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MÉMOIRES D’Outre TOMBE
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Ton
Prof a tremblé en voyant les courbes apocalyptiques du Rapport de
Rome : plus d’or en 1981, plus d’argent, ni mercure en 1985, épuisement
du zinc en 1990, etc. Et le tout accompagné d’une kyrielle de
si..si..si..si.. Et ne pouvant s’imaginer pouvoir se rendre en santé à
l’an LE BON
VIEUX TEMPS. Il
s’est même réjoui, une autre fois, de ne pas être plus vieux car cela a
épargné à son cœur défaillant les cuisantes angoisses provoquées par le
Président Roosevelt en 1908 qui prédisait déjà aux gouverneurs
américains l’épuisement imminent des réserves de bois qui ne devaient pas
dépasser dix ans et la fin de l’extraction du fer qui devait être achevée en
1940. Bof a
vécu deux ou trois extinctions des ressources pétrolières. En 1939 le
Département américain prédisait qu’il n’y avait du pétrole que pour 13 autres
années. En 1951, on refait la même prédiction : du pétrole que pour 13
ans à venir. (Gus, pourquoi ce vilain chiffre treize ???) Ce qui a fait
dire à un professeur de Yale qu’on a manqué de pétrole depuis qu’il est
au monde.
Bof
ne s’est pas dissout et a survécu aux pluies acides à force d’ingurgiter du
bicarbonate de soude. Il a même réussi à sauver son pot de géranium. A
pleuré abondamment avec les propriétaires d’érablières devant les
désastres et les malheurs anticipés. Il risque maintenant le diabète à
force d’ingurgiter du sirop d’érable pour aider les malheureux… à écouler les
stocks de sirop trop abondants dont ils ne réussissent plus à se débarrasser
dans un marché saturé. Neuf
ans plus tard, on apprend finalement que la cause du désastre n’était pas les
pluies acides mais un hiver particulier où pendant douze jours
consécutifs en février la température oscilla entre 3 et 12
degrés puis retomba à moins 25 degrés (Gus, la sève ne savait plus
où donner de la tête) Les pommiers subirent le coup également : 25 %
périrent. Heureusement,
depuis, les habitants de Détroit et de Chicago peuvent marcher la
tête haute, même venir nous visiter, eux qu’on tenait responsables des pluies
acides … Bof et poffe. Avec
les nitrates, les centaines de dioxines et les 4000 polluants de la
cigarette, Bof a du prendre un cours de chimie pour pouvoir suivre
l’évolution de ses malheurs et de ce qui lui pendait au dessus de la tête…
qu’il a su déplacer à temps. COurage A
applaudi le courage des manifestants qui se portaient à la défense de la
moule zébrée ou du crapaud velouté.
Depuis
il apprend que la belle Brigitte a recyclé son horreur du sang et
reporte sa hargne désormais sur ceux qui égorgent pieusement les
moutons sur la place publique, victimes expiatoires qu’ils doivent
rituellement laisser mourir par épuisement du système sanguin au rythme
des invocations et des danses jubilatoires. Elle préconise l’usage du
gourdin, comme pour les phoques, qui tue instantanément, plus
efficacement que fusil ou couteau, soit-il rituel. PROVOCATION. En
voyage, il a pu se baigner dans
Un chaud-froid
programmé. Bof se demande si c’est bien l’ignorance qui
est notre plus grand problème, si ce ne serait pas plutôt notre prétention
à connaître? En 1977, le “National Science Board” avertit le nouveau
Département de l’énergie des USA que les chaleurs actuelles tirent à leur fin
et que l’on doit se préparer pour un nouvel âge glacial. Douze ans plus
tard, en 1989, après deux étés particulièrement chauds, un
scientifique rattaché à Où les politiciens peuvent-ils bien avoir Dans
les années 70, le président Carter envisage de recourir à l’ONU pour ameuter
solennellement la planète et lancer une réflexion mondiale sur le
refroidissement de la planète qui, ÉMASCULATION
ET PRINCIPE DE PRÉCAUTION. Gus,
Bof frémit encore quand il prend le train et que son inconscient lui
rappelle les paroles de son grand-père qui avait lu dans la bulletin
paroissial de l’époque que Arago, le grand savant, si respectable par
ailleurs, prédisait …que les chemins de fer n’avaient aucun avenir car
le sang des voyageurs gèlerait dans leurs veines dès que la vitesse de
quarante kilomètres serait dépassée, ce qui ne s’était jamais vu.
