont que des «  chiens », cinq ans plus tard, promotion,  ils sont devenus ( on n’arrête pas le progrès) des « rats visqueux »

 

Un dicton courant à l’époque dans certains milieux chics.

« Vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. »

 

Gus, c’était  plus facile et ça faisait  une belle jambe idéologique.

 

Des chapelles continuent en Occident à célébrer le culte  du héros et de le rappeler à la mémoire  encore aujourd’hui…Triomphe du vocabulaire...

  

Gus, à voir ou à revoir; le final des invasions barbares

 

Recyclage des enthousiasmes et des indignations…

 

Il semblerait que les mêmes  (ou leurs enfants  ou petits enfants) que l’enthousiasme étouffait  autrefois se sont recyclés dans l’indignation  agressive et tapageuse à propos de la même Chine.

 

Alors  que la Chine des Olympiques a fait un progrès énorme au plan des droits de l’homme (presque un 90%, (Gus, une manière de parler, ce n’est pas un problème de mathématiques, range  ta calculatrice)  mais elle revient de tellement loin (Chappe de plomb sur toute forme d’expression,  frontières étanches, famines programmées…,propagande  omniprésente, révolution culturelle, pensée unique,  idolâtrie des chefs’ etc.)  qu’il y a encore place pour  des progrès pour  atteindre les standards habituellement reconnus en Occident (Irak, Abou Grahib, mesures de guerres,  immigration, Etc.),  elle doit subir l’opprobre universel maintenant qu’elle réussit à nourrir sa population, à croître économiquement à une vitesse grand V en appliquant des méthodes  économiques qui ont fait leurs preuves ailleurs mais tout en demeurant une dictature image035du parti communiste.   

 

Gus, une question pour toi : soit une des plus belles images politiques du vingtième siècle…

 

Si la scène s’était passée  aux beaux jours de Mao, sans télévision, sans journaliste étranger, imagine le trajet du Tank.

 

 

Le salut se rapproche… L’AVENIR AU COIN DE LA RUE

 

Castro et Che GUEVARA.

 La révolution dans les Antilles. Encore une grande marche.  David résiste au Goliath che as christvoisin. (Gus, la fronde est  fournie par l’URSS). Che Guevara, parcourt l’Amérique du Sud. Un  destin exemplaire. N’a pas le temps de se salir les mains.  Tête à faire rêver. Les poitrines et les murs des chambres des adolescents et des adolescentes  se couvrent de poster du Che  pour se mériter la considération de leurs pairs et de leurs professeurs.

Un million  de cubains envahissent la Floride voisine et en font leur nouvelle patrie.  Hospitalier, Castro héberge quelques missiles soviétiques… qui ont failli faire tout un boucan. 

 

 

Tito.   Il incarne la figure du rebelle  et du résistant.. . Il résiste à Staline qui voulait le mettre au pas. En se séparant et se révoltant contre Staline, il donne pour un temps l’espoir d’un socialisme à visage humain… et de tendance nationaliste. Par son autorité exemplaire, il réussit de son vivant, comme Saddam ailleurs, à maintenir le couvercle sur la marmite  des nationalismes  des Balkans  qui auront l’occasion  et tout le temps de s’exprimer après sa mort.

 

 

L’Oncle Ho. Le Vietnam… Les  révolutionnaires aux pieds nus, Par astuces,  ruses, intelligence, sacrifices (et avec l’aide soviétique) ils viennent à bout   de la plus grande puissance de l’époque…qui s’était portée à la défense  du régime en place. Départ précipité en hélicoptères sur le toit de l’ambassade  aux applaudissements  presque généralisés, autant aux USA qu’en URSS.

 

                    Le délire jubilatoire est de courte durée. Des millions, incapables de lire boat peopleou  de comprendre cette nouvelle page de l’histoire,  tentent  de quitter le nouveau paradis de milles façons, même  au risque de leur vie en se lançant à la mer sur de  frêles esquisses.  Les « Boat people »  à eux seuls valent un cours en philosophie de l’histoire.  Annonce la fin de la guerre des dominos.