Et pire encore, un général s’était juré à l’époque que jamais il n’enverrait
ses hommes dans ces nouveaux trucs de peur qu’ils en sortent émasculés…
aux dires de certains savants. Gus, serait-ce pour avoir violer le
principe de précaution que l’armée française n’a pas connu de victoire
significative depuis….…? CARIBOU 99 CENTS Bof
craignit en temps et lieux pour le sort des troupeaux de caribous que
le pipeline de l’Alaska devait détruire ; trente ans plus tard on nous
annonce que les troupeaux ont quintuplé et que l’on devrait se dévouer
pour passer, à la table, de la vache folle et son chum au caribou
en pleine santé qui ne demanderait pas mieux pour acquérir quelques lettres
de noblesse. A pleuré sur le sort
de l’aigle chauve menacé par le DDT. S’est réjoui de son
interdiction… NOSTRADAMUS À NU. Newsweek, en
1975, informait que les météorologistes étaient presque unanimes à
prédire la baisse de la productivité agricole pour le reste du
siècle. Si au moins ils avaient vu juste, on ne serait pas
aujourd’hui encombré des surplus agricoles dont on ne sait comment se
défaire et dont on doit subventionner avec nos impôts l’arrêt des
productions, à défaut d’inonder les pays voisins au risque de détruire
l’agriculture locale. Et la situation est pire dans les pays les plus
pollués. Merci prozac. Pas
assez vieux pour avoir connu les terreurs de l’an mil, Bof a su, grâce
au Prozac, dominer la terreur que lui inspirait tout ce que l’on disait sur
le Bug informatique de l’an deux milles.
S’envoyaient en l’air Avec la moitié d’leurs patients On s’rait malade tout
l’temps » JAMIL. Moitié-moitié Bof
a survécu à l’eau du robinet, même s’il préfère le Porto pour le goût.
Cependant des amis qui veillent sur lui et lui veulent une joyeuse Alzheimer
lui conseillent de filtrer l’eau pour le chlore et le fluor. De toutes
façons ce dernier est inefficace sur les prothèses. LES
PÉCHÉS CONTRE NATURE. S’il
faut que les océans se mettent de la partie et s’enflent d’un pied voir d’un
mètre (s’ils en sont au système métrique), des îles comme les Maldives
ou des terres basses seront menacées. Les catastrophistes doutent que ces
populations aient le courage des Hollandais, à moins de greffes
génétiques, pour se défendre contre la crue des eaux. La nature a ses
privilégiés. D’autres craignent que la nature entre en concurrence avec la
bêtise humaine pour créer des migrations de populations. S’il
fallait qu’elle oblige des populations à se déplacer comme
l’histoire des hommes du vingtième siècle nous en a donné le triste
exemple, quels péchés contre nature a-t-on commis ! Enfin, Gus,
on pourra de notre vivant, à nous deux, (c’est moi qui fait problème),
assister à une belle preuve du changement climatique. Deux consultants
travaillant pour le Pentagone, multiplient les catastrophes à venir en raison
des changements climatiques. Entre autres, les digues des Pays-Bas ne
tiendront pas le coup et MORT
DE DIEU, MORT DE L’HOMME. Bof
n’aime pas l’allure, sinon la tête, de certains catastrophistes.