 

Ce qu’ont bien compris  Aron et Sartre qui se  réconcilient  momentanément et   nolisent   un bateau pour venir au  secours  des victimes  en mer.

 

D’après l’ONU, un tiers des Boat People périrent en mer, 1.6 million de survivants furent accueillis dans différents pays, surtout en Occident.

Les paradis sont moins paradisiaques qu’on l’aurait cru.

 

 

pol potPol pot…. Encore  un sauveur… formé  à l’intérieur du parti communiste français  lors de son séjour d’études comme technicien. Il s’impose avec ses Khmers rouges à la tête du Cambodge… Citadins et intellectuels vont faire les frais du nouveau paradigme  de l’avenir.  On vide les villes  et  des millions de morts découleront  de cette initiative.  On empile crânes et ossements…Pol Pot réalise un exploit tant idéologique que militaire: exterminer plus du tiers de ses compatriotes.

 

Dans un nouveau style de puritanisme, tout ce qui rappelle de près ou de loin l’Occident  est détruit.  On abolit famille, religion, propriété privée, monnaie. etc.

Gus, à voir. THE  KILLING FIELDS

 

 

Fatigue et lassitude. Cette certaine intelligentsia commence  à ressentir une lassitude  bien  compréhensible dans la recherche éperdue de nouveaux sauveurs  qui pourraient servir de paradigmes pour un monde meilleur,  entretenir un peu d’espoir  pour s’arracher à la société mercantile en train de s’établir en Occident.

 

L’histoire en marche  commence à claudiquer…

 

De désespoir en désespoir… la Corée du Nord  ne semble pas faire le poids  pour entretenir les rêves  d’un futur paradis social qui pourrait donner un sens à la vie…

CoréePour la Corée du Nord, la mythologisation  récurrente  ne semble plus fonctionner. Culte, gymnastique de masse, statues colossales, les trucs usuels ont beau  s’exercer comme d'habitude, l’effet semble circonscrit à la population  locale.  Alors que la Corée corée du norddu Sud perd son âme dans le commerce et les vulgarités  de la société de consommation.

 

L’ivresse des solutions toutes faites s’est arrêtée à  la Corée du Nord… Du moins les apologies se font plus discrètes en Occident.  Difficile  de concilier famines, aide étrangère et course effrénée vers les armements nucléaires.

 Certains décrètent alors la fin de l’histoire.

 

Gus, c'est  un peu comme s’il y avait des limites à se mettre un  doigt dans l’oeil.

 

ULTIME DÉFENSIVE. Les faits, les raisons se multipliant pour montrer l’échec du projet, la résistance de la réalité à matérialiser le rêve,  il ne restait plus qu’à  déclarer la raison impuissante,  inapte par elle-même à saisir la réalité, à n’être bonne qu’à produire des discours, que l’intelligence (s’il en reste) se doit de déconstruire, pour sauver, du moins dans les chaires universitaires,  un peu  des ambitions passées. Pour des raisons moins spéculatives, on commet bien « des meurtres d’honneur » !

 

 

LE TIERS MONDISME. Faute d'espoir, pourquoi ne pas verser dans la commisération et se cultiver un  messie souffrant, qui porte sur lui tous les péchés de l’Occident… Le tiers mondisme comme alternative. .. L’ère de l’auto flagellation, de l’apologisme et « des sanglots de l’homme blanc »  qui est coupable du mal universel  de la planète…  On ignorait que le messie tant attendu  était plutôt  un rédempteur politique… promesse de plus de justice et d'égalité en ce monde…  le progrès à enfant_soldatravers la souffrance…  à cause des injustices subies.

 

 Les pleurs  s’assèchent quand on constate comment, dans ce tiers-monde, on s’entredéchire  dans des guerres intestines,  menées par des  dictatures qui se chargent de trouver ou d’en inventer les prétextes, le tout  avec des armes fournies évidemment pas  l’Occident.

 

Les mea culpa, qui rythmaient  les sanglots  de l’auto flagellation et de la culpabilité, se font  moins percutants.