Nietzsche au moins prenait un air tragique quand il
annonçait Une ceinture de sécurité comme héritage. Bof
ne sait plus à quels saints ou à quels savants se confier quand ils
pensent à ses petits enfants. Auront-ils de l’eau jusqu’aux genoux ou
trois mètres par-dessus la tête? La prudence s’impose de toutes façons :
leur apprendre à nager. « Une petite ébullition avec ça
? ». Bof a survécu aux ondes meurtrières de son
micro-ondes et par précaution met un casque protecteur quand il se sert de
son cellulaire. Gus, tu vois ton Prof « s’ébullitionner » ! Vient
à peine d’oser manger de nouveau des fromages à pâte molle qu’il doit
revêtir son armure de Don Quichotte pour attaquer de nouveaux moulins à vent. Il
enquête fébrilement pour dénicher les gras trans dans son assiette avec
l’ardeur inquiète d’un douanier qui voit devant lui en robe blanche un
personnage au nom d’Hosannah Ben Laden et qui donne le Plateau Mont-Royal
comme adresse. Bof ne mange plus sans consulter l’Index des nourritures
interdites par les ayatollahs et les ayatollahsses de la Nouvelle
Inquisition qui sont déjà à dresser des bûchers pour faire rôtir ceux
qui ne prennent pas suffisamment soin de leur corps comme en d’autres temps
on devait soigner son âme sous peine de cuisson éternelle. Vieux
réflexe de son enfance qui remonte à la surface : Bof, qui
ne se souvient pas de la dernière fois où il s’est permis
quelques croustilles, ressent tout à coup la séduction du péché,
la fascination de l’interdit, et, ivresse prométhéenne, se promet
de succomber au moins une fois par mois…histoire de prouver qu’il est encore
capable de se prendre en charge et parce que c’est bien meilleur maintenant.
Des humoristes attendent impatiemment l’inspiration pour
contre-attaquer, malheureusement il y a longtemps que la source est tarie..
La rumeur circule que les Clubs Med ouvriraient bientôt des
centres-santé dans les pays sous-développés avec menu local garanti pour
purger la clientèle des gras trans accumulés. Enfin ! la frugalité
deviendrait un luxe rentable et une richesse exportable ! il ne faut
désespérer de rien ! VIVRE
DANGEREUSEMENT. Les
jeunes en sont rendus à pratiquer les sports extrêmes pour jouir un peu de
l’excitation de la vie avant qu’il ne soit trop tard. On descend de sa
chambre en « planche à roulettes » pour venir manger une
« rotie » aux 14 grains trempée dans la crème sure. ENCORE
LES PAUVRES… qui polluent la planète, et qui engraissent en
plus. Qu'il
est beau de voir la grande cuisine se faire saisonnière…les grands
restaurants offrir des Le bon goût des uns. Déjà,
en 1825, Jean-Anthelme Brillat-Savarin avait deviné, dans la physiologie du
goût, un grave problème de classes : « Salive-t-on
devant un chapon de sept livres arrondi par une farce de truffes du Périgord
ou devant une bonne choucroute? » Aujourd’hui
il aurait dit : devant une tranchinette de foie gras, ou devant un
tartine de beurre d'arachides et de Nutella ou encore une assiettée de
spaghettis. D’ailleurs
Marx l’avait déjà dit : les pauvres sont de trop : Ils n’ont
qu’à perdre leurs mauvaises habitudes... qu’ils traînent comme des chaînes… Et des
riches peuvent maintenant refuser un frigo avec compartiment
congélation. Pas tendances. On ne lésine pas avec la fraîcheur
et avec sa santé. MANGER
DES INDULGENCES ET AVOIR BONNE CONSCIENCE. Qu’il
est bon de surcroît pour sa conscience de combiner bonne bouffe et
haute moralité par la multiplication des bonnes actions à répétition :
fuir les produits Frankenstein, sauver la planète, soutenir
l’agriculture soutenable, sauver les forêts équatoriales en mangeant des
noix, dépolluer les cours d'eau en évitant tous les produits de
l’agriculture commerciale, vider les urgences et sauver le
système de santé en cultivant sa propre santé, lutter contre l’épidémie
d’obésité, s’approvisionner à pied (sans antisudorifique
évidemment) ( au pire en vélo) au Marché central quitte à y
perdre sa journée, tout au moins pour mériter les calories de qualité
ingérées au dîner. Les
pauvres, pressés par le temps et la vie, n’ont qu'à prendre leur voiture pour
aller s’approvisionner à l’épicerie du coin. Les
grands économistes et les grands cuisiniers n’ont-ils pas été toujours
d’accord : l’important, c'est le marché? Quand
servira-t-on le jus de raisin frais? Et cesser d’insister pour le boire
le plus vieux possible alors qu’il a perdu toutes ses valeurs nutritives
originelles? Gus,
soyons clair. Bof ne méprise pas la fraîcheur des légumes ou des viandes. ..
Mais tu sais comment ton Prof admire prioritairement tout ce qui relève
de l’intelligence. Pour la fraîcheur, il suffit d’être là au bon moment. Bof
admire par-dessus tout l’effort millénaire de l’humanité, l’intelligence et
la créativité déployées, l’invention de tous les modes de conservation qui
lui ont permis de vivre 12 mois par année (et d’être là, toi et moi)
et pas seulement aux quelques semaines des récoltes… où les marchés étaient
ouverts. Ils ne savEnt pas ce
qu’ils veulent ou devraient vouloir!!! L’industrie du fast food s’est
appliquée à faire des menus-santé, à recenser les calories sur
les serviettes de tables, à dégraisser ses sauces et ses plats,
etc… En vain, échec, désastre; les gens, ignorants et intrépides
à la fois, veulent manger à leur goût (surprise!), et ne veulent pas de
tofu. Cathy Kapica, en charge de la nutrition chez McDonald's, découvre
que le mot “santé” ou « healthy » a un effet
répulsif sur la clientèle. « Si jamais les
Américains veulent du tofu, MacDonald's leur offrira le meilleur, le
plus savoureux, le moins cher et le plus frais tofu sur le marché. Le
problème? Les Américains ne veulent pas de tofu. » On sait
tous évidemment que les Américains n’ont pas de goût et que ce sont eux,
comme touristes, qui en France ou en Chine permettent aux succursales
locales de Fast-food de survivre. Bof a une solution pour
MacDonald’s : qu’on engage de jolis garçons ou filles (au
goût de la clientèle) et qu’on fasse manger le tofu à la cuillère.
Bof prendrait bien une fille à tofu. Et toi, Gus? UN
SYSTÈME DEWEY POUR CLASSIFIER LES IntERDITS.
Catastrophé,
Bof mange désormais dans une assiette à fondue qui permet de
compartimenter les gras, les gras commerciaux, les gras trans, les gras bio,
les gras OMG, les gras omega-3. Espère éviter le triste sort de l’âne de
Buridan (Gus, si tu ne comprends pas, tu peux aller voir dans ton
dictionnaire) En attendant, il surmonte sa peur panique et
prend courageusement des huiles OGM pour prolonger de quelques
jours la lucidité de son cerveau grâce aux Omega-3, pariant
que les promesses de la science seront tenues cette fois-ci, vu qu'il s’agit
du célèbre Prof Bof. “A panic a day keeps the doctors awake”
Quoi
se mette sous la dent sans avoir une attaque d’apoplexie et peut-être
en mourir ? Certaines autorités médicales signent déjà la
fin de la panique des gras trans… qui aura fait trembler pendant
une couple d'années tous ceux qui sont doués pour la chose. La farce aurait
assez duré. Alors que certains alarmistes comparent encore les gras trans à
l’amiante («there is nothing worse”), d’autres (The National
Academy of Sciences, the Department of Health and Human Services, the
National Heart Lung and Blood Institute and the Food and Drug Administration)
sont arrivés à la conclusion que les gras trans sont “au pair” avec les autres
gras, les gras saturés, le beurre ou le lard. Tous (bestial
ou artificiel) augmentent le cholestérol et il vaut mieux
manger le moins possible de tous les gras. Gus, pauvre
Gras Trans ! il faisait si bien dans son décor d’Halloween. Et il va
falloir refaire déjà les étiquettes sur les boites de margarine qu’on venait
tout juste de modifier. Au moins ceux et celles qui ont créé la panique
auront eu leur quart d’heure de gloire, ce fameux quart d’heure promis
à tous ceux qui font application. Gus, les gras saturés sont plus
dangereux pour le cholestérol…. Pour la bonne raison que les gens en
mangent plus… (NYT.(05/08/14)) Chacun son tour. Nouvelle