 

 

Et se faire servir le vieux mythe de la tarte aux pommes

Reprise…

Le sophisme ou le mythe de la tartre aux pommes.

Qui a longtemps servi de fondement ou de paravent

 pour le «  tiers-mondisme »

 

image014Celui qui s’enrichit est celui qui se sert un  plus gros morceau  image016de tarte que son  voisin qui se  voit désormais  réduit à la portion congrue.***

 

Mais, Gus, toi qui es intelligent, toi qui n’es pas encore un idéologue professionnel ou un politicien de carrière,  tu devrais être en  mesure d’imaginer la possibilité que celui qui crée de la richesse est peut-être celui qui fait grossir la tartre…   quitte à ce qu’il se serve le premier…

De la tartre pour tout le monde….

 

***C’est le cas du vol et des loteries.

 

 

 

Pour cette « certaine intelligentsia »,  les paradis, les modèles, les idéaux incarnés se succèdent  comme dans des  plans  quinquennaux pour nourrir les espoirs et stimuler les critiques du présent immédiat. Si le bien est protéiforme, multiple, variable, changeant, le mal est  monobloc, permanent, stable et sert à travers le temps de repoussoir et justifie toutes les erreurs ou  les égarements de la pensée…

 

LA BALANCE IDÉOLOGIQUE.

 

Les plateaux  sont truqués. Un plateau n’enregistre pas les 000   000

Les 3000 victimes de Pinochet équilibrent dans l’opinion publique les victimes des  régimes totalitaires.

 

Gus, au cas ou les 000 000 t’intéresseraient. Voici  une vue rapide sur l’histoire  du 20ième siècle.

 

« 1. By Communist China: 65,701,000.
2. By the Soviet Union: 62,000,000.
3. By Nazi Germany: 30,000,000.
4. By Kuomintang (Nationalist) China: 10,075,000.
5. By Nazi Japan: 6,000,000.
7. By Turkey: 2,500,000 (mainly Armenians and Greeks.)
8. By Communist (Khmer Rouge) Cambodia: 2,035,000.
9. By Communist Korea: 2,000,000.
10. By Communist Vietnam: 1,700,000.
11. In Africa: 1,700,000 (various Communist and other regimes and rebels.)
12. By Communist Poland: 1,600,000 (mostly ethnic Germans post-1945.)
13. In Pakistan: 1,500,000 (mostly in East Pakistan, now Bangladesh.)
14. By Communists in Afghanistan: 1,500,000.
15. In Mexico (mostly in revolutionary chaos to 1920): 1, 417,000.
16. In Communist Yugoslavia: 1,072,000.
17. In Czarist Russia: 1,066,000.
18. In Rwanda: 800,000."
 »

 

 

La ruse de la disjonction fonctionnelle.

Maître du vocabulaire, cette « certaine intelligentsia »  décrète d’office que tout ce qui n’est  pas communiste ou marxiste est fasciste, fascisme que erronément certains avaient cru mort en 1945. On serait presque tenté de citer le mot de Lord Acton : « Chaque voyou est suivi d’un sophiste armé d’une éponge ». (Gus, suis le mouvement de l’éponge dans le tableau ci-contre)

 

Démocratie,  libéralisme, élection, parlement, liberté d’opinion, société de consommation  ne sont plus que des façades, des  variantes  plus ou moins hypocrites, formelles, du fascisme. … La  dichotomie marxisme/fascisme a le mérite de la clarté,  de simplifier  les démarches de la pensée et, pour orienter l’action,  de montrer sans équivoque où est le bien et où est le mal. Le fascisme ainsi  ressuscité, sous respiration artificielle, c’est pêle-mêle  Hitler, les  camps d’extermination, le parlementarisme, la société de consommation, les USA, etc.  Franco ou  Pinochet servent d'abri Tempo pour les crimes des régimes issus du marxisme. etc. On multiplie les « délits d’opinion ». Par les seuls mots qu’on manipule comme des armes, on intimide, on disqualifie, on discrédite. La critique se fait incisive et mord bien dans la réalité.  La « certaine intelligentsia » s’est gardé le monopole des bonnes idées et a fait une sélection judicieuse entres les bons crimes à escamoter et les mauvais crimes à dénoncer (sous peine d’inculpation).   Koestler résume cette attitude comme « une  reddition inconditionnelle des facultés critiques. » 

 

Toutes ces hésitations sur le sens de l’histoire ou ces simplifications de la  pensée s’élaboraient  à l’ombre d’un parapluie atomique… qui ajoutait du sens et de la profondeur au discours.