crise de foie à l’horizon. Bof, ingurgite aux limites de l’indigestion
tout le yogourt qu’il peut : à lire les revues « tendances »,
ce serait le prochain vilain que les gourous de la bonne bouffe s’apprêtent à
offrir à la trouille et à la hargne du peuple. Madame Bof s’est réjouie
allègrement en entendant un critique de cinéma résumer sa chronique du
film « Ah ! le joli petit michelin !. Gus,
hier soir Bof s’est permis une excellente entrecôte avec sauce au
poivre “alla marsalla”. Il a dédié son excellent et succulent
repas à tous ceux qui l’ont terrorisé ces derniers temps. Il vient tout
juste de lire que, selon des études toujours aussi scientifiques et
rigoureuses (Researchers at the Centers for Disease Control and Prevention),
l’obésité ne serait pas la deuxièmes source de mortalité évitable comme
on le répète ces jours-ci mais plutôt la septième, après les accidents
de voitures et les cas de mortalité par armes à feu. Une rétrogradation
humiliante s’il en fut qui, enfin, a permis à ton prof de respirer et
de manger à sa faim et d’honorer la cuisine de madame Bof et d’honorer en prime
le sérieux de la recherche scientifique. L’obésité grave ou
extrême est toujours aussi létale et dangereuse, mais confirmant
plusieurs autres études, l’obésité modérée et modeste (Gus, Bof a toujours
été modeste dans ses propos ou ses vêtements), comporterait, Oh
miracle! Oh consolation! un moindre risque de mortalité que celui
encouru par les gens de poids dit normal, engoncés dans une sécurité
facile et endormis par d’illusoires promesses de vie éternelle. Un modeste
Michelin autour de la taille, serait comme une roue de secours dans la lutte
pour la survie. Enfin de la belle science ! L’an dernier
Bof veut bien croire « que si les statistiques ne mentent pas, les
statisticiens peuvent bien mentir » mais, quand même,
on devrait le faire à l’intérieur de certaines limites de la décence. Comment
en est-on arrivé là et surtout comment a-t-on pu se rendre compte
d’une telle erreur « humiliante » en somme pour l’obésité qui
dégringole comme responsable de la mortalité? Gus, a une petite idée là-dessus :
On a probablement réuni un « think tank » des
meilleurs spécialistes des plus grandes universités américaines
et ils se sont livrés à un remue-méninges de trois jours jusqu’à ce
que, tout à coup, un des participants eut une révélation (une Les beaux enfers d’antan. Autrefois,
Gus, on pouvait jouir dans le présent, l’enfer était pour plus tard, en
bout de course, dans un autre monde. C’était une question de foi
religieuse et on pouvait toujours négocier, parier, c'était le beau risque,
parier avec Pascal ou Rascal. Aujourd’hui on a affaire à des sciences dures,
incontestables, infaillibles, impitoyables qui nous promettent l’enfer ici
bas et Kyoto pour plus tard, si tu as la foi. Les hérétiques brûleront
sur place. La seule solution à l’horizon : l’élimination de tous ceux
qui se livrent à la pollution, diurne ou nocturne Le
« PROJET CONSENSUEL DE COPENHAGUE ». Cataclysmes, à vos rangs! Attendez votre tour. Faire
sonner les bonnes alarmes. Crier au feu à bon escient. Dépenser
profitablement l’argent généré par la peur. Devant toutes les
peurs qu’on agite, on a pensé à réunir trente spécialistes de
différentes disciplines et huit économistes. Trois Prix Nobel dans le
lot. Leur objectif : établir une liste des dangers qui nous
menacent globalement auxquels nous devrions nous
attaquer prioritairement et où nous sommes le plus en mesure d’être
efficaces: En
tête de liste, arrêter l’épidémie de Sida, puis arrêter les