 

La grande illusion est portée  par le vocabulaire, par les horreurs du fascisme et la critique sociale, quand elle se veut subtile,  fonctionne comme un petit moteur à deux temps :

 L’un est fondamentalement bon ….malgré tout…

 L’autre est essentiellement mauvais…. malgré tout…

 

  Au vingtième siècle, il suffit de se  présenter comme « fossoyeur du capitalisme » pour s’inscrire comme joueur majeur dans l’histoire des peuples.

 

C’est Camus qui disait : « Les idées fausses se terminent toujours dans le sang, mais c'est toujours le sang des autres. C'est pour cela que nos philosophes sont si à l'aise pour dire n'importe quoi."

 

Avec le temps cependant, au vingt-et-unième, l’ambition se fait plus  modeste.  On compte moins sur les fossoyeurs que sur des alternatives au capitalisme…qu’on cherche toujours…   avant qu’il ne mette la planète à feu et à sang.

 

« Les auras qui pour plusieurs pouvaient jeter de la poudre aux yeux  et légitimer tous les types de discours se sont évanouies les unes après les autres… Le marxisme, armé des solutions pour l’avenir des nations, n’a pas survécu  à l’Union Soviétique, son premier modèle,,et à ses acolytes…   le freudisme grâce auquel n’importe qui avec un peu d’imagination  pouvait discourir pendant des heures à partir de n’importe quoi qualifié  de  symbole.  Ceux qui avaient réussi à donner un vernis scientifiques à leurs  élucubrations du langage en empruntant  le vocabulaire des sciences physiques  ont été ébranlés par les écrits de Sokal.

Reste le plancher des vaches… bien couvert par les journalistes… »

…….

«  L’éloignement de la philosophie de la science est un désastre, et Régis Debray a raison de souligner que les plaisanteries dédaigneuses du normalien Sartre sur la science et la technique, rejoignant d’ailleurs la phrase de Heidegger «  La science ne pense pas »  sont une clef pour comprendre le déclin philosophique. »

Claude  Allègre. Chroniques d’espoir

 

 

Lunettes à double foyer….

Une volée de « mea culpa »

 

« L’Européen moyen, homme ou femme, est un être d’une sensibilité extrême, toujours prêt à s’attribuer  la pauvreté de l’Afrique, de l’Asie, â s’apitoyer sur les malheurs du monde, à s’en attribuer  la responsabilité, toujours â se demander ce qu’il peut faire pour le Sud au lieu de s’interroger sur ce que le Sud peut faire pour lui-même. »28 

 

« Indulgence pour les dictatures étrangères, intransigeance vis à vis de nos démocraties. ­.. L’audace d’hier se transforme en poncif. Le remords a cessé d’être lié à des circonstances historiques précises, il devient dogme, denrée spirituelle, presque monnaie d’échange.  Tout un commerce intellectuel se met en place : des clercs sont appointés à son entretien, comme jadis les gardiens du feu, délivrent des permis de penser, de parler. Au moindre écart, ces athlètes de la contrition donnent de la voix, règlent la police du langage, accordent leur imprimatur ou le refusent. » 14 -15

 

Comme il y a des prêcheurs de haine, dans l’islamisme radical, il y a des prêcheurs de honte dans nos démocraties, surtout chez les élites pensantes, et leur prosélytisme n’est pas moindre. A les en croire, nous sommes loin d’être innocents, nous qui laissons faire, par un simple jeu de rapports de force, la faim, le sida, la sous-médication …

 

 Pascal Bruckner, La tyrannie de la pénitence..

 

« Partout dans les classes moyennes, le bolchevisme prospère. Pas un artiste, un journaliste, pas un comédien qui ne se veuille subversif, surtout s’il est subventionné. … Jadis le rebelle c’était  un homme du peuple qui voulait épater le bourgeois, maintenant, c’est un bourgeois qui veut épater le peuple. Tous les partisans de l’immobilisme qui se battent uniquement pour préserver les intérêts acquis doivent emprunter le discours du mouvement, au point que le gauchisme est devenu la maladie sénile du socialisme. »

 Pascal Bruckner, La tyrannie de la pénitence.  2006


 « 
Même l’ultra-gauche, qui rêve encore du grand soir et soutient n’importe quelle dictature pourvu qu'elle soit anticapitaliste et antiaméricaine, n’est plus qu'un syndicat de récriminants. » id.   207

 

« Toute une partie de l’intelligentsia rivalise dans le refus du progrès, la haine de la modernité, les prédictions alarmistes. La jérémiade est devenu le dénominateur commun des élites. »

Pascal Bruckner, La tyrannie de la pénitence, Grasset, 2006,  p. 209

 

 

HEURS ET MALHEURS DE L’OCCIDENT…

L’OCCIDENT ET LES MALHEURS DU MONDE…

 

« L’Europe c'est la Shoah plus la destruction du nazisme, c'est le goulag, plus la chute du Mur, l’Empire plus la décolonisation, l’esclavage et son abolition, c’est à chaque fois une violence précise non seulement dépassée mais délégitimée » Pascal Bruckner, La tyrannie de la pénitence. P.125

 

Voir aussi. Mort et renaissance du phénix.

                Leurre de paradis et horreur de l’enfer.

 

Suite et fin : 6. Tableau RÉCAPITULATIF >>>

 

 

 



Accueil., Situation

1.Effondrement des mythes de soutien

2. Conséquences de cet effondrement

3.Les spectres remplacent les mythes

   Les spectres …  (SUITE B)

   Les spectres …  (SUITE C)

4. Désarroi et individualisme

5. Héros pour chaque génération

6. Une « certaine intelligentsia »

6. Tableau RÉCAPITULATIF

7. Appendice. Texte de Rostand

 

 

 

Cinq thèmes pertinents au 20e siècle, ont été traités ailleurs :

Société de consommation (les années soixante)

Mondialisation (fin de siècle)

Gauche droite (économie, politique)

. Alarmisme et catastrophisme      

le terrorisme .

  

http://t0.extreme-dm.com/c.g?tag=vingtbof&j=n

  

PHILOSOPHER AVEC le prof BOF

 

« être sérieux sans se prendre trop au sérieux »

 

NOUVEAU

CAPSULES: le prof bof pour les nuls ou les gens pressés

Brefs extraits ou capsules tirés des 30 sites du prof bof

 

A propos de

l’être humain

Petite histoire

des mentalités

divers

 

ORIGINALITÉ DE L’HOMME

HASARD ET EVOLUTION

LIBERTÉ (Une ILLUSION?)

CRÉATIVITÉ ET INVENTION    

SEXUALITÉ HUMAINE  

AGRESSIVITÉ (INNÉE ??)

TRAVAIL (Nature/histoire)

TOLÉRANCE (Jusqu’où?) +  

+++Relativisme éthique

 

 quête du bonheur

 

1.    MENTALITÉ PRIMITIVE

2.  PHILOSOPHIE GRECQUE  

3.  Monde CHRÉTIEN

4.  Monde moderne.(16e).   

5. LE SIÈCLE DES LUMIÈRES

6. 19e siècle (Scientisme)

7. Le 20e siècle 

8. Le 21e siècle

BRICOLAGE

 

(mON vERSAILLES À MOI)

 

GÉNÉALOGIE

(récents)

Le 21e siècle

. Alarmisme et catastrophisme

1, La quête identitaire.

2. gauche / droite

3. eINSTEIN EN IMAGES.

4. société de consommation

5. Mondialisation

7. le terrorisme

 

8. Écologie et catastrophisme

 

9. LA RÉVOLUTION  INDUSTRIELLE

 

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