subsides à l’agriculture, puis lutter contre la malnutrition et
s’attaquer à la malaria. Ce sont des domaines où on retirera le
plus de bénéfices (des vies sauvées) pour chaque dollar investi
dans nos malheurs appréhendés. Pauvre
Bof ! qui était en train de se ruiner à construire une digue autour de sa
maison !!! On
recycle les victimes. Quand jouer avec la maladie est
encore plus payant que de jouer avec un ballon! Trois bureaux d’avocats,
spécialistes des recours collectifs, font
l’objet d'enquête par Un juge du Texas accuse
certains bureaux de créer des épidémies fantômes. 9000 plaignants
avaient été suivis par 8 000 médecins qui n’avaient détecté aucune
silicose jusqu’à ce que 12 médecins, dont la plupart « were
in the employ of various mobile-screening operations, doing what she (the
judge) called "assembly-line diagnosing." Six milles
de ces victimes étaient des victimes recyclées de l’amiantose. (Gus,
bis repetita placent) Une inflation victimale incontrôlée qui
encombre les cours de justice, enrichit bien du monde au passage,
peut-être au dépens des authentiques victimes de ces maladies…
(mais c'est un si bel héritage à laisser à ses descendants avant de mourir
dont on ne sait trop quelle mort ! Et le prix des funérailles en plus !) Autre cause d’étonnement,
certaines cours dans certaines régions (sans autre raison apparente que le
fonctionnement du système légal local) étaient particulièrement
généreuses pour quiconque portait plainte. L’amiantose a été la
cause la plus payante pour les avocats. 730 000 victimes pour des
réclamations de 70 milliards de dollars, dont le tiers pour les
avocats. Ces procès ont entraîné la faillite de 70 compagnies et la
perte des fonds de pension accumulés par les ouvriers. « Si les avocats en sont
rendus à gonfler et falsifier les plaintes, c'est une mauvaise journée
pour la profession » S.P. Younger, avocat (un peu naïf, mais il a
trouvé ça tout seul) Gus, Bof apprend avec joie que le
gouvernement américain se propose d'enquêter sur ce « racket » des
poursuites collectives. Les rats s’en prennent à Monsieur Dupont. Les
grandes catastrophes, comme les grandes douleurs, sont muettes.
On a gavé un rat de PFOA et il en est mort le pôvre, peut-être étouffé
tout simplement. Mais l’inquiétude monte, le PFOA est utilisé pour
faire le Téflon même s’il ne se retrouve pas dans le produit final.
Trois générations de ménagers et de ménagères ont joué avec la mort,
sans en être avisés, sans avoir pu calculer les risques qu’ils prenaient. Un
groupe d'avocats de Floride se porte à leur rescousse pour calmer
rétrospectivement leur angoisse et lance un recours collectif de 6 milliards
US$ contre la compagnie Dupont qui a inventé le téflon en 1938 et qui
n’a pas prévenu les usagers des dangers mortels qu'ils encouraient avec leur
chaudron téflonisé. Bof qui a hérité d’un chaudron bardé de téflon datant de
1938 se tâte les cotes et le foie pour voir s’il n’aurait pas subi
quelques dommages et s’il ne pourrait pas comme tout le monde profiter de la
manne avant qu’il n’en reste plus … ou qu'elle ne tombe plus du ciel. Bof,
après tout, est un Dupont comme les autres. Gus,
une petite consolation à l’horizon. Pour connaître et fixer les niveaux de
dangers de consommation ou d’exposition. Pour établir des seuils de
dangerosité valables, une autre méthode serait plus efficace ou plus valable
que de gaver des rats, jusqu’à ce qu’ils en meurent les pauvres !
A quoi une main généreuse ou une obsession de résultats peut toujours arriver.
Des méthodes cent mille fois plus efficaces que ce que l’on connaît pourrait
détecter les anomalies dans les gènes, et surtout dans l’ADN en charge
des réparations.. Une méthode qui nous permettrait d’être intelligemment
prudent, d’utiliser scientifiquement « le principe de précaution » " (Inducible repair of thymine glycol
detected by an ultrasensitive assay for DNA damage," Science,
280:1066-9, May 15, 1998). LES
TRICHEURS. Bof a
toujours un réflexe de surprise en voyage quand il aperçoit une forêt avec de
vrais arbres, des forêts qui n’en finissent plus de dépérir, selon les vœux
ou les présages écologiques des années 80. Il se demande si certains ne
trichent pas et ne plantent pas des arbres en secret la nuit à l’insu des
prophètes de malheur. Ah le beau show ! Bof
s’est émerveillé en voyant les vaillants Warriors dans
leurs Zodiacs qui se prenaient pour Spider Man et qui se
portaient à la défense de la terre contre CRÉ
PASTEUR QUI A INVENTÉ LES MAUDITS MICROBES ! Bof
ne sait plus à quel chant des sirènes tendre l’oreille, il y a vingt
ans leur grand succès était : « Isolez, Isolez », maintenant
nouveau hit à leur répertoire, du moins pour l’avant-garde européenne :
« Aérez, Aérez ». Une commission européenne doit inventorier les
quelques milliers de cancérigènes que l’on cultive dans nos foyers
clos. Et Bof qui croyait que cette culture était réservée aux
hôpitaux. Commence à croire aux intuitions incantatoires et prophétiques
d’André Gide : « Foyers clos, je vous hais ». Bof
coincé entre Gide et l’Hydro-Québec. Et le père NOËL alors ! Bof
plaint les Inuits ou les Esquimaux (au choix). Les Québécois Si les
Canadiens ont deux mois d’été pour avoir endurer l’hiver, que d’étés
ont du se mériter les Inuits qui lisent à la cachette « A la
recherche du temps perdu » et qui attendent avec une
impatience bien compréhensible le réchauffement de la planète. Les comptes sont pollués. Bof
est maintenant catastrophé. Les experts auront eu enfin raison de sa
résilience. Lui qui payait presque joyeusement ses comptes à l’Hydro Québec
convaincu qu’il était qu’en levant le commutateur ou branchant son
grille-pain, il ne collaborait pas ainsi à la pollution de la
planète et investissait dans Bof
condamné à raser les murs. Et à payer ses factures d’électricité la mort dans
l’âme. Et si encore on ne menaçait pas d’interdire le chauffage au bois! Les
Talibans sont à nos portes. mémoires
d’outre tombe A, B, c, d, e, F, G 150 tragédies vécues par l’auteur au gré
de l’actualité. Prudence et humour comme bouées de
sauvetage survivre
comme ultime argument… contre Alarmisme Professionnel :
nature, techniques, dangers, coûts,
etc. Et Kyoto comme mythe et
Kyoto comme réalité Kyoto pour les nuls ou
pour ceux qui font semblant de l’être
Bof vit tragiquement sa schizophrénie
congénitale partagée entre le goût de vivre et la peur de vivre, entre le
risque et la trouille, entre la vigilance et la panique. Bof
a toujours pensé qu’on n’avait pas à anticiper l’apocalypse pour éviter tout gaspillage,
pour recycler tout ce qui peut l’être (il se propose de donner son corps à la
science si on en veut bien), pour éviter
de polluer inutilement (Gus, ton prof
s’obstine cependant à respirer… la mort dans l’âme) et surtout éviter de polluer pour des fins ostentatoires ou pour
mousser des profits. |
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« être sérieux sans se prendre
trop au sérieux » |
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NOUVEAU CAPSULES: le prof bof pour
les nuls ou les gens pressés Brefs extraits ou capsules tirés
des 30 sites du prof bof |
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A propos de l’être humain |
Petite histoire des mentalités |
divers |
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